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mercredi 28 février 2007

Nicolas Sarkozy à Madrid - Le discours

Voila une synthèse rapide des notes prises en cours de réunion. Vous nous excuserez pour le style dépouillé, mais nous aussi nous travaillons, et nous n'avons pas fuit la France que Nicolas Sarkozy et l'UMP avec ses majorités absolues aux assemblées gouvernent depuis 5 ans.









Nous avons republié la photo originale (tronquée dans son tract).






Je retiens plusieurs sujets ouverts à discussions des notes ci-dessous:

  • rappel de sa fidélité à José Maria Aznar (la photo des Açores, Irak)
  • droit de scolarité gratuit (illégal d'un point de vue droit européen (voir alternatives de l'ADFE)
  • récupération du discours et des symboles de la gauche.

Je retiens quant à la forme:

  • discours généraliste
  • discours non orienté vers les Français de l'étranger
  • discours en grande partie lu et accompagné de gestes, contrairement à d'autres qu'il vit.
  • sensation de travail un peu baclé fait rapidement.
  • incommodité générale lors de sa prestation à Madrid. (pourquoi ? Peut-être l'article du canard)

Conclusion: pourrait mieux faire mais surtout insatisfaction, rien pour les français de l'étranger.


El Pais (public moité français, moitié espagnol: donc 625 français)

Ante un público entregado, en el que había casi tantos franceses como españoles,
el candidato conservador a las elecciones presidenciales Nicolas Sarkozy trajo
anoche la campaña electoral francesa a Madrid con un discurso en el que realizó
un llamamiento a acabar con "la ideología de mayo del 68"
Résumé.

Salle réservée: Palacio de Congresos de Madrid
Nombre de participants: 1000-1500 personnes
Nombre de cars affrétés pour l'occasion: au moins 7-8

Sont intervenus:
1 - Yves "Potzi" (UMP) 5 minutes + Intervention pûrement technique et confuse sur l'organisation de la venue de Sarkozy.
2 - Francis Huss (AFE-UFE) 5 minutes + Intervention plus politique avec un début d'attaque contre "ceux qui veulent remettre des éléphants au commandes du pays", mais qu'il a dû abréger en raison de l'entrée en scène de Sarkozy.
3 - Nicolas Sarkozy 50 minutes

Grandes lignes du discours de Sarkozy:

  1. remerciements chaleureux à Mariano Rajoy et à Ana Botella Aznar (sic) et rappel de sa fidélité à José Maria Aznar
  2. introduction sur l'Espagne en général ("J'aime l'Espagne" en guise d'introduction) et sur Madrid en particulier. Clin d'oeil appuyé au PP, Madrid est "la pierre angulaire de l'unité de l'Espagne, cette grande Nation" + Soutien officiel a Mariano Rajoy dont Sarkozy ne doute pas qu'il sera élu chef du gouvernement lors des prochaines élections.
    Réussite de l'Espagne qui est due à la morale de l'effort et du risque (années Aznar).

  3. la France que porte en eux les français de l'étranger.
    Les français de l'étranger sont la France dynamique et personne ne doit les accuser. + Sarkozy affirme ouvertement qu'il souhaite créer les conditions d'un retour des expatriés vers la France, en faisant en sorte qu'il y retrouvent les mêmes opportunités que celle que. selon lui, ils sont allés chercher à l'étranger. Il a insisté qu'il avait "besoin de nous", les expats, pour construire sa nouvelle France...
    ==> droit de scolarité gratuit

  4. la France est bloquée car le risque est mal vu et le travail ne paie pas.

  5. Il faut "tourner le dos à l'idéologie de mai 68" responsable de tous nos maux.
    i) non au jeunisme (on doit exiger des jeunes et ne pas leur laisser croire que tout leur est du)
    ii) oui au travail (et vive Jaurés et Blum)
    iii) oui à l'élitisme républicain (l'élève devra dire "Monsieur" à l'enseignant + se lever lorsqu'il entre en classe !)
    iv) non à l'assistanat

  6. quelques mesures
    i) suppression des droit de succession
    ii) libre choix de l'école de ses enfants
    iii) libre choix du temps de travail
    iv) sélection à l'école
    v) déduction sur l'impôt sur le revenu d'une partie du coût de l'achat d'une maison (il veut "un pays de propriétaire")
    vi) pas de revenu "d'assistance" (sic) sans contrepartie
    vii) pas d'allocation chômage après le refus de 2 offres d'emploi
    viii) services civiles obligatoire de 6 mois
    ix) allocation familiale suspendue pour ceux qui ne comprennent pas qu'il faut éduquer leurs enfants
    x) les entreprises qui délocalisent devront rendre les aides
    xi) les nominations présidentielles seront faites non en raison d'attaches partisanes ou personelles mais de par la compétence

  7. l'Union Méditerranéenne.
    L'Union Européenne a tourné le dos au sud qui est non pas seulement notre passé mais aussi notre avenir.
    L'Espagne et la France devraient unir leurs efforts pour atteindre ce but. + Il veut redonner au le bassin méditerranéen la place qu'il avait dans l'antiquité, louanges sur la "civilisation" méditerranéenne, et affirme que c'est la seule façon de participer au développement du continent africain tout en controlant les flux migratoires.

  8. Conclusion "La France a rendez-vous avec son destin". "J'ai besoin de vous".
    "Je ne vous mentirai pas " (sic).
    "Vive la République et vive la France".

  9. Marseillaise Serge...

T.S. Madrid

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Sarkozy extrema su mensaje neoliberal en su visita a Madrid (SER)

Sarkozy extrema su mensaje neoliberal en su visita a Madrid (SER)

El candidato de la derecha a la Presidencia de Francia dice que el problema de su país es que "trabaja menos, cuando en Europa se trabaja más"

27-02-2007 JUAN MONTES / CADENASER.COM

Un frío y pequeño auditorio, donde se apiñaban unas 1.000 personas, acogió calurosamente esta tarde el mensaje neoliberal y patriótico de Nicolas Sarkozy, ministro del Interior de Francia y candidato de la derecha a la Presidencia de su país en las elecciones del próximo abril. Al mitin acudieron, entre otros, el presidente del PP, Mariano Rajoy, Ana Botella, concejal del ayuntamiento de Madrid y esposa del ex presidente José María Aznar.



En la primera visita de un candidato en campaña a Madrid, Sarkozy se autoproclamó el candidato del trabajo y criticó con dureza el modelo social de protección que "lastra" Francia. Defendió la mano dura en la escuela, la disciplina en las calles, la necesidad de sentirse orgullo de la patria y sobre todo ensalzó "la cultura del esfuerzo".

"La crisis moral de Francia es la crisis del trabajo", exclamó Sarkozy. El público estalló en aplausos ante la cara más cruda del candidato de la UMP, que fue acompañado en la primera fila del patio de butacas por el presidente del PP, Mariano Rajoy y otros dirigentes de este partido.

Con las encuestas ajustadísimas, que pronostican un empate técnico con la candidata socialista, Ségolène Royal, en las elecciones presidenciales del 22 de abril, Sarkozy se presentó en el Palacio de Congresos de Madrid para luchar hasta el último voto de los casi 40.000 franceses residentes en España y con derecho a voto. Empezó fuerte: "Francia necesita de vuestro dinamismo para salir de su crisis de valores". "No desprecies a Francia porque quien detesta a la patria se detesta a sí mismo", añadió señalando con el dedo al público.

Sarkozy, en un discurso claro, directo y contundente, fue explicando una por una, como si lanzara dardos en cada tema que trataba, las causas de una crisis que se remonta a "ese movimiento de pensamiento único, el de mayo del 68, que ha perjudicado a nuestra infancia y a nuestra juventud".

En sus últimas intervenciones, Sarkozy había moderado sus posiciones, pero ante el público español, no tuvo reparos en achacar los males de Francia al excesivo igualitarismo y al fuerte papel asistencial del Estado. "El igualitarismo es lo contrario de la responsabilidad. Ni se premia ni se castiga al que lo merece. La asistencia estatal degrada al individuo porque no le permite luchar por sí mismo".

Todo fueron críticas a la intervención del Estado, todo fueron elogios al espíritu emprendedor del individuo. Sarkozy incluso llegó a citar a su rival para proclamarse "el candidato del trabajo". "Royal y Jospin –primer ministro socialista impulsor de la medida- no valoran el trabajo porque implantaron las 35 horas de trabajo semanal", dijo. "Yo propongo la cultura del esfuerzo. El problema de Francia es que trabaja menos, cuando Europa trabaja más. Tenemos que trabajar más para evitar las deslocalizaciones, para estar orgullosos de Francia".

"El futuro se juega en el Mediterráneo"

Sarkozy también habló de la escuela. "Necesitamos ciudadanos que no sólo exijan derechos, sino que asuman deberes. En la escuela, por ejemplo. El profesor no es un colega. Es el señor maestro. La señora maestra". El público juvenil vitoreó al candidato. Verónique, una chica de Lyon que estudia Empresariales en la Universidad San Pablo, le lanzaba besos con la mano. Muchos estudiantes llegaron al acto en autobuses expresamente fletados para el acto.

El ministro del Interior francés acabó alabando "el dinamismo del sur de Europa". "Europa ha estado demasiado centrada en el norte. Debe mirar al Mediterráneo. Allí ganaremos el futuro. Allí ganaremos o perderemos contra el fanatismo. Para todo ello, os necesito más que nunca", añadió antes de poner la guinda: "Francia os necesita. La República os necesita. Vuestra patria os necesita". Sonó La Marsellesa. Sarkozy y su equipo cantaron la letra en el escenario, pero el auditorio enmudeció por primera vez en toda la noche.

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Nicolas Sarkozy à Madrid. Guerre de chiffres

Quand je recevrai les commentaires de nos envoyés spéciaux, je vous les communiquerai. En attendant guerre de chiffres.

http://fr.news.yahoo.com/27022007/290/a-madrid-nicolas-sarkozy-attaque-la-gauche-francaise.html


"Au coeur de cette pensée unique qu'ici je veux dénoncer, il y a la dévalorisation du travail et le mépris pour les travailleurs", a déclaré le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, lors d'une réunion publique réunissant environ 2.000 Français expatriés en Espagne.

Etaient aussi présents Mariano Rajoy, président du Partido Popular, le principal parti d'opposition espagnol, et la femme de l'ancien chef du gouvernement José Maria Aznar, Ana Botella.



  • Un expatrié bénéficie d'une prime d'expatriation, et souvent ne paie pas les frais scolaires (ceux présents dans la salle en grande majorité). Un recruté local comme moi a tout à sa charge.
  • Seul le hall central a été occupé: soit 1000 places . Sièges rajoutés devant la scène en surestimant: 100 places. Personnes debout en surestimant: 150 personnes
  • Soit total 1250 personnes. Les 2000 personnes c'est techniquement impossible, l'étage superieur à ma connaissance n'a pas été occupé.
  • De plus la moitié devait être espagnol selon El Pais
  • En espagne nous somme autour de 100000 français, 50000 votants. Des autobus ont été affrétés. Les Français d'Alicante était très présents.
  • Si je me trompe corrigez-moi.

http://www.madridespaciosycongresos.com/palacio/reservas_e.cfm


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lundi 26 février 2007

Demain avec Sarkozy. Après demain résumé

Promis ........ demain nous y serons.

Un résumé vous sera fait mercredi, s'y on ne se fait pas repérer et expulser.
Des amis eux, m'ont promis qu'ils se feront repérer.

París, 26 feb (EFE).- El ministro francés de Interior y
candidatoconservador al Elíseo, Nicolas Sarkozy, viaja mañana a Madrid conuna
apretada agenda que incluye entrevistas con el presidente delGobierno español,
José Luis Rodríguez Zapatero, y con el titular deinterior, Alfredo Pérez
Rubalcaba, así como un mitin. Su desplazamiento relámpago a la
capital española se completarácon un encuentro con el presidente del Partido
Popular (PP), MarianoRajoy, y una ofrenda floral ante el Monumento a las
víctimas delatentado del 11 de marzo de 2004, según la agenda divulgada hoy
porsu partido, la Unión por un Movimiento Popular (UMP). El
programa madrileño de Sarkozy arrancará a las 13.30 horas conuna entrevista
seguida de un almuerzo con Rodríguez Zapatero en laMoncloa y continuará dos
horas más tarde con un encuentro con PérezRubalcaba en el Ministerio del
Interior. No está previsto que haya rueda de prensa tras
ninguno de los dosencuentros, según la información facilitada por la
UMP. Sarkozy, que está previsto deje sus funciones de ministro
deInterior a finales de marzo, continuará su visita a Madrid en elParque del
Retiro, donde irá a las 16.20 horas para dejar unaofrenda floral en el Monumento
a las víctimas del 11-M. Está previsto que le acompañe en ese
acto el alcalde de Madrid,Alberto Ruiz Gallardón, con quien Sarkozy está
emparentado a travésde su esposa Cecilia. El encuentro con
Rajoy ha sido programado para las 18.30 horas enel Palacio de Congreso del Campo
de las Naciones, donde el candidatoal Elíseo dará un mitin para los franceses
residentes en España, taly como hizo en su visita a Londres el 30 de enero
pasado. Esa visita a Londres, en la que se entrevistó con el
primerministro británico, Tony Blair, era su primer viaje al extranjerodesde que
la conservadora y gobernante UMP le designó el pasado 14de enero candidato al
Elíseo en los comicios de abril-mayo próximos. Su segunda
escala europea le llevó el 12 de febrero a Berlín parareunirse con la canciller
alemana, Angela Merkel, con la que evocósu propuesta de mini tratado
institucional para sacar a la UniónEuropea del bloqueo creado por la rechazo de
los electores francesesy holandeses a la Constitución de la UE en el
2005. La voluntad de reforzar su proyección internacional le
llevará elpróximo 6 de marzo a Roma para entrevistarse con el primer
ministroitaliano, Romano Prodi, quien debe someterse al voto de confianzadel
Parlamento de su país. En los sondeos, Sarkozy sigue
aventajando a la candidatasocialista al Elíseo, Ségolène Royal, quien se había
reunido conRodríguez Zapatero el pasado septiembre en Madrid, antes de
serdesignada oficialmente candidata por los militantes de su
partido.

EFE cat/ir




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Français de l'étranger. Réponse à Mr Sarkozy (RMC lundi).

Au risque de nous répéter:

  • Les propostions de DSK, sont des propositions. La candidate socialiste dans son devoir d'arbitrage a arbitré comme nous l'avons dit et redit.
  • La proposition de DSK n'est pas retenue.
  • La candidate demande un rapport, cela ne veut pas dire que toutes les propositions soient retenues
  • Mr Sarkozy demande aussi des rapports, exemple sur la police de proximité qu'il avait supprimée. Que decidera t il ?
  • Mr Sarkozy s'interroge sur le pourquoi d'une supposée fuite des français à l'étranger ? Merci pour réduire notre vie à un seul mot (fuite). Lacheté en somme.
  • Mr Sarkozy est le chef de l'actuelle majorité présidentielle et durant ces 5 années, il a été de plus ministre des finances, il est ministre d'état, ministre de l'intérieur. Qu'a-t-il fait pour nous ?
  • Je réponds. En ce qui me concerne, je paie 12000€ annuel pour l'éducation de mes enfants, soit 25% plus cher qu'en 2002 dans un lycée français laïc et public.
Mr Nicolas Sarkozy ne nous respecte pas, Mr Sarkozy est au gouvernement depuis 5 ans, il est le gouvernement de par sa majorité absolue au parlement et au sénat.


Pourquoi veut-on nous donner tant de leçons quand on n'a rien fait pour nous durant 5 ans !!



PARIS (AP) - Nicolas Sarkozy a jugé lundi sur RMC que créer un "impôt citoyen", comme le propose Dominique Strauss-Kahn, n'est "en aucun cas" une bonne idée.

"On taxerait ceux de nos compatriotes qui vont gagner des parts de marché, créer de la richesse, porter la langue française et la culture française, défendre les intérêts français à l'étranger!" s'est offusqué le candidat UMP à la présidentielle.

Selon lui, "la véritable question à se poser, c'est: pourquoi nous sommes le seul pays où ceux qui ont réussi pensent que pour bénéficier du produit de ce travail, ils doivent partir".

Dans son "avis" sur la fiscalité remis le 9 février à la candidate socialiste à l'Elysée Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn propose de "mettre en place un impôt citoyen que paieraient tous les Français même lorsqu'ils ont décidé de délocaliser tout leur argent à l'extérieur". AP

cb/ma

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Rebond pour Ségolène et ISF pour Sarkozy

Bonjour,

Deux très bons rebonds dans Libé aujourd'hui.

Ségolène, bien sûr Par Jacques JULLIARD

Irréalistes retraites Par Pierre-Yves GEOFFARD
 
Je vous laisse lire la substance mais Pierre-Yves GEOFFARD finit son
papier ainsi. C'est dommage qu'aucun journaliste n'ait fait les maths
plus tôt, non?

"Cela n'a rien à voir, mais vous aura peut-être échappé : Nicolas
Sarkozy a payé, pour la première fois en 2006, l'ISF. Pour la
première fois, ce qui veut dire qu'en 2005, la valeur déclarée de son
patrimoine n'atteignait pas 732 000 euros. Or, l'entourage du
candidat a déclaré que sa base imposable pour 2006 était d'environ 1
137 000 euros. Calculez vous-même : en un an, plus de 55 %
d'augmentation ; pas mal, non ? A moins que la valeur déclarée pour
2005 n'ait été fortement sous-estimée : comme le ministre d'Etat ne
peut avoir fraudé, c'est sans doute qu'il aura péché par étourderie,
et oublié de suivre l'évolution des prix de l'immobilier dans la
bonne ville de Neuilly-sur-Seine. Sans doute."


JB
San Marcos, Texas, États-Unis

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CONSTITUTION EUROPEENNE : le petit guide de la relance fait son retour (1/3) - Plans A+ et B

Première partie : les projets parlementaires européens, innovations politiques… sans appui étatique ?

Euros du Village (http://www.eurosduvillage.com/)

Par Pierre ROCA

Alors que le Parlement européen semble jusqu’à présent avoir été tenu à l’écart des débats sur l’avenir du traité constitutionnel - les Etats membres semblant considérer que cette question relève de leur unique compétence - des initiatives parlementaires ont néanmoins vu le jour. Partant du constat que la période de réflexion décidée par les chefs d’Etat et de gouvernements en 2005 est pour le moment peu mise à profit, le Parlement Européen en appelle à la mise en place de réels débats sur la question constitutionnelle et des initiatives concrètes sont mises sur pied.


Le plan B : Andrew Duff remet ça

Un peu plus d’un an après que le Parlement européen ait voté le rapport Duff-Voggenhuber, participation du Parlement européen à la période de réflexion, le député européen britannique membre de l’ALDE, Andrew Duff, également ancien membre de la Convention sur l’avenir de l’Europe, revient à l’attaque en proposant un « plan B » pour la relance constitutionnelle. Ce plan ambitieux, présenté dans une note de Notre Europe, arrive à point nommé dans une période de morosité générale quant à l’avenir constitutionnel de l’UE et alors que la présidence allemande a fait de la relance constitutionnelle le fer de lance de sa présidence de ce premier semestre 2007. Le titre de l’initiative, « plan B », fait référence au débat survenu lors de la campagne référendaire en France au cours de laquelle les détracteurs du texte constitutionnel avaient invoqué l’existence d’un plan B qui n’existait en réalité pas. Pour A. Duff, il est temps de mettre sur pied ce plan qui ne devrait pas, selon lu,i remettre en question l’ensemble du contenu du texte déjà ratifié pas prés de 18 Etats mais plutôt répondre à des interrogations et préoccupations exprimées au cours des campagnes référendaires en France et aux Pays-bas.


Parmi les innovations que M. Duff proposent d’ajouter au traité constitutionnel, on trouve notamment, au niveau de l’architecture du texte, la subordination de la partie III actuelle (sur les politiques de l’UE) à la partie I, le tout agrémenté d’une procédure de révision simplifiée. La possibilité devrait également être offerte aux Etats qui le souhaitent de rédiger une charte sociale qui serait annexée au texte, innovation qui répondrait aux préoccupations de certains de voir la dimension sociale de la construction européenne totalement délaissée dans le texte constitutionnel. Concernant la charte des droits fondamentaux, cette dernière, à laquelle M. Duff est fortement attaché, devrait être annexée au traité constitutionnel de façon à la rendre plus visible. Au niveau des politiques, Monsieur Duff propose des innovations substantielles telles que le renforcement de la gouvernance économique de l’UE (rôle accentué de l’Eurogroupe) ou encore l’inscription des objectifs de Lisbonne (visant à faire de l’économie européenne l’économie de la connaissance la plus avancée au monde). Andrew Duff appelle également de ses vœux l’inscription au sein de la Constitution de l’impératif de lutter contre le changement climatique (à inscrire dans la partie III). Dans la même optique, il préconise une refonte de la PAC, la séparation de la politique de la pêche de la politique agricole et la mise en place d’une réelle politique énergétique. Ces objectifs sont d’une ambition faramineuse et il apparaît aujourd’hui difficile de trouver un compromis entre 27 Etats membres sur ces points.

Sur le dossier de l’élargissement, l’eurodéputé britannique voudrait voir inscrit les fameux « critères de Copenhague », qui régissent la conduite des négociations de pré-adhésion et d’adhésion avec les pays candidats. Cette idée apparaît une fois de plus comme une proposition courageuse qui est néanmoins loin de susciter l’unanimité des Etats membres et des institutions européennes lorsque le sujet est débattu comme c’est le cas en ce moment dans le contexte des négociations avec la Turquie. En ce sui concerne la politique de voisinage, dont on voit aujourd’hui qu’elle interfère, de façon plus ou moins volontaire, avec les discussions sur la relance constitutionnelle, A. Duff appelle à la création d’une nouvelle catégorie de membre associé qui bénéficierait des mêmes droits que ceux dont disposent actuellement les pays membres de l’Association européenne de libre-échange (AELE) et de l’Espace économique européen (EEE). Enfin, sur l’épineux dossier des finances, sur lequel on sait que les Etats membres se disputent régulièrement, l’eurodéputé va très loin en appelant de ses vœux la constitutionnalisation du nouveau cadre financier (perspectives financières) qui doit voir le jour d’ici à 2008. Cette dernière proposition, du fait des divisions nationales susmentionnées, n’a que très peu de chances de « trouver preneur » du côté des gouvernements nationaux qui restent souvent réticents sur le dossier de l’inscription d’engagements budgétaires sur le long terme.

En ce qui concerne les formules à adopter pour, dans un premier temps, élaborer le nouveau texte, et dans un second temps, le ratifier, Andrew Duff propose, ici encore, une solution innovante. Selon lui, la Conférence Inter Gouvernementale (CIG), qui doit se tenir en 2008, devrait agir en concertation avec le Parlement européen dans une sorte de « codécision constitutionnelle » ; ceci permettrait notamment au processus de posséder u ne véritable assise démocratique en étant à la fois débattu par les représentants des Etats membres et les représentants des peuples européens (Parlement européen). Cette solution originale n’est pourtant pas dénuée d’intérêt personnel lorsque l’on sait qu’Andrew Duff a participé aux travaux de la Convention et qu’en tant qu’eurodéputé il verrait d’un mauvais œil un texte dont le contenu n’aurait pas été avalisé par le Parlement européen. Les trois institutions européennes – Conseil, Commission et Parlement – ont, selon lui « le devoir de s’engager lors de la renégociation avec les parlements et les partis politiques nationaux ». Enfin, pour couronner ce processus de négociation, en 2009, une consultation organisée à l’échelle de l’UE devrait être envisagée comme un moyen d’assurer un consentement démocratique au projet constitutionnel révisé. Cette position est régulièrement défendue par les députés européens, et y compris par Gérard Onesta dont le plan A+ est traité plus loin.

Si le plan B d’Andrew Duff est un texte intelligemment construit et que la plupart des idées qu’il avance seraient d’un grand intérêt pour le projet européen, force est de constater que cette belle mécanique aurait du mal à recevoir l’aval du Conseil des ministres. En effet, que ce soit sur la PAC, la charte sociale, les finances de l’UE ou encore sur les nouvelles clauses de révision et de ratification, le plan B risque de toujours trouver sur sa route un groupe d’Etats prêts à s’opposer à telle ou telle innovation. Ceci n’en fait pas pour le moins une proposition qui ouvre un débat sur des questions d’avenir pour l’UE et, s’il n’est pas suivi d’effet, aura eu le mérite de cibler de manière précise certaines des faiblesses du texte actuel.


Le Plan A+ : une initiative originale dont l’avenir reste incertain

Le Plan « A+ », qui est défendu au sein de l’arène parlementaire par le vice-président Vert du Parlement européen, Gérard Onesta, a en réalité été mis sur pieds par l’APEF (Association pour une Europe fédérale, association dont il sera question dans un article à paraître dans la cadre du petit guide de la relance constitutionnelle). Son nom original fait évidemment référence au fameux « plan B », invention des détracteurs du traité constitutionnel durant la campagne référendaire française en 2005. C’est avant tout un plan « A » parce qu’il reprend l’ensemble des mesures qui avaient été initialement prévues dans le projet de traité constitutionnel ; « + », car il répond aux deux principales critiques ayant émergées de la campagne référendaire : la juxtaposition du schéma institutionnel et des politiques opérationnelles, et la rigidité du mode de révision. Le Plan A+ est composé de deux textes : une Constitution et un traité européen. L’intérêt évident de la démarche consiste à conserver intact le difficile compromis sur le contenu du traité constitutionnel qui avait été le résultat de la Convention sur l’avenir de l’Europe. Cette solution permet d’éviter à la fois le « détricotage » du texte auquel une grande partie des 15 Etats qui ont déjà ratifié est opposée, et la remise en place d’une nouvelle Convention qui, avec 27 participants, aurait beaucoup plus de difficultés que la précédente à fonctionner.


