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samedi 31 mars 2007

Ségolène Royal et François Hollande à Limoges. Géniaux.

Voir aussi les réactions au meeting de Limoges sur http://www.segoleneroyal2007ffe.com/

Le discours de Limoges Chabadabada

Lui vient de terminer son discours, plus percutant et plus drôle que jamais. Elle le rejoint sur la scène. Un baiser sur la joue, une main rapide sur les hanches. Le couple à la ville devient à part entière un couple politique. Le futur couple présidentiel? François Hollande s’éloigne, mais Ségolène Royal le rappelle à ses côtés, d’un léger signe de la main, pour quelques secondes encore ensemble. Oui, il y a de l’amour entre ces deux-là, et ce soir ça se voit. Et elle veut que ça se voit. Le public se régale, les photographes aussi. François Hollande repart vers la coulisse, au bas de l’escalier qui mène à la scène. On le voit, il est dans l’ombre, et quand le meeting se termine, il n’a pratiquement pas quitté des yeux sa... candidate.


[30/03/07]
Discours de Limoges

Chers amis de Limoges et de la région Limousin, nous voici maintenant à quelques semaines du premier tour de l’élection présidentielle. Ce soir est un jour particulier, un jour particulièrement émouvant, parce que je vois ici de nombreux amis de cette région voisine, et surtout parce que François, à l’instant, vient de me passer la parole.

Avec le talent que vous lui connaissez, il a tracé les grandes lignes qui font notre identité politique, notre identité de gauche, et donc l’enjeu majeur de cette élection présidentielle. Et puis, si ce soir aussi est un soir particulier, c’est aussi peut-être parce que j’ai le sentiment profond qu’il n’y a jamais eu autant de liens entre l’histoire de cette région et ce qui va se jouer dans quelques semaines.

Ce moment majeur de l’histoire de France où le peuple est appelé aux urnes pour redéfinir le contrat républicain, le contrat social, pour choisir les valeurs à partir desquelles vous voulez que la France se relève, pour rebâtir les fondements de la maison France, qui a été bien abîmée au cours de ces dernières années.


Je pense profondément que la crise politique et la crise démocratique, la crise économique, la crise sociale est tellement forte que nous avons l’immense responsabilité de redéfinir les valeurs auxquelles nous tenons, les nouvelles règles du jeu que nous voulons mettre en place, les urgences auxquelles nous voulons rapidement répondre, et enfin, la façon dont nous voulons relever les défis de l’avenir, à l’heure où la mondialisation fait peur, à l’heure où chacun se demande si la politique sert encore à quelque chose, à l’heure où la montée des insécurités de toutes sortes nous oblige à inventer les nouvelles sécurités qui me permettront demain de dire à la France : n’ayez pas peur des autres, n’ayez pas peur de votre voisin, ne vous dressez pas les uns contre les autres, n’ayez pas peur des autres pays du monde, mais au contraire, tournons-nous résolument vers l’avenir et vers les autres pour construire ensemble un monde meilleur. Voilà l’enjeu de l’élection présidentielle.

Vous le savez bien, citoyens de cette région, et les élus aussi, avec lesquels nous étions tout à l’heure, Alain Rodet, Jean-Paul Denanot, Marie-Françoise Perol-Dumont, oui, comme je le disais tout à l’heure, jamais il n’y a eu autant que ce soir un lien aussi étroit entre l’histoire de cette région, donc l’histoire de notre pays, et les valeurs sur lesquelles je vous appelle à vous rassembler. Oui, ici, nous sommes sur une terre rebelle, une terre d’insoumission dans les campagnes et dans les usines, et ça ne m’étonne pas que vous ayez chanté tout à l’heure avec autant d’émotion le Chant de partisans.

Oui, Limoges est fière de sa mémoire ouvrière et de son ancrage à gauche. C’est ici que sont nées les coopératives, l’économie sociale et solidaire.

Oui, ici, vous êtes des fils et des filles défenseurs d’une République démocratique, laïque et sociale. Oui, ici plus qu’ailleurs, on n’a pas oublié les exploits du Maquis. Et c’est là que je veux en venir. Vous n’avez pas oublié les exploits du Maquis et de Georges Guingoin*. Je voulais vous rappeler qu’il y a à peine trois ans, en 2004, il avait signé avec Lucie Aubrac, qui vient de nous quitter, et Stéphane Essel*, et d’autres grands résistants, un appel.

Un appel à retrouver l’esprit de la Résistance, un bel appel contre le recul des droits sociaux, contre la montée des injustices et contre tout ce que la droite démolit en ce moment.

Ce bel appel se terminait par ces mots : créer, c’est résister, et résister, c’est créer.

C’est à cela que je vous invite. C’est à ce même élan que je vous invite.

C’est cela que nous voulons créer aujourd’hui pour la France de demain : c’est résister et c’est imaginer l’avenir.

Je voudrais illustrer cette belle devise, que je fais mienne aujourd’hui à Limoges, à partir de deux problèmes qui se posent ici dans la région, mais qui ont un écho de dimension nationale : d’abord la bataille pour le service public. Vous le savez, ici, les agents de l’ANPE sont en grève. Les maires des communes rurales sont inquiets pour la disparition des écoles et les nouvelles suppressions de postes.

Je vous le dis ici, à Limoges, la République nouvelle que je veux construire, la 6e République, sera la République des services publics garantis.

Et je le dis aux agents de l’ANPE, ici à Limoges, qui viennent de déclencher une grève, une grève importante, parce qu’ils se dressent contre la privatisation de ce service public, et ils ont raison. Partout les citoyens doivent se lever contre la privatisation des services publics. Nous n’avons jamais eu autant besoin aujourd’hui de ces liens de solidarité qu’incarnent les services publics pour mener la bataille pour l’emploi.

Alors oui, la France neuve que j’appelle, c’est une France qui résiste et qui imagine. Résister, c’est-à-dire maintenir les services publics, imaginer, cela veut dire les réformer. Dans le pacte présidentiel que je vous propose, c’est une bataille efficace contre le chômage, et en particulier par la réforme de toutes les aides à l’emploi qui seront désormais confiées aux régions, mais l'État garantira l’égalité entre les différents Territoires.

Cette bataille que nous conduirons, je le dis aux fonctionnaires et aux agents de l’ANPE, nous confierons également aux régions la gestion du service public de l’emploi, parce que ce sont elles désormais qui auront les aides à l’emploi, les aides à la formation professionnelle, et désormais, l’accompagnement individualisé de ceux qui recherchent un emploi. Voilà comment la bataille sera efficace.

Et ça ne sert à rien d’en rabattre sur les services publics, bien au contraire.

La seconde bataille pour l’emploi sera la bataille pour l’emploi des jeunes, car je n’accepte pas que dans une France qui veut se relever, on ait un taux de chômage le plus élevé d’Europe. C’est chez nous que les jeunes qualifiés et diplômés attendent le plus longtemps l’accès au premier emploi. C’est pourquoi, dans le pacte présidentiel que je vous propose, et que vous avez construit avec moi, parce que j’ai entendu les inquiétudes, les souffrances, les impatiences, les colères aussi de toutes celles et ceux qui ont le sentiment de ne compter pour rien, des parents et des grands-parents qui s’inquiètent pour les jeunes, alors qu’ils ont souvent fait des efforts financiers considérables pour les conduire vers la qualification et vers les métiers, et je l’affirme ici, je le redis ici à Limoges : le combat contre le chômage des jeunes, le combat pour le droit d’accès au premier emploi pour les jeunes sera un combat permanent, un combat engagé, une mobilisation de tous, avec les entreprises. Elles seront appelées à nouer un nouveau pacte avec les pouvoirs publics. Les jeunes pourront bénéficier des emplois-tremplins, et nous en créerons suffisamment. Je ne veux plus qu’en France un jeune qualifié ou un jeune diplômé reste au chômage pendant plus de six mois. Nous mobiliserons pour cela tous les moyens. Il n’est pas acceptable que, d’un côté, les entreprises qui reçoivent des fonds publics demandent aux jeunes, pour leur donner leur première chance, d’avoir une expérience professionnelle, mais de l’autre, refusent de leur tendre la main et de leur donner l’occasion de faire leurs preuves. Ceci doit changer. Cela changera. C’est ce que j’appelle les nouvelles règles que nous devrons mettre en place, ces règles du gagnant-gagnant, ces règles du donnant-donnant. Je veux substituer à ces logiques de confrontation, de la guerre de tous contre tous, de ceux qui se débrouillent en laissant les autres sur le bord du chemin et que le meilleur gagne, non, ce n’est pas la France que nous voulons. Nous voulons une France des solidarités, une France où la puissance publique intervient, où elle crée des droits nouveaux, mais où, en contrepartie, elle demande à chacun et à chacune d’entre vous de donner le meilleur de lui-même. C’est comme cela que la France reprendra la main, j’en suis sûre, j’en suis convaincue, et je compte sur vous pour cela.

Le deuxième exemple que je voudrais illustrer devant vous, c’est la rencontre que nous avons eue tout à l’heure, avec Alain Rodet et Marie-Françoise, auprès des ouvrières de France Textile. On parle souvent des patrons en France pour en dire le plus grand mal, et on a raison lorsque l’on voit un certain nombre de patrons voyous, de ceux qui délocalisent, de ceux qui font des licenciements boursiers ou des licenciements de confort, de ceux qui ne respectent même pas les rudiments du dialogue social, de ceux qui empochent les aides publiques avant de mettre la clé sous la porte, mais il y a d’autres patrons, et c’est à eux que je veux m’adresser, ces chefs de petites et moyennes entreprises, comme on les a rencontrés tout à l’heure, tout près d’ici, à Textile France, de salariés, qui ont été trois fois licenciés, et qui, à un moment, se sont dit : nous n’allons pas baisser la tête, nous n’allons pas encore subir cette humiliation, nous allons reprendre à bras le corps notre destin en mains.

Et même sur un secteur que l’on dit durement touché par les délocalisations, le secteur de l’industrie textile, eh bien, ils ont réussi à remonter la pente, ils ont réussi à recréer une centaine d’emplois, et je veux que cet exemple-là, comme j’en vois partout sur les territoires où je me rends, je veux que cet exemple-là devienne la référence dans la France qui va retrouver une nouvelle croissance durable, pour à nouveau sortir du chômage, pour créer des activités, de la valeur ajoutée et distribuer des salaires.

La façon dont cette entreprise a réussi s’appuie sur les valeurs fondamentales et sur les réformes profondes que je vous propose dans le pacte présidentiel.

D’abord, la qualité du dialogue social. Il est temps que la France sorte de cet archaïsme et puisse faire émerger un syndicalisme de masse, un syndicalisme responsable, qui permettra d’anticiper les mutations, qui permettra de créer le respect à l’intérieur de l’entreprise, qui permettra de répartir avec justice les fruits de la croissance de l’entreprise, qui permettra de sécuriser les salaires et les emplois. Car je crois tout le contraire de la droite : je n’est pas par la précarité que nous relancerons la machine économique, mais bien au contraire, c’est en sécurisant les salariés, en les associant en amont aux décisions de l’entreprise, comme cela se fait dans les pays du nord de l'Europe.

Pourquoi n’y a-t-il en France que 8 % d’adhésions aux organisations syndicales, 80 % dans des pays comme la Suède ? Et c’est dans ces pays, où les bas salaires sont les plus élevés, c’est dans ces pays où il y a le moins de conflits sociaux, c’est dans ces pays où il y a aussi le moins de chômage. C’est pourquoi dans la réforme profonde des institutions, il y a une réforme volontaire, audacieuse, pour que la France change dans le domaine des relations sociales et pour que nous puissions enfin réaliser une véritable démocratie sociale dans l’entreprise, qui nous rendra collectivement beaucoup plus efficaces. C’est à cela que je vous appelle également.

