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samedi 30 décembre 2006

Attentat de Madrid au T4 de Bajaras. Fin du processus de paix ?

Le matin fut une nouvelle fois triste, une nouvelle fois un attentat a secoué Madrid.
Tristesse pour les personnes disparues.
Tristesse pour le processus de paix.
Tristesse pour le reflux permanent sur nous-même de cette violence toujours présente sous toutes ces formes et à tout moment.

Tristesse comme tout résident madrilène (les étrangers paient un lourd tribu aussi) depuis plus de 20 ans de voir ressurgir ce calvaire sans fin. J'ai en mémoire les 6 ou 7 lieux d'attentats qui étaient objets de mes passages quotidiens aux mêmes époques (Plaza dominicana, vallecas, barrio blanco, Atocha, Arturo Soria, T4, T2, ...)


Je reprends le post 192 muertos 192 mentiras: Gracias, Rajoy qui montre bien l'amertume de beaucoup d'espagnols face à cette situation. Ce post a le mérite de dire tout haut ce que beaucoup de monde pense tout bas, quant à la collaboration du principal parti d'opposition ces derniers temps, toujours près à capitaliser le desespoir des gens et à instrumentaliser la situation, oubliant leur propre processus de négociations il y a 8 ans.

Gracias, Rajoy

Por el apoyo dado por tí y tu partido al gobierno de Zapatero para conseguir el final del terrorismo etarra en España. Gracias por facilitarle el trabajo. Sin tu ayuda nunca se habría logrado.

Gracias por ser el primero en salir a la palestra, incluso antes que el gobierno, después de este atentado, para exigir al gobierno y no a ETA. Parece que estuvieras esperándolo como agua en mayo.

Effectivement ZP peut être ingénu avec ETA pour certains, mais comme politique il fait ce qu'il doit faire, essayer de trouver une solution politique à la situation, la militaire est un moyen mais non une fin.


Il reste maintenant à attendre que soit défini avec certitude les auteurs de cet attentat, et comment il s'inscrit dans le processus de negociations en cours jusqu'à ce matin. Trois faits viennent à s'interroger sur le contexte de cet attentat:



  • rupture violente de la trève sans annonce préliminaire de la part d'ETA.

  • la déclaration d'Otegi: "El proceso de solución al conflicto en Euskadi no está roto"

  • la charge explosive est la plus importante des dernières années.

Le gouvernement a fait ce qu'il devait faire, rompre le dialogue.



  • Si dissidence interne a ETA il y a, c'est à eux de la régler.

  • Si c'est la position officielle de ETA de rompre les négociations, qu'a donc cédé ce gouvernement ?

La moindre des choses est d'attendre avec prudence que la situation s'éclaircisse. Un des derniers processus de pacification en cours en europe, qui est le nord-irlandais, autrement plus cruel, a montré que tout n'a pas été limpide. Toutes les parties impliquées ont eu leur dissidence, avec parfois de violentes solutions pour y remédier. Espérons que ici aussi c'est le cas.


6 commentaires:

Anonyme a dit…

El tren de la muerte del pozo del tio raimundo se registro en el mismo lugar en que hace 67 años paro alli otro tren de la muerte, procedente de jaen cuyos ocupantes, entre ellos el obispo de la diocesis, fueron asesinados de manera brutal e inmisericorde

Otra matanza. a dit…

Sin duda, que repose en paz
Pero si no me me equivoco estamos hablando de agosto del 36, al mismo momento que la matanza de Badajoz y de la caida de Merida, http://es.wikipedia.org/wiki/Batalla_de_Badajoz_(1936) ys del no hay que olvidar las exacciones del comandante Castejón.

español a dit…

Por cierto, la tal Segolene estará muy buena, pero el amigo de España, es Sarkozy........

Astyr a dit…

Amis Français, notre problême est aussi le votre.
Si la gauche ne réussit pas a résoudre l'affaire Basque, rien de bon nous parviendra.
Trop de ressources se dépensent depuis longtemps.
Ce n'est pas le temps des bombes,
non plus celui des patries.
La chimère d'Euzkadi a l'odeur d'un cimetière.

Anonyme a dit…

C'est drôle que quand on parle d'intégration européenne, certains en reviennent à des nationalismes exacerbées. Aller d'une façon brutale et équivoque à une europe des régions recouvre en fin de comptes d'autres raison moins avouables qui ne sont souvent que de justifier localement la main mise d'une minorité sur une majorité. La résolution des problèmes se trouvent à un autre niveau et ne passent pas forcemment par un renforcement des nationalismes. La logique voudrait que le pas suivant soit de sortir de l'union européenne et assumer une pleine responsabilité politique.
Salut depuis Alicante d'un expatrié confronté aux faux régionalismes. Identité culturelle oui, nationalisme d'illusion non.

Anonyme a dit…

Entró por Atocha....¿Saldrá por Barajas?

Heureux qui comme Ulysse