
vendredi 9 mars 2012
François Hollande 2012 en castellano
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François Hollande 2012 en castellano
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dimanche 24 octobre 2010
Caisse de solidarité Raffinerie de Grandpuits
http://www.raffineriegrandpuits.fr/
Appel à la solidarité
AUX CITOYENS FRANCAIS
Caisse de solidarité Raffinerie de Grandpuits
Réforme des retraites
En complément des manifestations, nous devons tous concourir à soigner la surdité du gouvernement. Si nos manifestations ne suffisent pas, certains ont montré la voie par d’autres alternatives.
Les salariés du pétrole, et tout particulièrement les salariés de Grandpuits, se sont déjà mobilisés en arrêtant leurs expéditions les 8 et 9 juin, et les 23 et 24 septembre, pour protester contre cette réforme injuste.
Pour soutenir cette action, qui consiste à arrêter de produire du carburant, nous demandons aux citoyens français, un élan de solidarité.
Nous sommes en grève depuis le mardi 12 octobre avec les pertes de salaires qui en résultent. Notre but, n’est en aucun cas de paralyser les travailleurs français, mais d’être rejoints par votre soutien financier ou moral, ou par vos aides dans des actions revendicatives.
Il n’y a que comme cela que nous arriverons à assurer la victoire du peuple face à cette réforme scélérate qui nous est imposée.
Pour vos dons, veuillez nous adresser par chèque, au montant de votre choix, à cette adresse :
RAFFINERIE DE GRANDPUITS
INTERSYNDICALE CGT / CFDT
77720 MORMANT CEDEX
A l’ordre de :
Intersyndicale C.G.T. / C.F.D.T. Total GPS
ou utiliser le liens si dessous
Numéro de téléphone de contact :
Franck Manchon 01 60 67 91 25
cgtgrandpuits (at) gmail.com
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mardi 19 octobre 2010
France: Le message de la jeunesse
Le message de la jeunesse
Aux « vieux cons », et ils sont nombreux et pas nécessairement vieux, qui s'étonnent que des jeunes pas encore entrés dans la vie active manifestent pour le droit à la retraite à 60 ans, il leur suffirait de jeter un coup d'œil à cette magnifique photo prise ce mardi matin par Pascal Riché devant le lycée Hélène Boucher, dans le XXe arrondissement de Paris, et le slogan de la banderole des lycéens.
Sur la banderole de droite, on peut lire : « 13 ans en taule, 16 pas responsable, 25 au chômage, 70 mort… au taf. »Le risque que prennent les pyromanes qui nous dirigent est résumé dans cette banderole. La contestation sociale, centrée sur une loi spécifique, est en train de devenir une contestation plus générale de la société, et son incapacité à faire une place à ses jeunes. La France détient en effet l'un des records d'Europe des jeunes de moins de 25 ans au chômage.
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mardi 18 mai 2010
Le juge Garzon à Paris: "la justice s'imposera"
Garzón, ovacionado en París
"No se puede construir la democracia sobre millones de muertos"
El resto de los ponentes en el coloquio homenajearon repetidamente a Garzón y,
entre ellos, lo hizo de forma muy particular el ex primer ministro conservador
francés, Dominique de Villepin, quien señaló que "es imposible que un pueblo
afronte su historia si no se ha dicho la verdad".
"El perdón es posible,
pero no hay perdón posible en la ignorancia (...) sin la verdad de los hechos",
según De Villepin, que retóricaente se preguntó "¿cómo se puede perdonar y hacer
el duelo si no se ha hecho justicia".
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dimanche 16 mai 2010
La capitulation silencieuse de la démocratie espagnole
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La justice espagnole entre l'amnésie et la lobotomie.
Contre l'amnésie, et en soutien au juge Garzón. Nous vous conseillons la lecture de cet éditorial de Le Monde.
Il est célèbre et respecté dans le monde entier pour les enquêtes qu'il a menées sur les crimes de diverses dictatures, notamment en Amérique latine, en vertu de la notion de justice universelle, dont il est un pionnier. Pourtant, le juge Baltasar Garzon va prochainement s'asseoir dans le box des accusés d'un tribunal de Madrid. Sa faute ? Avoir tenté d'ouvrir, pour la première fois en Espagne, le dossier des exactions commises par les franquistes lors de la guerre civile, puis sous la dictature de Francisco Franco.