Le deuxième pilier de la relance économique, qui est aussi très bien illustré dans cette entreprise, c’est l’investissement massif dans la recherche et dans l’innovation. C’est l’idée que c’est par la qualité, par la matière grise, par la formation professionnelle que nous pourrons rester compétitifs, et que nous pourrons, comme je l’ai dit tout à l’heure, relever la tête et reprendre la main. Là aussi, dans le pacte présidentiel que je vous propose, nous investirons massivement les fonds publics dans les entreprises qui en ont vraiment besoin. Nous encouragerons par la fiscalité le réinvestissement des bénéfices de l’entreprise dans l’entreprise, nous remettrons à niveau ce qui a été dramatiquement abandonné par la droite : la recherche, l’enseignement supérieur, l’innovation, et nous devrons le refaire en remettant à niveau la recherche aussi au niveau européen.

Enfin, il nous faudra définir des politiques industrielles communes, et là aussi, la France mérite beaucoup mieux que ce qu’elle a. Ici aussi, nous avons des pôles de compétitivité dans cette région qui ont été lamentablement abandonnés par l'État. Et demain, en réconciliant la France avec les entreprises, en rapprochant l’enseignement supérieur, la recherche et les entreprises, nous réussirons à nouer un nouveau pacte économique, social et environnemental qui nous permettra de redresser la France et de la retirer vers le haut.

J’entends bien les objections ici ou là, et peut-être ici, certains d’entre vous se posent aussi ces questions. On me dit : Mais ce pacte présidentiel coûte cher. Alors, je vous le dis fermement : qu’est-ce qui coûte cher ? Ce qui coûte cher, c’est le chômage. Ce qui coûte cher, c’est la précarité. Ce qui coûte cher, c’est l’échec scolaire. Ce qui coûte cher, c’est toutes les formes d’insécurité. Ce qui coûte cher, c’est de ne pas pouvoir se loger. Ce qui coûte cher, c’est d’avoir peur de l’avenir. Ce qui coûte cher, c’est, comme je l’entendais tout à l’heure dans l’entreprise que je vous citais, ce qui coûte cher, c’est comprendre l’inquiétude des petites retraites et des bas salaires, et cette ouvrière qui part à la retraite et qui me dit : « Ça fait 40 ans que je travaille, et je vais partir à la retraite avec une retraite de 600 euros par mois, c’est-à-dire à peine plus que le minimum vieillesse. » Et on viendrait me reprocher de vouloir relever tout de suite les petites retraites et les bas salaires ! Mais ce n’est que justice ! Et non seulement ce n’est que justice, mais c’est aussi un levier de l’efficacité économique.

Car ce qui déprime un pays, c’est cela : c’est la peur de l’avenir. Et cette peur de l’avenir, on la sent aujourd’hui à tous les niveaux de la société. Je l’ai dit tout à l’heure, on la sent chez les jeunes, qui ont du mal à s’insérer dans le monde du travail, on la sent chez les parents, qui se demandent si leurs enfants vont encore pouvoir réussir à l’école à égalité des chances, on la voit chez les entreprises aussi, sous-traitantes, qui sont pressurées par les maisons mères, celles du cac 40, celles dont les centres de décision sont en dehors de nos frontières. On la sent aussi, cette inquiétude, chez les agriculteurs qui voudraient bien pouvoir continuer à créer des activités et à installer des jeunes, et cette réforme-là aussi nous la ferons, pour que nos territoires ruraux restent vivants.

Ce sont toutes ces inquiétudes qui dépriment collectivement la France et qui donnent à chacun le sentiment d’être irrésistiblement tiré vers le bas. Alors voilà l’enjeu de l’élection présidentielle, c’est d’en finir avec ces inquiétudes, c’est de renouer partout le lien social, c’est de donner à chacun une vision de son avenir, une espérance d’avenir, c’est de garantir partout d’abord que les familles vont bien fonctionner et seront aidées au moment où elles en ont besoin et que les parents vont pouvoir assumer leur autorité parentale, ensuite que l’école va bien marcher et la rentrée scolaire se fera ; après avoir cet été, si les Français me font confiance, rétablir les moyens scolaires et les postes que la droite vient de supprimer.

Bien sûr, ce n’est pas quand un pays n’est pas assuré de son avenir qu’il faut en rabattre sur l’éducation, bien au contraire, la principale bataille de la France, aujourd’hui, c’est la matière grise, c’est la formation, c’est l’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation. C’est de se dire que si chacun, là où il est, a la possibilité de déployer ses talents, alors c’est collectivement que nous en serons tous bénéficiaires. C’est cela cette bataille et c’est pourquoi je remettrai les priorités dans l’ordre des choses.

Et la priorité dans l’ordre des choses, c’est celle que je viens de vous dire, parce que tout se tient, les familles, l’éducation, ensuite la valeur du travail. La valeur travail, ça consiste en quoi la valeur travail ? Ça consiste d’abord à lutter contre le chômage. Et quand j’entends le candidat de la droite proposer aux salariés d’avoir le choix de travailler jusqu’à 70 ans alors qu’il y a déjà tant de chômage chez les salariés. Non, pas de « hou ! » dans mes réunions ; parce que ce sont des enjeux de fond, des choix fondamentaux, que les Français nous regardent, qu’ils nous regardent, qu’ils savent qu’ils ne Doivent pas se tromper, que c’est un choix d’avenir qu’ils ont à faire. Oui, nous n’avons pas la même conception de ce que les uns et les autres nous appelons la valeur travail. La valeur travail, c’est d’abord donner du travail à tous, la valeur travail, c’est d’abord revaloriser les bas salaires, c’est sécuriser par des contrats durables – et je félicite les jeunes de leur lutte contre le CPE –, la valeur travail, c’est de faire en sorte, une bonne fois pour toutes, la gauche l’a souvent promis et pas vraiment réalisé, et nous devrons le faire, la valeur travail c’est de faire en sorte que le travail soit moins taxé que le capital.

La valeur travail, c’est de faire en sorte aussi que toute personne qui retrouve un emploi ne perde pas de revenus par rapport à une personne qui vit des revenus de l’assistance. Et ça aussi, je l’ai entendu tout à l’heure. L’une des salariées, l’une des ouvrières me l’a dit, qui vit juste au SMIC ou juste au-dessus du SMIC et qui se rend compte qu’avec les différents droits sociaux attachés aux revenus de l’assistance, parfois quelqu’un qui travaille gagne moins que quelqu’un qui voudrait bien d’ailleurs travailler. Eh bien, dans le pacte présidentiel, il y a le revenu de solidarité active, c’est-à-dire que désormais toute personne qui sort des de revenus de l’assistance et qui retrouve un travail verra également son revenu augmenter, c’est-à-dire pourra garder un certain nombre d’avantages liés à la situation antérieure pour que plus personne ne soit laissé sur le bord de la route, et en particulier pour que tous ceux qui cherchent un travail et qui en retrouvent un ne soient pas découragés. Je ne suis pas favorable à une société de l’assistanat. La gauche, ce n’est pas cela. La gauche, c’est la dignité du travail.

La société que je vous propose, c’est une société du donnant/donnant où chacun aura le sentiment que ce qui est donné par la responsabilité publique, que ce qui est donné à ceux qui en ont le plus besoin, que cette exigence de maintenir les liens de solidarité s’accompagne aussi en retour d’un effort de la part de ceux qui reçoivent. Et c’est aussi le sens de l’allocation pour les jeunes. Je leur ai dit sans démagogie : je ne veux pas qu’il y ait des jeunes en situation de précarité et qui, à cause de cette précarité, échouent dans leur formation et dans leurs études parce que leurs parents trop modestes n’ont pas les moyens de subvenir correctement à leurs besoins. Je veux donc améliorer, parce que je crois que c’est façon aussi d’aider les jeunes à choisir une bonne orientation, un métier qui leur plaise et de s’insérer dans le monde du travail. Ils seront donc aidés par l’amélioration d’un système de bourses, mais en contrepartie il leur sera demandé bien sûr, en tout premier lieu, de travailler pour réussir leurs études. Ensuite, il leur sera bien sûr demandé de choisir des orientations professionnelles qui leur permettent de déboucher sur un emploi et, enfin, il leur sera demandé, et ce sera vrai aussi, pas seulement pour les jeunes qui reçoivent cette aide, mais d’une façon générale, pour tous ceux qui ont envie de construire une société solidaire, il leur sera demandé par exemple de faire du soutien scolaire auprès des enfants qui en ont le plus besoin.

Et je voudrais à ce sujet vous dire, parce que j’entends à la fois mettre en place ces nouvelles règles où chacun sera au clair sur ses droits et sur ses devoirs, c’est cela que j’appelle l’ordre juste. C’est comme cela que l’on met en place des préventions efficaces, et en particulier je le répète, la première des préventions contre la délinquance, c’est l’investissement dans l’école, dans la réussite scolaire, dans la formation et dans l’emploi. Et comme le disait très justement Victor Hugo : « Une école qui ouvre, c’est une prison qui ferme. »

Alors tous ces jeunes qui n’ont parfois pas eu la chance d’être suffisamment bien encadrés, de comprendre les règles d’organisation d’une société qui veut être accueillante à tous les siens, d’où qu’ils viennent, dans la diversité de leurs talents, c’est cela aussi la force de la France, c’est d’accueillir la diversité de ses talents à condition qu’ils aient la conviction profonde que tout est fait pour lutter contre toutes les formes de discrimination. C’est cela aussi la République nouvelle que j’appelle de mes vœux.

Et puis il y a une autre inégalité contre laquelle nous devons farouchement lutter, et parmi celles que je veux évoquer ce soir je veux évoquer aussi celle-ci, c’est l’inégalité devant la culture : la République nouvelle sera la République de l’art et de la culture. Là aussi, le chantier est immense. Il y a eu tant de recul au cours de ces dernières années, et je l’ai senti dans tous les débats participatifs, la soif de culture, la volonté et l’envie d’accéder à la beauté et les inégalités cruelles devant l’accès à la culture. Songez donc : 80 % des Français n’ont jamais, ni les moyens, ni l’occasion, d’assister à un spectacle vivant.

Alors comment se peut-il qu’il y ait d’un côté tant de chômage dans les professions du spectacle et de la culture, et de l’autre une telle soif culturelle parmi les jeunes, parmi les citoyens en général, et parmi tous ceux qui ont pris la parole ? Et la France qui se relève est une France culturelle, une France qui donne à chacun le droit d’accès à une pratique culturelle, à tous les enfants le droit d’accès à la beauté, à tous les citoyens le droit d’accéder au spectacle vivant. Oui, je veux une démocratisation culturelle profonde parce que, dans l’investissement dans la matière grise dont je vous parlais tout à l’heure, l’investissement dans la valeur humaine, l’investissement dans l’intelligence collective, celle qui est aujourd’hui si cruellement bridée, celle qui est bloquée, celle qui est tirée vers le bas parce que, lorsque l’on entend certains discours de la droite on se rend compte que, ce qui est flatté, ce n’est pas le beau côté de la personne humaine, c’est toujours exciter les peurs, les jalousies, c’est toujours une façon de dresser les gens les uns contre les autres.

J’entends dire qu’on ferait voter les grévistes contre les non-grévistes, ceux qui auraient le droit d’avoir des heures supplémentaires et les autres, ceux qui devraient travailler au-delà de 70 ans et ceux qui sont au chômage, ceux qui sont agressés et qui ont vu la sécurité reculer ; ceux qui vont bénéficier des allégements fiscaux dans le programme de la droite et ceux qui verront les services publics reculer.

Non, je sais, parce que je vous ai écoutés, que vous ne voulez pas d’une France qui se délite et qui abandonne les principes fondateurs de la République qui a fait notre force. Cette République, nous devons lui redonner toute sa portée, toute son ambition, toutes ses exigences, nous devons la remettre debout et je pense que nous y arriverons. Nous y arriverons parce que je sais que c’est ce que vous voulez. Je sais aussi que ce sera difficile la première année, la droite nous laisse un pays en mauvais état, avec d’importants déficits, de la dette, mais je crois que, si nous faisons ce que nous avons dit, et nous le ferrons parce que j’ai écouté pour agir juste et pour tenir parole, le pacte présidentiel est un projet cohérent qui s’appuie non seulement sur des valeurs, je vous l’ai dit, sur des règles du jeu neuves et claires où chacun saura ce qu’il a à faire dans cette France qui veut à nouveau bouger et se redresser, mais aussi des décisions rapides, immédiates, qui répondront aux urgences, et je l’ai dit et je le répète, aux urgences de la lutte contre le chômage, aux urgences de la défense du pouvoir d’achat, aux urgences des moyens à rendre à l’école et la formation, à l’urgence écologique aussi ; à la nécessité aussi de faire revenir la France à la table de l’Europe.