Le plan A+ propose comme unique innovation de séparer d’un côté le traité constitutionnel à proprement parler (le cadre institutionnel, les interactions entre les différentes institutions et les droits fondamentaux) et, de l’autre, les dispositions relevant des politiques opérationnelles de l’Union, dispositions sur lesquelles une grande partie des critiques du camp « noniste » s’était focalisée. En termes pratiques, il s’agirait de faire ratifier la partie constitutionnelle (la « constitution ») par une majorité qualifiée de citoyens européens dans une majorité d’Etats membres, par le biais d’une consultation populaire paneuropéenne. L’autre partie regroupant l’ensemble des dispositions politiques (le « traité européen ») devrait quant à elle, pour être validée recueillir la majorité dans l’ensemble des parlements nationaux des Etats membres de l’Union Européenne.

En ce qui concerne les procédures de révision, pour les dispositions constitutionnelles, la procédure de révision demeurerait la même que dans le traité actuel, et, en ce qui concerne la partie regroupant les politiques, une convention devrait être réunie de façon à élaborer les modifications nécessaires lesquelles devraient recueillir l’aval de 80% des Etats membres au sein du Conseil européen ainsi que celui de 80% des parlements nationaux. Les avantages du « plan A+ » sont nombreux. Il permet tout d’abord de conserver le texte en l’état actuel, texte qui est, rappelons-le une fois de plus, le fruit d’un compromis qu’il apparaît aujourd’hui difficile d’améliorer. Deuxièmement, cette nouvelle méthode de ratification et de révision ainsi que la division du texte en deux parties permettraient de lever les critiques quant à l’absence de consultation populaire dans de nombreux pays. Cela permettrait aussi de répondre aux reproches adressés au mélange, au sein du traité constitutionnel, entre dispositions d’ordre purement constitutionnel (mise en place d’un poste de ministre des affaires étrangères de l’UE, présidence de 2 ans et demi du Conseil européen, etc…), sur lesquelles un compromis large semble exister, et celles plus politiques qui ont largement été critiquées mais dont la plupart sont d’ores et déjà appliquées actuellement. Seulement, les inconvénients d’une telle formule existent également. La principale des critiques vient du fait que ce plan peut être interprété, et ce de manière quelque peu simpliste, comme une tentative de « résurrection » du traité constitutionnel « première version », en tentant de contourner les critiques dirigées, notamment en France, à l’encontre de la partie III du texte dédiée aux politiques communautaires. Il s’agirait en résumé de présenter à des citoyens qui ont d’ores et déjà rejeté un texte, la seule « bonne » partie du texte (à savoir les dispositions de nature constitutionnelle) alors que celle sujette à débat pourrait quant à elle faire l’objet d’une ratification par voie parlementaire.

Dans la mesure où les détracteurs du traité constitutionnel mêlaient arguments à l’encontre de la partie III et critiques du fait que ce texte était trop long et comportait des dispositions de nature technique et politique, il est important de souligner que la formule du plan A+ répond à ces critiques en séparant le texte purement constitutionnel du traité européen. Les critiques se font néanmoins plus pertinentes en ce qui concerne le mode d’adoption choisi pour la Constitution (la partie 1 dite « constitution » soumise à une consultation populaire paneuropéenne). On notera tout d’abord que la difficulté de l’emploi du mot « référendum », qui avait pu poser problème notamment dans le cas allemand, a été levée par l’emploi du terme « consultation populaire ». Pourtant, ici encore, une critique pourrait consister à dire que les « non » français et néerlandais vont être contournés par l’utilisation de la consultation populaire et sa double majorité (des citoyens et des Etats membres). Ainsi, même si une majorité des Français et des Néerlandais était amenée à se prononcer une nouvelle fois contre le texte, ce double refus pourrait être surmonté par des résultats positifs dans d’autres Etats membres. Cette solution de la consultation populaire paneuropéenne est problématique dans le sens où elle repose en effet sur l’hypothèse de l’acceptation par les citoyens européens du principe majoritaire à l’échelle de l’UE. Ce principe majoritaire consiste en l’acceptation par la minorité, à la suite d’une élection ou d’une consultation, de sa défaite. Hors, ce principe, qui est très français, est loin d’être acquis au sein des systèmes politiques de certains Etats membres (comme la Belgique par exemple) et encore moins à l’échelle de l’UE organisation supranationale au sein de laquelle la notion de peuple européen est loin de faire l’unanimité. C’est sur le refus de ce principe majoritaire à l’échelle de l’Europe que réside la plus grande des faiblesses de ce plan A+ dont les avantages et la méthodologie en font néanmoins une des propositions les plus réalistes et applicables parmi les initiatives proposées depuis la « panne de 2005 ».

Les initiatives semblent donc se multiplier ces derniers temps, notamment au Parlement européen. La plus réalisable semble pour le moment être le plan A+ ; néanmoins, les faiblesses de cette initiative sont réelles. Si ce plan A+ venait à être porté comme une solution viable par certains Etats membres, ces critiques devraient être prises en compte et des propositions d’amélioration doivent dés à présent faire l’objet d’une réflexion. Le plan B de A. Duff apparaît quant à lui plus ambitieux et l’adoption de l’ensemble des innovations proposées semble aujourd’hui peu probable. Néanmoins, tout comme le plan A+, l’intérêt de ce texte est grand dans le sens où il pointe du doigt de réels problèmes et que s’il ne crée sûrement pas le consensus, il a le mérite d’ouvrir le débat sur la possibilité de remodeler le texte, solution que beaucoup d’Etats membres ont jusqu’à présent ignorée.




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CONSTITUTION EUROPEENNE : le petit guide de la relance (3/3)

Troisième partie : le rapport Duff / Voggenhuber : la tentative du Parlement

Euros du Village (http://www.eurosduvillage.com/)

Par Mathieu COLLET

Il est intéressant d’analyser les débats qui ont eu lieu au Parlement à l’occasion de ce rapport, car ils permettent de cerner les points de controverse et d’entrevoir les problématiques autour desquelles, dans les prochains mois, s’articulera le processus de relance. Baptisé "La période de réflexion : la structure, les sujets et le cadre pour une évaluation du débat sur l’Union européenne", ce rapport d’initiative adopté le 19 janvier par le Parlement, a connu un cheminement riche d’enseignements.


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Histoire de bien comprendre, il importe de rappeler tout d’abord dans les grandes lignes le chemin que suit une initiative du Parlement : le Parlement nomme un ou plusieurs rapporteurs (généralement pas plus de deux) qui vont se charger d’écrire un rapport. Ce rapport sera ensuite examiné par une ou plusieurs commissions sectorielles (transports, libertés civiles, affaires économiques et monétaires, en l’occurrence ici, il s’agissait de la commission AFCO, pour « affaires constitutionnelles ») composées de députés de différents groupes politiques, qui donnent leur avis ou modifient le projet au fond et qui l’approuvent ou non par un vote de leurs membres. Ce « projet de rapport » sera par la suite soumis au vote en séance plénière à l’ensemble des députés, qui peuvent adopter des amendements modifiant le texte. Un rapport d’initiative, entériné par une résolution, n’a qu’une valeur déclaratoire : c’est la position officielle d’une institution qui a envie de la faire savoir.



Le projet de rapport initial de Andrew Duff et Johannes Voggenhuber, avait les ambitions suivantes :

- La période de réflexion décidée par le Conseil européen en juin 2005 doit permettre de distinguer les dispositions qui, dans le traité constitutionnel, font consensus, de celles qui prêtent à controverse et ont été au cœur des campagnes référendaires.

- Cette période de réflexion doit déboucher sur la convocation d’une nouvelle Convention chargée de retravailler sur ces points de désaccord, le résultat final devant être soumis à un vote consultatif dans toute l’UE en même temps que les prochaines élections européennes en 2009.

Il s’agissait de propositions particulièrement audacieuses, qui n’ont pas réussi à s’imposer. Dès la discussion en Commission AFCO, le projet a été profondément remanié, exposé à 225 amendements et à 20 amendements de compromis. Suite à de longs débats, auditions, ainsi qu’à un symposium à la mi-octobre, un compromis PPE-PSE (parti populaire européen, centre droit et parti socialiste européen) l’a quasiment emporté à l’unanimité (22 pour, 2 contre et 1 abstentions) sur la base d’un désaccord avec les ambitions des rapporteurs, qui souhaitaient que le Parlement exprime son avis sur une solution à la crise constitutionnelle. La commission AFCO a préféré inscrire une simple référence visant à laisser ouvertes les options de solution jusqu’à la fin de la période de réflexion et ne pas anticiper le règlement du problème ni écarter d’opportunité d’avancer : mais elle a souhaité dans le même temps que le Parlement affiche une préférence nette pour un maintien du texte existant.

Au final, les grandes lignes du projet adopté par le Parlement le 19 janvier sont les suivantes :

- Le constat que les problèmes politiques et les difficultés institutionnelles qu’est censée régler la Constitution persistent et même s’accroissent. D’où la nécessité d’un renouvellement de l’appui clair du Parlement à la Constitution, exprimée une première fois en janvier 2005.

- L’insistance pour que la Constitution entre en vigueur d’ici 2009.

- Un appel à un grand débat public dont le Parlement serait le coordinateur : appel aux gouvernements nationaux et à toutes les institutions pour qu’ils accomplissent leurs tâches concernant l’adoption de la Constitution, création de forums interparlementaires conjoints au Parlement européen et aux parlements nationaux, débat impliquant la société civile, les partis politiques.

- La suggestion de tirer les conclusions de cette période de réflexion en 2007.

La plupart des députés PPE-DE et PSE ont voté pour ce texte, mais la plupart des socialistes français se sont abstenus, à quelques exceptions près (Michel Rocard notamment), illustrant certainement un malaise suite au vote négatif des français sur le projet de Constitution et un refus de privilégier l’option du maintien du texte en l’état.

Au-delà du rapport proprement dit, les discussions qui ont eu cours au sein du Parlement européen sont particulièrement intéressantes et permettent d’augurer de la nature des points de controverse à venir sur la relance du processus constitutionnel. Ce sont autant de questions délicates qu’il faudra régler pour avancer :


L’interprétation des votes "non" en France et aux Pays-Bas : le "texte" et le "contexte"

Le rapport souligne au final que « nombre des préoccupations exprimées concernent davantage des questions d’ordre général et spécifique liées au contexte plutôt qu’au texte lui-même ». Plusieurs députés, en particulier français et néerlandais, ont reproché au rapport de mettre en avant le « contexte », c’est à dire des raisons politiques internes, comme raisons de rejet du texte lors des référendums, et non le texte lui-même et les orientations qu’il proposait. Cela conditionne les conclusions à tirer sur la relance du processus : faut-il prendre en compte un refus du texte, et dans ce cas le renégocier, ou un rejet de l’Europe actuelle et des gouvernants nationaux, ce qui implique de se focaliser sur les changements politiques à venir, la perception de l’UE et les politiques à mener (en particulier en faveur de la croissance et de l’emploi, comme le martèle José Manuel Barroso) ?


Les options consécutives à la période de réflexion

Le rapport relève qu’un maintien de la Constitution constituerait un « résultat positif de la période de réflexion » à condition de « prévoir des mesures significatives visant à rassurer et convaincre l’opinion publique ». Des critiques estiment que cela préjuge des conclusions à venir et ferme la porte aux autres options. Le rapport évoque pourtant une liste d’options éventuelles (de l’abandon du texte à la refonte complète), même s’il privilégie le maintien. La question est de savoir ce que l’on fait du projet de Constitution si celui-ci ne peut rester en l’état : retrait des parties III et IV, adjonction d’une annexe « sociale », abandon pur et simple ?

L’option d’un nouveau vote en France et aux Pays-Bas sur le même texte
Cette éventualité n’est pas explicitement exclue dans le rapport, et de fait semble privilégiée puisque le souhait exprimé est de conserver le texte existant. Or, si cela est possible juridiquement, politiquement, c’est difficilement envisageable. Exclure la possibilité de revoter changerait définitivement la nature des débats et constituerait un premier déblocage.

La possibilité de mettre en œuvre des dispositions de la Constitution de manière isolée
Le rapport dispose « que seul un petit nombre de réformes démocratiques peuvent être introduites à ce stade sans révision du traité mais moyennant une révision des règles de procédure ou un accord interinstitutionnel ». Cela signifie que l’option du « Cherry picking », de piocher dans le projet de Constitution, est a priori à exclure, le champ des réformes possibles sans changement des traités étant très réduit. Or il s’agit d’une proposition qui oppose la France et l’Allemagne.

Il s’agit là des premiers éléments de blocage de la relance. Le Parlement européen aura eu le mérite de poser ces problèmes, et de n’y répondre que partiellement, faisant valoir sa préférence. Ce sera pourtant au Conseil européen de trancher : et la tâche s’annonce très ardue, tant le nœud est complexe. Sur chaque point, chaque Etat membre a des exigences qu’il n’est pas prêt à abandonner.

Il est tout autant difficile d’imaginer que le traité constitutionnel poursuive le chemin des ratifications que de penser qu’il sera renégocié. Et on ne parle même pas du contenu d’éventuelles négociations.

Toute solution est finalement improbable… Mais tout le monde s’accorde sur le fait que relance, il y aura.


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CONSTITUTION EUROPEENNE : le petit guide de la relance (2/3)

Deuxième partie : La « période de réflexion » : où en sommes-nous ?

Euros du Village (http://www.eurosduvillage.com/)

Par Mathieu COLLET

A l’heure actuelle, l’état des réflexions sur la « question constitutionnelle » est difficile à dresser et est pour le moins confus. Afin de bien cerner les voies d’une possible relance, il est nécessaire de se pencher sur le contexte : concrètement que s’est-il passé et que se passe-t-il dans les esprits européens ? S’il fallait résumer, les idées volent mais aucune ne décolle réellement.


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A l’heure actuelle, l’état des réflexions sur la « question constitutionnelle » est difficile à dresser et est pour le moins confus. Afin de bien cerner les voies d’une possible relance, il est nécessaire de se pencher sur le contexte : concrètement que s’est-il passé et que se passe-t-il dans les esprits européens ? S’il fallait résumer, les idées volent mais aucune ne décolle réellement.

14 Etats membres ont déjà ratifié le traité constitutionnel dont 2 par référendum (Espagne et Luxembourg), et 2 l’ont rejeté, par voie référendaire (France et Pays-Bas).

Le Conseil européen de juin 2005, suite aux « non » et « nee » français et néerlandais a décidé d’une période de réflexion qui « sera mise à profit pour permettre un large débat dans chacun de nos pays associant tant les citoyens, la société civile, les partenaires sociaux, les parlements nationaux, que les partis politiques ». Il n’a cependant donné aucune précision quant aux modalités. Les parlements nationaux ont quasiment tous soutenu le principe de rencontres parlementaires communes visant à stimuler et synthétiser le dialogue, mais n’ont pas encore engagé d’initiative en ce sens.

Par ailleurs, un peu dans l’expectative et sans réellement de moyens pour apporter des solutions à la crise, la Commission européenne a lancé le 13 octobre 2005 son plan D (Démocratie, Dialogue, Débat, en référence au fameux « plan B »), visant à mettre en place un cadre, via les gouvernements nationaux, pour un débat sur le futur de l’Europe dans les 25 pays membres. Il s’agit surtout d’une stratégie de communication dont le but est de rassurer le grand public sur les politiques de l’Union Européenne, et dont il est difficile d’estimer la portée ; tout au plus peut-on dire que celle-ci est relativement marginale quant à la question constitutionnelle.

De son côté, le parlement européen a lancé l’initiative d’un rapport sur la question de « la période de réflexion » afin d’en cerner les enjeux et d’en dessiner des perspectives : c’est le rapport Duff / Voggenhuber, confié à deux députés, l’un libéral anglais (Duff) et l’autre vert autrichien (Voggenhuber). Il a été adopté le 19 janvier 2006 par le Parlement ; nous en parlons ici plus longuement dans la partie suivante.

L’un des éléments les plus importants survenus dans ce contexte de crise est certainement l’arrivée d’Angela Merkel au pouvoir en Allemagne, dont l’attitude jusque là, en particulier lors du dernier Conseil européen où il s’est agit de régler la question du budget, apporte le sentiment que l’Allemagne puisse se poser en nouvelle force motrice. L’accord de coalition SPD, CDU/CSU, sur lequel se fonde le programme politique du gouvernement allemand, dispose d’ailleurs que le processus de ratification doit se poursuivre et que la présidence allemande de 2007 sera l’occasion de donner une nouvelle impulsion.

L’accord sur les perspectives financières a lui clos l’année 2005 sur un constat particulièrement ambivalent : s’il a révélé la prévalence des intérêts nationaux sur l’intérêt général européen, son règlement, bien qu’a minima, a également permis de faire revenir la question constitutionnelle sur le devant de la scène, en ne concentrant plus les attentions sur un feuilleton qui durait depuis plus de 6 mois. Le rejet de cet accord par le Parlement européen le 18 janvier constitue certes un nouvel épisode, mais l’année 2006 s’est bel et bien ouverte sur la question du processus de relance de la Constitution.

En effet, c’est le 8 janvier 2006, alors que ce n’était pas formellement prévu par son agenda, que la Présidence autrichienne a annoncé qu’elle allait raviver le débat sur la Constitution en essayant de poser les bases d’un nouveau consensus entre Etats Membres. Le chancelier autrichien Wolfgang Schüssel, qui assure la présidence tournante de l’UE, a promis d’établir d’ici juin une "feuille de route", comprenant un échéancier et un rapport d’étape, pour relancer le projet de Constitution européenne et restaurer la confiance des citoyens. Il s’agirait de clore officiellement la période de réflexion.

Suite à cela, on a assisté à une véritable cacophonie de la part des Etats membres. Voici un bref florilège des propositions du début janvier :

- Allemagne, Grèce : Berlin et Athènes se sont prononcés pour une poursuite du processus tel qu’il avait été prévu à l’origine et ne pas renoncer au traité qu’ils ont ratifié.

- République tchèque, Pologne : le président tchèque Vaclav Klaus et le Premier ministre conservateur polonais Kazimierz Marcinkiewicz ont jugé « inutile » de ranimer le débat.

- France : Le président français Jacques Chirac a lui relancé l’idée de "groupes pionniers de pays" souhaitant approfondir l’intégration sur certains sujets, de mettre en œuvre les dispositions du traité qui peuvent l’être dans l’immédiat et de piocher certaines dispositions dans le projet de Constitution. Angela Merkel s’est fermement opposée à cette idée de « cherry picking ».

- Pays-Bas : le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Ben Bot, a estimé que le traité constitutionnel était "mort", ce qui lui a valu de véhémentes critiques de la part de députés européens.

Voilà où nous en sommes aujourd’hui. Et du côté des citoyens européens ? La dernière enquête Eurobaromètre publiée en décembre a mis en évidence un nouvel effritement de la confiance des Européens dans l’UE. S’ils soutiennent toujours l’idée d’une Constitution (63%), près de la moitié d’entre eux souhaite une renégociation du texte. Bref, on ne sait pas trop où on va. Le Parlement, de son côté, tente d’apporter quelques pistes de réponse…

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CONSTITUTION EUROPEENNE : le petit guide de la relance (1/3)

CONSTITUTION EUROPEENNE : le petit guide de la relance (1/3)
Euros du Village (http://www.eurosduvillage.com/)


Première partie : Qui a en main la question constitutionnelle ?

Par Mathieu COLLET

Ca part dans tous les sens. La « question constitutionnelle », en passe de devenir la nouvelle arlésienne de la construction européenne, devient un véritable nœud politico-institutionnel dont il est absolument impossible à l’heure actuelle de prévoir… le dénouement. Alors où en sommes-nous ? Que s’est-il passé depuis le 29 mai et le 1er juin, ou plutôt depuis ce mémorable Conseil européen de juin 2006 au cours duquel les chefs d’Etat et de gouvernement des 25 se sont mis d’accord pour lancer une « période de réflexion » ? Qui réfléchit, et à quoi ?



1. Qui a en main la question constitutionnelle ?


Pour s’y retrouver, rappelons tout d’abord ce qui fait l’armature politique de l’Union Européenne : 25 Etats membres, 4 institutions. Pour rappel, par « institutions » à vocation politique, et au-delà du cadre institutionnel formel des traités (qui intègrent la Cour de Justice et la Cour des Comptes) on entend : le Conseil Européen (qui n’est pas formellement reconnu dans les traités actuels comme une institution, reconnaissance que le projet de Constitution établit), le Conseil des ministres de l’Union, le Parlement Européen et la Commission Européenne. Comment se répartit la gestion du dossier « Constitution » entre ces institutions et les Etats membres ?


Seul le Conseil Européen, « institution suprême » de l’Union, car rassemblant le ferment de ce qu’est au final la construction européenne, les Etats membres via leurs représentants officiels les chefs d’Etat et de gouvernement), a une réelle capacité d’impulsion en matière constitutionnelle : l’UE est basée sur des traités, formellement sur du droit international, et donc sur le bon vouloir d’une formule intergouvernementale qui se fonde sur la diplomatie. Quoi qu’en veuillent les tenants d’une Europe intégrée voire fédérale, ce sont les Etats qui décident. Création giscardienne des années 70 visant à donner à l’UE une force d’impulsion, le Conseil européen est le seul endroit où la « question constitutionnelle » pourra trouver une issue. Et si tout dépend de la bonne volonté des Etats membres, la capacité à mener des négociations et à trouver des compromis de la part de l’Etat membre qui assure la présidence de l’Union – et donc celle du Conseil européen - est fondamentale : on l’a vu avec la Grande-Bretagne au second semestre 2005 et sa faible capacité à mener vers un accord acceptable sur les perspectives financières (le budget de l’Union).


Face à cela, la légitimité démocratique du Parlement européen ne pèse pas très lourd ; d’une part l’Union Européenne n’a pas de dimension fédérale achevée sur le plan politique (comme cela peut en revanche l’être sur le plan juridique, les décisions de la Cour de justice s’imposant de facto aux Etats et aux institutions, voire sur les personnes), et d’autre part le Conseil Européen dispose lui aussi d’une légitimité démocratique, puisque les dirigeants qui y siègent ne se retrouvent là que par la volonté de leurs peuples souverains. Sur les questions constitutionnelles, le parlement peut s’exprimer, donner son avis, mais cela s’arrête là : il n’a pas, comme dans la plupart des politiques de l’Union fondées sur les traités, d’équivalent au pouvoir législatif, de pouvoir d’auteur ou de rédacteur de la loi fondamentale. C’est à travers des « questions » (orales ou écrites) à la présidence de l’Union ou des « rapports d’initiatives » (documents par lequel le parlement peut exprimer de lui-même une position officielle destinée à une institution) que le Parlement peut se faire entendre.


La Commission, dont la fonction est de mettre en œuvre les traités, et non de les façonner, n’a pas d’influence directe sur le cours du processus constitutionnel, car il ne s’agit tout simplement pas de son rôle. José Manuel Barroso aura beau donner son avis, son institution est surtout dotée d’une légitimité technique qui vaut pour les politiques de l’Union. La politisation de la commission à laquelle on assiste depuis quelques années (due à 3 éléments : la désignation des commissaires faisant l’objet de marchandages politiques de plus en plus intenses entre Etats membres, les commissaires choisis ayant des profils plus souvent politiques et plus seulement techniques et l’approbation du parlement ayant été introduite récemment) donne certes un peu plus de poids aux déclarations de son président, mais sur la question constitutionnelle, le rôle de la commission ne peut avoir tout au plus qu’un rôle d’accompagnement : communiquer, consulter sur les politiques de l’Union et par ce biais servir à la marge la cause constitutionnelle.


Enfin, le Conseil des ministres de l’Union Européenne ou « Conseil ». Bien que sous l’ombre du Conseil européen, son rôle n’est pas à négliger, du fait de sa dimension intergouvernementale : cette institution, qui est l’un des pôles du triangle institutionnel communautaire (avec le Parlement et la Commission) réuni régulièrement les ministres des Etats membres dans chaque domaine de coopération (agriculture, transports, intérieur, etc., mais aussi « affaires générales » ou siègent les ministres des affaires étrangères), qui y prennent des décisions selon des systèmes de vote complexes qui varient selon les thèmes traités (unanimité, majorité qualifiée avec pondération des voix, voire majorité simple). Sorte à la fois d’organe gouvernemental d’exécution d’une grande partie de la législation mais aussi de deuxième chambre – aux côtés du Parlement – chargée de l’adoption de la législation, le Conseil est le lieu de l’échange permanent entre les 25, à travers les représentants permanents des Etats membres. Ceux-ci ont un statut de diplomates et se retrouvent chaque semaine autour de la table pour préparer les négociations ministérielles au Conseil, en dessinant les bases des accords : c’est le COREPER (COmité des REprésentants PERmanents). Ce COREPER est lui-même divisé en deux niveaux (COREPER I et II) et entouré d’une nébuleuse de comités d’experts et de fonctionnaires des Etats membres qui assurent la coordination administrative et technique entre les 25 et préparent les négociations en amont. Le Conseil est donc le lieu où les Etats membres saisissent le « pouls » quotidien de l’intégration européenne : ses progrès, ses points de blocage, ses rapports de force, ses insuffisances ou ses excès. Ce qui n’est pas, en filigrane, sans conséquence sur le processus constitutionnel.