Ces crimes ont été amnistiés en 1977 pour permettre à une démocratie convalescente de se reconstruire sur le fameux "pacte de l'oubli". En requalifiant les disparitions de dizaines de milliers de républicains en crimes contre l'humanité, donc imprescriptibles, ce juge atypique a joué avec les limites du droit espagnol pour les besoins de la cause. Cet écart procédural lui vaut d'être suspendu de ses fonctions en attendant son procès. A 54 ans, il risque une peine de douze à vingt ans d'interdiction d'exercer : sa carrière serait terminée.
L'affaire Garzon soulève deux questions embarrassantes pour l'Espagne d'aujourd'hui. L'acharnement évident d'une partie de la magistrature à se débarrasser d'un électron libre incommode traduit un inquiétant dysfonctionnement institutionnel. Pour avoir voulu se construire en réaction au franquisme, l'Espagne démocratique a accouché d'institutions malades de leur politisation, au premier rang desquelles la justice.
Et surtout, la stratégie de l'oubli n'a pas fonctionné. Plus que la défense d'un magistrat à la personnalité et aux méthodes controversées, la mobilisation de dizaines de milliers de personnes, ces dernières semaines à Madrid et ailleurs visait "l'impunité du franquisme". Les manifestants réclamaient "vérité, justice, réparation et solidarité avec les victimes", brandissant des photos en noir et blanc d'un grand-père ou d'un grand oncle enterrés quelque part dans les nombreux charniers de la guerre civile.
Ces Espagnols vivent mal qu'on veuille punir le seul magistrat qui, contre vents et marées, a cherché à les aider. En commençant à ouvrir les fosses au début des années 2000, ils ont inspiré au gouvernement Zapatero une loi "sur la mémoire historique", destinée à "fermer, honorablement pour tous, un chapitre tragique de l'histoire". Peine perdue : l'affaire Garzon révèle la persistance de deux Espagne héritées de la guerre civile. Il n'y a plus ni "rouges" ni "nationaux", mais une droite et une gauche prêtes à en découdre à tout propos.
En 1998, en ordonnant l'arrestation d'Augusto Pinochet, Baltasar Garzon avait gêné le gouvernement de M. Aznar, qui prônait auprès des démocraties d'Amérique latine l'exemple de la transition espagnole, fondée sur une amnésie volontaire. Aujourd'hui, les conservateurs refusent qu'on rouvre "les plaies anciennes", alors que les associations de défense des droits de l'homme, les syndicats et les juristes qui soutiennent Baltasar Garzon interrogent : "Les victimes de Franco valent-elles moins que celles de Pinochet ?"
Article paru dans l'édition du 16.05.10
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vendredi 14 mai 2010
Garzón suspendu de ses fonctions
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dimanche 25 avril 2010
Manifestation de Madrid - "Contre l'impunité du franquisme"
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jeudi 22 avril 2010
Manifestaciones contra la impunidad del franquismo
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Signer pour Garzón
| It´s amazing! Over 70,000 of us have already signed a petition to the Supreme Court urging them to uphold the rule of law in the cases against Garzón. Sign the petition below and let's deliver 100,000 signatures to the President of the Supreme Court and the Judiciary Council this week.We have only days left!: |
The main charge, brought by extreme right lobby groups, is that he violated the 1977 Amnesty Law by investigating crimes against humanity -- including the disappearance of tens of thousands of people, during the civil war and its aftermath. But crimes against humanity cannot be amnestied under international law.
The Supreme Court now faces a historic choice: uphold the rule of law, or allow ideology and impunity to triumph over justice. They are under enormous pressure to bring Garzón down, but a massive public outcry could tip the balance. More than 70,000 of us have already raised our voices for democracy and universal human rights -- let's deliver a 100,000-strong petition the General Council of the Judiciary and the Supreme Court this week. We have only days left -- sign the petition now and then help spread the word.
http://www.avaaz.org/en/stand_with_garzon/?cl=546001085&v=5948
Whatever we think of Garzon, he has gained a reputation for his relentless efforts to seek justice, pursue brutal dictators, terrorists, drug mafias and corrupt politicians.
But the Supreme Court has admitted three complaints against him, two of which could impact on two crucial investigations for our democracy: the case of crimes against humanity, and the Gürtel case, one of the largest bribery and corruption scandals in our recent history.
The crimes against humanity case is straight forward -- these crimes are of such gravity that international law does not permit accused perpetrators to hide behind national amnesty laws, even if this law played a role at the time of our political transition.