Oh, je sais, dans cette région, quel a été le résultat du référendum. Et ce que je veux vous dire, ce que les Français ont voulu dire, c’est qu’ils voulaient une Europe qui protège davantage, une Europe qui donne des garanties, une Europe qui se protège contre les délocalisations. Et c’est cette Europe là, avec un volet social important, qui n’acceptera plus les compétitions vers le bas, vers les pays à bas salaires, qui aura le courage de redéfinir des politiques communes, qui réinvestira, comme je l’ai dit tout à l’heure, dans la matière grise, dans l’innovation et la recherche, mais qui surtout cessera de faire preuve de naïveté parce que, lorsque l’on voit les États-Unis proclamer l’ultra-libéralisme, en fait ils se protègent et ils savent comment le faire. Et l’Europe devra sortir de cette naïveté, l’Europe devra mettre en place un volet social efficace, l’Europe devra lutter pour que le jeune diplômé puisse rester sur son territoire et déployer tous ses talents. Et ce combat-là aussi, il est devant nous, il est urgent. La France va présider l’Union européenne au 1er juillet 2008, il y a des propositions qui ont été faites par les Partis socialistes européens, et en particulier pour que les pays européens adoptent l’idée d’un salaire minimum, l’idée d’une protection sociale commune, l’idée de l’égalité salariale entre les hommes et les femmes. Et là aussi on en est loin. L’idée d’un système de retraite digne pour tous.

Et c’est vous dire que la France doit jouer puisque, ces valeurs-là, vaille que vaille, nous les avons toujours défendues et nous allons les reconstruire là où la droite les a détruites. Alors, c’est aussi par rapport à ce message universel aussi que nous devons redresser la France parce que nous sommes regardés dans le reste du monde. Le reste du monde regarde ce qui va se passer. Le reste du monde aussi, comme vous, attend un changement, et un changement profond, et en particulier les pays les plus pauvres qui attendent aussi une réduction des écarts entre les pays riches et les pays pauvres, seule façon de mettre fin aux migrations de la misère.

Et nous avons une responsabilité, nous avons imposé à ces pays des modes de développement qui aujourd’hui les ruinent petit à petit, alors que dans les pays chauds, et en particulier les pays africains, ils sont au-dessus d’eux l’énergie solaire, l’énergie gratuite. Et quand on voit le sous-équipement de ces pays, on se dit : mais qu’ont fait les pays industrialisés ? Qu’ont fait les anciennes puissances coloniales après avoir pillé les ressources ? Elles n’ont même pas été capables de donner à ces pays l’occasion de saisir leur chance et leurs atouts par rapport à ce qu’ils avaient. C’est ce combat aussi que nous voudrons conduire.

Et c’est pourquoi ce combat, je vous demande, dans cette dernière ligne droite, de le conduire. C’est à vous qu’il appartient de vous en saisir. C’est vous la France présidente parce que c’est vous qui allez vous mettre en mouvement. Et quand j’entends des interrogations sur l’identité nationale, mais moi je ne me pose pas ses questions. Il était temps, pour toutes les femmes et les hommes de progrès de se réapproprier les symboles fondamentaux.

Il était temps de ne pas laisser à l’extrême droite la Marseillaise, le chant de toutes les libertés, le chant de toutes les résistances aux injustices, ce champ contre toutes les oppressions, repris dans tous les pays du monde et dans tous ceux qui luttent contre les oppressions, ce chant que Louise Michel, qui avait connu, elle aussi, vous le savez, durement la privation des libertés, faisait entonner à ses élèves le matin et le soir et, comme elle l’écrivait, à chaque fois elle ne pouvait pas s’empêcher de pleurer.

Et donc ce chant, c’est bien sûr le chant de notre identité. Mais nous, hommes et femmes de gauche, nous sommes aussi tournés vers les autres et nous ne demandons pas aux Français d’où ils viennent, aux citoyens qui sont sur notre sol, aux étrangers qui nous apportent leur force de travail, on ne leur demande pas d’où ils viennent, mais où ils veulent aller ensemble.

Et c’est ce cela que je vous demande aujourd’hui, c’est de savoir où nous voulons aller ensemble. Et nous voulons aller ensemble vers davantage de justice, nous la voulons cette France plus juste, nous la voulons cette France plus forte, nous la voulons cette France qui reprend confiance en elle.

Alors, c’est à vous de vous en saisir, c’est à vous d’aller vers les autres, c’est à vous de construire cette France présidente. C’est à vous.

Vive la République, vive la France, et c’est à moi de vous écouter !

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vendredi 30 mars 2007

L'Espagne, le PP et le PSOE article de Le Monde par Cécile Chambraud

Très remarquable analyse de cette journaliste sur la situation espagnole. Je recommande pleinement sa lecture.  Peut-être la chute finale est un peu tirée par les cheveux, la société espagnole est relativement adulte, est reste imprégnée dans son subconscient par son histoire et en particulier par la guerre civile.


D'où vient cette tension ? C'est devenu un lieu commun, en Espagne, de relever que le PP n'a pas assimilé sa défaite devant les socialistes de M. Zapatero, le 14 mars 2004. Depuis, il n'a pas su purger le mensonge qu'avait soutenu le gouvernement de José Maria Aznar, dans les deux jours qui avaient suivi les attentats islamistes du 11 mars, et qui consistait à attribuer les bombes des trains de la banlieue madrilène à l'ETA, dans la crainte que les électeurs ne fassent porter à M. Aznar, fidèle allié de George Bush en Irak, une part de responsabilité dans ces actes.
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Jour après jour, l'exemplaire procès des islamistes accusés d'avoir préparé les attentats, qui se tient depuis le 15 février, démontre le ridicule de ces élucubrations propagées par plusieurs médias de grande audience liés à la droite. Cela n'empêche pas la direction du PP d'avoir laissé dire, quand elle n'a pas carrément alimenté ce "doute" fabriqué de toutes pièces.

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Gare du Nord- Pour la première fois N. Sarkozy a utilisé ouvertement une dialectique fachiste.

Maintenant que la passion est un peu retombée, revenons sur les évènement de la gare du Nord, ou plutôt sur l'exploitation politique faite par N. Sarkozy. Les méthodes sont très proches de celle utilisées ces dernières semaines par le PP ici en Espagne, pour remettre en question les urnes par la dialectique de l'affontement.

Dans cette affaire de la gare du nord, et nous n'entrons pas dans le fond de l'affaire, mais seulement sur les dire des 3 aspirants principaux à la présidence (dans l'ordre actuel des sondages, j'exclue Le Pen) nous voyons clairement une tentative de récupération abjecte d'une situation qui inquiète tout le monde. On ne peut pas ouvertement jouer sur l'émotionnel d'une foule, d'un peuple pour essayer de gagner une élection en prêtant  aux adversaires des paroles qu'ils n'ont pas dites. Monsieur Sarkozy est devenu dangereux lors de cette affaire, tous les mensonges sont bons.

Oui les méthodes de M. Sarkozy sont des méthodes fachistes. Je pèse bien mes mots et c'est la première fois que je l'utilise à son encontre (voir archives). Quand il change les faits, quand il manipule une situation pour lui faire dire son contraire, quand il dresse une france contre une autre, quand il ment parce qu'il ment (voir ci-après) cela s'appelle du fachisme.

Le scandale est d'autant plus important que l'on voit comment ses amis des médias ne s'en émeuvent pas, ne relèvent pas.  Ces journalistes, ces médias dans leur désirs de supporter Mr Sarkozy, ont perdu la notion des limites, ils ne se rendent même plus compte qu'ils sont passés de l'autre côté. Ils sont passés de la bienveillance, à la soumission. Où sont les journalistes, ceux digne de ce nom, les seuls qui semblent encore professionnels, normaux sont chez Marianne.

Dans l'extrait tiré des paroles de N. Sarkozy, est mis en gras les propos que je juge relevant d'une dérive  "fachiste".  La démarche suivante serait donc  de mettre Ségolène Royal et Bayrou dans un camp d'internement.

Ce qu'a dit Ségolène Royal

Ségolène Royal se garde d'instrumentaliser le thème de la sécurité

Ségolène Royal n'en a pas moins imputé implicitement ces incidents à l'action de Nicolas Sarkozy, jamais cité, l'accusant d'avoir "dressé les uns contre les autres". "En cinq ans d'un gouvernement d'une droite qui avait fait pourtant de la sécurité son thème principal de campagne (...), on voit que c'est l'échec sur toute la ligne", a-t-elle fustigé. "Qu'un contrôle puisse dégénérer à ce point dans de graves incidents entre plusieurs centaines de personnes et la police nationale traduit une inquiétante dégradation de la confiance réciproque entre le service public de la sécurité et nos concitoyens".
Ce qu'a dit Sarkozy

Sarkozy exploite à fond les incidents de la gare du Nord
"Si certains sont du côté des fraudeurs, moi je suis du côté de tous ces honnêtes gens qui payent leur billet", a lancé le candidat UMP lors d'une réunion publique au Grand Palais de Lille devant quelque 10.000 supporters, selon l'UMP.

Sans les nommer, Nicolas Sarkozy a dénoncé "deux candidats à l'élection présidentielle" qui "ont osé prendre la défense d'un individu connu pour 22 délits, qui se permet de frauder (...) et qui, une fois interpellé, se permet de frapper des fonctionnaires".

Lui-même s'est posé en défenseur "des honnêtes gens qui utilisent les métros et les trains et ne supportent plus la dictature des bandes, des voyous et des délinquants". "Je n'accepte pas les fraudeurs, parce que le prix de la fraude, ce sont les plus pauvres de nos concitoyens qui le paient pour cette minorité qui s'exonère de tout", a poursuivi le candidat UMP.

"Eh bien c'est clair: l'autorité et le respect, c'est de notre côté. La fraude et le soutien à la délinquance, c'est de l'autre côté", a martelé M. Sarkozy.
Ce qu'a dit Bayrou

Nîmes: Bayrou voit dans les violences de la gare du Nord "l'héritage commun du PS et de l'UMP"
"Une étincelle suffit à mettre le feu tellement le climat de tension est grand. Aujourd'hui, tout est dans l'affrontement. On ne peut pas laisser le pays se déchirer et se délabrer comme ça", a-t-il commenté devant les arènes de Nîmes, avant de poser devant les photographes, aux côtés de Corinne Lepage, Jean-Marie Cavada et Yvan Lachaud, député UDF du Gard.

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Pourquoi la droite et les médias nous occultent le débat sur le libéralisme et la financiarisation sauvage de notre économie ?

La situation décrite dans cet article de Dédefensa souligne assez bien le fond de mes préoccupations lors de ces élections présidentielles française.

Quand l'ensemble de la société est effrayée de la course en avant générée par la globalisation mondiale sans garde-fou et par une financiarisation sauvage de l'économie, les médias font tout pour que ne transparaisse pas ce débat aux yeux du public, qui devrait être le fond de cette campagne.

Cela semble assez normal d'ailleurs, puisqu'il n'y a pas débat. Ségolène Royal depuis les primaires socialistes (octobre - novembre 2006) est la seule dans les partis de gouvernement à avoir abordé le sujet. Etant membre d'un parti de gouvernement elle est la seule donc à devoir assumer les propositions qui peuvent aller dans le sens d'une résolution effective de ces problèmes, choses que n'ont pas à faire ceux qui sont dans un dynamique de NON et ceux qui sont dans le camp libéral.

L’inégalité des richesses aux USA : la pire situation depuis 1928 et la Grande Dépression
Date de publication : 30/03/2007 - Rubrique : Bloc-Notes

Il faut être attentif aux symboles, et les USA eux-mêmes y sont particulièrement sensibles. Rien ne résonne plus comme un symbole de calamité dans ce pays que le terme “Grande Dépression” (détonateur du crash boursier d’octobre 1929, détérioration économique dramatique à partir de l’automne 1930, jusqu’aux abysses de l’hiver 1932-33, — une tragédie nationale et la pire crise de l’histoire du pays).