Les grandes questions à régler


Au final, ce sont les Etats, via le Conseil européen, qui font le jeu constitutionnel, comme cela a toujours été le cas depuis les débuts de la construction européenne (avant la création du Conseil européen, en 1974, les sommets de chefs d’Etat et de gouvernement assuraient cette fonction), basée sur des traités entre Etats. A eux la tâche de négocier, de parvenir à un accord pour relancer le processus, selon les modalités qu’ils auront ensemble fixées :


- avec quel degré de prise en considération du contexte : l’interprétation et les leçons tirées ou non des deux rejets en France et aux Pays-Bas, l’influence des projets de la Commission européenne (en 1985, l’Acte Unique avait été établi sur la base du projet de réalisation du marché intérieur de Jacques Delors, président de la Commission, afin de permettre l’adoption d’un paquet de 300 directives et règlements), l’influence du Parlement européen (institution aux initiatives fortes en matière constitutionnelle, avec par exemple le « rapport Spinelli » de 1984), et surtout les volontés des dirigeants des 25 Etats membres qui chacun fait face à son opinion publique.


- sur quelle base : la reprise intégrale sans modification du projet de Constitution (ce qui impliquerait de nouveaux votes en France et aux Pays-Bas), la reprise uniquement des parties considérées comme consensuelle du projet (par exemple les parties I et II sur les valeurs, les objectifs de l’Union et la charte des droits fondamentaux), un projet totalement nouveau, quelques mesures piochées ça et là ?


- avec quelle portée : faudra-t-il répondre à des questions non résolues (frontières de l’Union, Europe sociale, fiscalité) ou se limiter aux solutions du précédent projet, ou faudra-t-il au contraire revenir en arrière et faire quelque chose de moins ambitieux ?


- quand : la fin de la « période de réflexion (voir plus bas) et le lancement d’un nouveau processus doivent-ils être déterminés avec précision, faut-il attendre les élections italiennes de 2006, les présidentielles françaises, les élections aux Pays-Bas en 2007, faut-il se fixer 2009 pour un nouveau projet (année des élections européennes) ou au contraire s’accorder une longue pause indéterminée ?


- comment : faut-il se limiter à un ou plusieurs traités d’ajustement négociés au niveau diplomatique ou faut-il lancer une nouvelle Convention, devra-t-on mettre en place une conférence intergouvernementale (CIG), consulter les citoyens européens et comment, etc. ?


- avec qui : associera-t-on les parlements nationaux, le Parlement européen, les citoyens et associations européennes ?


Ainsi, un jour, lirons-nous probablement dans les conclusions d’un Conseil européen – qui se réuni environ 4 fois par an, généralement à mi-chemin et au terme de chaque présidence de l’UE assurée par un Etat membre pour 6 mois – les termes d’une relance, avec des « attendus », des « considérants », des objectifs et un mandat pour qu’un nouveau traité, qui pourra ou non s’appeler constitution, puisse voir le jour.


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dimanche 25 février 2007

Chiffrage du pacte présidentiel de Ségolène Royal où est celui de N. Sarkozy ?

De Poly-tics 

Un pacte présidentiel représentant 50 milliards bruts de dépenses nouvelles en 2012, financé notamment par 15 milliards d’économies et de redéploiements (soit 1,26% de la dépense) soit un coût net: 35 Md€ à répartir sur 5 ans

On parle de 35 milliards d’euros pour cinq ans. Sait on que cela ne représente que la moitié du profit d’une seule grande entreprise française ? [...] Sait on que le total de ce que l’Etat a gagné en privatisant les entreprises nationales n’est pas loin de lui avoir rapporté… ce que ces mêmes entreprises rapportent aujourd’hui en deux ans à leurs actionnaires privés…[...] L’Etat doit redevenir producteur de richesses. Il doit cesser de brader ses actifs, et en tirer le meilleur profit comme propriétaire et non comme vendeur. (Jacques Attali)


Le cadre financier du Pacte présidentiel
Croissance : 2,5 %
Inflation : 1,8 %

Objectifs :

dette publique réduite de 64,6 % à 60% en 2012.
prélèvements obligatoires stabilisés au niveau de 2006 (44 % du PIB) soit une baisse des prélèvements obligatoire.

Une dépense publique maîtrisée, en évolution de 1,8% par an, inférieure à la croissance du PIB.

Les Recettes et économies :

1) Différentielle entre l’évolution des recettes : 2,5 % et l’évolution de la dépense publique en volume : 1,8 %

2) Responsabiliser les pollueurs : éco-taxe.

3) des économies sur les effets d’aubaine et les subventions inutiles seront réalisées à hauteur de 5 milliards d’euros.
4) Des gains d’efficacité seront également réalisées sur la formation professionnelle, à hauteur de 2 milliards d’euros.

Le principe : un euro dépensé doit être un euro utile.Préparer l’avenir en investissant dans l’université, la recherche, le développement durable et en soutenant l’investissement : 42 %
Soutenir le pouvoir d’achat, l’emploi, les politiques sociales et la solidarité : 28%
Financer les services publics, la justice, la prévention, la citoyenneté, et la solidarité en faveur des pays en développement : 30%C’est à dire :I) augmentation du budget de la recherche et des crédits de l’innovation de 10% par an, droit à la formation, sécurité sociale professionnelle, 500 000 emplois tremplins, Revenu de Solidarité Active. 17,9 Md€
II) loi de programmation pour les universités, allocation d’autonomie pour les jeunes, service public de la petite enfance, soutien de la création artistique et de l’emploi culturel). 12,1 Md€
III) pouvoir d’achat garanti : augmentation du SMIC et des salaires, revalorisation des petites retraites, doublement de l’Allocation de Rentrée Scolaire (suivant les ressources des bénéficiaires) , allocation logement et 120 000 logements sociaux. 4,7 Md€
IV) sécurité sociale renforcée : financement pérenne de l’hôpital public, dispensaires en zones rurales, maintien à domicile et structures d’accueil des personnes âgées). 4,5 Md€
V) lutte contre toutes les formes de violence (renforcement des moyens de la justice et prévention de la délinquance. 4,5 Md€

VI)l’excellence environnementale : soutien aux transports collectifs et aux énergies renouvelables 4,3 Md€ (baisses ciblées de TVA sur les éco-industries et les éco-produits).
VII) service civique 1 Md€
VIII) Aide Publique au Développement : 1 Md€

Remarque : Sous le gouvernement Jospin entre 1997 et 2002, à la différence de l’actuel Gouvernement qui a fait exploser la dépense publique : elle avait baissé de 2 points de PIB sous la précédente législature et a augmenté de 2 points sous l’actuel Gouvernement !




Où est le chiffrage détaillé du programme de sarkozy ? Serait-ce comme sa promesse faite de divulguer son patrimoine détaillé ? Nous sommes toujours dans l’attente de connaître les réponses de l’une et l’autre interrogation. La réponse à la première question sera peut-être apportée et nous apprécierons. Quant à la seconde il répondra s’il est élu car il sera bien obligé mais là il sera trop tard et s’il n’est pas élu alors nous ne le saurons pas et ce sera un mensonge de plus de sarkozy.

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samedi 24 février 2007

Plan A+ .Relance du processus constitutionnel européen

Enfin un travail consciencieux sur l'europe pour la sortir de l'impasse.

Gérard ONESTA
Député Vert européen,
Vice Président du Parlement européen


Il y a maintenant longtemps que le train constitutionnel européen a déraillé.

L'empilement de plans pour tenter de le remettre sur rails brille par sa quantité, mais pas toujours par sa qualité. Leurs auteurs couvrent pourtant tous les registres : du fossoyage masqué, à l'utopie généreuse mais farfelue, en passant par des thèses minimalistes qui oscillent entre cynisme calculé et efficacité très relative.

Le scénario que je présente ici entend ouvrir posément une voie pragmatique, peut être la seule viable en l'état des réalités politiques et juridiques. En contournant bien des écueils, il permettrait de déboucher dans un délai raisonnable sur l'adoption d'une première Constitution européenne que l'actualité rend, chaque jour, plus indispensable.

En l'absence désormais avérée de plans B, C ou Z, la thèse développée dans les pages qui suivent est largement basée sur le "Plan A", c'est-à-dire sur le dispositif issu de la Convention. Celui-ci s'avère, finalement, être le seul "matériau" encore utilisable. Mais ce projet initial, au ressort irrémédiablement cassé, ne peut plus aujourd'hui, en l'état, espérer arriver à terme. Pour devenir opérationnel, il doit être reformaté dans sa structure, et régénéré dans ses perspectives. Une profonde métamorphose s'opère parfois en peu de choses : le "Plan A +" entend le démontrer.

Cette proposition globale, et sans doute ambitieuse, se présente sous forme de trois cahiers indissociables. Le premier de ces cahiers expose ma démarche, évoquant l'état des lieux, étudiant les diverses hypothèses et explicitant une méthodologie complète pour une sortie de crise réaliste. Le deuxième cahier forme le nouveau texte constitutionnel tel qu'il apparaîtrait au sortir du processus. Le troisième cahier regroupe les accords européens de nature non constitutionnelle existants (politiques, procédures, protocoles) auparavant inclus dans l'ancien projet constitutionnel et qui garderaient rang de Traité.

La somme des cahiers N°2 et N°3 constitue donc le résultat de la réflexion, en décrivant - de façon enfin clairement différenciée - un nouveau projet de Constitution européenne et un nouveau projet de Traité européen. Ce texte en deux volets est le fruit d'un patient travail de "déconstruction / reconstruction" basé sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe tel qu'il avait été signé à Rome le 29 octobre 2004. Ces deux cahiers reprennent toutefois fidèlement l'ensemble des dispositions de cet ancien Traité Constitutionnel. Comme expliqué dans le premier cahier, la seule, courte - mais sûrement décisive - modification de ce texte initial, porte sur les modes de ratification et d'évolution future des deux nouveaux documents.

Gérard ONESTA
Vice Président du Parlement européen
Membre de la Commission des Affaires Constitutionnelles



Le cahier N°1 : La démarche expose la démarche de Gérard Onesta, évoquant l'état des lieux, étudiant les diverses hypothèses et explicitant une méthodologie pour une sortie de crise réaliste.

Le cahier N°2 : La Constitution forme le nouveau texte constitutionnel tel qu'il apparaîtrait au sortir du processus.

Le cahier N°3 : Le Traité regroupe les accords européens de nature non constitutionnelle existants (politiques, procédures, protocoles) auparavant inclus dans l'ancien projet constitutionnel et qui garderait rang de Traité.

Le tableau synoptique pour connaître le détail de la réorganisation des textes existants

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vendredi 23 février 2007

Démocratie participative vs Démocratie représentative

Outre les propos de Ségolène qui "mettra tout en oeuvre pour obtenir
la libération d'Ingrid Bétancourt à travers la Diplomatie", la Presse
espagnole reprend largement cet après-midi les dépêches d'agences
présentant "l'incorporation des poids lourds du Parti Socialiste" à
la campagne électorale de Ségolène. Qualifiés de "leaders
historiques", de "vieille garde du PS", d'"anciens rivaux de la
candidate" voire d'"icônes du passé" ou bien entendu d'"éléphants",
en fonction de la sensibilité du quotidien reprenant l'information,
DSK, Laurent Fabius et Lionel Jospin, les plus fréquemment cités,
vont désormais jouer un rôle important dans la campagne électorale
afin de diffuser les "100 propositions pour la France" de la
candidate socialiste.

Le correspondant du quotidien El País à Paris, J.M. Martí Font,
interprète cette décision comme une volonté de d'équilibrer les
concepts de "Démocratie Participative", cher à Ségolène, et
de "Démocratie Représentative" afin d'amplifier les excellents
résultats engendrés par la première approche, faire taire les
critiques au sein du parti socialiste et s'appuyer sur cette union
pour gagner l'élection. Il s'agit en quelque sorte d'avancer sur deux
jambes pour courir plus vite, cette indispensable coordination
mettant fin à une division, symbolisée selon le journaliste, par
l'existence de deux QG de campagne, le siège du parti et celui de la
candidate, le "2-8-2″, précise-t-il. J.M. Martí Font cite les propos
de Jean-Christophe Cambadélis qui indique que le siège du PS devient
ainsi le "centre névralgique de la campagne" tout en rappelant que
dans "la campagne de Royal, il n'y a ni grands ni petits." Ces propos
de "l'homme de confiance" de DSK, selon le journaliste, symbolisent
la volonté d'entrer dans une nouvelle phase de la campagne, afin
de "populariser le projet".


La "dichotomie entre autogestion et hiérarchie", telle que l'analyse
le correspondant de El País, "entre démocratie représentative et
démocratie participative", "entre une conception verticale de la
politique et une autre qui agit en fonction des demandes de la
société", est ce qui symbolise le plus la campagne de Ségolène. Son
intervention de lundi, qualifiée de "brillante" par le
journaliste, "faite sur mesure pour son modèle participatif, lui a
permis de remettre sa campagne à flot et de se resaisir suite à une
série de revers, qu'il est possible d'attribuer en grande partie,
paradoxalement, au manque de coordination d'une bonne équipe de
campagne correctement structurée".


Tant que la Démocratie Participative reste un élément central de la
campagne, nous ne pouvons que nous réjouir de cette contribution
des "poids lourds" du Parti. L'article de Wikipédia consacré aux
éléphants souligne que cet animal, fort utile à
l'homme, "s'apprivoise mais ne peut se domestiquer", "en raison
notamment de son caractère inconstant".

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Quand Google démocratise le piratage et peut être d'autres choses

Bien que sans rapport avec l'affaire qui nous occupe, pourquoi ne pas extrapoler.
Aller sur ce site et lisez.

Quand Google démocratise le piratage


Google tire la majorité de son chiffre d'affaires de la vente automatisée de mots-clés, qui se transforment en liens publicitaires placés sur les côtés des pages de son moteur de recherche lorsque les internautes tapent ces mots-clés.
Les deux sites mis en cause ont généré 1,1 million de dollars de recettes entre 2003 et 2005, dont 809 000 dollars ont été reversés à Google, selon le journal.

A ceux qui disent sans cesse qu’il ne faut pas taper sur Google, que les diverses polémiques qui touchent la firme de Mountain View ne sont que signes de jalousie, nous répondons aujourd’hui qu’il est temps de se mobiliser, et que ces éléments sont irréfutables.
La situation de monopole qu’est en train d’acquérir petit à petit le moteur de recherche va inexorablement le pousser vers la multiplication de ces dérives (les affaires concernant Google News, la numérisation illégale de livres, une autre affaire similaire sur Youtube…).
Les principes éthiques qui devraient nourrir chaque réflexion du moteur dans son organisation de l’information mondiale, a fortiori en vertu de sa position dominante dans le domaine, sont complètement laissés de côté.

La priorité donnée à l’argent (désolé de revenir une nouvelle fois sur ce point, mais cela semble indéniable dans ce cas…) plutôt qu’à l’éthique est navrante ; le masque tombe, Google ne trompe plus personne…

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Le projet Royal contre le projet Sarkozy en tableau comparatif

1.La difficulté d'une campagne présidentielle est d'en fixer les enjeux à bonne hauteur :
-en évitant de la réduire aux « couacs » réels ou plus souvent supposés de la campagne de Ségolène Royal à laquelle la droite, avec sa suffisance coutumière, conteste compétence et légitimité, tandis que Nicolas Sarkozy avait le monopole de la compétence, comme s'il détenait la légitimité qui est par nature de droite ;
-ainsi le chiffrage de son programme – 48+68 MF = 116 Milliards d'euros -, n'a pratiquement pas donné lieu à contestation sauf de la part du Monde, bien informé des critiques de MM. Lambert, Méhaignerie, Carrez et Blanc, hommes très compétents qui ont vu que M. Sarkozy « allait dans le mur ». M. Méhaignerie a indiqué qu'il serait possible de baisser tout au plus de un point, et non pas de quatre, le montant des prélèvements obligatoires en 2012.
Soit M. Sarkozy est un super Thatcher qui fait peur, soit c'est un super démagogue qui se moque des citoyens et auquel ceux-ci auraient bien tort de faire confiance.
2.Il faut apprendre à voir derrière la paille des mots le grain des choses.
-M. Guaino est le souffleur,
-M. Sarkozy le comédien, un comédien dont le talent est certain. Mais est-il sincère ? Que cache-t-il derrière ses discours ? Je les ai lus avec attention.




























































Nicolas SarkozySégolène Royal
Développe une conception amphigourique de la France. « M. Attrape-tout ». C'est toujours la même prétention de la droite à confisquer la nation. Il détrousse les cadavres des héros morts de la gauche. Il détrousse même les vivants (ex. préparations rémunérées aux concours de la Fonction Publique proposition Chevènement , Ecoles de la 2ème chance initiative Edith Cresson).Ségolène Royal expose une conception vertébrée et exigeante de la France à partir des valeurs de la Révolution. Elle récuse la prétendue synthèse entre l'Ancien Régime et la Révolution. Ségolène Royal expose un patriotisme de bon aloi, une politique étrangère « sans humilité et sans arrogance », essentiellement fondée sur le Droit.
Nicolas Sarkozy c'est la conflictualité. Il veut réglementer le droit de grève et supprimer un poste sur deux dans la Fonction Publique.Ségolène Royal c'est la démocratie sociale, la confiance faite au dialogue, le souci des entreprises innovantes
Nicolas Sarkozy, c'est l'appel à l'effort égoïsteSégolène Royal, c'est l'appel à l'effort partagé. Droits et devoirs s'équilibrent. C'est une République généreuse mais aussi exigeante. Il y a des contreparties à l'allocation d'autonomie pour les jeunes sur critères de ressources. Les jeunes devront passer un contrat. Cela n'a rien à voir avec l'assistanat.
Avec Nicolas Sarkozy, les cadeaux fiscaux pour les riches. Inégalités et stagnation économique seront au rendez-vous. Sous couvert de « valeur travail », il redécouvre la plus-value : la détaxation des heures supplémen-taires profitera aux patrons et pas aux chômeurs. Il est en fait l'homme du capitalisme financier.Ségolène Royal sait ce qu'est la valeur du travail : cela s'appelle les salaires qu'elle propose de revaloriser par une conférence des revenus dès juin 2007. Elle prévoit de lutter contre les délocalisations. La relance du pouvoir d'achat des salariés, à commencer par les travailleurs pauvres, nourrira la croissance.
Nicolas Sarkozy est en phase avec les libéraux européens. Avec lui, c'est la certitude d'une Europe au fil de l'eauSégolène Royal se prononce pour une Europe qui protège, pour une Europe redressée sur le plan économique et social (soutien à la croissance et à l'emploi dans les statuts de la BCE, gouvernement économique de la zone euro, politiques communes vigoureuses).
Nicolas Sarkozy, c'est l'appel aux communautarismes : Ch. Estrosi: « la communauté juive a un candidat naturel, N. Sarkozy », N.Sarkozy : « Aucun ministre de l'Intérieur n'a autant fait pour les musulmans »Ségolène Royal c'est la République et la laïcité.
Pour l'Ecole Nicolas Sarkozy propose de supprimer la moitié des postes des enseignants partant à la retraite.Ségolène Royal a le souci de l'éducation des plus jeunes, des quartiers, des parents, d'un service de la petite enfance, du soutien scolaire. Elle donne la priorité à l'Education.
Comme le gouvernement sortant, Nicolas Sarkozy a un rapport dégradé avec le monde de la rechercheSégolène Royal propose un pacte de confiance avec les chercheurs : recherche publique, développement universitaire, recherche privée dans les entreprises innovantes.
En matière de santé, Nicolas Sarkozy propose une franchise supplémentaire de remboursement pour les assurés sociaux et l'augmentation du tarif des généralistes.Ségolène Royal demande un effort partagé entre les praticiens, les assurés sociaux et l'industrie du médicament. Elle donne la priorité à l'Hôpital public auquel elle accordera des moyens perennes.
En matière de sécurité, Nicolas Sarkozy c'est le « tout répressif ». Il a supprimé la police de proximité et privilégié la police d'intervention et d'interpellation à l'aveuglette. Il a accru les tensions urbaines.Ségolène Royal lie Education, citoyenneté, prévention et répression. Elle veut rétablir une police de quartier, proche de la population.
Nicolas Sarkozy s'est fait le chantre de l'immigration « choisie », avec de forts relents xénophobes.Ségolène Royal propose une intégration sur critères et le co-développement avec les pays d'origine, la priorité à l'Afrique en matière de politique étrangère
En matière de politique étrangère, Nicolas Sarkozy symbolise l'inféodation extérieureSégolène Royal fait entendre la voix juste de la France, une voix de principe fondée sur le droit international.
Conclusion : Nicolas Sarkozy joue les rassembleurs mais diviserait gravement le pays. Face au défi de la mondialisation, Nicolas Sarkozy offrirait un pays fracturé et amer, dominé par l'Argent roi, une France dépourvue de charme et d'attrait.Conclusion : Ségolène Royal est une candidate à l'écoute, ouverte au dialogue, qui rassemble vraiment sur un projet de solidarité et d'ordre juste. Face au défi de la mondialisation, Ségolène Royal c'est la confiance retrouvée, une France au beau visage, accordée aux valeurs humanistes de notre Histoire, aussi bien qu'aux aspirations de notre temps, une France sympathique aux autres peuples, attractive et tournée vers l'avenir.

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jeudi 22 février 2007

Invitation, Prémonition, Compassion...

Invitation...

Il y a quelques semaines à peine, le nombre d'articles consacrés à
Sarkozy dans la presse espagnole dépassait ceux concernant Ségolène.
Depuis plusieurs jours, le nom du candidat UMP n'apparaît plus que
brièvement cité dans les nombreux articles consacrées principalement
à notre candidate, dont la photo s'affiche chaque jour davantage et à
son avantage. A tel point que si je n'avais reçu ce matin par
courrier une invitation de Sarko pour assiter à une rencontre avec
lui, à Madrid le 27 février, j'aurais presque oublié son existence.
Se montrant "heureux" de me rencontrer, Nicolas Sarkozy m'invite
aussi à transmettre l'invitation à mes amis et m'incite à ne pas me
préocupper "pour le transport, si besoin est". J'imagine qu'une
voiture avec chauffeur viendrait, "si besoin est", me chercher à
domicile pour effectuer le trajet Barcelone-Madrid... Bien que
recevoir un courrier de Nicolas Sarkozy soit évidemment plus
désagréable que de découvrir dans ma boîte aux lettres l'Hebdo des
socialistes chaque semaine, et même franchement pire que de recevoir
ma facture de télephone portable, cette invitation n'a pas réussi à
me départir de ma bonne humeur.

Prémonition...

En effet, ce matin, lors de ma revue de presse quotidienne, j'ai eu
l'immense plaisir de lire dans le Periodico de Catalunya un article
intitulé "M'agradaria anunciar el triomf de Ségolène Royal" -
"J'aimerais annoncer la victoire de Ségolène Royal". Cette phrase,
prémonitoire j'en suis convaincu, est extraite de l'interview donné
par l'un des journalistes vedettes de la télévision catalane, Ramon
Pellicer, auquel vient d'être confiée la présentation du principal
journal de la soirée, sur TV3 à partir du 19 mars. Le présentateur,
qui selon la journaliste qui l'interroge, Núria Navarro, "incarne la
crédibilité", affirme qu'ouvrir son JT avec la victoire de Ségolène à
l'élection présidentielle française serait la meilleure nouvelle
qu'il pourrait annoncer car, affirme t'il, il est nécessaire qu'une
femme exerce cette fonction, nous obligeant ainsi à voir les choses
de manière différente.

Le correspondant d'El Periodico de Catalunya à Paris, Jose A.
Sorolla, revient sur les sondages qui donnent l'avantage à Ségolène
au premier tour alors qu' El País reprend les dépêches d'agence suite
au meeting de Rennes pour souligner l'attitude plus combative de
notre candidate à l'égard des candidats de Droite, Bayrou et Sarkozy
en particulier. Concernant ce dernier, le quotidien madrilène met en
avant l'idée soutenue par Ségolène selon laquelle le passé et le
présent de Sarkozy, toujours membre du gouvernement, sont en
contradiction totale avec son discours de renouveau et rupture avec
l'existant.

Compassion...

Le correspondant du journal catalan La Vanguardia, LLuís Uría,
détaille également la remontée de Ségolène dans les sondages suite à
l'émission de TF1 et souligne les qualités humaines de notre
candidate. Contrairement aux propos de Sarkozy, repris par La
Vanguardia et qu'il m'a semblé triste d'entendre dans notre propre
camp, selon lesquels "la compassion n'est pas une politique", le
journaliste estime que cette attitude "maternelle" de Ségolène est ce
qui, justement, lui permettrait de retrouver la "connexion" avec ces
français "qui lui avaient tourné le dos".

Car si vraiment la "compassion n'est pas une politique", que doit on
attendre de celui dont la dureté est tout un programme?