If the court removes Garzon's license it will be undermining their commitment to universal human rights and with it our faith in the judicial system. Act now! Sign the petition and share this message with all your friends and family:
http://www.avaaz.org/en/stand_with_garzon/?cl=546001085&v=5948
This petition is about all of us, beyond our political or party allegiances, defending our democracy, which is already weakened by an acute economic and political crisis and a plague of corruption. Only through bold citizens' actions can we ensure that our political leaders and institutions work for the common good. This is our moment! Click below to sign now:
http://www.avaaz.org/en/stand_with_garzon/?cl=546001085&v=5948
With determination,
Luis, Alice, Benjamin, Iain, Ricken, Paul and the entire Avaaz team.
More information:
The New York Times, "An Injustice in Spain":
http://www.nytimes.com/2010/04/09/opinion/09fri2.html
The Financial Times, "Garzón at bay":
http://www.ft.com/cms/s/0/e8bfb99c-4b16-11df-a7ff-00144feab49a.html
The Economist, "Judge Not:
http://www.economist.com/world/europe/displaystory.cfm?story_id=15875987
The Globe and Mail, "Political storm over Spain's most famous judge":
http://www.theglobeandmail.com/incoming/political-storm-over-spains-most-famous-judge/article1493634/
Crimes of War Project: "Spain's Memory War: Judge Halts Attempt to Enforce Justice for Franco's Killings":
http://www.crimesofwar.org/onnews/news-spain.html
--------------
Queridos amigos y amigas,
| ¡Impresionante! Más de 70,000 de nosotros ya hemos firmado la petición pidiendo que se garantice la independencia del poder judicial y se respeten las leyes aplicables en los casos contra el juez Garzón. Firma la petición a continuación. Aún podemos entregar 100,000 firmas al Tribunal Supremo y al Consejo General del Poder Judicial esta misma semana. |
La principal acusación, impulsada por grupos de ultraderecha, sostiene que el juez vulneró la Ley de Amnistía de 1977 al investigar posibles crímenes contra la humanidad, incluidas las desapariciones de decenas de miles de personas, durante la guerra civil y con posterioridad. Pero lo cierto es que dichos crímenes de lesa humanidad no pueden ser objeto de amnistía, de acuerdo con el derecho internacional aplicable.
El Tribunal Supremo se enfrenta a una decisión histórica: respetar el imperio de la ley, o permitir que la ideología y la impunidad prevalezcan sobre la justicia. Los miembros del Tribunal se hallan bajo una enorme presión para inhabilitar a Garzón, pero un protesta ciudadana masiva podria equilibrar la balanza en favor de la justicia. Más de 70,000 de nosotros ya hemos alzado nuestras voces en defensa de la democracia y los derechos humanos universales. Hagamos esta semana entrega de una petición de 100,000 firmas al Consejo General del Poder Judicial. Firma la petición ahora y reenvía este mensaje a todos tus conocidos:
http://www.avaaz.org/es/stand_with_garzon/?cl=546001085&v=5948
Más allá de opiniones y gustos personales, lo cierto es que el juez Garzón se ha labrado una reputación por sus incansables esfuerzos persiguiendo a crueles dictadores, terroristas, mafias de la droga y políticos corruptos.
Pero el Tribunal Supremo ha admitido tres querellas en su contra, dos de los cuales podrían afectar el curso de dos investigaciones cruciales para la democracia en España: el caso por presuntas atrocidades en la guerra civil y durante la dictadura, y el caso Gürtel, contra una de las mayores tramas de corrupción política de nuestra historia.
El debate sobre la investigación de presuntos crímenes contra la humanidad es complejo pero encuentra una clara respuesta legal. Por su especial gravedad, el derecho internacional no permite que los presuntos autores de tales delitos se escondan detrás de leyes de amnistía nacionales, incluso en el caso de que dicha ley pueda cumplir un rol importante en periodos de transición política.
Si los tribunales suspenden a Garzón de sus funciones en base a dichas consideraciones, estarán debilitando nuestro compromiso hacia los derechos humanos universales y, con ello, nuestra fe en nuestro sistema judicial. Actúa ahora y comparte este mensaje con todos tus amigos y familiares:
http://www.avaaz.org/es/stand_with_garzon/?cl=546001085&v=5948
Este caso tendrá un impacto en algo que nos afecta a todos nosotros, por encima de inclinaciones políticas o de partido: la defensa de nuestra democracia, cada vez más deprimida por la aguda crisis y la plaga de corrupción. Sólo el coraje y la acción de la ciudadanía lograrán que nuestros líderes políticos e instituciones reaccionen y se pongan a trabajar por el bien común. Es nuestra responsabilidad. Haz clic para firmar la petición y ayuda a reunir 100,000 firmas: envía también este mensaje a todos tus amigos y conocidos.
http://www.avaaz.org/es/stand_with_garzon/?cl=546001085&v=5948
Con determinación,
Luis, Alice, Benjamin, Iain, Ricken, Paul y todo el equipo de Avaaz.