Pour cette raison de la force du symbole, les chiffres publiés sur l’état des richesses, qui signalent la plus grande inégalité depuis 1928 (la dernière année de prospérité des “Roaring Twenties”) résonnent d’une façon sinistre. Le site WSWS.org en fait aujourd’hui un commentaire.

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Réponse des socialistes aux propositions de la droite visant les français de l'étranger et expatriés

Richard Yung répond aux propositions de la droite visant les français de l'étranger. Pour ma part je trouve les propositions de la droite et de la droite travestie  assez partielles et partiales, et dans le cas de l'UDF un presque plagiat qui plus est inconsistant, là ou justemment il n'y a pas copie.

Elles sont loin de la construction globale élaborée par Ségolène Royal, le PS et les associations consultées, basée sur la réalité des faits et sur l'effort d'imagination nécessaire pour trouver des solutions dans un monde global qui a changé.

Richard YUNG
Sénateur représentant les Français établis hors de France
Palais du Luxembourg - 75291 PARIS Cedex 06
 
http://www.senateursdesfrancaisdumonde.net/

L'UMP de N. Sarkozy

L’UMP se réveille enfin de sa léthargie intellectuelle et a ressenti le besoin de faire quelques propositions en direction des Français à l’étranger. A vrai dire, une seule proposition formulée par quelques responsables mais non reprise par le candidat Sarkozy dans ses différents discours aux Français de l’étranger. Cette proposition consisterait à assurer la gratuité de l’enseignement dans les établissements de l’AEFE à partir de la seconde.
C’est une tentative un peu faible pour répondre à notre programme relatif à la modernisation de l’AEFE et à notre engagement de doter l’Agence de nouveaux financements permettant d’assurer un coût d’écolage réduit de 50% pour les parents qui n’ont pas la possibilité d’assumer le coût plein de la scolarité.

Cette proposition est élitiste puisque seuls ceux qui auront pu payer à leurs enfants une scolarisation complète, avec des tarifs qui augmentent en moyenne de plus de 5% par an depuis 2002 pourront bénéficier de cette mesure.
Elle est inflationniste car rien n’indique que cette mesure serait financée par l’État. Ce serait donc aux classes maternelles, primaire et aux collèges de payer pour la scolarisation en Lycée.

Elle est injuste et inefficace car elle ne permettrait pas à ceux, plus nombreux, qui ont besoin d’entrer dans le système français le plus tôt possible, en particuliers pour maîtriser notre langue. La mesure proposée exclurait ceux qui ont besoin d’une scolarité moins chère au moment où ils en ont besoin.

C’est une mesure démagogique et dangereuse qui coûtera au bas mot 70 millions d’euros par an qu’il s’agira de financer. Si l’État devait payer cela en plus des 52 millions d’euros de bourses déjà attribués, il se priverait de tout moyens d’assurer le développement du réseau, d’assurer la sécurité des usagers, le maintient de la qualité de l’enseignement, de faire face aux besoins de nouveaux bâtiments dans des villes où le prix de l’immobilier les rend très difficiles. Si les parents des élèves des classes maternelles, primaires et des collèges devaient financer cette mesure, par un relèvement de l’ordre de 20% des frais de scolarité, nous opérerions alors une ségrégation par l’argent et un nombre d’élèves important quitteraient nos écoles, l’enveloppe actuelle des bourses ne pouvant pas faire face à ce type d’augmentation sans opérer une sélection sévères parmi les actuelles familles bénéficiant de bourses scolaires. C’est ainsi l’équilibre financiers de nombreuses associations gestionnaires qui seraient remis en cause si elle devaient se voir imposer ce type de décision, alors qu’elle ont besoin d’un cadre adapté, prévisible, avec une AEFE disposant de nouveau moyens, pour assurer le développement de leur mission.


L'UDF de François Bayrou

France est un grand pays ». « Je suis très conscient … » etc.).
Quelles propositions précises fait-il pour répondre aux problèmes des « Français expatriés » dont « il est très conscient » ?
Bien peu, et absolument pas fiables !

1) deux promesses irréalistes et démagogiques : la gratuité de l’enseignement et de la protection sociale

L’enseignement
Nous sommes bien placés – pour l’avoir fait dans le passé- pour savoir que le coût en serait prohibitif sans parler des autres aspects du débat.
« les conditions d’accès des enfants de Français expatriés au service public scolaire doivent être les mêmes que celles des enfants de métropole ». Notons au passage qu’il parle d’« expatriés », et que pour lui la France est la « métropole » des Français à l’étranger, comme s’ils vivaient encore dans des colonies. Ou déjà dans une collectivité d’Outre-frontières…

Un financement en trompe l’oeil pour la protection sociale
Le financement de la protection sociale serait assuré en « faisant appel au système mutualiste » (une complémentaire, et payante, donc ça aboutirait à faire payer plein pot la protection sociale), et au « partenariat socio-professionnel » dont on ne sait ce que c’est. Donc aucun financement sinon par les assurés.

2) un alignement sur les décisions de l’UMP :

Bayrou souhaite que les effectifs du réseau consulaire français soient « renforcés ». Comment ? « par un redéploiement des personnels du Quai d’Orsay », c'est-à-dire une répartition différente de la pénurie. Exactement le langage et les mesures de la droite comme pour le reste. Ajoutons que l’on sent l’absence totale d’expérience du candidat et de son équipe de campagne sur les questions de vie à l’étranger.

3) la reprise de notre proposition d’élire des députés

Nous réjouissons de voir nos idées reprises par les autres. Cela prouve qu’elles méritent au moins débat. Il marque néanmoins comme précaution oratoire que cela « pose d’importants problèmes d’organisation » mais « difficile ne vaut pas dire impossible »
Il n’a qu’à lire jusqu’au bout nos propositions qui sont claires et précises

4) un placebo :

La nomination d’un « délégué interministériel » chargé de « recenser les problèmes spécifiques de la communauté française expatriée » et de « proposer et mettre en œuvre des solutions adaptées. Ce n’est pas le problème : créer un échelon administrativo-politique ne sert à rien sinon à alourdir la chaîne de décision, tant qu’il n’y a pas des moyens supplémentaires en hommes et en crédits.

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jeudi 29 mars 2007

NON à l'utilisation des machines à voter électroniques pour les élections présidentielle et législatives

Non, non et non. Halte aux machines de vote électronique. Halte aux décision unilatérales prises sans consultation avec les électeurs. Nous demandons:

  • un moratoire
  • une étude profonde contrastée et effective
  • une consultation populaire réelle

Le vote en machine lessivé par le doutePlusieurs partis politiques s'opposent au vote électronique pour les prochains scrutins. (Libération)

Moratoire. Avec Pierre Müller et d'autres citoyens inquiets de ce «recul démocratique» sans affichage partisan , ils militent contre les ordinateurs de vote, «opaques et invérifiables», et ont lancé une pétition le 28 février (1). En à peine un mois, plus de 30 000 signatures ont été recueillies «pour le maintien du vote papier».
La polémique s'est amplifiée au point que des candidats à la présidentielle et des partis se prononcent sur le sujet. Mardi, le Parti socialiste a demandé un moratoire sur l'utilisation des machines à voter pour les élections présidentielle et législatives, en rappelant des défaillances intervenues aux Etats-Unis. «L'absence de fiabilité de ces machines justifie leur mise à l'écart et leur remplacement par des urnes traditionnelles pour les scrutins de 2007», ajoute le communiqué du bureau national du PS. «Il faut refuser cette évolution et suspendre toute utilisation», a définitivement lâché le candidat UDF François Bayrou, dans le magazine Politis du 8 mars. Les Verts protestent contre le fait qu'aucun «débat public ait eu lieu sur le bien-fondé de cette technicisation du vote et les éventuels risques de fraude et de manipulation», et exigent un moratoire, comme le PCF. «Nous sommes opposés aux ordinateurs de vote et aux machines à voter», a simplement énoncé José Bové dans sa réponse au questionnaire rendu mardi à Candidats.fr. Des candidats qui protestent sur la manière dont va se dérouler le scrutin dans une partie de la France, ça commence à faire désordre.

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Sarkozy et la ville de Neuilly - Quelle étrange gestion !

Tiens l'affaire de Neuilly réapparaît.

Enigme à Neuilly-sur-Seine - Les liaisons dangereuses de Sarkozy

Les deux hommes passent beaucoup de temps ensemble. Ils sont souvent rejoints par François Fillon, l'actuel conseiller politique du candidat UMP à l'Elysée. Michel Lasserre, le VRP de luxe du cabinet, soigne son carnet d'adresses. L'homme est généreux, par exemple avec « Neuilly Journal indépendant », l'organe officieux de la mairie, dirigé en 1988 par Cécilia Martin, future Mme Sarkozy. Les pleines pages de pub achetées par le groupe Lasserre sont publiées aux meilleurs emplacements. Pendant plusieurs années, les encarts groupe Lasserre sont même annoncés dans le sommaire du journal. Le promoteur paie rubis sur l'ongle. Un parrainage actif et constant. C'est l'époque où Nicolas Sarkozy lance son grand projet d'aménagement de l'île de la Jatte en village pour la jet-set. Là, le groupe Lasserre achète 3 900 mètres carrés d'espace constructible pour y édifier le complexe Victoria XXI, un ensemble de trois immeubles de grand standing, la future résidence privée du candidat UMP à l'Elysée. Cette opération fait partie des grands travaux du maire. Elle se révèle un vrai gâchis financier pour la ville. Au départ, la mairie compte empocher 2,4 millions d'euros de bénéfices sur l'opération. A l'arrivée, elle perd 14 millions d'euros. Dans l'affaire, elle fait aussi preuve d'une grande générosité en faveur de la SEM 92, l'aménageur du projet, en lui accordant 5,7 millions d'euros de prêt sans intérêts. Sans ce prêt «douteux», selon la chambre régionale des comptes, le projet de l'île de la Jatte s'écroulait. Et entraînait les Lasserre dans sa chute. Nicolas Sarkozy fait alors figure de sauveur.

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Ségolène Royal - Familles, éducation, emploi, écologie.

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Zaplana se pasa con el Turrón y el dinero del contribuyente (55.000€). Como es portavoz del PP podra argumentar.

Trabajo rehusó pagar 23.000 euros en turrón que compró Zaplana y que nadie certificó

De los 169.400 euros del gasto total de protocolo fijados por Zaplana para 2004, él se asignó para sí y para su equipo 110.208 euros. Por tanto, sólo quedaban disponibles hasta nueva orden presupuestaria del nuevo equipo socialista, unos 60.000 euros, Por eso, cuando llegaron tres facturas que suponían más de un tercio del fondo anual existente, se rechazaron. Había una razón añadida: se entendió que no venían debidamente cumplimentas por los ex responsables ministeriales del PP. Turrones Picó no ha planteado ninguna batalla por tal impago.

Las facturas del turrón debían ser pagadas con cargo al fondo global de atenciones protocolarias del Ministerio de Trabajo. Pero éste estaba casi exhausto cuando se produjo el relevo, en abril de 2004. Igualmente, se había agotado la partida mensual de uso más personal al servicio de Zaplana (3.000 euros al mes). En concreto, según funcionarios relacionados con el control del gasto, Zaplana, en el mes de marzo de 2004, consumió 2.999,72 euros de tal partida para su uso discrecional y protocolario. El ministro Caldera, al margen de instituir una tarjeta que garantizaba un rastro indeleble de cada euro gastado, sólo consumió en marzo de 2005 50,61 euros de dicha partida.

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N. Sarkozy veut voler aux Français l’élection en instrumentalisant les thèmes « sécuritaires »

Les derniers évènement surmédiatisées des dernières semaines tendent à prouver qu’une stratégie claire d’enveloppement et d’enfermement de la gauche sur les thèmes sécuritaires est à l’œuvre de la part du candidat de la droite Nicolas Sarkozy.

En soi cela est de bonne guerre, et Nicolas est dans son rôle comme candidat présidentiel de démontrer les défauts de ses adversaires, s’il y en a.