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Segolene Royal - Presentación

 
Fue diputada con 35 años, ministra con 38 y podría convertirse en la próxima presidenta de la República francesa con 53 años


Diputada a los 35 años y ministra a los 38, Ségolene Royal, candidata oficial del Partido Socialista (PS) a la carrera al Elíseo en 2007, aspira a convertirse a los 53 en la primera presidenta de Francia.
Royal es ya la primera presidenta de una región francesa, la de Poitou-Charentes, que arrebató a la derecha en 2004, con el factor añadido de ser el feudo del entonces primer ministro Jean-Pierre Raffarin, que dice de ella que "seduce de lejos e irrita de cerca". Ese logro, pocos días después de que José Luis Rodríguez Zapatero ganase las elecciones legislativas españolas, le valió el calificativo de "Zapatera", algo que para ella es "un cumplido".
Desde ese bastión, la compañera y madre de los cuatro hijos del primer secretario del PS, Francois Hollande, ha conseguido construir su imagen de "presidenciable", con carisma y habilidad comunicativa.
Con su sonrisa permanente, maquillada sutilmente y vestida con su chaqueta blanca fetiche, Royal ha protagonizado un fenómeno mediático que ha ido creciendo como la espuma, especialmente desde principios de año, tanto en Francia como fuera de sus fronteras.
Demandas a su padre
El gran éxito de esta hija de un teniente coronel de infantería, a quien llevó a los tribunales -y ganó- por no pagarle la universidad, es haber transmitido la sensación a la opinión pública de ser una especie de bocanada de aire fresco en la política y de que se preocupa de las cosas de la vida cotidiana.
Nacida en Dakar -uno de los destinos de su padre- el 22 de septiembre de 1953, cursó sus estudios primarios y secundarios en Charmes (este de Francia) y los universitarios en Nancy (licenciada en Ciencias Económicas) y en París (diplomada en Ciencias Políticas y en la Escuela Nacional de la Administración, ENA).
Salió de la ENA, donde conoció a Hollande, en 1980 en la promoción Voltaire -la misma que el primer ministro, Dominique de Villepin-, y dos años después se convirtió en consejera de Juventud y Deportes, y luego, también, de Asuntos Sociales de Mitterrand. Al amparo de éste, Royal fue colocada en las listas electorales de Deux-Sevres para las Legislativas de 1988 y obtuvo el escaño de diputada, que ha renovado elección tras elección desde entonces.
De 1992 a 1993 tuvo una discreta experiencia como ministra de Medio Ambiente en el Gobierno del socialista Pierre Bérégovoy. Fue de 1997 a 2002 cuando se forjó verdaderamente su experiencia ministerial a la sombra del entonces primer ministro Lionel Jospin.
De 1997 a 2000 ejerció como ministra delegada para la Enseñanza Escolar, donde se hizo muy conocida por disponer la gratuidad de la píldora abortiva "del día siguiente" en los institutos. Luego fue ministra delegada para la Familia y la Infancia, y en marzo de 2001 extendió también sus competencias a los Incapacitados.
"Supermamá"
Royal, que siempre ha explotado su faceta de "supermamá" y que no ha dudado en exhibir sus embarazos y partos en las portadas de la prensa del corazón, se apuntó allí el tanto de crear un permiso de paternidad, así como leyes para acabar con la violencia contra los menores.
Pese a haber ocupado siempre Ministerios de segunda fila, la "gacela", como se denomina ella frente a los "elefantes" del PS, ha tenido la rara habilidad de popularizar su acción, precisamente por abordar asuntos corrientes como los programas violentos en la televisión, la pornografía o la moda del tanga en los colegios.
Detrás de esa trayectoria a la vez feminista y, según sus detractores, sin fondo, se dibuja su maestría de comunicación; mezcla del encanto de su sonrisa -se rehizo la dentadura- y su elegancia sencilla y de cálculo, y un auténtico sentido de la empatía, o de la demagogia, según las opiniones.
Irascible y un tanto déspota con sus subordinados, según la dibujan los más críticos, Royal arrastra heridas de una educación conservadora muy férrea y de la dolorosa separación de sus padres. Cuarta de ocho hermanos, borró el Marie que precedía a su nombre a los 25 años, una forma de romper con una parte de su pasado.

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Paris: baisse de la pollution entre 2002 et 2007. La politique des verts et du PS à Paris nous incite à un optimisme mesuré

PARIS (AFP) - Les émissions d'oxyde d'azote ont baissé de 32% à Paris entre 2002 et 2007 et les émission de gaz à effet de serre ont baissé de 9% pendant la même période, selon une étude d'Airparif sur l'évolution de la qualité de l'air à Paris rendue publique mercredi par la mairie de Paris.


L'étude du réseau de surveillance de la qualité de l'air en Ile-de-France porte à la fois sur les émissions d'oxydes d'azote (pollution de proximité) et sur les émissions de gaz à effet de serre (responsables du réchauffement climatique).
Selon la mairie, "les résultats obtenus confirment pleinement ceux du rapport d'étape rendu public le 19 décembre dernier". Il s'agit d'une baisse de 32 % des émissions d'oxydes d'azote dans Paris intra-muros entre 2002 et 2007, "liée à la fois à l'amélioration technologique des véhicules mais aussi à la maîtrise des flux automobiles".
La diminution, souligne la mairie dans un communiqué, "équivaut à 5,2 tonnes d'oxydes d'azote en moins rejetées chaque jour par le trafic routier dans Paris intra-muros".
Deuxième conclusion: une baisse de 9 % des émissions de gaz à effet de serre "liée exclusivement à la politique des déplacements menée depuis le début de cette mandature", selon le communiqué de la mairie.
Il affirme que "l'évolution du parc automobile a un impact négatif sur les émissions de gaz à effet de serre" et que "seule, la diminution du trafic automobile a rendu possible ce résultat encourageant, qui correspond à 469 tonnes de CO2 en moins rejetées chaque jour par le trafic routier".
Selon la mairie, ces résultats "contestent le raisonnement selon lequel l'évolution technologique des véhicules suffirait à répondre aux enjeux environnementaux actuels" car "ce qui est vrai pour la pollution de proximité est totalement faux pour les émissions de gaz à effet de serre (CO2)".


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mardi 20 février 2007

Enfin Ségolène Royal a pu parler aux Français. Elle a pulverisé l'audimat.

Royal devance Sarkozy... à l'audimat
LEXPRESS.fr


La prestation de la candidate socialiste hier soir sur TF1 a été suivie par 8,9 millions de téléspectateurs. Le meilleur score pour une émission politique depuis quinze ans


Plus de 8,9 millions de téléspectateurs ont regardé la prestation de Ségolène Royal lundi soir sur TF1 dans l'émission "J'ai un question à vous poser". Le rendez-vous a enregistré 37% de part d'audience selon les chiffres de l'institut Médiamétrie diffusés par la première chaîne.

Pic à 10,6 millions
L'audience aurait culminé vers 21h30 avec plus de 10,6 millions de téléspectateurs branchés sur TF1.

Il s'agirait du plus haut score enregistré depuis quinze ans pour une émission politique. La candidate socialiste, qui répondait aux questions d'un panel de 100 Français, a en particulier attiré plus de télépectateurs que Nicolas Sarkozy, qui avait inauguré ce concept d'émission le 5 février dernier. Le candidat de l'UMP avait alors réuni 8,24 millions de personnes devant leur poste, soit 33% de part d'audience.

On resent grâce à cet article un mouvement propre à l'inconscient collectif qui avait entouré certains thèmes de fonds qui avaient éte soulévés lors des primaires socialistes. La rénovation de la politique s'avère nécessaire, et en grande partie les approches de Ségolène Royal sont celles qui avaient été retenues par ces mêmes socialistes, après moultes discussions et affrontements.

Savoir si la candidate socialiste a été générée artificiellement par les sondages, c'est réduire le raisonnement qui l'a porté à innover dans la dite politique à une argumentation purement démagogique qui met en doute la capacité de raisonnement
des socialistes et des Français en définitive.

Il est certain qu'innover en politique demande du courage, surtout si cela implique générer un tempo déphasé sur le rythme normale d'une campagne présidentielle. Ce déphasage entre le connu et l'inconnu est générateur de troubles, et oblige de fait à avoir une énorme force de caractère quand ce trouble se fait prédomminant. N'importe quelle personne, n'importe quel groupe a droit à ce moment d'inquiétude, de doute.

Il en résulte maintenant que le PS et sa candidate approche de la phase finale, moment où le système mis en place devrait se cristalliser en une réponse programmatique, qu'une étape dans notre système démocratique a été franchie, que des politique on fait leur travail de politiques et ont su faire évoluer la
politique.

Je ne sais si l'effort de synthèse sera réussi, mais une chose est assurée, c'est qu'en marge des dénigrements habituels des conservateurs et des médias avide de sensationnel, quelque chose est apparu dans notre démocratie, qui mérite surement d'être améliorer, mais qui a existé et qui existe; le citoyen dans la France entière a pu exprimer quelque chose avec l'espoir d'être pris en compte, le programme le dira, et les ajustements dans les prochains 80 jours le souligneront.

Ségolène Royal a démontré une force de caractère énorme face aux tempêtes soulevées par cette méthodologie, et aux accusations levées contre elle. Elle s'en est tenue à son orientation iniciale et elle démontre par ce fait plus que n'importe quel discours, quelle a la détermination qu'on demande à un chef d'état. Qui assumerait le risque encouru ces derniers jours et maintiendrait le cap fixé?

Son adversaire de droite, n'a pas été capable d'assumer ce risque , de plus sa permanence au ministère de l'intérieur a démontré en fin de compte les limites de son courage. En marge des candidatures plus qu'honorable des dits "petits candidats", elle a démontré par cet exercice sa stature de décideuse, de capitaine
de navire et sa force de conviction, chose que son adversaire principal de droite n'a pas fait.

En marge d'erreur toujours possible dans une trajectoire de campagne comme celle-ci, et aprés tous les remous engendrés par cette méthode participative, je suis assez convaincu que son choix est le bon et qu'il a le mérite de répondre en partie aux attentes des français. Mr. Nicolas Sarkozy en fin de compte ne nous a apporté pour l'instant que des mots, et en marge des sondages qui le donnent gagnant, il s'inscrit dans une dynamique de perdant.

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Les blogs de gauche de Madrid s'effondre dans le ranking de Google

Notre ranking dans google s'est effondré juste avant la visite de Nicolas Sarkozy à Madrid. Pour des recherches particulières (sarkozy madrid) ou (sarkozy expatrié) nous somme passés de la position 2 à la 164.
Le site de nos amis Sarkozy à Madrid après avoir disparu durant 2 jours, est tombé de la position 2 à la 256. Je vous laisse conclure.

Honnêtement nous ne savons que penser. L'évolution dans la semaine de ce même ranking, la synchronisation de tous les serveur google durant les 3 prochains jours nous permettra d'apprécier.

Certains outils de prediction de ranking nous donnes un PR futur de 4.

Une manifestation, une explication de google serait la bienvenue, avant que ne nous gagne la paranoía.

Des sites miroirs sont en cours d'activation du à ce manque de transparence. Certains sont déjà référencés par Google. (2 ième, 3ème et 7 ème position en recherche spécifique). Ils seront supprimés quand nous aurons une réponse ou une correction.

Captures d'écran avant problèmes:



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Voici ce que dit la presse espagnole de la prestation de Ségolène sur TF1 hier.

La majorité des quotidiens espagnols salue la prestation de Ségolène
lors de l'émission "J'ai une question à vous poser" hier soir sur
TF1.

A Madrid, El Mundo souligne, dans sa section consacrée aux médias, la
très nette victoire de la candidate socialiste en termes d'audience.
Selon les données de Mediamétrie diffusées par TF1, 8,91 millions de
personnes ont regardé l'émission à laquelle était invitée Ségolène,
contre 8,34 millions il y deux semaines pour celle dont l'invité
était Sarkozy, soit un taux d'audience de 37% pour la candidate
socialiste, invitée à répondre aux questions d'une centaine de
personnes. Ce taux n'avait pas dépassé les 33% pour Sarkozy. Le pic
d'audience a même atteint un record de 10,5 millions de personnes
trois quarts d'heure après le début du programme.

A Barcelone, La Vanguardia titre que Ségolène se positionne comme
l'unique "capable de réaliser le changement" dont la France a besoin.


Reprenant les dépêches d'agence, dans un long article publié dans les
pages d'actualité internationale, le quotidien catalan détaille
l'intervention de Ségolène durant les deux heures de programme. «
Répondant avec aisance et combativité », écrit le journal, aux
nombreuses questions du public sur des thèmes aussi variés que
l'euthanasie, la famille ou la PAC, Ségolène a déclaré que
ses "valeurs fondamentales correspondent à ce dont la France a
besoin aujourd´hui: la famille, l'éducation, la sécurité, la lutte
contre toutes les formes de violence, la relance de l'économie avec
une autre façon de voir les choses". Le quotidien poursuit en
indiquant que la candidate a projeté lors de l'émission une image
d'humanité et de proximité sur les thèmes sociaux et souligne son
geste de compassion et de réconfort envers un spectateur en chaise
roulante, atteint de sclérose en plaques, au moment où ce dernier
évoquait les larmes aux yeux la mort d'un ami. Se dirigeant alors
vers lui et le prenant par le bras, Ségolène a déclaré qu'il convient
de "changer le regard que porte la société sur les handicaps", tout
en regrettant que le programme ne soit pas sous-titré pour les
malentendants, contrairement à la demande qu'elle avait formulée.

El País affirme dans son édition en ligne que Ségolène "a remporté
une bataille" lors de cette intervention télévisée. En pages
internationales de l'édition papier, le correspondant du quotidien à
Paris, J.M. Martí Font, souligne le contraste entre l'intervention de
Sarkozy il y a deux semaines et celle de Ségolène, très nettement en
faveur de celle-ci, affirmant qu'elle a passé haut la main
son "examen de passage devant les Français". "Face à la rhétorique
pesante du candidat conservateur et à son étalage de solutions à tous
les problèmes-, écrit le journaliste, -Royal a opposé sa capacité
d'écoute et son empathie…". J.M. Martí Font indique également que la
candidate socialiste s'apprête à annoncer ce jeudi une
restructuration importante de son appareil de campagne, qui selon
François Hollande, cité par le journaliste, prendra une "forme plus
pyramidale".

Même le correspondant à Paris du très conservateur quotidien ABC,
Juan Pedro Quiñonero, tout en focalisant son article sur les sondages
qui donnent la Droite gagnante, laisse entendre que lors de son
intervention télévisée d'hier Ségolène a cherché à apporté des
réponses concrètes aux problèmes des Français et s'attend à une
remontée dans les sondages.

Malgré un ton résolument positif suite à l'intervention d'hier,
l'ensemble de ces quotidiens, évoque l'apparente importance du vote
conservateur, le vote cumulé "des gauches" au premier tour de
l'élection présidentielle, tombant, selon les sondages, à son niveau
le plus bas depuis 1969. Pour cette raison, tout en nous félicitant
du "talent" de Ségolène, il nous faut tous, plus que jamais,
dirigeants, adhérents et sympathisants du PS, nous mobiliser pour la
victoire de notre candidate

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lundi 19 février 2007

Trains, porte-avions et footballeur anti-sarko...dans la presse

Trains...
Joaquín Estefanía, dans un éditorial du quotidien El País du 18
février, compare le duel Ségolène-Sarkozy à un véritable "choc entre
deux trains". Son analyse porte notamment sur les mesures annoncées
par les candidats en ce qui concerne l'Europe et la fiscalité.
Sur l'Europe, Estefanía rappelle que Ségolène, en totale cohérence
avec son concept de "démocratie participative", se prononce pour un
référendum sur un nouveau texte de Constitution alors que Sarko
préfère un mini-traité négocié entre gouvernements sans juger
nécessaire de consulter les citoyens. Estefanía rappelle au passage
la proximité, et pas seulement idéologique, entre le candidat de
droite et Aznar, l'ex premier ministre conservateur espagnol...
En ce qui concerne la fiscalité et les mesures économiques,
Estefanía, à l'instar de nombreux commentateurs de la presse
espagnole, met l'accent sur le coût engendré par les propositions des
deux candidats, jugées également coûteuses mais radicalement opposées
dans l'esprit: Ségolène, à travers ses 100 mesures, met en avant un
ambitieux programme de dépenses sociales ciblées, destinées à lutter
contre les inégalités sociales alors que Sarko se contente d'annoncer
des réductions d'impôts et exonérations de charges, dont on sait à
qui elles profitent...

En résumé, l'article en question incite davantage à acheter un billet
pour Ségolène-Plage plutot que pour Sarkozy-Les-Mines...

Porte-avions...
El periodico de Catalunya titre dans son édition´du samedi 17 février
que Ségolène préfère "dépenser de l'argent pour l'éducation plutôt
que pour un porte-avion". Pour elle, écrit Jose Sorolla, le
correspondant du quotidien catalan à Paris, l'Education Nationale est
une priorité. Si la France peut dégager les 2000 millions d'euros
nécessaires à la construction d'un second porte-avions alors cette
marge de manoeuvre supplémentaire devrait bénéficier à l'éducation.
Quant au porte-avions, sa construction devrait être envisagée dans le
cadre de la Défense Européenne. Le journaliste cite alors Sarko qui,
lui, dit vouloir à la fois "sécurité pour la France et bonne
éducation". Qui a dit que le programme de Ségolène allait coûter plus
cher que celui de Sarko?
Le quotidien catalan se fait aussi l'écho des propos de Julien Dray
qui dénonce l'existence d'un véritable "système" composé de membres
des forces économiques et des médias, alliés en faveur du candidat de
droite et manipulés par lui. "Sarkozy est dangereux pour les
libertés" dénonce le porte-parole de Ségolène, cité par le
journaliste.
Sans surprises, le quotidien de droite ABC annonce, hier également,
que Ségolène serait en train de "couler" dans les sondages...Serait-
ce après avoir sabordé un porte-avions?

Carton rouge pour Sarko...
"Thuram contre Sarkozy" titre El Periodico de Catalunya dans son
édition de samedi 17 février. Publié dans la section Sports,
l'article d'une page, se fait l'écho des reproches adressés par le
footballeur du FC Barcelona (le Barça pour les intimes...) au
candidat de droite auquel il reproche sa vision "raciale" de la
société. Bien qu'affirmant ne pas vouloir prendre parti pour l'un ou
l'autre des candidats, Thuram évoque son dîner avec Ségolène, et se
félicite de l'expulsion de George Frêche du PS suite à ses propos sur
les joueurs de l'Equipe de France.
Ségolène- Sarko: 1-0

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Sarkozy must go - Financial time - Editorial

Sarkozy must go
Published: February 19 2007 02:00 | Last updated: February 19 2007 02:00


Nicolas Sarkozy has gripped France's presidential election by the scruff of the neck. His rival Ségolène Royal has wobbled ineffectually, sometimes mouthing vacuities, sometimes dabbling in old school dirigisme. Mr Sarkozy has charted an altogether firmer course, building a respectable lead for himself ahead of the April poll.

What a pity, therefore, that the election is not fair - or, at least, not universally accepted as such.

Ms Royal's Socialist cohorts complain that at the heart of the Sarkozy campaign lies a conflict of interests. Such arguments could be dismissed as the bleating of failing politicians, but they happen to be right. Mr Sarkozy's dual role as interior minister and presidential contender is indefensible.

As a government minister, Mr Sarkozy is responsible for the intelligence services, overseeing the domestic media - and organising elections. But he is running in the same elections his ministry is organising, his fortunes are shaped by (generally very positive) media coverage and his name has been dragged into allegations of politically-driven spying on the Royal campaign. The impression of a many-sided conflict of interest is difficult to avoid.

Of course, a ministerial post is not always a political trump card. Five years ago, Lionel Jospin's presidential campaign fell apart before the second round, even though he was prime minister at the time. In 1988, Jacques Chirac was comprehensively outmanoeuvred by François Mitterrand. In both instances, the presidency went to the man already in the Elysée.

But Mr Sarkozy's current job as interior minister - not to mention his reputation as the most hyperactive occupant of the post in modern times - is much more intimately connected with the election itself. If only for appearances' sake, he should consider his position. After all, he has already resigned from the government once, to become head of the ruling UMP.

Intellectual honesty also comes into play. A self-styled liberal in a traditionally statist nation, Mr Sarkozy has made "rupture" with the Chirac era his slogan. Yet he insists on remaining the second most senior minister of a discredited government. To campaign against an administration in which one serves is to teeter on the edge of absurdity.

While the election appears to be Mr Sarkozy's to lose, it is not enough for him to focus on not blowing his big chance. Instead, he should seek to win with the maximum possible legitimacy. After the tragi-farce of the 2002 contest, in which Mr Chirac faced down the ageing extremist Jean-Marie Le Pen, France deserves a real race, honestly conducted and seen to be fair.

Mr Sarkozy should counter any suspicions of malpractice and set an example for his prospective presidency. For the good of his country, and of himself, he should concentrate on his candidacy and leave office straight away.

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Arlette LAGUILLER : OGM, Monsanto, Bové, où croyez-vous qu'est la justice ?

Type : Communiqué de presse
Emetteur: Arlette LAGUILLER
Thème: Politique | Partis | Infos Générales | Environnement | Infos Générales | Justice | Infos Générales | Agriculture

Quoi qu'on puisse penser des opinions de José Bové sur les OGM ou de ses méthodes pour en arrêter la culture en plein champ, sa condamnation est une injustice flagrante.

Comment peut-on donc s'opposer aux agissements des trusts chimiques, agro-alimentaires ou autres qui commercialisent sans contrôle, des produits dont l'innocuité n'est pas certaine ? Faut-il attendre des années que la justice s'émeuve ou que le Parlement, qui est si rapide pour obéir aux injonctions de Bruxelles lorsqu'il s'agit de s'en prendre aux services publics, se décide enfin à légiférer sur les OGM comme Bruxelles le lui demande ? Les méthodes de José Bové sont sans doute le seul recours contre les actions néfastes des trusts agro-alimentaires.

En effet, parallèlement, on vient d'apprendre que le trust agro-chimique Monsanto vient d'être condamné pour sa publicité mensongère à propos de son désherbant Roundup. Il était l'objet d'une plainte depuis 2001 et il a donc fallu six ans pour que la justice intervienne.

Pendant tout ce temps, à coup de dizaines de millions d'euros de publicité à la télévision ou ailleurs, ce trust a prétendu que son désherbant ne restait pas dans le sol et n'empêchait pas de resemer là où on l'avait utilisé alors que tout cela est mensonger.

Le pire n'est pas tant la publicité mensongère pour laquelle il est condamné (à une simple amende) mais le fait qu'il ait commercialisé, depuis des années, des quantités énormes d'un produit néfaste pour l'environnement. Croyez-vous que les dirigeants du trust Monsanto iront en prison ? Ceux qui le croient peuvent croire à la justice mais ceux qui, comme moi, sont convaincus du contraire, sont convaincus aussi que la justice est, non seulement, à sens unique, mais qu'elle est une injustice sociale.

Contact Presse :Henriette MautheyTel 01 48 43 65 22 - 06 08 80 75 29Correspondance :Lutte Ouvrière - B.P. 23375865 PARIS Cedex 18

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Sondages présidentiels : au service de l’UMP ? (Agoravox)

Repris de Agoravox

La campagne présidentielle 2007 est l’occasion de multiples sondages qui semblent peu crédibles et parfois manipulés.

C’est étrange mais plus les instituts de sondages se trompent et plus les Français sont sondés. Faut-il rappeler les échecs passés lors d’élections françaises ? Trois mois avant le scrutin de 2002, les candidats Jacques Chirac et Lionel Jospin arrivaient en tête avec 23 % des intentions de vote, loin devant M. Jean-Pierre Chevènement, qui en obtenait 12 %, et M. Jean-Marie Le Pen, qui était gratifié de 8 % (Sofres, 4 février 2002)[1] ?

Faut-il rappeler les échecs plus récents qui sont intervenus en octobre dernier en Belgique (il avait été pronostiqué une nouvelle poussée de l’extrême droite flamande, en particulier à Anvers), au Brésil le même mois (nombreux voyaient le président Lula Ignacio da Silva l’emportait au premier tour), ou en Autriche (les sociaux-démocrates ont mieux maintenu leur position que la droite : les sondages pronostiquaient l’inverse) ?

La campagne de l’élection présidentielle 2007 connaît ainsi une multitude de sondages (portant même sur le second tour, ce qui n’a guère de sens), chaque semaine, alors même que tous donnent les mêmes tendances du moment. Comme ils sont publiés les uns après les autres, nous connaissons une répétition d’une seule et même information. Cela a d’ailleurs déjà été dit sur AgoraVox par Yann Riché[2].

Une seule et même information répétée et relayée par l’ensemble des médias alors même qu’elle peut s’avérer totalement erronée, tant les enquêtes peuvent être menées de façon artificielle ou sur un échantillon trop contestable.

Au-delà, comment accorder une crédibilité sans nuance à certains sondages comme ceux de l’Ifop dont la présidente n’est autre que Laurence Parisot, également présidente du Medef et proche du candidat UMP Nicolas Sarkozy ?


En réalité, les sondages parasitent le terrain et dans la plupart des cas ne retranscrivent pas la réalité. Le Monde diplomatique[3] relève un exemple probant : « Quand M. Nicolas Sarkozy ou son conseiller politique M. François Fillon ont pris des positions démagogiques en matière de répression des jeunes délinquants ou de remise en cause des « régimes spéciaux », un sondage a aussitôt été diligenté. Le 15 septembre dernier, par exemple, Aujourd’hui en France titra en Une : « Retraite, la fin des privilèges, les Français sont pour ». Et, en matière de sécurité, c’est au moment précis où un policier brutalisé témoignait des violences qu’il venait de subir que l’« enquête » intervint. »

L’ancien président de la Sofres, Pierre Weill fut « stupéfait » devant un enquête si biaisée : « On est stupéfait à la lecture des deux enquêtes, de voir à quel point les réponses sont dans les questions : au point qu’il est légitime de se demander si les résultats reflètent l’avis des sondés ou le pressentiment des sondeurs ! L’Ifop, par exemple, introduit ainsi le questionnaire de l’étude qu’il a réalisée pour le Figaro et LCI : « A propos de la récente agression de deux CRS à Corbeil-Essonnes et plus généralement au sujet de la délinquance, êtes-vous tout à fait d’accord, plutôt d’accord, plutôt pas d’accord ou pas d’accord du tout avec les affirmations suivantes ? » Difficile, lorsqu’on vous apostrophe ainsi, de ne pas donner dans la surenchère répressive, sauf à se sentir d’une lâcheté coupable envers les deux CRS victimes d’agresseurs ignobles »[4].

En comparaison, ce qui est tout à fait étonnant, c’est l’absence de sondages après la rencontre de M. Sarkozy avec le président des Etats-Unis Georges W. Bush, après ses déclarations condamnant en territoire étranger la politique étrangère du gouvernement auquel il appartient, ou après son déplacement raté en Corse : aucune enquête d’opinion ne nous a instruits de ce que les Français en pensaient dans un pays qui produit pourtant deux sondages par jour en moyenne.