Más información:
Estrella Digital, "El caso Garzón", de José Oneto:
http://www.estrelladigital.es/ED/09-05-28/152890.asp
El Mundo, "El 'Financial Times' defiende a Garzón":
http://www.elmundo.es/elmundo/2010/04/19/espana/1271668728.html
Barómetro de clima social, "El 61% cree que se persigue al juez Garzón y el 64% dice que la Justicia está politizada:"
http://www.elpais.com/articulo/espana/61/cree/persigue/juez/Garzon/elpepiesp/20100307elpepinac_8/Tes
Intereconomía, "El secretario general del PP vasco dice que 'no tiene ni pies ni cabeza" el procesamiendo de Garzón':
http://www.intereconomia.com/noticias-gaceta/politica/secretario-general-del-pp-vasco-dice-que-no-tiene-ni-pies-ni-cabeza-procesa?page=8
El País, "Garzón ante sus jueces", artículo de opinión de Javier Pradera sobre las tres querellas interpuestas contra el juez Garzón, incluída la relativa al escandaloso Caso Gürtel:
http://www.elpais.com/articulo/espana/Garzon/jueces/elpepiopi/20100303elpepinac_10/Tes/
Público, "La Fiscalía rechaza la suspensión de funciones de Garzón":
http://www.publico.es/espana/293322/fiscalia/apoya/suspension/funciones/garzon
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mardi 20 avril 2010
En defensa de las víctimas del franquismo, por la democracia, los derechos humanos y en apoyo Garzón
UN MILLON DE VOCES A FAVOR DE LAS VICTIMAS DEL FRANQUISMO, LA DEMOCRACIA, LOS DERECHOS HUMANOS, Y EN DEFENSA DEL JUEZ GARZON
Los a continuación firmantes, asociaciones de memoria histórica y ciudadanos, cuyos datos personales indican, comprometidos con la necesaria justicia a las víctimas del franquismo y con la democracia en nuestras instituciones
,EXPONEMOS:
En estos momentos el Consejo General del Poder Judicial y el Tribunal Supremo se disponen a decidir sobre la suspensión y el procesamiento de D. Baltasar Garzón Real, por tratar de juzgar el genocidio español, ejercido durante la dictadura franquista, a instancia de las querellas presentadas por los grupos ultraderechistas Falange Española y Manos Limpias, y sabemos de qué D. Baltasar Garzón es reconocido internacionalmente por sus incesantes esfuerzos en la persecución de crímenes contra la humanidad. Pero sus investigaciones sobre las atrocidades cometidas en España durante el franquismo, junto a escándalos de corrupción, han desatado una escandalosa ofensiva política y legal, dirigida a apartarle de la carrera judicial y evitar que la verdad aflore.
El Consejo General del Poder Judicial y el Tribunal Supremo se enfrentan ahora a una decisión histórica: respetar la Ley y las libertades constitucionales o permitir que la ideología y la impunidad prevalezcan sobre los criterios de la justicia.
Como ciudadanos y como miembros de asociaciones memorialistas, nos incumbe la ineludible y transcendental responsabilidad de actuar comprometidamente a favor de la democracia, de la Ley y del Juez Garzón, cuyos autos declarando competencia sobre los crímenes del franquismo contienen claros y magistrales razonamientos jurídicos pero, sin embargo, es enjuiciado por prevaricación.
Al mismo tiempo, apoyamos y defendemos incondicionalmente a cuantos jueces actúen en igual sentido, desde el Derecho.Que Garzón, o cualquier otro profesional de la carrera judicial, sea objeto de una persecución desde la propia Administración de Justicia por una argumentación de Derecho, hecha desde la independencia judicial, el razonamiento jurídico ante crímenes masivos contra la humanidad, argumentado conforme a nuestras leyes penales y conforme al Derecho Internacional, nos causa una honda preocupación, y conscientes de nuestra responsabilidad,
COMO CIUDADANOS DEMOCRATAS, EN NOMBRE DE LA VOLUNTAD POPULAR, EXIGIMOS:
Que ante esta insólita situación el Poder Judicial no proceda a la suspensión del Juez D. BALTASAR GARZON REAL, pues causaría un gravísimo perjuicio al principio constitucional de independencia judicial, a los derechos inalienables de las víctimas de la Dictadura, y a los valores democráticos del Estado de Derecho
PASAR A FIRMAR
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dimanche 18 avril 2010
La bataille perdue du juge Garzon

Depuis le début de cet « acoso » nous avions discuté de l’opportunité d’un billet, et avions préféré des actions individuelles dans d’autre collectifs. Maintenant que l’étau s’est définitivement resserré il faut se rendre à l’évidence :
le juge Garzon ne s’en sortira pas.