Ce qui l’est moins est :

• l’utilisation des moyens de l’état pour parvenir à ces fins
• la manipulation des médias aux mains de ses amis qui surmédiatisent à son avantage toutes les situations, les plus bénignes
• le mensonge et la manipulation des faits (appris de Mr Aznar et du PP en Espagne), voir son discours de Lille hier
• la transformation du débat de son fait en un affrontement hargneux
• la prise d’otage des électeurs et l’élection présidentielle comme en 2002, dans un débat qui est généré pour cacher d’autres thèmes qui sont en fait l’origine de ces affaires surmédiatisées


A mesure que Mr Sarkozy voit sa côte s’effriter ou même s’effondrer dans les sondages, et jouant aux pompiers pyromanes, celui-ci sort de façon graduelle des affaires pour générer des conflits artificiels au sein de la gauche de gouvernement, celle qui a une réelle possibilité de gouverner. Sont apparues donc diverses « affaires » visant à cette déstabilisation, sur laquelle en particulier LCI-TF1 ont fait un travail de montée en puissance remarquable tendant à contrer Ségolène Royal dans son approche pragmatique et analytique des thèmes tant sécuritaires qu’identitaires.

Ce petit recueil des affaires qui ont transpercé la relative monotonie de la campagne présidentielle, éclipsant dans le dernier cas les dernières prise de position de Nicolas Hulot nous permettent d’entrevoir cette stratégie:

• l’affaire Battisti
• les évènements de l’école maternelle de la rue Rampal
• les évènements de la gare du Nord.

A qui profite le retour du thème de l'insécurité dans le débat ?

Face aux attaques de ses rivaux et de leurs amis, Nicolas Sarkozy en a fait des tonnes : il est revenu à la charge à sept reprises sur le sujet, tout au long de la journée, pour dénoncer les méfaits d'une "pensée unique" et accuser ses adversaires de se tenir "aux côtés de fraudeurs" et des "émeutiers".

"L'autorité et le respect, c'est de notre côté, la fraude et le soutien à la délinquance, c'est de l'autre côté !" a-t-il lancé mercredi soir sous les acclamations de près de 10.000 personnes, lors d'une réunion publique à Lille.

Quelques heures plus tôt, l'ancien ministre de l'Industrie Patrick Devedjian, aujourd'hui conseiller de Nicolas Sarkozy, se félicitait de ce que les incidents de la gare du Nord aient replacé la sécurité "au centre du débat présidentiel"


Si l’on effectuait un travail de recherche sur l’actualité des deux dernières semaines, il est à peu près certain qu’apparaitraient d’autres affaires qui n’on pas réussies à percer.

Je ne serai donc pas surpris que dans les prochains jours, prochaines semaines, que surgissent de nouveaux thèmes, soi orchestrés depuis le ministère de l’intérieur, soi depuis la sphère médiatique contrôlée par Mr Nicolas Sarkozy et l’UMP (TFI-Le Monde – France 2 ….) qui viendront accaparer le devant de la scène et feront passer à un second plan tous les ressorts des derniers jours de campagne, et prenant en fin de compte celle-ci en otage.

A jouer tant avec le feu Mr Sarkozy peut effectivement techniquement gagner en surexposant ces thèmes, mais il prend aussi un risque majeur, celui de laisser une France divisée, violente, intransigeante ou n’importe qui avec un certain bon sens s’efforcera de quitter.

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mercredi 28 mars 2007

Laguiller - Gare du Nord: des incidents qui "prouvent qu'il y a une colère, voire une haine contre Sarkozy"

CAEN (AP) - Arlette Laguiller a estimé mercredi que les affrontements de la veille entre jeunes et forces de l'ordre dans la gare du Nord "prouvent qu'il y a une colère, voire une haine contre Sarkozy et sa police, et que les mots 'Kärcher' et 'racaille' ne sont pas passés dans tous ces quartiers, où la jeunesse vit des moments difficiles".

A l'occasion d'un déplacement à Caen (Calvados), la candidate de Lutte ouvrière à l'élection présidentielle a demandé aux responsables politiques de s'interroger sur leur façon de "faire baisser le chômage, en particulier dans tous ces quartiers".

Pour elle, Nicolas Sarkozy est responsable de tels violences: "Tout ce qu'il a semé lui revient à la figure et à la figure du gouvernement". Et de rappeler que lorsqu'elle était conseillère régionale d'Ile-de-France, elle avait préconisé la gratuité dans les transports en commun, "plutôt que de payer des machines infernales pour contrôler les gens et d'appeler parfois la police en renfort". AP

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Ségolène Royal - Lettre ouverte aux associations de rapatriés et de harkis

Comme pied noir et fils de pied noir, j'ai vraiment apprécié cette lettre de Ségolène Royal. Comme membre de ce collectif comme je l'avais déjà mentionné, je ne pouvais supporter la récupération systématique par la droite et de l'extrème droite de notre histoire, de notre tragédie, et de leur abus de la fibre émotionnelle.

Beaucoup de rapatriés, de harkis et de leurs enfants avons effectué un travail de mémoire, d'analyse rationnelle sur ce qui nous est arrivé et voulons passer à une autre étape afin que l'on reconnaisse notre spécificité, notre histoire sans que l'on soit instrumentalisé par les politiques qui il y a 50 ans nous ont déjà manipulé et abandonné.

J'ose croire, et je le crois possible vue la spécificité de la vie personnelle de Ségolène Royal que cette déclaration est plus qu'une étape, qu'elle est un tournant dans la relation de confiance que l'on peut renouer avec les politiques, et la gauche socialiste en particulier.

Je suis né à Bab-el-Oued (la basseta), je suis pied-noir, rapatrié d'Algérie, de gauche et fier des deux. Je n'ai à rougir de rien.


Repris du site http://www.harkis.info/ je les en remercie.

http://www.harkis.info/portail/article.php?sid=1092410156
Paris, le 26 mars 2007

Dans le cadre de cette élection présidentielle, vous avez souhaité interroger les différents candidats sur les questions concernant le traitement des conséquences de la Guerre d’Algérie.
Je suis sensible à vos interrogations qui me relient à mon histoire personnelle et à celle de ma famille.
La Guerre d’Algérie et, plus largement la longue période de la colonisation, puis celle, plus courte, et souvent plus dramatique de la décolonisation, ont marqué le destin de nombreux Français.
Je souhaite répondre à leurs interrogations et proposer à la France une politique globale de réconciliation avec son histoire. Le calendrier nous dicte nos responsabilités. Le prochain Président de la République achèvera son mandat en 2012, année du 50ème anniversaire de la fin de la Guerre d’Algérie. Cette année-là doit être celle de la mémoire apaisée. A cette fin, et durant le quinquennat et la législature, je m’engage à mettre en oeuvre une politique structurée autour de quatre grands thèmes.

Mon premier engagement est celui du devoir de la Connaissance

Le Gouvernement, sous mon impulsion, s’engagera à favoriser la recherche historique sur l’ensemble de la période de la colonisation par l’attribution de bourses de recherche, l’ouverture des archives, le soutien aux publications et l’organisation de colloques.

Une commission indépendante sera créée pour traiter les grandes questions qui divisent aujourd’hui les Français :
- le rôle de la colonisation française
- les drames liés à la fin de la Guerre d’Algérie (le massacre des Harkis, la fusillade de la rue d’Isly, les tueries d’Oran, le rapatriement des Pieds noirs…).

Chaque année, le ministre des Anciens Combattants présentera au Parlement, dans le cadre du débat budgétaire, l’état de ces recherches.

Mon deuxième engagement est celui du travail de Mémoire

Celui-ci doit pouvoir se développer sans repentance, ni amnésie. Ni la mémoire de la colonisation, ni celle de la guerre d’Algérie n’ont vocation à développer la repentance franco-française mais, au contraire, elles doivent renforcer le partenariat franco-africain et avec les pays de l’ancienne Indochine.
Le Gouvernement, sous mon impulsion, s’engagera à créer une Fondation pour la Mémoire de la colonisation et de la décolonisation. Cette fondation devra fédérer l’ensemble des acteurs qui oeuvrent pour cette mémoire – associations de rapatriés, de harkis, d’anciens combattants et historiens.
Elle recevra la charge de la sauvegarde de l’ensemble des lieux du souvenir de cette période historique dans l’ensemble des pays concernés par cette histoire.
Elle sera également chargée de superviser la création des centres mémoriaux à vocation pédagogique. Enfin, elle aura compétence pour proposer les différents éléments historiques qui pourraient légitimement se retrouver dans les programmes scolaires.

Mon troisième engagement est celui de la solidarité et de la reconnaissance de la Nation.

Je m’engage, tout au long de ce quinquennat, à conduire une politique qui doit approfondir ces droits inaliénables.
Dès ma prise de fonction, je demanderai la création d’une commission du bilan chargée de faire une étude exhaustive des interventions mises en oeuvre par l’État depuis 1962 en faveur des harkis, des rapatriés et des anciens combattants.
Cette commission, présidée par le président de la Cour des Comptes, fera des propositions afin de corriger ou de compléter les droits ouverts.
Je demanderai que ce rapport soit présenté au Gouvernement en novembre 2007 afin d’inscrire au budget 2008 les propositions qu’il retiendra et qui seront présentées au Parlement.
Dès à présent, je m’engage pour que ce Droit à Réparation s’exerce en particulier pour les enfants des harkis ayant transités au moins trois ans dans les camps d’hébergement temporaire, pour les harkis prisonniers de l’ALN, dont le statut devra être celui de prisonnier de guerre, pour les rapatriés oubliés par les différentes lois d’indemnisation et pour l’ensemble des rapatriés pour lesquels des correctifs seront apportés aux lois d’indemnisation.

Mon quatrième engagement est celui de l’avenir

Le Gouvernement, sous mon impulsion, mettra en place des mesures d’aide systématique aux descendants de harkis qui s’investissent dans la vie économique, la vie sociale et culturelle de la France.
Cet engagement pour l’avenir se traduira également par la proposition de la création d’une année de « la France dans le Monde » en 2012, année dont les rapatriés, les harkis, les anciens combattants seront les acteurs principaux.
« L’obligation de l’avenir » c’est aussi mettre la connaissance des hommes et des femmes qui ont construit les pays et les départements qui étaient sous la responsabilité politique de la France au XIXème et XXème siècle au service de la politique méditerranéenne et plus largement mondiale de la France d’aujourd’hui.

Élue Présidente de la République, j’aurai besoin de tous celles et ceux qui ont construit la France universelle

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L'identité nationale / programme des candidats vus par Ségolène Royal

La confrontation des idées sur l'identité nationale ravit Royal

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal se félicite dans un entretien à Libération mercredi de la "vraie confrontation" d'idées sur l'identité nationale entre candidats à la présidentielle, estimant être la seule à combiner cette notion avec une nécessaire ouverture au monde.

La candidate socialiste attaque frontalement François Bayrou, qui "se moque de tout" le débat sur ce qui définit l'identité nationale.

"Le candidat UDF, lui, se moque de tout cela. Il a tort. Il est tellement pris dans son filon ni droite ni gauche qu'on ne sait plus ce qu'il pense de rien et donc, pas davantage, de la Nation. Ce qui est d'ailleurs cohérent avec ses positions, puisqu'il n'a pas de programme et donc, ne dit rien", déclare la présidente de Poitou-Charentes dans l'édition de mercredi du quotidien.

Selon elle, Nicolas Sarkozy "a donné sa vision des choses, en proposant un ministère de l'Identité nationale et de l'Immigration", et Jean-Marie Le Pen "confond nation et nationalisme".

"Il y a donc une vraie confrontation des points de vue", poursuit-elle. "Je suis une Européenne résolue. Je suis partisane d'une France ouverte au monde, internationaliste et généreuse et je considère que la Nation a un autre nom qui est celui de la République."

CONVICTIONS DE LONGUE DATE

"La Nation, je vous le répète, n'est pas incompatible avec l'ouverture", sur le plan local avec une plus grande régionalisation ou sur le plan européen, explique-t-elle.