Alors les sondages sont-ils un outil pour servir certains candidats ? Et en particulier (uniquement ?), celui de l’UMP ?

On peut légitimement se poser la question. En ce sens, soulignons l’étrange manœuvre ayant eu lieu autour du discours de Mme Royal, le dimanche 11 février 2007 à Villepinte :

- Tout d’abord, l’ensemble des médias a focalisé la population sur cette intervention en affirmant qu’il s’agissait d’une étape essentielle voire « vitale » pour la campagne de la candidate socialiste.

- Le discours ayant été particulièrement bien reçu par l’ensemble des présents et des commentateurs, on a assisté à un réajustement du positionnement des médias qui se sont montrés plus impartiaux pour nombre d’entre eux.

- Pour autant, très vite, alors que l’ensemble des médias appelait à plus de propositions la veille du discours, ce contenu a été tout simplement ignoré, bien que très abondamment traité par la candidate pendant près de deux heures.

- Dès le lendemain, été rendu public et relayé un sondage donnant une nouvelle fois Ségolène Royal perdante, alors même qu’il était tout à fait obsolète et ne prenait pas en compte la prestation de cette dernière.

- Le même jour et comme chacun s’en doutait, nous avons assisté à une médiatisation abusive sur le financement des mesures, alors même que cela n’avait jamais été demandé à Nicolas Sarkozy, sous-entendant, -ce qui a bien entendu été infirmé depuis, mais trop tard- que le programme de Mme Royal était un « gouffre financier irresponsable ».

- Etrangement, le mardi 13 février, la population prend connaissance d’un sondage réalisé par l’Ifop, dont la présidente Laurence Parisot est proche du candidat UMP.

- Précisément, ce sondage donne une avance encore plus large de M. Sarkozy sur Mme Royal que précédemment au discours de cette dernière. Le rapport est alors de 54 % contre 46 % au second tour.

On saisit alors aisément la volonté de « casser » la dynamique de Ségolène Royal suite à son discours reconnu comme de très haute tenue. Volonté de l’UMP relayée par un institut de sondage « ami ».

Il faut préciser que ce sondage a été commandé par Paris Match, propriété d’Arnaud Lagardère, ami intime du président de l’UMP.

Il a été effectué le lundi 12 février 2007 auprès de seulement 879 personnes et alors que la population n’avait pas eu le temps de prendre en compte le discours prononcé la veille par Mme Royal. Mais aucune nuance n’est apportée au sondage de l’Ifop et il est bien précisé : « sondage réalisé après le discours de Ségolène Royal ».

Mais sur ce point, Jean-Christophe Cambadélis a justement réagit. Il s’est ainsi plaint d’une enquête « sauvage car trop rapide ». « Combien de Français ont vu le discours (à la télévision) ? Combien ont eu le programme entre les mains ? », s’est-il demandé. « En moins de 24 heures, vous voudriez que l’ensemble de la France soit au courant des propositions ! ». « Laissez infuser le discours de Ségolène Royal, et laissez-nous (le) diffuser », a-t-il lancé. « Quand les Français verront réellement les propositions et feront la comparaison avec le programme de Nicolas Sarkozy, je n’ai aucune crainte ». Enfin, il a estimé qu’ « Il y [avait] un vrai souci : la rapidité de l’espace médiatique qui ne correspond pas à la manière dont nos concitoyens abordent le débat politique ».

Comment les médias peuvent citer en boucle des sondages donnant un rapport de 51 % à 49 % ou de 52 % à 48 % alors même qu’un résultat aussi serré n’a aucune valeur statistique du fait de la marge d’erreur (plus ou moins 3 %).

Cela explique peut-être le fait que depuis peu, certains sondages sont ainsi un peu plus large avec un rapport de 53 % à 47 % ou 54 % à 46 % (celui de l’Ifop) : pour se rendre plus crédibles ?

Notons aussi le rappel important fait le 6 février dernier par la Commission des Sondages mais relayé par aucun média :

« Ayant constaté une certaine tendance des commentateurs des sondages portant sur la prochaine élection présidentielle à présenter les pourcentages d’intentions de vote comme permettant un classement des candidats selon la préférence des électeurs, la Commission croit utile de rappeler que l’interprétation de tels sondages doit se faire compte tenu de la marge d’incertitude qui les affecte.

La taille et les modalités de constitution des échantillons ont notamment pour effet que les résultats obtenus par les candidats réalisant, dans les intentions de vote, un score qui n’excède pas, après redressement, un pourcentage de quelques points ainsi que les écarts de cet ordre qui séparent deux candidats ne sont pas véritablement significatifs. La Commission demande donc aux instituts ainsi qu’aux organes de presse qui assurent la publication ou la diffusion des sondages d’alerter l’opinion publique sur la prudence avec laquelle ces résultats doivent être interprétés. »

Il n’y a en fait que peu d’ « alertes » sur la faible crédibilité des sondages, et ces derniers continuent d’affluer.

Pourtant, il ne s’agit pas de satisfaire une quelconque ferveur des Français pour les sondages : ces derniers sont assez impopulaires.

A l’inverse des sondeurs français, ceux américains l’admettent clairement : « Nous, les sondeurs, aimerions penser que le public nous aime. Mais, au mieux, le public tolère les sondeurs. Au pis, il pense que nous sommes à vendre au plus offrant »[5].

Qui dit hostilité, dit refus de répondre : c’est pourquoi une dizaine d’appels téléphoniques est désormais nécessaire avant d’enregistrer un questionnaire, et le taux de réponse diminue depuis plus de vingt ans : « Pour une profession complètement dépendante de la gentillesse d’étrangers, précise M. Witt, c’est, en effet, une mauvaise nouvelle. »

Comme l’a aussi révélé Le Canard Enchaîné[6] dès 2002, en 1998, des chercheurs de Sciences-Po ont décortiqué les réponses utilisées par la Sofres pour un sondage. Ils y ont découvert que les diplômés du supérieur apparaissaient en surnombre dans l’échantillon utilisé (18 % des sondés contre 8 % dans la réalité), tandis que les « non-diplômés » se trouvaient sous-représentés (7,8 % contre 20 %).

Or les électeurs du Front national sont nombreux dans cette catégorie modeste. D’autres catégories - habitants des quartiers difficiles, ouvriers, chômeurs - sont pareillement négligées. Interviewé par « Envoyé spécial » le 29 mars 2002 sur France 2, un enquêteur de terrain confessait que les bidonnages étaient courants sur ces « éléments de quotas » manquants.

Pourquoi connaissons-nous de telles dérives dans le choix des échantillons qui servent de base aux enquêtes ? Parce que comme on l’a vu plus haut, de plus en plus de personnes refusent de répondre aux « météorologues de l’opinion ». Soumis aux mêmes impératifs de temps qu’auparavant, les instituts livrent des travaux effectués à partir d’échantillons de plus en plus maigres. Ainsi, on ne peut porter de véritable crédibilité aux sondages. Finalement, le sondage est au mieux une indication sur une tendance ... au mieux.

Alors, il y a peut-être un premier intérêt à la prolifération des sondages. C’est, pour les médias, celui de surestimer ou de sous-estimer un ou une candidat(e) et de procéder à un classement (comme le confirme le rappel de la Commission des Sondages, cité plus haut) : nous avons ainsi l’organisation d’un suspense qui ne peut que rendre les débats plus animés et les médias plus sollicités, plus écoutés, plus lus, plus regardés.

Actuellement, on peut penser que c’est le cas pour François Bayrou et Jean-Marie Le Pen. En effet, François Bayrou qui est crédité autour de 14 % des voix et de plus en plus classé comme étant « le troisième homme », connaît également le taux de personnes incertaines de leur choix le plus fort.

Un second intérêt peut être de « disqualifier » certains candidats à la présidentielle. Certains se voyant trop bas auront tendance à se retirer, de peur de ne pas parvenir au 5 % permettant le remboursement des frais de campagne. En 2002, le candidat écologiste investi, M. Alain Lipietz, avait dû laisser la place car maltraité dans les journaux et ne décollant pas dans les sondages.

Pour Alain Garrigou[7], professeur de science politique à l’université Paris-X-Nanterre, les raisons de la prolifération d’« enquêtes électorales » sont finalement très élémentaires : « Leur publication est stimulée par les mécanismes de fixation des tarifs publicitaires de la presse, établis à partir des tirages et des citations des « supports ». Quand un périodique commande un sondage et qu’il est cité dans d’autres journaux ou revues de presse, ce périodique se fait de la publicité. Cité lui aussi, l’institut ayant réalisé l’étude s’en fait tout autant. Or la notoriété est vitale pour des organismes qui réalisent l’essentiel de leur chiffre d’affaires avec le marketing commercial, mais dont les sondages politiques, ne représentant que 5 % à 10 % du chiffre d’affaires, sont les vitrines. En somme, grâce à la notoriété accumulée en politique, les sondeurs peuvent plus facilement obtenir des contrats pour interroger sur la consommation, les désirs et les marques de cosmétiques, par exemple. Ils ont en outre acquis un statut quasi officiel en se substituant au ministère de l’intérieur depuis qu’ils assurent la logistique des médias audiovisuels lors des soirées électorales[8]. Les sondés potentiels se laisseront plus aisément convaincre, et les commanditaires apprécient la célébrité de prestataires qui « passent à la télé ». »


Le Canard Enchaîné avait également révélé cette recette simple au coût modique : Pour un prix avoisinant les 5000 euros, « on espère donner un coup de fouet aux ventes grâce aux multiples citations dans la presse que favorisent ces scrutins en miniature. Et l’on remplit à peu de frais des pages de chiffres et d’éditos savants. L’opération, d’une efficacité désarmante, se déroule en trois temps : dépêche de l’AFP la veille, parution de l’enquête, reprises par les confrères écrits et audiovisuels le jour même, nouvelles exégèses et digressions le lendemain. Le bénéfice est double, car les régies publicitaires de ces journaux ont l’œil fixé sur le nombre de ces reprises et en tiennent compte pour augmenter leurs tarifs de réclame. Par ailleurs, certains de ces mêmes sondeurs mesurent l’audience et la diffusion de ces médias ainsi que leur « taux de pénétration » dans les différentes catégories de public. Et ils en tirent des indications précieuses pour les annonceurs (publicitaires). Le mélange des genres règne donc gaiement. Pas question, pour les journalistes, de trop insister sur les bavures passées des sondeurs, sur leurs contradictions hebdomadaires, sur l’importance de leurs marges d’erreur ou sur l’insuffisance de leurs échantillons. »[9]


Le vrai problème est que cette relation d’intérêt ne fonctionnerait pas avec autant de fluidité si les sondeurs et les responsables médiatiques ne s’entendaient aussi bien. Les directeurs des « instituts » de sondages et les patrons des canaux de diffusion de l’information ont en effet la même façon de percevoir le monde et la politique. Et ces derniers, on le sait, sont tous des proches de Nicolas Sarkozy (voir mon article précédent[10]).


D’ailleurs, notons que ce sont les propres sondeurs qui commentent abondamment les sondages dans les médias, ce qui ne permet aucunement de relativiser des résultats.


On le comprend donc aisément, les sondages des grands instituts constituent aujourd’hui un outil au service du candidat et président de l’UMP, Nicolas Sarkozy. Paranoïa ?

Les sondages peuvent agir sur la réalité. Ce ne sont pas les sondés mais les sondeurs et les décideurs médiatiques qui influencent sur la sélection des candidats.

C’est la participation des sondages dans la sélection des candidats et dans leur médiatisation, la collusion des intérêts avec les médias, qui entraînent le fait que les candidats consacrent l’essentiel de leur temps à promouvoir leur image plutôt que des idées. En l’espèce, la palme revient à Nicolas Sarkozy.

Pour conclure, un exemple concret : le 8 juin 2006, un sondage BVA-Le Figaro-LCI donnait ce titre du quotidien : « Pour 56 % des Français, Sarkozy fait les bons choix ». L’article n’évoquait pas d’autres résultats bien moins conformes à ce satisfecit, comme par exemple le fait que 81 % des sondés attribuaient l’insécurité à la dégradation des conditions de vie et à la pauvreté, que les médias créaient le sentiment d’insécurité pour 73 %, etc.


Résumons : celui qui commande, celui qui paye et qui fait publier peut faire dire ce qu’il veut aux sondages. Ceux qui commandent, qui payent, qui publient sont tous ou presque des proches du candidat UMP ...


Nous ne savons pas ce qui va se passer dans les prochaines semaines mais espérons que nous nous souviendrons une bonne foi pour toutes que les sondages se trompent toujours et que parfois, comme nous l’avons vécu en 2002, ce qui sort des urnes est l’expression malade d’une manipulation médiatique qui dégénère.

[1] Les résultats : M. Chirac : 19,88 % ; M. Le Pen : 16,86 % ; M. Jospin : 16,18 % ; M. Chevènement arrivait en sixième position avec 5,33 %.
[2] « L’écho des sondages résonne dans les médias », Yann Riché, AgoraVox, 7 février 2007.
[3] « Sondages : de qui se moque-t-on ? », Le Monde diplomatique, 11 octobre 2006.
[4] Propos repris dans le même article.
[5] Evans Witt, Public Perspective, université du Connecticut, juillet-août 2001, repris dans Le Monde diplomatique, juin 2006.
[6] Le Canard Enchaîné, 3 avril 2002.
[7] « Infernal manège des sondages », Le Monde diplomatique, Alain Garrigou, juin 2006.
[8] Jusqu’aux années 1970, les soirées électorales de la télévision et de la radio étaient organisées en direct avec le ministère de l’intérieur (qui centralisait les résultats officiels).
[9] Le Canard Enchaîné, 3 avril 2002.
[10] « Une campagne médiatique aux ordres de Nicolas Sarkozy », Nicolas Cadène, AgoraVox, 7 février 2007.

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dimanche 18 février 2007

Indexation google. Que se passe-t-il ? J'ai le tournis, ça monte , ça descend, ça disparait. Un vrai yoyo

On ne comprends plus rien aux indexations de google !!

4 changement de résultat de recherche différents (2, 165,1,154) en 4 jours sur google. Sarkozy à Madrid 1 sortie et 1 re-entrée dans l'index en 2 jours. Si on était parano, et comme c'est fin de semaine et qu'on est présent sur les forums aux US, on dirait que deux personnes jouent avec nous (une personne à Mountain View en californie à google US qui rectifie ce que quelqu'un à Google France fait tomber), dure je crois plus en l'intégrité de Google US que Google France. Bon mais je suis parano, comme me l'a dit un type aux US, et donc ce que je viens de dire n'est pas possible. Mais il y a de quoi penser " De toutes façons, il y a un problème de transparence, et de comité de control.

Prémisse: 80% des arrivées "innocentes" sur ce blog proviennent de google, c'est à dire que 80 % des gens non convaincus, non militants, non curieux viennent par google (comme tous les blogs j'en ai bien peur). Donc le thème est plus important qu'il n'y parait.

Le blog Sarkozy à Madrid est de nouveau indexé par google. Les résultats sont bons avec un navigateur configuré pour le Français (2 ou 3 ieme position). Par contre nous nous sommes retournés aux catacombes.

Ebauche d'explication technique: nous somme linkés par Sarkozy à madrid. Il a été désindéxé volontairement, donc on paie les pots cassés à causes des badlinks. Donc google nous fait tomber imédiatement.
Quand sarkozyamadrid disparait on remonte en position 2 ou 3. Quand sarkozy à madrid remonte on retombe

On joue au yoyo. 4 aller-retour en 4 jours.
Des explications techniques on en trouve toujours. L'essentiel est que tout roulait parfaitement jusqu'à jeudi, ça aussi s'est une donnée.

Les sites de nos amis du PS français à Madrid, continuent d'être normaux, ils ne sont pas affectés. Je vais mettre une rose sur le mien et voir si cela calme les algorithmes de google, peut-être il aime les fleurs, ou d'autres connaissent leurs limites.

On va laisser passer 2 ou 3 jours pour être reindéxés normalement par les robots, et voir ce qui se passe.

Avis des miroirs sont en cours de publication et signalés comme tel. Ils seront indéxés dans 2 à 3 jours dans les moteurs de recherche.

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Le monde -Sarkozy-Royal et trois raisons pour en revenir aux fonds des choses.

Monsieur Santini m'a déçu. Bien sur pour ses choix politiques, mais ce genre de comportement explique bien le rejet des politiques de la part des français.

Quand on n'est pas d'accord, on s'en va on ne joue pas au moralisateur. L'UDF n'est pas un goulag stalinien que l'on sache.

A la suite un autre article de Le Monde, qui semble se racheter une virginité ces derniers jours.





Interrogé par l'AFP, l'entourage de M. Santini a indiqué que le député-maire d'Issy-les-Moulineaux n'avait "pas l'intention de se mettre en congé de l'UDF". Il avait annoncé, le 10 févier, qu'il ralliait Nicolas Sarkozy, "le seul candidat en mesure d'emporter" la présidentielle.
"Je rallie un homme mais pas un parti parce que j'ai toujours été libre dans un parti libre", avait-il affirmé, en indiquant ne pas quitter l'UDF.





Le discrédit qui touchait les responsables politiques a donc atteint les médias eux-mêmes et l'irruption d'Internet a fait le reste. Les journalistes ne sont pas insensibles à cette critique qui les touche désormais de plein fouet. "Il faut bien reconnaître que nous nous trompons régulièrement, souligne Laurent Bazin, ancien de LCI et d'Europe 1, aujourd'hui journaliste à i-Télé. Mais la critique qui nous est portée est plus profonde encore : les citoyens ont le sentiment que les journalistes et les politiques se sont mis en boucle pour ne parler que de choses qui les intéressent, eux."




Selon un sondage IFOP à paratre dans Le Journal du Dimanche, près de 80% des Français, l'élection présidentielle n'est pas jouée. A neuf semaines du premier tour, 79% des personnes interrogées estiment que "l'élection présidentielle n'est pas jouée" et que "beaucoup de choses peuvent se passer d'ici le 22 avril".

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Madrid à Villepinte le 11 février (II) - Ségolène Royal et l'histoire.

11h30 : Jusqu’à 12h00 nous sommes 8000,l’institution socialiste arrive et défile avec plus ou moins d’applaudissement selon. PRG, MRC représentés par leur président, Lang, Martine Aubry, Rocard Emanuelli, ils sont là dès le matin, ils assisteront au discours de François Hollande.

12h00 : François Hollande est arrivé aux milieux des applaudissements. Nous sommes 11000. On sent comme une ferveur, ferveur qui pousse non pas l’homme, mais le premier secrétaire. On sent comme une demande de la foule de mettre un terme à toutes les incertitudes de ces dernières semaines, une demande de mettre de l’ordre, une demande d’avoir une unité. Cette foule avec ses applaudissements était demandeuse, elles ne donnait pas, il ne faut pas s’y tromper, elle n’accepterait pas d’être une nouvelles fois spectatrice des accrochages, de la désolation des batailles d’arrière garde.

Le discours de François Hollande est dans la ligne de Razzye Hammadi auparavant. Il donne un cap, il nomme un adversaire, il l’empoigne avec humour, avec délectation je dirai même il s’en repaît. Les socialistes et non socialistes enfin voient la fin de tunnel, il semble qu’effectivement, la campagne s’ouvre, que l’humour de François Hollande qui transcende les inquiétudes fait renaître l’homme, fait renaître la conscience, fait renaître le goût de la victoire. L’homme se délecte de son discours, il joue avec les mots, il se fait plaisir, il en est la première phase de la bataille, celle où l’en sent la force de son destin, celle où l’on joue avec son destin, celle où l’on fourbit et nettoie ses armes. L’homme était joueur, l’homme prenait son plaisir.

Fin du second acte :Le parti a parlé, le parti veut montrer qu’il est en ordre de bataille. Les socialiste veulent le croire et … le croient.

13h45 : On défend son pré carré contre l’invasion des organisateurs. Notre chance dans cette bataille, cette bataille qui nous a permis de résister et de rester dans les premiers rangs, tout simplement l’absence d’organisation, d’autres plus vindicatifs que la moyenne qui mobilisent les organisateurs, et aussi d’être raisonnable de pas en vouloir trop. Nous nous sommes retrouvés en lisière de la zone VIP, pas trop près pas trop loin. En définitive on n’intéressait personne du moment qu’on restait sage.

14h30 : L’attente de Ségolène. Nous sommes 15000. Tout le monde vient peu à peu (des VIP), je passe sur les noms, ils sont dans la plupart des compte-rendus blogs, Ps, Désirs d’avenir, (les journaux je ne sais pas, et même j’en doute). Le seul absent Lionel Jospin. Que se passe-t-il dans sa tête, que veut-il ? Cela en devient infantil, personne ne le nomme, personne ne sait en fin de compte si son absence crée un manque ou crée un soulagement. Dans mon cas un soulagement, j’ai toujours vécu son abandon en 2002, sans un mot comme un lâchage. Le capitaine n’abandonne pas le navire quand il sombre, c’est trop facil, tout le monde peut-être capitaine sinon. Il a démontré ce jour là qu’il n’était pas à la hauteur de l’ambition manifesté d’être dans le duo final, les élections firent en fin de compte ce qu’elle doivent faire c’est à dire sélectionner.

14h45 : Ségolène Royal arrive. J’ai préféré son entrée au palais des congrés de Madrid en Septembre. Elle est tendue, mais elle retrouvera sa verve, sa fougue durant le discours. Certaines parties du discours elle les vit intensément. Mon reproche, elle est trop distante avec la foule ; regarder Chirac vous comprendrez, il communique en direct, même avec sa froideur. Nous sommes 18000 20000 je ne sais pas.

Avant la fin je pars, je dois être à Orly, et le RER est Sarkozyste ce jour là, wagons courts et peu nombreux.

La décision fut la bonne, je perdis une partie du discours, mais j’en partageai la primauté avec ceux qui venaient de la France profonde qui avaient fait le même choix de partir avant.

Soulagement, et sensations d’être au rendez vous de l’histoire.


  • Rendez-vous avec l’histoire pour une France à visage humain
  • Rendez-vous avec l’histoire pour une France qui réinvente la politique
  • Rendez-vous avec l’histoire pour une France qui peut se réformer par le consensus
  • Rendez-vous avec l’histoire pour une France de tous
  • Rendez-vous avec l’histoire pour une France qui peut changer l’europe.
  • Rendez-vous avec l’histoire, pour ne pas laisser un monde transformé en chaos
  • Rendez-vous avec l’histoire pour élire la première femme présidente de la république Française.

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samedi 17 février 2007

Google et les limites de la transparence. Nous censure-t-on à Madrid avant la venue de Nicolas Sarkozy ?

Reçu de Sarkozy à Madrid

Veut-on nous éliminer de Google avant la venue de Sarkozy à Madrid ?

Bonjour,

Je vais vous raconter aussi une sale affaire avec google qui nous affecte depuis jeudi avec les blogs de Madrid.

Vous savez tous que Mr. Nicolas Sarkozy vient à Madrid le 27/2.

Il existe  plusieurs blogs de gauche sur Madrid. Jeudi l’un d’entre eux s’est effondré de la 2 ième position à la 160 ième sur toutes les recherches dans google specifiques des français à l’étranger.

http://destin-et-turbulences.blogspot.com/

L'administrateur a posté des remarques sur l’éthique de google dans cet effondrement suspect sur des sites spécifiques aux US que les gens de google lisent.

2 heures plus tard les statisques internes de google étaient changées en mal. Il a relancé un post signalant qu'il avait des copies d’écran. Ce matin tout était Ok, il était de nouveau en 2ieme position Coincidence dites vous, effet sand box, ..., ou autres chose ?

Je le pensais un peu, mais pas de chance il m’est arrivé cela aujourd’hui avec notre site:

http://sarkozymadrid.blogspot.com/

Ce site a été monté il y a 10 jours pour la venue de Mr Nicolas Sarkozy, il est là vous imaginer pour démontrer aux internautes que Nicolas Sarkozy n’est pas le meilleur candidat. On est dur, mais propre, on joue sur les contrastes de Nicolas et ses amitiés espagnoles

Nous étions premier, deuxieme et troisieme, sur des recherches spécifiques (sarkozy madrid) ou (sarkozy madrid expatriés) jusquà ce matin.

Bon ce soir on a été rayé de l’index de google, non pas que nous sommes en position 160 ,240, non, on nous a rayé du monde, nous n’existons plus.

Bien sur je suis retourné au même endroit que l’autre Blog, et je l’ai signalé.

Nous verrons bien si il y réaction.

Pensez vous qu’il y a un problème techinque chez google, ou que les algorithmes sont erratiques juste avant la venue de Sarkozy à Madrid ?

Après le deuxième problème, je ne peux plus croire que c’est un problème technique.

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vendredi 16 février 2007

Fiscalité des Français de l'étranger. Ségolène Royal a pris la bonne décision.