La société espagnole est en train de démontrer les limites de son modernisme, de sa maturité démocratique, de celle de ses institutions et des hommes qui les constituent.
Son salut, si salut il y a, ne peut encore provenir que de l’extérieur, seule la pression internationale, l’ indignation mondiale, l’ opinion publique européenne peut encore mettre fin à cette mort juridique inexorable, programmée.
On ne reviendra pas sur les composantes de cet assaut général et il faut le dire non prémédité; en Espagne n’existe pas ce maquiavélisme propre à d’autres systèmes étrangers. Ici tout simplement, tout le monde y trouve son compte et règle ses comptes avec le « juge ». Les anciens du PSOE qui ne lui pardonne pas le GAL, la droite du PP qui y trouve un instrument pour freiner Gurtel et le système de corruption massive qui gangrène les autonomies qu’ils contrôlent, le système judiciaire qui ne brille par son progressisme et souffre en silence les lois votées par le parlement, les nationalistes qui n’y voient qu’un relai du pouvoir central, n’est-il pas juge à la audiencia nacional, système d’exception disent-ils? .
Il faut dire qu’il ne s’est pas fait aimer, et non pas sans raison.
- Que ce soit Varela, son inquisiteur, qui a échangé son talent progressiste contre un adoubement au tribunal suprême avec parrainage par le moins progressiste des juges de ce tribunal conservateur; quoi de plus facile, il le reconnaissait en filigrane comme un ennemi personnel, et ne reconnaissait ni ses méthodes ni son style.
- Que ce soit d’autres qui lui rapprochaient l’affaire Pinochet ou d’avoir voulu mettre en accusation Kissinger pour le coup d’état au Chili.
- Que ce soit l’administration que Garzon mettait en difficulté (Berlusconi, Bush…)
- On arrête là , il y en d’autres …..
A cette situation d’exception, sa persévérence primait
Il a fait souffler un vent frais sur la jeune démocratie espagnole. Là où l’on pensait que toutes les barbaries étaient permises (barbaridades. C’est un hispanisme), où l’impunité régnait, on le savait, GARZON était là.
C’était un plaisir d’entendre qu’enfin quelqu’un remettait en question cette chape de plomb permanente sur la société espagnole qu’est la corruption (Jésus Gil et Marbella, Gurtel, Pretoria), ou mettait un terme à l’impuissance de la société face au « narcotrafico » en Galice (Necora). Il était plus facile d’aller au travail chaque matin, en attendant les dernières batailles du « juge ». Sans conteste, Pinochet et ensuite la mise en accusation du franquisme furent les apothéoses. Loin de tout technicisme juridique, il était là.
Non le système espagnol n’est pas prêt de reconnaître Garzon…
C’est pour cela sans doute, qu’il devra continuer à être fidèle à lui même, à l’avant garde du bien qui doit triompher de l’injustice, il devra sans doute continuer et aller au delà, au delà de cette bataille. La guerre ne mérite-t-elle pas d’être gagner, et pourquoi pas en apothéose?
Le tribunal de justice l’Union Européenne est là pour cela, et l’Espagne avec son système judiciaire comme la France avec le sien se doivent de répondre de leurs anomalies, de leurs malformations, de leurs compromis transitoires avec leur passé.
Ce ne lui sera pas facile, mais son destin est sans doute là, et peut-être est-ce pour cela que ce même destin l’a conduit jusqu’à ce terme.
Il sera là pour que soit statué aux plus hauts niveaux de nos instances judiciaires, que Garzon dans le fond avait raison. Ce ne peut être un quarteron d’instruments du ressac de l’histoire qui font l’histoire.
Le "tribunal supremo" a mesuré certainement ces derniers jours le décalage de cette institution avec le reste des sociétés avancées de son entourage dans le monde, il le mesurera sans doute avec douleur dans quelques années lors de, elle aussi inexorable condamnation de l’Espagne dans les instances européennes. Mais cette Espagne n’est peut-être pas la leur.
Une recherche "Garzon" dans Google donne:
http://www.syndicat-magistrature.org/Soutien-au-juge-Baltasar-Garzon.html
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