"La Nation telle que je la conçois ne demande pas aux gens d'où ils viennent, mais où ils veulent aller ensemble. Elle n'est pas fondée sur les racines, l'ethnie, que sais-je, mais sur une idée. Elle est une idée et c'est ce qui la distingue de ce qu'en ont fait nos adversaires", insiste la candidate du PS, du MDC et du PRG, dont les positions sur la Marseillaise ou le drapeau tricolore ont suscité de vives critiques à gauche du PS.

"Evidemment, la gauche est internationaliste", assure Ségolène Royal. "Mais il faut donner une réassurance sur l'identité nationale, qui a besoin d'être consolidée au moment où les Français s'inquiètent de la dilution de la Nation dans la mondialisation."

Cinq ans après l'élimination de Lionel Jospin dès le premier tour de la présidentielle, en raison notamment d'une désaffection des électeurs des couches populaires, Ségolène Royal réfute toute instrumentalisation du thème de l'identité nationale.

"Je ne parle pas de la nation pour plaire à telle ou telle catégorie, il s'agit de convictions de longue date", déclare la candidate socialiste à moins d'un mois du premier tour.

"Les catégories populaires ont, comme les autres, besoin d'une réflexion sur l'identité nationale, d'une politique internationale digne de ce nom, de participer au débat sur la culture, l'énergie ou les enjeux de la santé. Et je considère que c'est le devoir de la gauche de répondre à ces attentes des catégories populaires, tout comme à la fraction des classes moyennes qui aujourd'hui nourrissent un sentiment de déclassement."

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Script edito politique Europe 1 - Ségolène Royal - 27/03/2007 07:40

EUROPE 1
EDITO POLITIQUE – 27/03/2007 – 07 :40

Christophe DELAYE

Jean Michel THENARD vous revenez ce matin sur Ségolène ROYAL qui selon vous prend sciemment le risque de choquer une partie de la gauche en vantant la Marseillaise.

Jean Michel THENARD

Depuis janvier, elle avait reçu une avalanche de coups. Depuis quelques jours, elle les rend. Les éléphants ne la voulaient pas candidate, les élites ne la jugeaient pas compétente, un secrétaire national du PS lui a même planté un couteau dans le dos pour avoir son quart d'heure de célébrité. Bref, rien ne lui a été épargné. C'est peut-être sa chance car elle a résisté. Son trop plein de détracteurs finalement lui a rendu service. Sa résistance confirme qu'elle a le cuir dur et c'est une qualité quand on prétend à la magistrature suprême. Les coups l'ont moins accablée que victimisée et en France, on aime les victimes. Surtout cela lui a donné prétexte pour recouvrer sa liberté comme elle dit. Ainsi elle a pu renouer avec ce qui avait fait son succès avant son investiture, secouer les tabous socialistes, prendre les éléphants à revers, dépoussiérer un PS pour renouer avec les classes populaires.

Christophe DELAYE


Mais la Marseillaise justement, c'est pour quoi ? C'est pour séduire ces classes populaires ?

Jean Michel THENARD

C'est pour rassurer cet électorat ouvrier, victime au premier chef de la mondialisation qui craint pour son emploi, pour son identité et se laisse parfois tenter par les extrêmes. Cet électorat qui avait fui JOSPIN en 2002 et causé la perte de la gauche. ROYAL n'a eu de cesse de vouloir le reconquérir en concédant que les 35 heures ont été parfois synonymes de précarité, que l'insécurité ce sont les plus défavorisés qui en sont les premières victimes et en expliquant donc que le drapeau français est un héritage de la Révolution et non la propriété de monsieur LE PEN. ROYAL poursuit ainsi sa reconquête. La France, juge t-elle, pourra d'autant mieux accueillir les étrangers qu'elle ne doutera pas de son identité.

Christophe DELAYE

Et là on se dit que Jean Pierre CHEVENEMENT, ancien ministre de JOSPIN, doit boire du petit lait.

Jean Michel THENARD

Oui, lui tient sa revanche. Accusé d'avoir privé la gauche de deuxième tour en 2002, le voilà spectaculairement adoubé par Ségolène ROYAL mais plus que CHEVENEMENT, c'est MITTERRAND qui est dans la tête de la socialiste. Depuis le début de la campagne, elle copie le MITTERRAND de 81. L'homme qui s'était affranchi du projet du parti avec ses 110 propositions, elle en a 100. L'homme qui avait écrit un livre intitulé « Ici et maintenant », le sien qui sort aujourd'hui en librairie s'appelle « Maintenant ». L'homme surtout qui avait surpris son monde en se déclarant le 16 mars 1981, à quelques semaines du premier tour, contre la peine de mort au risque de choquer une majorité de l'opinion. ROYAL a retenu la leçon. Sa peine de mort à elle, si on ose dire, c'est la Marseillaise et le drapeau qu'elle entend rendre à la gauche au risque de choquer dans son camp mais dans le but de séduire le plus grand nombre.

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IMPORTANT : problèmes d'inscription sur les listes électorales consulaires

Chers amis,
On nous a signalé de nombreux problèmes d'inscription sur les listes électorales.
Un des problèmes est celui d'électeurs qui sont inscrits sur les listes consulaires à l'étranger, mais avec la précision que pour les présidentielles et les référendums ils sont inscrits dans un bureau de vote en France, mais qui ont reçu de la mairie française l'information qu'au contraire ils sont inscrits à l'étranger et ne pourrons donc pas voter pour l'élection présidentielle dans leur bureau de vote en France.
Par ailleurs, il semble que les listes électorales données globalement par le MAE à la mi mars ne correspondent pas exactement à celles des consulats, ce qui ne facilite pas la vérification.
Si vous êtes dans ce cas de figure : inscrit sur une liste consulaire, tout en ayant choisi de voter dans un bureau de vote en France, je vous conseille de faire une double vérification pour confirmer à la fois auprès de votre consulat et auprès de la commune en France que l'inscription d'un côté et de l'autre correspond bien à ce que vous pensez. Si la commune française vous indique que vous ne pouvez pas voter en France parce que vous êtes inscrit sur une liste consulaire, vous devez demander une attestation du consulat de non inscription sur les listes consulaires pour les présidentielles et les référendums pour ensuite saisir le tribunal d'instance du 1er arrondissement de Paris (fax +33 1 42 61 38 56) pour corriger l'inscription sur la liste électorale en France.
Faites suivre ce message autour de vous à nos adhérents et sympathisants pour assurer que tous pourrons voter le 22 avril et le 6 mai.
Si vous constatez que vous avez aussi ce problème, informez-nous en pour que nous puissions en connaître l'étendue.
Amitiés,
============
Richard YUNG
Sénateur représentant les Français établis hors de France
Palais du Luxembourg - 75291 PARIS Cedex 06
Tél : 01 42 34 34 07 - Fax : 01 40 51 06 15
http://www.senateursdesfrancaisdumonde.net/


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mardi 27 mars 2007

Segolène Royal et l'environnement

1/pour préparer l’avenir

Soutenir massivement les économies d’énergie :




  • Généralisation de l’isolation des logements (80 000 emplois créés).
  • Développement des transports collectifs grâce à un prélèvement exceptionnel sur les superprofits des sociétés pétrolières.
  • Application du principe pollueur-payeur ; développement du rail en substitution du transfert de marchandise par le fret.


Développer les énergies renouvelables, avec comme objectif qu’elles atteignent 20% de nos consommations totales en 2020 (70 000 emplis créés).
Créer un pôle public de l’énergie entre EDF et GDF.

2/pour mobiliser la société

Créer un poste de vice-Premier ministre chargé du développement durable et de l’aménagement du territoire.

Faire du CES le Conseil économique, social et environnemental.

OEuvrer à la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement.

Développer la valeur ajoutée environnementale :

  • Conditionner les nouveaux permis de construire à l’adoption de normes de performance énergétique plus exigeantes.
  • Encourager les éco-industries par une TVA tendant vers zéro.


Prévenir les impacts de la pollution sur la santé :

  • Encourager par des incitations fiscales les industries qui s’engageront à éliminer les composés toxiques au-delà des contraintes REACH.
  • Réduire l’utilisation des pesticides ; atteindre l’objectif de zéro déchet industriel d’ici 2012.
3/pour une agriculture de qualité

Favoriser une agriculture qui assure une alimentation de qualité, respectueuse de l’environnement :
  • Soutenir la valeur ajoutée de nos produits agricoles afin d’améliorer les revenus des agriculteurs et de faciliter l’installation des jeunes ;
  • Promouvoir la réorientation de la PAC vers les aides agro-environnementales et assurer la transparence et une meilleure répartition des aides ;
  • Transférer aux régions la gestion des aides directes ;
  • Encourager la fourniture d’énergie alternative.
Arrêter les cultures OGM en plein champ, dans l’attente des résultats d’un grand débat
public qui définira la politique à mettre en oeuvre pour soutenir les cultures conventionnelles
et préserver le développement de l’agriculture biologique.

Soutenir l’idée d’une « PAC mondiale » afin d’organiser les marchés de manière plus équilibrée.

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Mr Besson que vous arrive-t-il ? - Un loup dans la bergerie ? - Sans autre commentaire.



Après avoir démissionné de l'équipe de campagne de Ségolène Royal, du Parti socialiste, et publié un ouvrage à charge contre la candidate socialiste – qu'il aurait écrit en neuf jours –, Eric Besson, l'ancien secrétaire national à l'économie du PS, fait un pas de plus. Dans un entretien au Figaro, mardi 27 mars, il estime que Nicolas Sarkozy est "plus préparé et plus qualifié que Ségolène Royal pour présider la France". Pour M. Besson, le candidat UMP "a levé toute ambiguïté sur des points à [ses] yeux cruciaux (l'intervention américaine en Irak, le communautarisme, etc.)".

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Nicolas Sarkozy et sa non-participation à la campagne anti-sida de AIDES

Il est clair que quand Monsieur Sarkozy doit prendre parti sur certains sujets, il ne fait rien. Ce genres de décisions ou d'absences de décisions permettent de mieux cerner sa personalité et son fond propre. Son hyperactivité, le bruit médiatique qui l'entoure, ces changements de possitions permanents créent un flou, générent une "certaine" imprécision sur l'homme et ses idées. Mais ces absences de prises de position, ses amitiés avec Aznar et le PP espagnol, ses écrits dans les divers livres publiés permettent de mieux cerner le personnage.

Son silence pour cette campagne d'AIDES, est en fait un point de cristallisation qui ne fait pas douter sur ce qu'est réellement Nicolas Sarkozy

Conservateur, traditionnel, hynoptisé par les clichés passéistes (la grande amérique des années 1950-1973), un égo sur-dimensionné, un égo-centrisme forcené, des sautes d'humeur incontrôlées (un homme change rarement quand il a plus de 50 ans) ont fait un homme questionnable.

Peut-il être l'homme du changement après toute une carrière comme ministre conservateur et président de l'UMP !

"Voteriez-vous pour moi même si j'en ai rien à cirer du sida ?"


Nicolas Sarkozy est le seul des candidats sollicités par AIDES, principal
acteur associatif de la lutte contre le sida, à n’avoir ni répondu à nos
revendications ni accepté de nous rencontrer.

Le 31 janvier, Christian
Saout, président de AIDES, faisait parvenir un courrier à Nicolas Sarkozy où il
l’invitait à agir « pour que le thème de la lutte contre le sida ne soit pas
absent de la campagne présidentielle ».
.....

Deux semaines plus tard, Nicolas Sarkozy et son équipe n’ont toujours
pas eu le temps de nous écrire. A ce stade, un simple message, du genre «
Nicolas Sarkozy est très occupé. Nous vous contacterons prochainement » nous
aurait presque suffit.
Il faut donc bien se rendre à l’évidence, Nicolas
Sarkozy n’en a rien à cirer des séropositives et des séropositifs.

Nicolas Sarkozy est le seul des candidats sollicités par AIDES,
principal acteur associatif de la lutte contre le sida, à n’avoir ni répondu à
nos revendications ni accepté de nous rencontrer.

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dimanche 25 mars 2007

La dérive extrémiste de la droite espagnole amie de Nicolas sarkozy.

Nous vous l'avions dit dans de précédents articles, le PP depuis la deuxième législature s'est éloigné des principes démocratiques, chose que l'on pensait acquise depuis le rétablissement de la démocratie en Espagne .