Ce vendredi soir là je suis passé par Solférino (siège du PS), pour aller chercher un ami avant d'aller manger un morceau. Je peux vous dire que les gens de la FFE (fédération des français de l'étranger) du PS se sont bougés pour défendre  les français de l'étranger, expliquer le sort des binationaux, faire comprendre la complexités des situations; et cela a marché j'ai vu le SMS de P.Y. le Borgn' arriver annonçant le retrait de la proposition. Non pas que la proposition était mal imaginée, mais elle pouvait entrainer des confusions, et était liée à un vote qui devrait en définir les contours. Trop ouvert à une mauvaise interprétation en ce moment (voir le Figaro)

Faut-il taxer les Français expatriés ? (Liberation)

Dominique Strauss-Kahn a-t-il voulu savonner la planche de Ségolène Royal ? Dans son rapport sur la fiscalité remis vendredi à la candidate socialiste, il a glissé une grenade dégoupillée : «Il n'est plus acceptable que des citoyens français parviennent à échapper à l'impôt en s'installant hors de France. Nous proposons de définir une contribution citoyenne qui sera payée en fonction de ses capacités contributives par tout Français établi à l'étranger et ne payant pas d'impôt en France.» La proposition n'a pas échappé aux deux millions de Français de l'étranger qui payent, pour la plupart d'entre eux, leurs impôts dans leur pays d'accueil. Manifestement excédé par l'exil fiscal de Johnny Hallyday, DSK semble assimiler tous les Français de l'étranger à des fraudeurs potentiels et, surtout, n'hésite pas à établir un lien entre nationalité et impôt. Le problème est que l'entourage de Royal n'a pas du tout apprécié cette proposition. Surtout que les futurs surtaxés se sont inscrits en masse pour voter cette année 830 000 contre 445 000 en 2002...
Dès vendredi, Pierre-Yves Le Borgn', «mandataire de Ségolène Royal pour les Français de l'étranger», a joint François Rebsamen, codirecteur de la campagne de Royal, qui lui assure qu'il n'est pas question de retenir cette suggestion. Depuis, Le Borgn' s'active pour essayer de limiter la casse. Sur le blog de Libération, «coulisses de Bruxelles», il poste la mise au point suivante : «Ségolène Royal (a) fait savoir qu'elle n'entendait en rien reprendre dans son Pacte présidentiel la proposition faite par DSK (...) Tout le monde n'est pas Johnny Hallyday ! Ce genre de cliché sur la prétendue richesse de nos compatriotes hors de France et leurs fuites fiscales heurte les centaines de milliers de familles qui paient dûment leurs impôts dans leur pays de résidence et y vivent parfois difficilement. J'ajoute que (cette) mesure (...) aurait été parfaitement illégale en droit communautaire et contraire aussi à toutes les conventions fiscales bilatérales dont la France est partie.»

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jeudi 15 février 2007

Poutine et la fierté blessée de la Russie. Introduction et mise en cause de la compétence de Nicolas Sarkozy

Le fait de vivre en Espagne en 2003, nous fit sentir plus que d'autres, l'arrogance de ce monde Unipolaire, du "ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous". Poutine efectivement n'est pas une personne fréquentable du point de vue droit de l'homme, mais ce n'est pas en maintenant la Russie en marge du monde qui marche de les traiter comme des pestiférés, que les choses peuvent s'arranger. Erriger une alliance militaire aux frontières de la Russie, qui ne sert que les intérêts des états-unis n'est pas fait pour renouer un dialogue franc et sincère. En quoi est-il plus horrible de ménager un Poutine qu'un Bush, de faire le jeu de celui-ci comme l'a fait Aznar et en moindre mesure parce qu'il ne pouvait en être autrement Nicolas Sarkozy.

Les sondages et les médias (partials) mettent en exergue une pseudo compétence de Nicolas Sarkozy, mais:


  • n'oublions pas que sa pseudo compétence n'est que verbale

  • ses actes tout au long de ses cinq années ont souligné les limites de son intelligence (corse, irak, bush, securité, banlieues, cpe) et deses relations avec les hommes et les grupes humains.

  • il ne propose ni un monde meilleur, ni une alternative à l'effondrement planétaire.
En définitive la chance d'être Français en Espagne et d'avoir connu la dérive Bushiste de Aznar des années 2003 c'est de nous permettre de reconnaître le déspotisme inhérent à la personalité de Nicolas Sarkozy. Sarkozy et Aznar sont semblables, pour cela ils sont amis.

Poutine déterre la hache de guerre froide


A grand renfort de piques d’une agressivité inédite contre « l’unilatéralisme américain », le maître du Kremlin avait fait frémir le cercle atlantiste réunit à Munich pour assister à la 43ème « conférence sur la sécurité ».

Poutine avait prévenu qu’il ne ferait preuve d’aucune « politesse excessive » et n’a pas mâché ses mots. Dans une diatribe portant en filigrane « la fierté blessée des Russes », il s’en est pris au monde « unipolaire » des Américains ; un monde dans lequel « personne ne se sent en sécurité », qui n’a « rien à voir avec la démocratie » et qui est devenu le « catalyseur d’une nouvelle course aux armements ». Le chef d’Etat a qualifié de « parfaitement superfétatoire » le bouclier anti-missile que les Etats-Unis veulent installer en Pologne et en République Tchèque, avant d’accuser l’Otan de « violer » le traité sur la réduction des armes conventionnelles en Europe. L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) n’étant à ses yeux qu’un « instrument vulgaire » destiné à assurer les intérêts de l’Occident.

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mercredi 14 février 2007

AFP et RTL: Sarkozy à Madrid pour l'anniversaire d'Aznar ? ?

Repris de ce nouveau site à Madrid monté peut-être par des Français qui n'ont pas aimé la trahison de Santini.

Nicolas Sarkozy, quand et que vient-il faire à Madrid ?

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mardi 13 février 2007

Villepinte le 11 février - Ségolène Royal vue par la presse de province.

 

  • La candidate existe, les socialistes l'ont rencontrée. Royal habite désormais son personnage. Moquée par l'élite pour incompétence bécassinière, elle ressurgit, comme Chirac en 1995, poussée par la France d'en bas.
  • La socialiste a réussi son pari de donner corps à sa démocratie participative qui inquiétait tant ses amis. Elle a débouché sur un projet où domine la Royal iconoclaste du printemps 2006. Celle qui avait secoué quelques tabous de la gauche
  • Mais avec une fougue contenue, Ségolène Royal est nettement entrée dans la campagne, faisant entendre sa différence par l'accent mis sur la qualité de son écoute.
  • elle a énoncé cent propositions organisées autour des principales urgences sociales du pays : le pouvoir d'achat, le travail, la réussite éducative, la Sécurité sociale, le logement! Et nombre de revendications du monde du travail( pas toutes, loin s'en faut) figurent dans ce catalogue
  • Mme Royal a clairement refermé la page d'une première partie de campagne participative pour annoncer un maximum de pistes concrètes sans jamais perdre le fil de cet affichage qu'elle a voulu attractif. Les priorités sociales ont été nettement mises en avant, tranchant avec un discours jusque-là plutôt consensuel. La candidate semble avoir pris bien soin de rallier son camp sous la bannière de la solidarité et d'une société plus juste. Elle n'en a pas moins tenu bon, face aux éléphants du PS assis au premier rang, sur des valeurs très personnelles, notamment en matière qui constituent sa marque de fabrique. Il lui était interdit de se renier sous peine de décevoir, de décevoir sous peine de décrocher. Avant, elle était différente mais socialiste; aujourd'hui, elle est socialiste mais différente."
  • Celle-ci jouait une partie importante dans la mesure où il lui fallait marier le programme initial du PS, certaines propositions de ses rivaux des primaires, les apports des débats participatifs et sa vision parfois iconoclaste aux yeux d'une gauche dogmatique
  • Car, le point marquant de son parcours, c'est bien cette phrase qui claque comme une profession de foi : "Avec moi, rien ne sera fait sans vous".
  • Et en puisant dans le lexique socialiste les meilleures harangues contre le profit, les rentiers, les discriminations ou la casse de la société par la droite. Sur le fond, ensuite, avec une série de mesures phares en faveur des bas salaires, des plus démunis, et de l'éducation. Sans toutefois renoncer aux quelques idées iconoclastes qui avaient déclenché une crise d'urticaire dans son camp, comme les fameux centres éducatifs pour mineurs avec encadrement militaire, la remise en cause des 35 heures, ou la révision de la carte scolaire.
  • le ton était plus volontaire, que le virage à gauche était manifeste. Toujours dans la lignée mitterrandienne. D'abord gagner les voix de son camp avant d'aller chasser ailleurs. Au passage, la famille socialiste a joué la carte de l'unité, les grands caciques en tête
  • Ségolène Royal jouait gros et elle a su se montrer à la hauteur de ce qu'attendaient ses partisans
  • ses 100 propositions très ancrées à gauche, mais sans pour autant se renier. Synthèse plutôt réussie,
  • Ségolène Royal veut amener de la sécurité pour la 'France qui souffre'
  • "Elle a eu raison de croire jusqu'au bout en elle et de ne pas remettre son destin dans celui d'une plume, à la différence de Nicolas Sarkozy. Certes, cela a permis au ministre de l'Intérieur, lors de sa déclaration de candidature, de citer Jaurès et Blum et de surprendre. Mais que cela sonne faux aujourd'hui par rapport à cette humanité de Ségolène Royal! Rarement d'ailleurs campagne présidentielle aura été autant en contraste. Alors que Nicolas Sarkozy veut apparaître comme un homme de vision, la candidate socialiste a choisi de privilégier le quotidien. Cela est peut-être moins prestigieux, moins valorisant. Mais qui est dans le juste? Les Français sont fatigués de leurs leaders qui cherchent à briller à l'étranger alors qu'ils délaissent les problèmes des banlieues, des jeunes et de cherté de la vie.(...)"
  • Ségolène Royal a réussi la synthèse entre les valeurs de la gauche et les « pépites des débats participatifs.
  • L'exercice consistait à revendiquer sa liberté et surtout à entreprendre la reconquête de ce qui avait semblé lui échapper, la stature présidentielle. C'est sur ce terrain que, en arborant une gravité souriante, elle a marqué des points. Plus qu'un virage à gauche, le 11 février est son vrai tournant présidentiel.
  • La vérité est qu'hier, c'est Ségolène qui a remporté ce match médiatique. De rouge vêtue, dans un long discours prononcé devant une foule de militants conquis dont les multiples drapeaux, les tee-shirts bariolés et l'effervescence tapageuse avaient un parfum de primaires américaines, elle a exposé son pacte présidentiel, ce contrat qu'elle entend passer avec les Français. On n'entrera pas, ici, dans le détail de ces propositions qui seront développées au cours de la campagne qui s'ouvre. Deux remarques tout de même. La première est que la candidate socialiste a répondu, par son discours, à ceux qui l'accusaient de n'avoir ni fond ni programme. Est apparue, dans le détail même des propositions, une incontestable réflexion sur l'état et le devenir de la société française.(...)"
  • Et si Sarkozy dit se moquer des étiquettes, elle, tout en marquant sa différence avec le parti socialiste, ne renie pas son ancrage à gauche. Le reflet des "détresses silencieuses", des "colères", des réalités quotidiennes que lui ont renvoyé les débats participatifs, constitue la trame de son programme qui met "en avant de tout" l'éducation et l'emploi des jeunes.
  • Hier, Ségolène Royal a donc muté. Avec une sorte de force tranquille. Sans jamais renier sa démarche "participative". Sans non plus revenir sur quelques propositions qui avaient décoiffé les militants de gauche comme, par exemple, les centres éducatifs avec encadrement militaire. Sans non plus une seule fois faire explicitement référence au projet socialiste. Hier, Ségolène Royal a déroulé SON programme. Avec une ligne de partage très nette: il y a d'un côté ce que Ségolène "ne veut pas" et de l'autre ce que Royal "veut". (...)"
  • On remarquera, d'ailleurs, qu'elle embarque tout son petit monde sans renier rien de ce qui avait pu indisposer certains. L'encadrement militaire des primodélinquants, la carte scolaire à remanier, les jurys citoyens, les discours sur l'ordre juste et la démocratie participative, tout est là, qui reste et qui conserve la singularité de la candidate.
  • Elle a suivi son calendrier et n'a pas renoncé à sa méthode participative même si elle l'a acclimatée pour satisfaire le PS qui commençait à ne plus se reconnaître dans sa candidate et à le faire savoir. Comme garantie de sa légitimité, Ségolène Royal en est revenue à sa seule référence : François Mitterrand dont elle a repris dans un discours fleuve le principe des cent propositions ¬ en 1981, l'ancien Président en avait listé 110. Si elle parvient à convaincre qu'avec ce bréviaire comme François Mitterrand, elle peut faire gagner la gauche, elle aura conjuré le doute sur sa compétence. Sinon on lui reprochera comme à Edith Cresson, Premier Ministre lors de son discours de politique générale, un catalogue flou. Moins lyrique que lui, plus structurée qu'elle, hier elle était en tout cas, à nouveau différente."
  • Retrouvant le coeur de ceux des militants qui attendaient une ' feuille de route', Ségolène Royal a aussi réaffirmé hier sa liberté. Mais c'est une liberté surveillée."
  • Mais de réels moments d'émotion ont incontestablement parlé à un peuple de gauche qui sait aujourd'hui que le candidat du Parti socialiste lui restera fidèle.
  • À cet égard, son long passage sur l'outremer et l'Afrique lui vaudra le massif soutien de Français qui n'avaient jamais entendu encore que le pays avait à ce point besoin d'eux."

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lundi 12 février 2007

Madrid à Villepinte le 11 février (I) - Programme de Ségolène.


07h00: Dur le réveil, ce matin après les 2 jours précédents intensifs qui l'ont précédé et les courbatures dues à la grippe que je traîne depuis Madrid. Mais heureusement notre petit groupe s'était  fixé le départ à 8h10 de notre résidence, ce qui fait que pas le choix, debout.

9h00: On arrive au parc des expos à Villepinte, le trajet par le RER B s'est fait assez vite, le groupe grossit avec des rencontres en cours de route (à Denfert-Rochereau notre amie de Berlin se joint à nous).  Les curieux qui restent à bord jusqu'à Roissy se demandent pourquoi tant de monde, mais les réponses  aimables des gens du Ps informant du programme de la journée (les 100 propositions) coupent court aux réponses Sarkostiques de certains et les obligent finalement à se taire pour réflechir. Les premiers indécis de droite, soupèsent silencieusement Sarko-Ségo, Sarko-Ségo. La journée commence bien pour Ségolène.

9h05: On retrouve à la sortie du RER, D. du PS et d'autres, qui nous attendait. On doit aller sauver des assauts populaires une autre partie du groupe, ceux qui sont partis à 7h00 (Enfin je n'allais pas vous dire que nous étions les derniers levés). Ils étaient responsables des réservations des sièges, et courageusement ont défendu nos deux derniers rangs du pre-carré devant la tribune. Pré-carré que nous dûmes tous cette fois défendre contre les organisateurs avant le discours de Ségolène; heureusement un peu de disscussion, de résistance, de compréhension nous ont maintenu en lisière des VIPs et on put rester.
Les MJS et les ségosphères sont déjà là s'occupant des arrivants, des autobus, du matériel de campagne et de chauffer la salle. Ça fait chaud au coeur de les voir à l'ouvrage, aimables, souriants,orientant le flot ininterrompu des arrivants. C'est déjà tout coloré, et il n'est pas 10h00.

10h00: Commence la 12ème réunion annuelle des secrétaires de sections, nous sommes déjà 5000. Le numéro 2 du PS François Rebsamen nous plante le décor de la journée avec le premier secrétaire de la fédération locale, et le ton est déjà donné. On sent "fortement" la mobilisation du PS, on sent les premiers toussotements du moteur qui se met en marche, on préssent enfin que le PS rentre en terrain connu, celui d'une campagne classique, avec un programme et un objectif. Les débats participatifs de la phase d'écoute se finissent, l'affrontement classique peut commencer. Et effectivement il commence avec Razzye Hammadi, dirigeant du MJS, qui prend la parole. Son discours marque sans aucun doute le réveil d'un dynamique que tous attendaient au PS, celle de se défendre contre Sarkozy l'envahisseur, celui qui fait mirroiter ses collifichets pour attirer à qui mieux-mieux les électeurs afin d'occuper et de coloniser l'identité de la gauche. Nous sommes à ce moment là 6000.

10h30: La plus jeune candidate aux élections législatives, âgée de 23 ans, qui se présentera dans les Yvelines, Juliette Quinten, fait son intervention. Elle n'est pas aussi rôdée que Razzye mais elle est chouette, elle a du courage. Elle me fait penser à Ségolène avec sa voix un peu monocorde. Ensuite diverses interventions sont un rapide condensé des débats participatifs, résumant les peurs, les douleurs, les angoisses des gens. Nous sommes 7000 vers le milieu de cette séquence.

La suite demain.

Discours de François Hollande


Le discours de Ségolène Royal

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Sarkozy le kaléidoscope. Le mirroitement des idées. Paillettes et couleurs que l'on jettent aux électeurs.


Promis, cette nuit je vous fais un résumé de Villepinte, avec photos j'éspère. Bon nous vous faisons un résumé, car .....


... l'un de nous s'est fait jeté de la Mutualité, parce qu'il n'avait pas mis son costard. Il pensait qu'à la mutualité, vue que Sarko s'est aproprié encore un symbole, il s'appropierait aussi le look. Mais non on reste lugubre, en costard noir et chic, Dieu que s'est compliqué de changer(je sais, blog laic), surtout quand on le fait tous les jours et on n'en perd toutes références.

Nicolas Sarkozy est comme un kaleidoscope, des couleurs , des paillettes, mais seulement si on regarde par le bon endroit; les idées ça oui, il en change tous les jours, il y en a  partout et sur tout.

Son nouveau surnom lui va comme un gant

Nicolas le kaleidoscope




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dimanche 11 février 2007

LE PROGRAMME DE SEGOLENE ROYAL

N'ayant pas eu encore le temps de faire ma propre synthèse des 100 propositions de notre chère candidate PS aux Présidentielles de 2007, je vous invite à cliquer sur le titre afin d'accéder au PACTE PRESIDENTIEL de Ségolène Royal.

Bonne lecture à tous et , promis, bientôt des commentaires!

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samedi 10 février 2007

FRANÇAIS DE L'ETRANGER, Ségolène Royale vous parle


Notre candidate PS à la présidentielle non plus n’oublie pas ses concitoyens expatriés qu'elle ne considèrent ni comme des lacheurs (contrairement à Mr Sarkozy), ni comme des déçus de la France mais comme de formidables porte-parole de notre pays à travers le monde. Voici la lettre qu’a adressée Ségolène Royal aux Français de l'étranger dans sa profession de foi adressée aux membres du PS avant l'investiture.

"Paris le 24 octobre 2006

Donner à chacun sa pleine et juste place dans la communauté nationale, c’est l’objectif de la République pour tous. C’est mon ambition au moment de briguer vos suffrages.

Les 2,2 millions de Français établis à travers le monde sont les meilleurs représentants de nos valeurs, de notre culture et de notre économie.La France doit les écouter, les soutenir, les protéger. Disposer de nombreuses communautés à l’étranger est une chance dont notre pays n’a pas encore pris la mesure.

Depuis des mois, Nicolas Sarkozy sillonne la planète aux frais de l’Etat. Sans projet, sauf celui de glaner des voix qu’il estime acquises. Donnons-lui tort. Depuis 5 ans, l’Etat se désengage. Victime de coupes budgétaires, l’action sociale recule. Le réseau consulaire et culturel fond comme neige au soleil. Les coûts de scolarité augmentent. La précarité frappe de plus en plus de familles à l’étranger. Voilà le bilan de la droite!

A l’inverse, un quinquennat de gauche soutiendra les communautés françaises et réhabilitera l’action publique. Nous renforcerons le service public, avec un réseau efficace de Consulats exécutant leurs missions de proximité à hauteur de moyens financiers et humains renouvelés. Dans cette perspective, je veillerai à faire de la coopération consulaire européenne l’une des priorités de la présidence française de l’Union européenne en 2008.

L’accès de tous les Français de l’étranger à une protection sociale minimale sera garanti au terme du quinquennat. La continuité de la protection sociale française sera assurée durant un an aux porteurs d’un projet économique, culturel ou social à l’étranger.
La situation des agents de l’Etat recrutés locaux sera améliorée afin de mettre fin aux situations indignes relevées dans de nombreux pays.

Les Consulats se doteront d’un dispositif d’assistance aux femmes françaises et à leurs enfants pour répondre aux drames de la violence conjugale, des mariages forcés et des répudiations.
Une loi d’indemnisation des biens professionnels et personnels du fait de troubles politiques, de spoliations, de faits de guerre ou de catastrophes naturelles sera adoptée par le Parlement.

Les coûts de scolarité dans les établissements de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger seront réduits de moitié d’ici à 2012 et la tutelle de l’Etat sur l’Agence sera étendue au Ministère de l’Education Nationale.
Les filières bilingues d’enseignement dans les Etats membres de l’Union européenne et de l’OCDE seront développées. L’enveloppe du programme Français Langue Maternelle sera doublée pour encourager l’apprentissage du français au plus jeune âge.

Une Agence de la Coopération Culturelle, Scientifique et Technique sera instituée pour redonner enfin un sens à l’action de la France dans ces domaines essentiels de la vie internationale.

Pour mener à bien tous ces projets, une vaste réforme de la représentation politique sera conduite. Elle reposera sur l’élection de 10 députés des Français de l’étranger et sur la transformation de l’Assemblée des Français de l’Etranger en un Conseil Général d’outre-frontière, doté de compétences décisionnelles sur l’action sociale, la formation professionnelle, les bâtiments scolaires et l’action culturelle de proximité.

Je proposerai l’instauration du vote à distance pour toutes les élections organisées dans les centres de vote à l’étranger.

A l’étranger comme ailleurs, c’est dans la démocratie participative que nous puiserons le meilleur soutien à la démocratie représentative. Je tiens à saluer ici le travail militant de la Fédération des Français à l’Etranger de notre Parti et de l’ADFE – Français du Monde. La sensibilité européenne et internationaliste chère à notre cœur trouvera son expression dans notre diplomatie. Nous ferons de la solidarité avec le Sud une réalité et non plus une promesse vaine de temps électoraux.

Socialistes, un puissant besoin d’Europe nous unit, que reflète notre volonté de rééquilibrer dans les domaines sociaux et environnementaux les effets du marché et de la mondialisation sauvage.

Ce besoin d’Europe est un appel au multilatéralisme, à la justice et au développement partagé. J’agirai pour que l’Union européenne se dote d’une politique des flux migratoires qui profite au Sud et lui bénéficie aussi.
Je ferai le choix de l’action contre l’incantation. C’est en agissant que nous reconstruirons l’influence perdue de notre pays. C’est dans les projets que nous ferons vivre la solidarité internationale et remettrons la construction européenne sur les rails."

Ségolène ROYAL

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vendredi 9 février 2007

Villepinte - Mutualité. Royal-Sarkozy. Les Madrilènes de visite politique à Paris

Nous serons les deux D&T et Yan à Paris cette fin de semaine.
Chacun va aller à sa réunion. Un ira a la mutualité, l'autre ira à Villepinte.

Deviner lequel des deux sera l'infiltré ? (peut-être les deux, Ha-Ha Ha...).
Grâce à Sarkozy qui copie l'agenda de Ségo, nous irons ensemble. Au retour nous ferons un résumé.

PARIS (AP) - Nicolas Sarkozy calque son agenda sur celui de Ségolène Royal. Le candidat UMP à la présidentielle réunira ses comités de soutien le 11 février, jour où son adversaire socialiste dévoilera son projet, a annoncé jeudi son porte-parole Xavier Bertrand.

Cette première réunion des "supporters" de Nicolas Sarkozy se tiendra au Palais de la Mutualité à Paris en présence des responsables départementaux des comités de soutien, d'élus et de personnalités de la société civile, a précisé M. Bertrand lors d'un point presse au QG de campagne.

Le porte-parole du candidat UMP a nié que la date, "choisie depuis longtemps" pour tenir compte des vacances d'hiver, avait été déterminée en fonction de l'agenda socialiste. "Heureusement qu'on ne prépare pas notre campagne en fonction des autres candidats, autrement on n'aurait toujours pas démarré notre campagne", a-t-il ironisé dans une pique à Ségolène Royal.

"On ne se positionne pas par rapport aux uns et aux autres", a-t-il dit. "C'est comme ça -en se regardant près de la tête, les candidats les uns avec les autres- qu'on ne regarde plus les Français".

Xavier Bertrand a expliqué que M. Sarkozy attachait "beaucoup d'importance" à cette réunion de mobilisation. "La famille politique qu'est l'UMP a été rassemblée. Il convient aussi d'aller au devant des Français et d'élargir ce rassemblement", a-t-il dit. AP

egp/mw

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Sarkozy et la manipulation de l'état.

D'un ami français de Washington.

Je sais que vous suivez tous l’actualité de très près, et nul besoin de vous informer des récents développements assez embarrassants concernant Sarkozy (l’affaire des RG, celle des prélèvements ADN sur le scooter volé de son fils). Mais aujourd’hui, je reçois le Canard Enchainé (du 24 janvier), et je lis 2 faits significatifs, qui vont un peu dans le même sens:
- l’histoire de ce petit village de l’Aveyron (Sainte-Eulalie de Cernon), à qui France Telecom refusait depuis des lustres une connexion internet “haut débit”, pour des raisons techniques. Il se trouve qu’à un moment donné Sarkozy a envisagé de passer par ce village dans le cadre de sa campagne. Il fallait bien sûr que l’intendance suive, à savoir les médias. Immédiatement , France Telecom est arrivé pour installer la dite connexion internet, à la grande surprise des habitants qui pensaient que c’était techniquement impossible. Malheureusement pour eux, Sarkozy a annule son passage, et l’installation a été immédiatement démontée par France Telecom... à l’indignation des habitants.
- l’ISF de Sarkozy. Le “Canard” demande des explications à Sarkozy sur sa situation patrimoniale. Réponse de son cabinet: Monsieur Sarkozy n'a rien à cacher et a demandé au Directeur Général des Impôts de vous donner toutes les explications nécessaires. C’est aussi simple que cela ! Sarkozy sonne un Directeur d’administration centrale (qui en plus n’est pas sous son autorité hiérarchique), pour répondre à une question posée par la presse sur sa situation personnelle ! Heureusement, le Directeur en question aurait refusé de répondre.
Mais tout ceci ne laisse pas d’être inquiétant sur le comportement du personnage, s’il venait à occuper les plus hautes fonctions de l’Etat."

F.R.
Washington D.C.