La perte des élections de 2004 a été le déclancheur d'une hargne qui perdure depuis. Le PP pense et en cela il se prévaut d'une certaine continuité franquiste, qu'il est au-dessus du bien et du mal, qu'il peut juger de tout et sur tout et que sa morale prévaut. Il est le défenseur de la religion, du traditionalisme, du non progrès. Il s'élève par dogme contre tout ce qui n'est pas issu de sa pensée de sa façon de voir, de la parole qu'il porte, que ce soit: le mariage des homosexuels, la loi sur les personnes dépendantes, la loi sur l'égalité des sexes, la loi contre la corruption, la fin du terrorisme suivant le modèle irlandais.

En soi ce ne serait pas grave s'il ne permettait pas à d'autres qui avaient disparu de réaparaître au grand jour. Les falanges ont réapparu dans les manifestations du PP, dans les rues. Pas plus tard qu'hier, un citoyen ordinaire que j'ai rencontré a été agressé dans un bar, son seul crime, il lisait el Pais.


Le parti populaire (PP) vit une dérive non seulement populiste, mais aussi une dérive anti-démocratique qui se manifeste dans la vie de tous les jours, nous vivions une tension permanente, une tentative de prendre le pouvoir par la pression en destabilisant toutes les institutions. L'instrumentalisation des communautés autonomes tenues par le PP eet un des moyens utilisés pour arriver à cette fin: par exemple tous les moyens administratifs possibles sont mis en place pour ne pas appliquer la loi sur les personnes dépendantes. Ce seul exemple démontre loin de tout discours, la réalité des faits.


En conclusion et en marge de la problématique espagnole nous ne devons pas oublier que ce parti et ses dirigents sont un exemple pour Nicolas Sarkozy. De plus les dirigeants du PP sont ses amis, et ont été responsables de l'interventions espagnole en Irak.

Nous ne disons pas d'une façon dogmatique que Nicolas Sarkozy nous fait peur, nous le jugeons sur pièce, car nous, nous avons en Espagne cette malchance de vivre tous les jours par la réalité de ses amitiés, c'est à dire le modèle espagnol du PP qu'il est en train de transposer en France:

  • verrouillage de l'UMP pour lui et ses desseins. Suppression de l'opposition interne
  • verrouillage des médias comme le fit Aznar (télévisions-Journaux exceptés el Pais
  • verrouillages du monde économique
Il ne lui manque plus que la marginalisatrion et la tentative de criminalisation de toute opposition.

L'opposition espagnole de droite boycotte Prisa qui publie El Pais

Il avait ajouté que les récentes actions de protestation du PP, sur la question basque et la politique antiterroriste de José Luis Rodriguez Zapatero, pouvaient être assimilées à "du franquisme pur et dur", une allusion à la dictature de Francisco Franco (1939-75).
"Il y en a qui veulent revenir à la guerre civile", gagnée en 1939 par les forces nationalistes de Franco contre le camp républicain, avait encore dit Jesus Polanco.
Ces déclarations sont "intolérables" et représentent une "agression injustifiée" contre un parti démocratique représentant des millions d'Espagnols, a déclaré vendredi le PP dans un communiqué, soulignant le "profond sectarisme" de Jesus Polanco.
Le PP cessera toutes relations (participation aux programmes ou débats, demandes d'interviews) avec les médias du groupe Prisa, tant que Jesus Polanco n'aura pas rectifié "publiquement et sans équivoque" ses propos, a précisé le communiqué.

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Tous dans un mouchoir au premier tour. Confirmation de la remontée de Ségolène Royal

Le tir groupé des médias sur la candidate socialiste a montré ses limites. Les Français, qui ont dû faire cet effort d'aller au devant de l'information, sont en train de décanter la part du faux dans l'image propagée par les amis de Mr Sarkozy, et peu à peu de ramener à une juste proportion ces maladresses.

La proximité face à l'insensibilité, le recentrage sur l'homme face au réalisme financier seront les clés de la campagne.

Royal grignote, Bayrou se tasse

La tendance se confirme. Le sondage exclusif réalisé les 22 et 23 mars par l'institut Ifop pour Le Journal du Dimanche montre que Ségolène Royal refait son retard sur Nicolas Sarkozy. La candidate PS progresse d'un point par rapport à la semaine dernière. Créditée de 25% des intentions de vote, elle n'est plus qu'à une petite unité de son adversaire UMP, stable à 26%. Au second tour, Nicolas Sarkozy battrait toutefois Ségolène Royal avec 52% contre 48% à la candidate socialiste.

Ces chiffres confirment les indications du sondage CSA/Cisco réalisé vendredi pour Le Parisien-Aujourd'hui en France et i-Télé qui mettait Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy à égalité parfaite, aussi bien au premier tour (26%), qu'au second (50%). La candidate socialiste, longtemps distancée par le candidat UMP et talonnée par François Bayrou, refait bien son retard sur le ministre de l'Intérieur.

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samedi 24 mars 2007

AIDES - Ségolène Royal - La campagne "Voteriez-vous pour moi si j'étais séropositive ?"



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Najat Belkacem, la vie en rose - Jeune Afrique

Najat Belkacem, la vie en rose - Jeune Afrique
FRANCE - 18 mars 2007 - par JACQUES BERTOIN

Mue par une volonté de fer, la jeune porte-parole de Ségolène Royal assume à la fois sa filiation marocaine et son intégration à la société française.


« On ne se rend pas compte d’où on est partis… » Dans son cagibi du QG de campagne, boulevard Saint-Germain, où les câbles d’ordinateurs s’enchevêtrent sous des tréteaux et où les téléphones ne cessent de sonner, la toute nouvelle porte-parole de Ségolène Royal pour la présidentielle française évoquait le chemin parcouru par la candidate socialiste. Soudain, elle s’interrompt dans un sourire. Sans doute consciente que cette phrase s’applique bien évidemment avant tout à elle, à ses origines et aux vingt-neuf années du parcours fulgurant dont elle a franchi les obstacles à la volée.

De Beni Chiker, le village du Rif marocain, proche de Nador, où elle est née et où elle a passé les cinq premières années de sa vie, Najat n’a conservé qu’une poignée d’images « déchirantes » : celles du départ en exil de sa famille, « regroupée » en 1982 dans le nord de la France autour de son père, un immigré économique devenu ouvrier dans le bâtiment. Dans la fratrie des Belkacem - ils seront bientôt sept frères et sœurs -, il s’agit d’abord, tout simplement, d’apprendre le français. La sœur aînée de Najat, aujourd’hui avocate, montre le chemin. C’est elle qui, la première, fera en famille la promotion de l’« école républicaine » comme le meilleur moyen de progresser dans ce quartier populaire de la banlieue d’Amiens dont Najat se contente de dire qu’il était « sans grande mixité sociale ».


Les enfants Belkacem comprennent vite la leçon : lycée pour les plus jeunes, classes préparatoires aux grandes écoles, écoles de journalisme, de commerce ou de théâtre pour les autres. Les parents n’imposent rien. Ils respectent les exigences de leurs enfants et les aident à grimper dans le seul « ascenseur social » dont ils disposent : cette école laïque et républicaine à laquelle Najat a conservé toute sa reconnaissance. Elle décroche sa licence en droit « sans perspectives professionnelles particulières », apprend, sur le tard, l’existence de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris et se présente, à tout hasard, au concours d’entrée. Jackpot ! Les portes de la vénérable maison de la rue Saint-Guillaume s’ouvrent à la petite « Beurette ».

Serait-ce le signe que le poids culturel des origines et du conditionnement social ne pèse que sur des cancres ? Najat le conteste. Toute brillante élève qu’elle fût, elle n’en a pas moins ressenti elle aussi ce « complexe de l’imposteur » qui lui faisait douter d’être à sa place parmi les rejetons des élites nationales préparés en famille, depuis leur plus jeune âge, à leur futur statut de dirigeant. Deux fois admissible à l’écrit de l’ENA, elle échoue deux fois à l’oral, non parce que, dit-elle, les examinateurs avaient manifesté quelque ostracisme que ce soit à l’égard de son minois manifestement méditerranéen, mais parce qu’elle-même s’était mal préparée aux épreuves, se sentant trop « neuve » dans sa société d’accueil et empêchée d’« y croire » par la certitude qu’il lui manquait encore un « je-ne-sais-quoi » pour prétendre à une place dans la fonction publique française. D’où, peut-être, la force de conviction qui est la sienne, dix ans plus tard, quand elle déclare partager avec Ségolène Royal la volonté de « proposer un projet de société cohérent qui s’adresse à tous les Français, mais dont les jeunes des quartiers seront les premiers bénéficiaires virtuels ».

Contrairement à ce qui lui est souvent reproché dans la presse ou dans les blogs, très bavards à son sujet, Najat est tout sauf une « Marocaine honteuse » ou une « immigrée d’occasion » qui ferait clignoter une identité à éclipses au gré de ses ambitions. Elle assume, sans chichis, et sa filiation marocaine et son intégration dans la société française. Elle se réjouit des progrès réalisés par son pays d’origine - avec, par exemple, le nouveau statut de la femme accordé par le roi. Elle ne jette pas non plus le voile sur son appartenance à l’islam. Najat se dit croyante, affirme participer, en famille, aux principales fêtes religieuses, et n’être, « à titre personnel, choquée ni par le port du foulard ni par la création d’écoles confessionnelles ».

Mais, de tout cela, elle fait « une affaire privée » qui ne télescope aucunement ses engagements politiques socialistes et républicains. Rien ne l’irrite donc davantage que l’existence dans les médias de ce « rayon beur » qui lui vaut de voir son image systématiquement accolée à celle de son homologue de droite Rachida Dati, dont tant de choix la séparent. Najat revendique sa propre personnalité, et, comme principale réussite, d’avoir su réaliser un équilibre entre son appartenance, ses valeurs et son action. Pourquoi se laisserait-elle emprisonner par le conformisme des autres ? « Bien des choses me définissent davantage que mes origines, comme, par exemple, mon parcours et la manière dont j’ai mené ma vie. Entre l’inné et l’acquis, j’ai toujours privilégié le second. »

Sciences-Po est pour Najat le lieu des rencontres. Celle de son futur mari, aujourd’hui jeune sous-préfet dans le Sud-Ouest. Celle de la vie politique : militante associative, elle décroche le « job étudiant » dont elle a besoin en devenant l’assistante parlementaire de la députée socialiste Béatrice Marre. « Avec elle, j’ai découvert le fonctionnement de l’Assemblée nationale, mais aussi les vicissitudes du métier d’élu, noyé dans les sollicitations, souvent discrédité, bref, pas vraiment enviable… » Comme on peut le comprendre d’un coup d’œil, les « quinquagénaires blancs » qui tiennent le haut du pavé en politique ne marchandent pas leurs compliments à Najat. Résultat : celle-ci ne cessera plus désormais de dénoncer « la faible présence des femmes à leur rôle » et le machisme ambiant. « Y compris au sein du Parti socialiste [PS] ? » Les cils battent timidement, mais la réponse est claire : « Oui. »

Rencontre, enfin, avec la femme de Gérard Collomb. Celle-ci la « branche » sur son mari, sénateur socialiste, qui remportera en 2001 les élections à la mairie de Lyon. Najat, qui commençait à se languir quelque peu dans un « travail monacal » au sein d’un cabinet d’avocats internationaux, saute sur cette nouvelle opportunité : en janvier 2003, sa carte du PS en poche (la fausse alerte lepéniste à la présidentielle de 2002 l’avait décidée à la prendre), elle se fait embaucher par le maire pour travailler sur les questions de démocratie participative. Lyon est réputé pour son chauvinisme séculaire, sa bourgeoisie hautaine, son sectarisme : pour Najat, qui la voit s’illuminer sous la neige le jour de son arrivée, la deuxième ville de France est tout simplement… « féerique ! »

À partir de là, le mouvement s’accélère, dans un tempo dont on ne sait s’il doit son rythme à la chance ou à l’extraordinaire capacité de Najat à se saisir de la moindre aspérité pour poursuivre son ascension : en 2004, elle est candidate au dix-huitième rang sur la liste de Jean-Jacques Queyranne aux élections régionales. « Normalement, je n’aurais pas dû passer… » Mais portée par la vague rose d’alors, elle est élue, et aussitôt présidente de la commission culture du conseil régional. En 2005, la voilà nommée par François Hollande conseillère nationale au PS. Jusqu’à ce défi, qu’on pouvait croire perdu d’avance, quand Najat se présente aux législatives de 2007 dans la 4e circonscription du Rhône, considérée comme « ingagnable » par la gauche. Encore une surprise : le député sortant UMP Christian Philip refuse le « parachutage » du ministre Dominique Perben qui briguait une victoire facile. Il se maintient et, du coup, la droite se divise, les espoirs de la gauche renaissent et Najat se retrouve sous les projecteurs, entre Saône et Rhône.