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mercredi 7 février 2007

Sarkozy sur TF1 : avait-il les questions ? Est-ce pour cela qu'il n'y a pas eu de questions sur les RG ?

Sarkozy sur TF1 : avait-il les questions ?
NOUVELOBS.COM | 07.02.2007 | 18:27

Alors que lundi la chaîne assurait que personne ne connaîtrait les questions à l'avance, un participant a affirmé mardi qu'au contraire on a demandé au panel de préciser le contenu de leurs interventions.


Nicolas Sarkozy avait-il les questions de l'émission "J'ai une question à vous poser", lundi soir sur TF1? Selon Le Canard enchaîné de mercredi 7 février, la direction de la chaîne assurait lundi que ni le candidat de l'UMP, ni la direction de la chaîne, ni même Patrick Poivre d'Arvor, présentateur de l'émission, ne connaitrait à l'avance les questions du panel de 100 Français présent sur le plateau. Or l'un d'entre eux a indiqué, mardi, au Parisien, qu'ils avaient dû indiquer le thème de leur intervention lors d'une réunion avec Robert Namias, Etienne Mougeotte et Patrick Poivre d'Arvor.

Tapiro et Ambiel

Le Canard enchaîné affirme par ailleurs que Franck Tapiro, conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, "a assisté, à l'automne dernier, à la première réunion consacrée à la future émission". Le Canard rappelle également que la société de production "A Prime", chargée de gérer "l'accueil et l'encadrement des 100 participants" "n'est autre que la société de Dominique Ambiel, l'ex-conseiller de Raffarin à Matignon".
Et de conclure ironiquement : "C'est donc par un malencontreux hasard qu'aucun participant n'a abordé, lors de l'émission, le "thème" des RG".

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Le déplacement du camp du NON prévu le 27 février a été annulé après le sommet du OUI à Madrid.

Il semblerait que les pays du OUI ont jugé plus prudent d'attendre. Que sera-t-il fait pour relancer l'europe ?

Les positions de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

La relance du débat sur le traité ne s'annonce pas aisée dans les mois à venir, compte tenu en particulier de la position d'attente de la France avant les élections présidentielle et législatives du printemps. La candidate socialiste Ségolène Royal s'est prononcée pour l'organisation d'un nouveau référendum en France en 2009 tandis qu'à droite, Nicolas Sarkozy a plaidé pour la ratification par voie parlementaire d'un "mini-traité". (Agence -TF1)

Cette dépêche un peu ancienne de Reuter.

"L'initiative prise par le Luxembourg et l'Espagne, les deux pays qui ont dit "oui" par référendum, les 16 autres l'ayant fait par voie parlementaire, a suscité la méfiance de leurs partenaires européens, qui ne veulent pas diviser au moment où la présidence allemande de l'UE essaye de sortir de l'impasse.

Mon souhait est que cela ne constitue une tentative de marginalisation de quiconque", a déclaré mercredi le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier.

Dès l'annonce de cette réunion des ministres des Affaires européennes, en décembre dernier, la France et les Pays-Bas, qui ont rejeté la Constitution au printemps 2005 et plongé l'Europe dans la crise, avaient exprimé leurs réserves.

Le Luxembourg en a d'ailleurs tiré les leçons en reportant sine die une seconde réunion qui aurait dû avoir lieu le 27 février avec tous les autres pays, qui n'appréciaient guère d'être convoqués pour rendre des comptes sur leurs intentions.

Il n'empêche: le camp du "oui", qui espère bientôt s'enrichir du Portugal, de l'Irlande et de la Suède, est déterminé à montrer à Madrid sa puissance - ils sont la majorité - et sa légitimité au moment où les débats recommencent.

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mardi 6 février 2007

SARKOZY et la psychologie des expatriés

Je ne crois pas, comme Mr Sarkozy (qui donne l'impression (?!!) de connaître son sujet?), que tous les expatriés partent par "désespoir" voir par "dépit" ! Simplement certains français peuvent faire part de curiosité envers une autre culture! Loin d'être "malheureuse", je suis expatriées depuis 3 ans à Madrid et me sens maintenant complètement "im-patriée". Et Très heureuse s'il vous plaît! Il n'y a qu'un homme "extrême" qui pourrait penser que c'est lui Le meilleur pour tous, La solution, Le mode de vie adéquat. Une chose est sûre : qu'il soit élu président et je ne retournerais certainement pas vivre en France!

Emma

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Ségolène Royal et les débats participatifs en France. L'innovation en politique oeuvre de la gauche et du PS.

Débats participatifs : populisme ou démocratie rénovée ? 
LEMONDE.FR | 06.02.07 | 12h13 • Mis à jour le 06.02.07 | 13h41

On retrouve dans cet article certains thèmes de fonds qui avaient éte soulévés lors des primaires socialistes. La rénovation de la politique s'avère nécessaire, et en grande partie les approches de Ségolène Royal sont celles qui avaient été retenues par ces mêmes socialistes, après moultes discussions et affrontements.

Savoir si la candidate socialiste a été générée artificiellement par les sondages, c'est réduire le raisonnement qui l'a porté à innover dans la dite politique à une argumentation purement démagogique qui met en doute la capacité de raisonnement des socialistes et des Français en définitive.

Il est certain qu'innover en politique demande du courage, surtout si cela implique générer un tempo déphasé sur le rythme normale d'une campagne présidentielle. Ce déphasage entre le connu et l'inconnu est générateur de troubles, et oblige de fait à avoir une énorme force de caractère quand ce trouble se fait prédomminant. N'importe quelle personne, n'importe quel groupe a droit à ce moment d'inquiétude, de doute.

Il en résulte maintenant que le PS et sa candidate approche de la phase finale, moment où le système mis en place devrait se cristalliser en une réponse programmatique, qu'une étape dans notre système démocratique a été franchie, que des politique on fait leur travail de politiques et ont su faire évoluer la politique.

Je ne sais si l'effort de synthèse sera réussi, mais une chose est assurée, c'est qu'en marge des dénigrements habituels des conservateurs et des médias avide de sensationnel, quelque chose est apparu dans notre démocratie, qui mérite surement d'être améliorer, mais qui a existé et qui existe; le citoyen dans la France entière a pu exprimer quelque chose avec l'espoir d'être pris en compte, le programme le dira, et les ajustements dans les prochains 80 jours le souligneront.

Ségolène Royal a démontré une force de caractère énorme face aux tempêtes soulevées par cette méthodologie, et aux accusations levées contre elle. Elle s'en est tenue à son orientation iniciale et elle démontre par ce fait plus que n'importe quel discours, quelle a la détermination  qu'on demande à un chef d'état. Qui assumerait le risque encouru ces derniers jours et maintiendrait le cap fixé?

Son adversaire de droite, n'a pas été capable d'assumer ce risque , de plus sa permanence au ministère de l'intérieur a  démontré en fin de compte les limites de son courage. En marge des candidatures plus qu'honorable des dits "petits candidats", elle a démontré par cet exercice sa stature de décideuse, de capitaine de navire et sa force de conviction, chose que son adversaire principal de droite n'a pas fait.

En marge d'erreur toujours possible dans une trajectoire de campagne comme celle-ci,  et aprés tous les remous engendrés par cette méthode participative, je suis assez convaincu que son choix est le bon et qu'il a le mérite de répondre en partie aux attentes des français. Mr. Nicolas Sarkozy en fin de compte ne nous a apporté pour l'instant que des mots, et en marge des sondages qui le donnent gagnant, il s'inscrit dans une dynamique de perdant.

La  certitude de victoire s'impose par elle même, quand l'objectif, la méthode, le calendrier sont les bons.
 
L'article ci-dessous, apporte des réponses quant à l'aspect dirons nous questionnable de la solution, et ne rejette pas et de loin l'expérience menée papr les socialistes et la candidate dans le domaine des débats participatifs.

Henri Rey : C'est en effet un enjeu considérable, car il existe manifestement une très forte attente non seulement d'avoir l'occasion de prendre la parole, d'échanger avec d'autres citoyens dans un cadre délibératif proposé, mais le sens de cette initiative est également qu'elle contribue effectivement, et d'une façon transparente, aux propositions qui en résulteront, des synthèses, des milliers de débats participatifs qui ont eu lieu.


C'est un enjeu considérable car si au terme de ce processus de débat on retrouvait purement et simplement les propositions contenues dans le projet socialiste à quelques détails près, il y aurait évidemment une frustration très importante de toutes les personnes, pour une large part extérieures au PS, qui ont contribué à ces débats.

D'une certaine manière, la méthode mise en œuvre est maintenant devant une épreuve redoutable, celle de devoir démontrer sa productivité, son efficacité, sa capacité à introduire des propositions nouvelles. Et dans le même temps, ce qui se joue aussi, et qui est peut-être plus redoutable encore, c'est le caractère crédible de la démarche ascendante.

Que se passe-t-il entre les assemblées qui débattent et les synthèses retenues ? Comment s'opèrent ces synthèses ? Qui décide ? Au nom de quoi ? D'où l'enjeu, donc, et dont on verra rapidement si les réponses apportées sont à la hauteur – très exigeante – de ce qui est attendu.



Henri Rey : Je pense qu'il est difficile de parvenir à une vision strictement identique et homogène de ce qu'ont été ces expériences, très nombreuses et très diverses. Leur limite, bien évidemment, est de ne regrouper que des militants socialistes ou des sympathisants. Mais de ce que je sais, il y a en effet des cas où cela s'est produit de cette façon, et d'autres dans lesquels le public a été beaucoup plus large et divers.

Il est donc bien difficile aujourd'hui de définir le format exact de milliers d'initiatives très diverses, très différentes aussi par l'étendue de leur public participant. Diverses aussi par le caractère vraiment participatif du débat. Donc, dans leur extension comme dans leur qualité, ces débats ne se ramènent pas à un format unique.



Nemethona : N'y a-t-il pas un risque d'atteindre une dictature de l'opinion ?

Henri Rey : La dictature de l'opinion pourrait s'exprimer si l'on s'en tenait à des instruments classiques, comme par exemple les sondages, et à l'observation de leurs résultats comme une norme imposée à l'action des personnages publics. Il en va tout autrement dans le cadre de débats participatifs où l'échange a lieu, où l'information se fait, et où à l'issue de ces débats des synthèses sont produites, dans lesquelles à la fois devraient se retrouver le produit de la réflexion engagée par les participants, mais aussi les choix et les orientations effectués par la candidate elle-même et son équipe. C'est justement le rapport entre ce qui est retiré des débats et les positions construites par la candidate et son équipe qui constitue – comme on l'a déjà évoqué – une des difficultés majeures de ces débats participatifs.

Il y a d'ailleurs peu de risques que l'opinion puisse être uniforme dans le cadre d'assemblées où l'on observe le plus souvent l'échange entre des arguments différents, opposés, contradictoires, où s'esquisse la tentative de dépasser les positions en présence. On est donc là très loin d'une opinion unanime, tyrannique, qui en viendrait à s'imposer aux dirigeants politiques

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Sarkozy et les expatriés. Les promesses du président du parti majoritaire à l'assemblée (UMP) et ministre durant ces 5 dernières années.

Au risque de lasser je reviens sur ce thème. Je ne peux comprendre comment ce Monsieur, politicien professionnel, ministre de la république dans différents ministère clés durant au moins les 5 dernières années, chef de la majorité parlementaire a l'audace de tenir ce discours.

Son discours populiste m'indigne.

Qu'a t'il fait pour mettre fin à la situation qu'il décrit, qu'as-t-il fait pour que moi résident français à l'étranger, expatrié, n'ai pas à payer les droits scolaires de 12.000€ annuel pour que mes enfants restent français.

L'appel de Londres de Nicolas Sarkozy aux expatriés: "Revenez !". Le capital

Nicolas Sarkozy a estimé que les Français qui partent étudier aux Etats-Unis ou travailler à Londres ou à Pékin "ne laissent pas la France" mais "la servent".
Mais il y a aussi "tous ces Français qui partent parce qu'ils ont le sentiment qu'il n'y a pas de place pour eux en France, parce qu'ils ont le sentiment d'un avenir bouché, d'une société bloquée", qui "partent par dépit, par désespoir, parce qu'ils ne trouvent plus d'autre issue", a-t-il ajouté.

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Dahan a perdu son job pour dénigrement de Ségolène Royal. Mais le mal est fait.

Un des sous-marins de Sarkozy coulé. Il a échoué dans le caniveau.

Lu dans le nouvel observateur.

La rédaction du magazine "entrevue" annonce avoir "cessé toute collaboration" avec l'humoriste, estimant qu'il a "participé sciemment à la campagne de dénigrement" de Ségolène Royal.

Le magazine hebdomadaire Entrevue annonce avoir "cessé toute collaboration" avec l'humoriste Gérald Dahan après son imposture à l'encontre de Ségolène Royal, a-t-on appris dans un communiqué daté du vendredi 2 février publié sur le site du journal. Entrevue, qui devait publier l'intégralité du canular et le diffuser sur son site, a finalement décidé d'annuler son projet. "Nous soupçonnons Gérald Dahan, malgré tout son talent, de manquer d'éthique et d'honnêteté", a justifié la rédaction qui regrette qu'un de ses collaborateurs "participe sciemment à la campagne de dénigrement d'un candidat à l'élection présidentielle". "Nous ne sommes ni proches de Nicolas Sarkozy, ni proches de Ségolène Royal, mais journalistes", a affirmé la rédaction.

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Débat le 27 février à l'Institut Français de Madrid: Les élections présidentielles.

Un débat avec les correspondants en Espagne des principaux journaux français est prévu le 27 février en soirée. Débat organisé par l'ADFE.

Le thème:

Les élections présidentielles en France.


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lundi 5 février 2007

El PP y Rajoy estan solos en el parlamento. Los extranjeros que no estan en el parlamento tampoco le entienden

Nuestros amigos britanicos en España llegan a la misma conclusión que nosotros y preguntan lo mismo, que le ha pasado a nuestro amigo Rajoy ?

Ellos tampoco entienden este callejon en lo cual se ha metido, indigno de un politico porque de un politico se espera otra cosa. Nuestros amigos britanicos, con grán sensatez y experiencia del terrorismo saben que hay que ir mas alla de la guerra si se quiere paz.

Whatever happened to the moderate Mariano Rajoy?
By h.b.
Thu, 18 Jan 2007, 17:41

Hold on a minute, what happened during the last Partido Popular government? They repeatedly used their overall majority to push ahead with their own legislation and their own policies, and on repeated occasions allowed no debate. We need think no further than the illegal War in Iraq and Spain’s participation for an example. The views of the public then were ignored by the Government supposed to represent them.

Rajoy is, it seems, now stuck on a one-way street and what’s more it’s a cul-de-sac. Encouraged by the right wing of his party and the media such as the El Mundo newspaper, who in their editorial today likened the Government’s attitude to the PP as that of the Nazi’s to the Jews, poor old Mariano has lost all that sense of the moderate centrist politician he displayed before being handpicked by José María Aznar to take over the reins of the party.

Now when someone has a different opinion to the PP, out they come with a chain of insults and hyperbole.


Partido Popular Baloney
By h.b.
Sat, 13 Jan 2007, 11:16

With it’s refusal to attend Saturday’s demonstrations against ETA, despite the slogans of both demos being changed to meet with their requests, the Partido Popular, that’s to say the Spanish right wing, has clearly shown that it is more interested in the fall of the Socialist Government than in the end of ETA terrorism.


Two weekends and two demonstrations
By h.b.
Sun, 04 Feb 2007, 21:13

It’s very easy to criticise when in opposition, but the responsibilities of Government are quite another matter. Aznar knows that difference well, and should come clean on what really happened between his Government and ETA when he was in power in November 1998.
The facts from that time show that he was far more generous to the terrorists, by moving prisoners closer to the Basque region for example, than anything done by the Zapatero administration nearly nine years later. And yet the rhetoric from Mariano Rajoy speaks of Zapatero surrendering to the terrorists.

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Bourses pour le lycée français de MADRID Espagne (pour résidents en france)

Bourses pour les résidents français désirant effectuer une année à Madrid.

Bourses pour le lycée français de MADRID

Notice d'information destinée aux familles des candidats boursiers

RECOMMANDATION IMPORTANTE

Toutes les correspondances doivent être adressées au :

Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche
Direction de l'enseignement scolaire
Service des établissements
Sous-direction de la prévision et des moyens
Bureau du budget, des crédits et des aides à la scolarité (*)
110, rue de Grenelle - 75357 PARIS

(*) * 01 55.55.15.99
Fax 01 55.55.39.11

EXAMEN MEDICAL DU CANDIDAT BOURSIER

Cet examen est obligatoire et doit être pratiqué aussitôt que les parents ont fait connaître qu'ils acceptent la bourse.

Le certificat médical doit être envoyé dans les plus courts délais à l'adresse mentionnée ci-dessus. Il doit faire apparaître en toute objectivité l'état de santé du candidat et notamment les traitements en cours.

DATE DE DEPART ET QUESTIONS DIVERSES

La bourse est accordée pour la durée d'une année scolaire. Pour fixer la date du départ de l'élève boursier et régler les diverses questions relatives à son séjour à Madrid, la famille doit s'adresser à Mme. le Proviseur du lycée français de Madrid, Plaza del liceo, n° 1, 28043 MADRID (* 00.34.91.748.94.90).




CONDITIONS D'EMBARQUEMENT

L'élève boursier devra être muni de la lettre ci-jointe et, soit d'une carte nationale d'identité et d'une autorisation de sortie du territoire pour les mineurs, soit d'un passeport délivré par la préfecture du département de résidence de la famille.

CONDITIONS D'HEBERGEMENT

Le lycée français de Madrid assure la demi-pension mais ne comporte pas d'internat. Les élèves admis peuvent obtenir du secrétariat du lycée des adresses de familles espagnoles susceptibles de les héberger. La responsabilité du choix incombe entièrement au représentant légal.

FRAIS RESTANT A LA CHARGE DES FAMILLES

Le montant de la bourse couvre au moins les frais de demi-pension et les frais de scolarité.

En fonction du montant de l'aide attribuée, restent, en partie, à la charge de la famille, les frais de voyage, les frais de transport dans l'agglomération madrilène, les fournitures scolaires, ainsi que les frais de séjour dans une famille espagnole. De plus, durant l'année scolaire, diverses activités ou sorties sont planifiées. Il conviendra de prévoir ces dépenses supplémentaires.

Il est opportun que l'élève boursier dispose de suffisamment d'argent à son arrivée à Madrid, la bourse n'étant versée qu'après la constatation de la présence de l'élève dans l'établissement. En règle générale, le premier versement intervient environ un mois après la rentrée scolaire.


CONDITIONS DE PAIEMENT DE LA BOURSE

Le montant de la bourse est payé directement au proviseur du lycée français de Madrid qui verse à l'élève boursier les sommes qui lui reviennent après déduction des frais de scolarité et de demi-pension.


RENONCIATION A LA BOURSE

Si, après acceptation de la bourse, l'élève se trouve dans l'obligation d'y renoncer pour des motifs imprévisibles (maladie, changement grave dans la situation familiale, etc.) la famille est tenue d'en informer immédiatement le bureau du budget, des crédits et des aides à la scolarité et Mme le proviseur du lycée français de Madrid.


ESTIMATION DES COUT

Frais de scolarité (annuels): 3 279 €
Demi-pension: Environ 857 € (annuelle)
Hébergement: 6 000 €
Manuels scolaires et droits d’inscription aux examens(annuels) : 140 € (location ou prêt)
Transports urbains (annuels) : 250 €
TOTAL : Environ 10 526 €

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Irak-Iran-le 11 septembre. Hypothèses autour de Zbigniew (Zbig) Brzezinski

Les choses semblent se précipiter après les derniers commentaires britanniques sur une possible intervention américaine en Iran. Bush et les militaires sont-ils partisans d'une politique du pire ? Vont-ils tomber dans un piège des iraniens? Vont-ils sucsiter eux-même une provocation (sur le même sol américain ?) ?

Zbig entre deux eaux (Dedefensa)

Optimismwill nous dit, le 4 février à 08H01 :

«What the AP report leaves out, not surprisingly, is that ZB said the terrorist provocation might come on U.S. soil. This is a very significant statement, coming from a man who, in THE GREAT GLOBAL CHESSBOARD, written a few years before 9-11, called for a New Pearl Harbor to justify invading the “New Eldorado” of gas and oil in the Mid East/Central Asia. Here is an insider admitting that 9-11 might have been an inside job, and also claiming the Bush Administration is capable of doing it (again).

»Congress and the Democrats?: Don’t bet on them. They’re making opportune noises, but won’t do anything. The American people? Sadly, don’t bet on them either: until after the fact, when the soldiers in Iraq are massacred, and the economy tanks. Then we might see some movement.»

Le “politically correct” écarte la “démonisation”

Cette remarque soutient l’essentiel de notre commentaire direct. («Here is an insider admitting that 9-11 might have been an inside job, and also claiming the Bush Administration is capable of doing it (again ).») En quelques mots, Zbigniew Brzezinski a donné le crédit essentiel du possible à l’hypothèse d’une manigance — quelle qu’elle soit, peu importe — autour de l’attentat du 11 septembre 2001. L’hypothèse devient, en un sens, et sans que ce jugement la décrédibilise fondamentalement (ni ne la crédibilise outre-mesure, d’ailleurs), “politically correct”.

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dimanche 4 février 2007

Madrid. Manifestación del sabado 3 de febrero. Donde esta la buena fe y el buen sentido.

Estar en la misma manifestación que Aznar es duro, yo no he podido. Lo siento para los que van de buena fé.

Bueno, aqui palabras contra imagen o imagenes contra palabras , como ustedes quieren.
Quien dice la verdad o quien miente ?

El número dos del PP, Ángel Acebes, ha censurado esta mañana al Gobierno de José Luis Rodríguez Zapatero por no haber asistido a la manifestación que, convocada por el Foro de Ermua, recorrió ayer las calles de Madrid. Para Acebes, fue una marcha "inmensa, cívica, plural y de buena fe" contra el terrorismo en la que "estaban todos" y "sólo faltaba" el Ejecutivo.

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El sondeo del ABC y Metroscopia NO avala las posiciones del PP.

Bueno el titulo del ABC vende lo que tiene que vender, pero las cifras no mienten, y contrariamente a TeleMadrid, el ABC parece tener algo de honor y no los multiplica por diez.

El barómetro de invierno elaborado por Metroscopia para ABC refleja que la mayoría de los españoles no cree que, tras el atentado de Barajas, el presidente del Gobierno, José Luis Rodríguez Zapatero, haya puesto fin, realmente, al «proceso» de diálogo que había comenzado con ETA.
Según la encuesta, tres de cada cuatro ciudadanos opinan que el líder socialista sólo lo ha suspendido, a la espera de que las circunstancias le permitan reabrirlo



El barómetro de invierno de Metroscopia -realizado con 1.001 entrevistas telefónicas efectuadas entre los días 29 y 31 de enero- deja claro también que los ciudadanos en general tienden a conceder ventaja en el debate sobre la lucha antiterrorista al presidente del Gobierno, quien, sin embargo, pierde apoyo entre sus electores. Por un lado, son más (el 41 frente al 32 por ciento) los españoles que consideran que Rodríguez Zapatero ha sabido sintonizar mejor que el líder de la oposición, Mariano Rajoy, con lo que los españoles sienten y piensan al respecto



Finalmente, en conjunto, Zapatero es quien inspira más confianza a un 48 por ciento de los encuestados, mientras un 35 por ciento se inclina por Rajoy.


Por otra parte, una ajustada mayoría absoluta de españoles (53 frente al 30 por ciento) considera que la presencia de partidos como ERC o el PNV -a los que el PP ha acusado de hacer el juego a ETA/Batasuna- en un gran pacto común contra ETA -que es, precisamente, el acuerdo que quiere alcanzar el Gobierno- supondría un refuerzo más que un debilitamiento del mismo
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Lectura para "politicos" intransigentes y periodistas aprendices de politico.

Creo que es util en esos tiempos de intransigencia, leer esto.

La transformación de la política
Daniel Innerarity


Por eso la acción política implica siempre transigir. Quien aborda cualquier problema como una cuestión de principio no puede sentirse a gusto en política, aunque comparezca en ese escenario. Quien habla continuamente el lenguaje de los principios, de lo irrenunciable y del combate se condena a la frustración o al autoritarismo. El hombre de las reivindicaciones absolutas es incapaz de negociar y termina no obteniendo nada, ni siquiera lo que podría haber conseguido con una estrategia inteligente. La primera dificultad para la consecución de acuerdos políticos está en el empleo abusivo del lenguaje impreciso de los principios. No se puede hacer un programa político con palabras incuestionables como democracia, diálogo, libertad o justicia, sin decir al mismo tiempo cómo se van a desarrollar, concretar o aplicar en el caso concreto. Cuando falta esta concreción uno puede temerse que esas palabras van a arrojarse contra el discrepante en los medios como si no estuviera de acuerdo con los fines. La actividad política es importante no porque no existan ideales sino porque hay demasiados. La política no cuestiona la posible grandeza de esos ideales; se limita a establecer el escenario en el que debatir acerca de ellos sin imposiciones ni violencia.


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Sarkozy et les Français de l'étranger. Qu'a-t-il fait durant ses cinq années de pouvoir pour me convaincre de rentrer en métropole

Je continue de lire encore beaucoup de commentaires sur sa visite de Londres et je ne peux m'empécher de m'indigner. En marge de raisons personnelles, d'envie de découvrir de nouveaux horizons, de vivre des vies différentes, le Français de l'étranger si l'on s'en tient au discours de Mr Sarkozy n'a pu trouver aucun attractif à la France durant ses années de ministres et chef de la majorité parlementaire.

Mr Nicolas Sarkozy se veut l'homme providentiel, l'homme du changement, celui qui laisse sous-entendre que les Français de l'étranger sont ceux qui n'ont pas eu le courage de rester en France comme lui pour la sauver, pour la rendre vivable. Il ne se rend même pas compte de la réputation qu' il nous affuble, tout occupé à essayer de glaner nos voix. Comment va-t-on être considéré par nos concitoyens, nous Français de l'étranger, quand il nous dépeint comme ceux qui n'ont pu supporter les affres et les douleurs d'une France bloquée, et que nous avons préféré fuir à l'étranger.

Merci monsieur Sarkozy, merci pour votre aide et votre soutien.

(à propos de soutien, cette année Mr l'ancien ministre des finances je vais payer 12.000€ de frais de scolarité dans un lycée laïque Français)

Oublirait-on qu'il est au pouvoir, non pas proche du pouvoir, mais réellement au pouvoir depuis des années. N'aurait-il pas pu changer la France en mieux durant toutes ces années ?

Faisons un léger rappel de la situation de Mr. Nicolas Sarkozy durant les années de la décadence qu'il décrit.

  1. ministre sous Balladur
  2. ministre durant 5 ans sous Villepin et son prédecesseur.
  3. ministre des finances
  4. ministre de l'interieur.
  5. président de l'UMP
  6. chef de la majorité "absolue" au parlement
  7. ami des médias et de ses directeurs
  8. ami des grands chefs d'entreprises

Il met donc endoute notre intelligence; pourquoi n'a-t-il rien fait durant toutes ces dernières années où il a usé, re-usé, abusé du pouvoir ? Comment peut-il se dire être un homme providentiel, un homme de renouveau dans ces conditions ?

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samedi 3 février 2007

Français de l'étranger - Expatriés. Les propositions faites en 2006 par la candidate socialiste Ségolène Royal

Dans mon cas je suis Français de l'étranger, et non expatrié, en conscéquence je suis plus que sensible aux coûts scolaires et les réductions des dits frais sont plus qu'importants.

En attendant les propositions des autres candidats de gauche pour notre collectif (la droite et Nicolas Sarkozy ont les médias pour cela), voici celles du PS. Ceci est un document repris tel quel du site de la Fédération des Français de l'étranger du Parti Socialiste résumant les propositions de ségolène Royal.

Paris le 24 octobre 2006

Chères et chers camarades,


Donner à chacun sa pleine et juste place dans la communauté nationale, c’est l’objectif de la République pour tous. C’est mon ambition au moment de briguer vos suffrages.


Les 2,2 millions de Français établis à travers le monde sont les meilleurs représentants de nos valeurs, de notre culture et de notre économie. La France doit les écouter, les soutenir, les protéger. Disposer de nombreuses communautés à l’étranger est une chance dont notre pays n’a pas encore pris la mesure.




Depuis des mois, Nicolas Sarkozy sillonne la planète aux frais de l’Etat. Sans projet, sauf celui de glaner des voix qu’il estime acquises. Donnons- lui tort. Depuis 5 ans, l’Etat se désengage. Victime de coupes budgétaires, l’action sociale recule. Le réseau consulaire et culturel fond comme neige au soleil. Les coûts de scolarité augmentent. La précarité frappe de plus en plus de familles à l’étranger. Voilà le bilan de la droite!


A l’inverse, un quinquennat de gauche soutiendra les communautés françaises et réhabilitera l’action publique. Nous renforcerons le service public, avec un réseau efficace de Consulats exécutant leurs missions de proximité à hauteur de moyens financiers et humains renouvelés. Dans cette perspective, je veillerai à faire de la coopération consulaire européenne l’une des priorités de la présidence française de l’Union européenne en 2008.


L’accès de tous les Français de l’étranger à une protection sociale minimale sera garanti au terme du quinquennat. La continuité de la protection sociale française sera assurée durant un an aux porteurs d’un projet économique, culturel ou social à l’étranger. La situation des agents de l’Etat recrutés locaux sera améliorée afin de mettre fin aux situations indignes relevées dans de nombreux pays.


Les Consulats se doteront d’un dispositif d’assistance aux femmes françaises et à leurs enfants pour répondre aux drames de la violence conjugale, des mariages forcés et des répudiations. Une loi d’indemnisation des biens professionnels et personnels du fait de troubles politiques, de spoliations, de faits de guerre ou de catastrophes naturelles sera adoptée par le Parlement.

Les coûts de scolarité dans les établissements de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger seront réduits de moitié d’ici à 2012 et la tutelle de l’Etat sur l’Agence sera étendue au Ministère de l’Education Nationale. Les filières bilingues d’enseignement dans les Etats membres de l’Union européenne et de l’OCDE seront développées. L’enveloppe du programme Français Langue Maternelle sera doublée pour encourager l’apprentissage du français au plus jeune âge.


Une Agence de la Coopération Culturelle, Scientifique et Technique sera instituée pour redonner enfin un sens à l’action de la France dans ces domaines essentiels de la vie internationale.


Pour mener à bien tous ces projets, une vaste réforme de la représentation politique sera conduite. Elle reposera sur l’élection de 10 députés des Français de l’étranger et sur la transformation de l’Assemblée des Français de l’Etranger en un Conseil Général d’outrefrontière, doté de compétences décisionnelles sur l’action sociale, la formation
professionnelle, les bâtiments scolaires et l’action culturelle de proximité. Je proposerai l’instauration du vote à distance pour toutes les élections organisées dans les centres de vote à l’étranger.


A l’étranger comme ailleurs, c’est dans la démocratie participative que nous puiserons le meilleur soutien à la démocratie représentative. Je tiens à saluer ici le travail militant de la Fédération des Français à l’Etranger de notre Parti et de l’ADFE – Français du Monde. La sensibilité européenne et internationaliste chère à notre coeur trouvera son expression dans notre diplomatie. Nous ferons de la solidarité avec le Sud une réalité et non plus une promesse vaine de temps électoraux.


Socialistes, un puissant besoin d’Europe nous unit, que reflète notre volonté de rééquilibrer dans les domaines sociaux et environnementaux les effets du marché et de la mondialisation sauvage. Ce besoin d’Europe est un appel au multilatéralisme, à la justice et au développement partagé. J’agirai pour que l’Union européenne se dote d’une politique des flux migratoires qui profite au Sud et lui bénéficie aussi.


Je ferai le choix de l’action contre l’incantation. C’est en agissant que nous reconstruirons l’influence perdue de notre pays. C’est dans les projets que nous ferons vivre la solidarité internationale et remettrons la construction euro péenne sur les rails.

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TeleMadrid - La televisión del PP que pago con mi dinero.

Me preguntaba yo porque mis hijos ya no querian ver TeleMadrid. Es que tenemos en casa distribuidos el seguimiento de los medios; yo reconozco que desde la guerra de Irak en 2003 he dejado de ver las televisiones españolas. Pero no pensaba que TeleMadrid habia llegado a este punto de foxisación al servicio de la religion y del sector ultra del PP.

Telemadrid: la casa de los horrores

Reproduzco este articulo del Pais, y os aconsejo ir ver y escuchar en el blog de los4muleros esta deriva. La FOX en español, con menos batistas pero con mas obispos. Vaya medio publico de información que pago con mi dinero. Creo que voy a mandar alguna carta a bruselas. La cope que amenaza alos ecuatorianos por la segunda vez era bastante.

Telemadrid agoniza
FRANCISCO GIMÉNEZ-ALEMÁN Y JORGE MARTÍNEZ REVERTE
EL PAÍS - Opinión - 16-10-2006

Telemadrid, la televisión de la Comunidad madrileña, ha dejado de ser un medio público, se ha convertido en un aparato al servicio de unos intereses privados que no respetan los derechos de los madrileños, se burlan del pluralismo político, y ni siquiera representan los intereses de un partido mayoritario, sino de una de sus fracciones más severas. Telemadrid es hoy una televisión degradada, obediente a las consignas partidistas y que infringe los dos principios básicos que inspiran teóricamente su programación de informativos: garantizar el derecho a la información de los ciudadanos y preservar la libertad de expresión.


Todos los que han trabajado en un medio de comunicación público saben que para poder realizar con decencia su tarea informativa tienen que echar mano de mecanismos objetivos que lo preserven de mediatizaciones, así como de una buena dosis de capacidad de resistencia a las presiones políticas, económicas o ideológicas de distintos sectores de poder. Los mecanismos de defensa frente a esas presiones de quienes desarrollan el trabajo informativo siguen siendo deficientes en España, no sólo en Telemadrid, sino también en otras televisiones públicas. Los partidos políticos incluyen siempre en sus programas electorales unas recetas que luego son incapaces de aplicar. Las normas para la designación y la remoción de los directores generales deben ser revisadas, de suerte que preserven su independencia de actuación como máximos responsables del medio.

¿Independencia para qué? Por supuesto para una sola cosa, para poder cumplir con la función de servicio público, y para no caer en la tentación de atender a intereses corporativos, es decir, para no ceder a las presiones externas ni a las internas, porque las televisiones o las radios no son de los periodistas. Los controles a su gestión han de estar en mano de los consejos de administración y de las comisiones parlamentarias.

En el caso de las televisiones autonómicas, no sólo en Madrid, la acción de cualquier director general se desarrolla en precario si éste pretende cumplir con su función teórica. Y es por el contrario muy confortable si se pliega a las órdenes y presiones de la mayoría política que lo ha designado.

Durante muchos años en Madrid se ha dado una circunstancia afortunada: la de la coincidencia entre gobernantes respetuosos con la independencia de los directivos de la televisión y directores que, con mayor o menor fortuna, con aciertos y con errores, crearon una tradición de respeto a los procesos informativos y a los criterios de objetividad, equilibrio y calidad en la información. Sin miedo a exagerar, se puede decir, y habrá muy pocas voces que contradigan el aserto, que los informativos de los medios públicos madrileños (Onda Madrid y Telemadrid) estuvieron durante muchos años a la cabeza de la información veraz y equilibrada. Los trabajadores de estos medios podrán certificarlo y el conjunto de los ciudadanos así lo percibían. Y ello, con administraciones políticas de signo distinto, primero con el PSOE y más tarde con el PP.

Hoy, sin necesidad de entrar en una casuística que está en la mente de todos, los trabajadores de los Servicios Informativos de Telemadrid se sienten humillados y protestan a diario, hasta el punto de no firmar las informaciones para no tener que prestar su aval personal a la manipulación constante que se realiza sobre su trabajo. Lo hacen sufriendo de forma sistemática amenazas, presiones, cambios de puesto, y menosprecios diarios, según denuncian los propios trabajadores y sus representaciones sindicales.

Pero los ciudadanos de Madrid son los que llevan la peor parte: reciben una información sesgada, manipulada, al servicio de un engendro de carácter político-mediático sobre el 11-M, con lo que Telemadrid que, con todos sus defectos, tuvo un carácter ejemplar, se ha convertido en un vertedero de opiniones sesgadas que se presentan torpemente como informaciones. Pero la operación es más ambiciosa: una vez consolidada en Telemadrid se intentó ampliarla mediante la domesticación de algunos medios privados que no se resignan a entrar en su órbita, como es el caso del diario Abc.

Es urgente que los partidos que presumen de sensibilidad democrática se comprometan a poner de una vez en pie lo que sólo reclaman cuando están en la oposición: un sistema de garantías para que los medios públicos puedan cumplir su función, que no es otra que el servicio a los ciudadanos. Un servicio tan fundamental en una sociedad democrática como lo son la Educación o la Sanidad.

Quienes hemos tenido el privilegio de desarrollar nuestro trabajo en Telemadrid cuando gobernaban hombres con sensibilidad democrática, como Joaquín Leguina y Alberto Ruiz-Gallardón, que entendían la necesidad de que existieran esos medios públicos y coincidían en que era importante proteger su independencia, podemos valorar hasta qué punto prestaron un gran servicio a los madrileños.

Pero pensamos que un servicio público no puede depender sólo de la sensibilidad de los gobernantes, sino que debe estar amparado por la ley para poder cumplir su función. Hoy hablamos de Telemadrid, pero podríamos buscar muchos otros ejemplos de uso indebido de medios de comunicación públicos. Controlarlos suele ser algo más que una tentación para quienes llegan al poder. Pero la grandeza democrática está en que quienes lo ejercen por designio popular lleguen a ser capaces de impulsar unas leyes que a ellos mismos les limiten a la hora de intentar manipular en su beneficio.

Con la experiencia de la responsabilidad que ambos hemos tenido en el Ente Público Radio Televisión Madrid en etapas políticas distintas, y con Gobiernos socialista y popular, hacemos un llamamiento para que se ponga fin a una situación que está conduciendo a la cadena autonómica a su agonía.

Nota: Martínez Reverte ocupó el cargo de director general bajo el Gobierno del PSOE y Giménez-Alemán lo sustituyó tras la llegada del PP de Gallardón a la CAM.
Supongo que para algunos, el hecho de que uno sea bolchevique y el otro un traidor a su partido, restará toda la credibilidad al escrito. Aun así, yo lo cuelgo.

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Sarkozy - Aznar. Nous expatriés de Madrid (Espagne), nous ne voulons pas être le prétexte de tes amitiés avec le PP.

Après Londres Mr Nicolas Sarkozy viendra nous voir et nous vanter les charmes de la douce France que durant ce moi de Janvier, L'UMP et ses lieutenants ont transformé en caniveau.

France: l'année du caniveau
BENITO PEREZ, Date: Mardi, 30 janvier @ 00:00:00Sujet International

Ton discours cher Nicolas est populiste. Nous avons eu le courage de partir en europe pour faire l'europe entre autre en dehors des politiques, et tu nous proposes de revenir, de casser cette dynamique, d'être mesquin. C'est nous qui faisons l'europe, et non toi. C'est nous qui forgeons une opinion publique européenne.

Non tes discours flatteurs sont une insulte à notre bon sens et notre courage parfois, J'habite Madrid depuis 20 ans, j'ai vécu les années noires et sanglantes des attentats de l'ETA, les années où être Français était synonyme d'être amis des terroristes, l'année 2004 et l'intransigence et la folie bushiste d'Aznar, l'année où à cause d'eux le corredor del Henares, ma ligne de train, c'est transformée en une boucherie).

Ne viens surtout pas me donner des leçons, ne viens surtout pas donner la main à Aznar.

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vendredi 2 février 2007

L'Institut Français de Madrid - Instituto Frances de Madrid

Esta noche no vamos a hablar de politica, pero seguiremos hablando de Francia. Es el momento de hacer un poco de publicidad y hablar de una de las cosas que mas gusta de Francia la cocina.

El Instituto Frances de Madrid nos ofrece una forma sino original, a la menos satisfactoria de acercarse a la cultura francesa, y lo hace a traves de la cocina.

Cuadernos de rutas para golosos

Al margen de las recetas, de los escritos, de los viajes se presentan unos seminarios, cursos sobre cocina. Mirarlo.
Es una buena forma de acercarse al Instituto, hasta el web en si mismo esta bien. Desentona bastante con el resto del web del instituto muy high-tech.

Disfrutar de la comida, recomiendo le boeuf bourguignon para los que tienen paciencia.

Les séminaires de cuisine
Elisabeth Sarre vous invite à suivre ses séminaires de cuisine dans les locaux de l'Institut. Vous pourrez y réaliser de savoureuses recettes et partager le résultat !Elisabeth Sarre les propone seguir sobre el tema de la cocina francesa regional, de “poner la mano en la masa” y de compartir los resultados.


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Enfin le quotidien Le Monde parle des projets socialistes sur le fond.

Nous pouvons remercier doublement Isabelle Mandraud, tout d'abord pour cet article dans le journal Le Monde, et ensuite pour élaborer une base qui nous permettra de nous réconcilier avec ce quotidien. Nous espérons que cet article ne sera pas une exception, et enfin donnera una visbilité objective des projets des candidats de gauche.

Aux médias "amis du pouvoir, à ceux-là mêmes qui se demandent si je vais tenir, qui relaient tous les pièges, toutes les chausse-trappes, je leur dis qu'avec vous je n'ai pas peur, nous resterons debout et nous combattrons". C'est sur un ton très offensif que Ségolène Royal a conclu, jeudi 1er février, son dernier débat participatif consacré à la jeunesse. Malgré les interventions du public, certaines présélectionnées, d'autres spontanées, le débat, devant près de 4 000 personnes, s'est transformé en meeting. Citant les trois jeunes électrocutés de Clichy, la candidate socialiste a promis la "vérité à leur famille (…) au-delà du mensonge du ministre de l'intérieur".
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Pas de propositions? Peu audible durant la "phase d'écoute" des débats participatifs, Mme Royal a cependant déjà émis une série de mesures au cours des quatre débats participatifs qu'elle a elle-même menés. Bilan.




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Feu la Constitution US par jph-immarigeon

Cet article est un régal pour suivre de près les conscéquences de la victoire des démocrates en novembre. Crise constitutionnelle aux Etats Unis, peut-être, fonctionnement hérratique des institutions sûrement (Voyage de Pelosi en Irak/Renforcement des troupes dans ce même Irak)

3 - Feu la Constitution US par jph-immarigeon @ 2007-01-29 - 14:22:40

Et bien non. Il faut cesser de raisonner en terme de cohabitation comme nous le faisons en Europe. Dans nos démocraties parlementaires, le pouvoir est dans le parlement. Même le régime gaullien, inspiré du régime dualiste de la Restauration et de la Monarchie de Juillet, fonctionne ainsi ; en période de cohabitation, bien mal nommée, c’est toujours le parlement qui a le dernier mot. Le choc frontal ne s’éternise jamais beaucoup ou bien se résoud dans la rue si la voix des urnes n’est pas écoutée, comme en 1830 et en 1848 avec dans les deux cas un départ précipité du chef de l’Etat. Sous la IIIème République, Mac Mahon et Millerand durent céder, et sous la Vème, ni Mitterrand ni Chirac n’allèrent bien loin dans leur opposition à une majorité parlementaire hostile. Il y a le fond, la souveraineté des électeurs, et puis des mécanismes parlementaires pour articuler tout cela, avec plus ou moins de bonheur, le vote de censure qui fait chuter un gouvernement et/ou la dissolution qui renvoie à l’arbitrage des électeurs.

Rien de tout cela n’existe aux Etats-Unis. C’est un principe de choc frontal que prévoit la Constitution, à l’issue duquel un des deux pouvoirs mordra la poussière. C’est un mécanisme qui en vaut un autre, diront ses laudateurs. Non, c’est la mise en forme délibérée d’une confiscation de la souveraineté, le citoyen n’ayant pas son mot à dire et subissant son instrumentalisation.

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jeudi 1 février 2007

Sondage de l'IFOP du 29 janvier - Les hésitations des électeurs

Que peut-on trouver de particulier dans ce sondage ?





Les votants de Sarkozy et de Le Pen qu'ont-ils en commun ?

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Ils n'ont aucun état d'âme pour l'écologie de Dominique Voynet. Notre planète ne les intéressent pas.

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La renovación del PP es posible ? Los diez trabajos de Mariano Rajoy (Pablo Sebastián)

Por fin, gracias a dios (bueno siguemos un blog laico), ya se plantea una recivilización del PP. A nadie le puede gustar tener que sufrir un partido de gobierno (el PP en este caso), que no sea plenamente democratico. Hasta un pobre extranjero de izquierda como yo pide eso mismo que acaba de enumerar Pablo Sebastian.

Tenemos que vivir todos juntos, por favor. Como se van a consensuar una solución a los problemas graves que atreviesan España y Europa con esta dialectica permanente del enfrentamiento.

Por favor este comportamiento es carne de cañon para psiquiatra, todos tenemos la vida ya bastante complicada sin que unos nos vuelvan eschizofrenicos. La politica es el arte de consensuar el enfrentamiento, y de derivarle hacia la negociación.

Gracias Pablo Sebastian por este articulo (aunque sea para echr la izquierda del poder).


Los diez trabajos de Mariano Rajoy (Pablo Sebastián)

La que tanto beneficia a Zapatero, al PSOE y a sus bases electorales, a las
que movilizan con gran facilidad este bronco sector del PP. Los Acebes y Zaplana
que, para justificar lo que fue su catastrófica gestión del 11M bajo la
dirección de Aznar, y El Mundo y la COPE, que no cesan de alentar la sospecha
conspirativa y el mensaje de unas elecciones fraudulentas en el 14D del 2004, lo
que les otorga a estos medios el título de campeones de la derecha y los lanza
ante la opinión pública como máximos intérpretes y portavoces del PP, en
menoscabo de la moderación y de la verdad.
Convirtiendo a Rajoy en el rehén
de esta pinza política y mediática sobre la que vuela, con pasadas furiosas y
rasantes, el propio José María Aznar, tal y como lo acabamos de comprobar en su
aparición en San Sebastián. Y todo ello completado con una vulgar e indecente
campaña contra ABC, pilotada desde la COPE de la Conferencia Episcopal, y una
maquiavélica estrategia manejada desde la dirección de El Mundo que consiste en,
con una mano, lanzar a Rajoy como un obús contra Zapatero y, con la otra, cuando
llega la hora de la verdad en el atentado de ETA del 30 de diciembre en Barajas
que pone en evidencia el fracaso de Zapatero, dándole masaje al presidente del
Gobierno, ocultando primero su responsabilidad y anunciando después a los cuatro
vientos, con una encuesta de dudosa fiabilidad, su derrota en el debate
parlamentario sobre el atentado etarra.
El PP es, después de los
nacionalistas y a su pesar, el mejor aliado de Zapatero, quien ha conseguido
además que Rajoy se ponga al frente del sector más duro del partido, para así
vestir esa “derecha extrema” de la que se mofan en el PSOE con bastante razón y
de la que el presidente del PP dice ahora estar muy orgulloso porque “sus
convicciones” le obligan a tomar ese camino, aunque le dañe electoralmente.

Y, aunque sabemos que en la sede central del PP no piensan rectificar y que confían más en los errores de Zapatero y en el regreso de ETA que en sus propias iniciativas, hay cosas que se deberían rectificar y que merecen el adelanto del congreso del PP que está previsto para el otoño:

  1. La confirmación del liderazgo de Rajoy con un proyecto y programa político que vaya más allá de sus trabajos y conferencias políticas sectoriales sobre política económica y social, inmigración, seguridad y modelo de Estado, que marque un vocación clara de conexión con el centro político, la juventud y profesionales. Y que permita una mejora de la relación del PP con formaciones nacionalistas más moderadas como CiU, el “PNV de Imaz”, Coalición Canaria, los andalucistas del PA y los regionalistas de Cantabria, entre otros.
  2. El relevo inmediato de los más notorios portavoces y dirigentes del PP de los tiempos de Aznar y del Gobierno del 11M. Tanto en el cardo de la secretaría general que ostenta Acebes, como en el de portavoz del PP en el Congreso que ocupa Zaplana, quien además no oculta nada su deslealtad al PP de Valencia. Como ambos dos han participado en las luchas personalistas de Madrid a favor de Aguirre —su particular candidata a la presidencia del PP— y contra Gallardón.
  3. Reconocimiento definitivo y contundente de los resultados electorales del 14D del 2004, eliminando toda denuncia de trampa electoral, como todavía insinúan algunos dirigentes y publicistas del partido.
  4. Supresión de toda iniciativa política y parlamentaria de cuanto les hace partícipes de las teorías conspirativas de los atentados del 11M, por más que se enfaden los medios bronquistas que agitan semejante conspiración y que luego dan amparo a Zapatero tras el atentado de Barajas.
  5. Reconocimiento explícito de los errores cometidos por el Gobierno de Aznar a propósito de la guerra de Iraq y las mentiras que justificaron el apoyo de España al conflicto y el envío de tropas a la fase de ocupación del territorio iraquí, tal y como lo han hecho, al menos en parte, los gobiernos de Bush y Blair.
  6. Recuperación en la dirección del PP de los dirigentes del máximo prestigio y la mayor influencia y capacidad de organización del partido —organización que está manga por hombro bajo la égida confusa de Acebes— como Rodrigo Rato, Francisco Álvarez-Cascos, Cristóbal Montoro, Luisa Fernanda Rudi y nuevos y jóvenes dirigentes y profesionales.
  7. Ofrecimiento de un mayor protagonismo a dirigentes del PP más comprometidos con el centro como Gallardón, Camps, Herrera, Piqué y Arenas.
  8. Recuperación de un lenguaje y unas maneras más moderadas y lejos de todo lo que supone agresiones personales —como las del propio Rajoy a Zapatero— o de los disparates de algunos dirigentes que son aprovechados por el PSOE para dar la imagen de una derecha crispada y extrema. La pésima administración de la crisis de la bomba de ETA en Barajas, negándole menor apoyo, ni siquiera en lo personal, al presidente del Gobierno, impidiendo la presencia de dirigentes del PP en la manifestación de Madrid y exigiendo un debate que se volvió contra el PP por causa de las descalificaciones personales, son un ejemplo flagrante del mal hacer y la peor estrategia.
  9. Cambio de una política informativa que hasta ahora se ha revelado ineficaz porque se prima a los periodistas fanáticos del PP, en vez de conseguir llegar a los que tienen credibilidad y capacidad de influencia en el centro. Eliminando de la órbita del PP a los profesionales de la bronca, autores de vídeos tan negativos como el reciente de la Seguridad y otros que han salido de la fábrica de FAES. Y punto final a iniciativas políticas y también económicas como las que han puesto en marcha Acebes, Zaplana y Aguirre para primar a los medios de su entorno y discriminar o censurar a otros medios y profesionales de prestigio, y todo ello con el silencio y la complicidad consecuente de Rajoy.
  10. Búsqueda en el mundo de la cultura, el pensamiento político y sociológico, la empresa privada, la Universidad, el deporte y juventud de personas de prestigio e influencia social que mejoren y centren la imagen del PP y unan su nombre y esfuerzos para recuperar la estabilidad constitucional y la convivencia nacional.

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Heureux qui comme Ulysse