C’est là que « Ségolène Royal apparaît dans le paysage. Après mûre réflexion, je constate qu’elle incarne ce en quoi je crois et je m’efforce de le lui faire savoir. » Le 22 février dernier « au soir », l’affaire est faite : aux côtés d’Arnaud Montebourg et du député européen Vincent Peillon, la « petite Najat » intègre l’équipe de campagne socialiste comme porte-parole de la candidate.

Vous avez dit « Beurette de service » ? Najat répond, d’une voix égale : « Les médias restent marqués par les images du passé, avec un temps de retard sur la société civile. Moi, comme des millions d’autres, je suis en manque de débats de fond ! »

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vendredi 23 mars 2007

Ségolène Royal, la izquierda y la identidad nacional. Marsellesa y otros.

La izquierda con su voluntad de universalismo, que viene en el caso Frances en gran parte de su oposición a la guerra antes de la primera guerra mundial, cometio el error despues del 68 de abandonar todo lo que podia simbolizar esta identidad nacional en mano de la derecha. De todas formas es el error de todos los partidos de izquierda en europa.

Cuando vemos en particular la deriva de la derecha de gobierno en España, no podemos perder de vista que es un error dejarlo en mano de otros, que lo unico que hacen es instrumentalizar estos simbolos para sus propios intereses. El hecho que usen esos simbolos no implica que tienen mas razon que nosotros o que son mas amantes de su pais que los de la izquierda. (ver el seguismo de Aznar a la politica de Bush, eso si es ser anti nacional !).

La izquierda, sencillamente intenta superar una vision nacional que se hace al detrimento de los mas debiles, pero eso si pierde muchas veces una cierta nocion de la identidad nacional, confunde simbolos nacionales y voluntad de ir mas alla de ellos.

Por lo tanto es nuestro labor, y en eso Ségolène Royal no se equivoca, reapropriar esos simbolos, porque no somos menos frances que otros, menos orgulloso de ser frances que otros. Eso si de una Francia realmente universalista, que existe por una transcendencia de una identidad que nos se hace a costa de otros, de otros mas debiles. En eso quizas lo somos mas porque hemos aprendido de nuestros errores.

Cuando Sarkozy habla de las cruzadas como simbolo de la identidad nacional no esta comentiendo  un error ? Con todo lo epico que han podido ser, no hay que olvidar que han dejado en el oriente de esta epoca y para muchos siglos la memoria de un sin fin de masacres, de desencuentro. Esto es el caso claro de simbolos que hay que huir.

En eso se distinguen los simbolos nacionales de Ségolène Royal de los de Nicolas Sarkozy.

Ségolène Royal quiere que todos los franceses se sepan la Marsellesa (el Pais)

"Hay que conquistar los símbolos de la nación y al mismo tiempo tener una mirada nueva sobre los símbolos y no dejarse encerrar en una desviación de la identidad nacional". En su opinión es "muy importante que la izquierda francesa haya reconquistado el derecho de cantar la Marsellesa", que compuso en 1792 Claude Joseph Rouget de Lisle. "Es una etapa histórica para la izquierda, que había creído que debía abandonar el himno nacional a la extrema derecha", ha señalado la candidata socialista.

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Ségolène Royal à France Europe Express - Passages choisis


France_Europe_Express
Vidéo envoyée par capturesdecrans


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jeudi 22 mars 2007

Le bilan de Mr Nicolas Sarkozy comme ministre de l'interieur




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Sondage tout frais - Sondage tout beau - Qui veut le dernier sondage ? Egalité en tête !

C'est le premier sondage depuis l'année dernière que Ségolène ne perd pas à ce nouveau sport.

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sont au coude à coude au second tour de la présidentielle, crédités chacun de 50% d'intentions de vote, selon un sondage CSA/Cisco pour Le Parisien, Aujourd'hui en France et i-Tele, publiable vendredi.

Comparé au précédent sondage réalisé le 14 mars, le candidat UMP a perdu 3 points (53%) et la candidate socialiste en a gagné trois (47%).

Vingt-neuf pour cent des personnes sondées précisent qu'ils s'abstiendront, voteront blanc ou nul, contre 27% lors du précédent sondage.

Au premier tour, Nicolas Sarkozy est crédité de 26% d'intentions de vote, il perd un point et Ségolène Royal est stable à 26%.

Les deux candidats sont suivis de François Bayrou (UDF) qui est stable à 21% et de Jean-Marie Le Pen qui perd un point à 13%.

Le sondage a été réalisé par téléphone les 21 et 22 mars auprès d'un échantillon de 894 personnes âgées de 18 ans et plus.

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mercredi 21 mars 2007

Moi cadre dans le privé, voilà pourquoi je ne voterai pas Sarkozy


Les cadres remettent en cause leur relation à l'entreprise

Les résultats de l'étude qualitative réalisée à sa demande par le cabinet Gatard &Associés, réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 70 cadres, montre en effet que "les cadres ont le sentiment que l'intégralité du pouvoir est aux mains des financiers", qu'ils se "sentent devenus des exécutants vivant en permanence au centre de fortes tensions et exclus des décisions stratégiques" et "ressentent de la frustration et du stress" , explique Olivier Spire, fondateur et PDG de Quincadres. Et celui-ci de poursuivre: "Loin de leur situation historique de médiateurs, ils sont devenus les amortisseurs de coups, ils disent être des fusibles et se trouver "entre le marteau et l'enclume"".

Bien, le constat est fait. La description est parfaite est très bien ciblée. Je fais partie de ce collectif, je revendique ma rébellion, je ne crois plus du tout en l'entreprise privée (la grande). Ma désillusion est telle avec l'entreprise des année 2000, que j'estime quelle est en grande partie responsable de la crise de la société occidentale, et même du discrédit des politiques. De par sa force et sa capacité toute nouvellement découverte de chantage sur les administrations, sur les gouvernements, elle est responsable du déséquilibre institutionnel que nous vivons actuellement, de la paralysie de nos politiques. Beaucoup de ces chefs de ces hauts cadres d’entreprise ne sont pas des leaders, ils ne sont que capable d’appliquer les cours suivis chez Arthur Andersen (ils ont d’ailleurs fini certains dans les geôles américaines). Sous prétexte de rentabilité ils nous détruisents comme individus.

Les cadres n'ont pratiquement aucun droit d'ingérence face à la façon dont on les oblige à travailler. Les maîtres mot sont rentabilité et facturation. Un travailleur n'est plus une personne, il est devenue une facture. Le relationnel n'est plus pris en compte au moment d'établir des méthodes de travail, il n'est plus une composante qui intervient dans la péréquation du coût du travail et donc de la rentabilité de l'entreprise. Les sous-traitances en chaine, sur plusieurs niveaux, les externalisations, les emplois poubelles ne font qu’obtenir l’effet contraire du but rechercher, la perte d’investissement personnel, la déshumanisation et donc la perte de productivité.

On le voit bien l'outil de travail (ressources humaines et matérielles) est devenu un paramètre dans l'évaluation de la rentabilité future de l'entreprise, de sa capacité à générer des marges, des profits au détriment de la qualité, tout cela pour satisfaire des analystes financiers qui ne savent pas ce qu’est en définitive le travail dans toute sa noblesse du terme. Oh ! des excuses ils en trouveront toujours sur l’utilité de leurs fonctions, mais n’est-elle pas la seule profession à avoir besoin d’être légiférée et dont une partie d’entre eux finissent dans les prisons américaines (oui parce qu’en France on n’en est même pas là)

Curieuse époque que la notre, qui a besoin de départements de ressources humaines, de qualité, d’achat, de sous-traitance, de marketing, pour nous aider à faire en définitive ce qui nous savons parfaitement faire, c'est-à-dire travailler, être rentable, et être de bonne humeur.

En ce qui me concerne je suis en pleine rébellion, après 3 fusions. Je voterai à gauche, vers celui ou celle qui me proposera une solution à cela. Je dis bien solution, que le vote protestataire c’est bien mais ça ne sert à rien, face à cette situation. Il faut des acteurs pour le changement.


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Lettre aux enseignants de Ségolène Royal

Lettre aux enseignants de Ségolène Royal (Version intégrale)

C’est pourquoi un plan pluriannuel de prérecrutement, de recrutement et de création d’emplois sera mis en place. Je l’accompagnerai d’un plan de résorption de l’emploi précaire. Je referai de l’école le premier budget de la Nation et je proposerai une loi de programmation pour garantir cette priorité. Je veillerai à ce que les métiers qui entourent et aident les enseignants et les élèves, autour de l’école comme dans l’école, soient à nouveau encouragés et soutenus. Nous avons besoin de personnels d'encadrement, d'infirmières, de psychologues, d’assistants sociaux, de conseillers d’orientation.

Dès la rentrée de septembre prochain, je rétablirai les postes d’enseignants qui ont été supprimés.

Je veux redonner la considération qu’ils méritent aux enseignants, en améliorant les possibilités de formation, les conditions de travail, les déroulements de carrière, les rémunérations. C’est un vaste chantier qui supposera une très large concertation avec vous et une réflexion partagée sur les missions du métier d'enseignant. Je sais que vous y êtes prêts. Je veux que la Nation soit présente à ce rendez-vous. C’est pourquoi j’ai proposé comme méthode le dialogue et la concertation avec vos représentants dans le cadre d’Etats généraux de l’éducation que j’ai décidé de tenir dès juin prochain avec vous ainsi qu’avec tous ceux qui partagent la préoccupation de la justice et de l’excellence pour tous. Il ne s’agit pas de préparer une nouvelle réforme, mais de faire en sorte que notre éducation fonctionne mieux. C’est dans ce cadre que je proposerai la mise en œuvre d’un soutien scolaire individuel gratuit pour les élèves. Les enseignants qui souhaiteront l’assurer seront évidemment rémunérés.
.....
Mon engagement politique s'est construit dans ma reconnaissance à l'égard de l'école. Je lui demeure fidèle. J’ai confiance en vous. Vous pouvez avoir confiance en moi.
 

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Sarkozy ses colères, ses abus de pouvoir, son orgueil et la peur qu'il m'inspire. (France Europe Express)

Que prepotencia !

J'en ai froid dans le dos d'imaginer que ce monsieur puisse être président de la république. Si il y a une justice dans ce bas monde, j'espère que nous aurons eu une autre alternative au soir du second tour.

Si c'était un homme remarquable, comme le sont certains individus, on pourrait lui pardonner, mais c'est loin d'être le cas. La liste de ses échecs est aussi longue que celle de ses esclandres. Ce manque de respect de l'individus, des hommes, est impardonnable. Elle fait froid dans le dos.

Qui plus est il vend la peau de l'ours avant l'avoir tuer. Imaginons le dans le rôle du président, il enverrait les troupes en Syrie ou en Iran parce que ces pays ne lui font pas ce qu'il veut. Et avec l'arme nucléaire, décafeinerait-il la dissuasion ?

Quand Sarkozy pique une colère contre la direction de France 3(Le nouvelobs)

Puis, encore un peu plus tard: "Mais enfin, il n'y a personne pour m'accueillir. La direction n'est pas là? Ce n'est pas normal. Qu'est-ce qu'ils font? Qui suis-je pour être traité ainsi ?".

Nicolas Sarkozy aurait alors fait mine de partir, déclenchant la panique parmi les journalistes, avant de "péter les plombs": "Personne n'est là pour m'accueillir. Toute cette direction, il faut la virer. Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder."

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Sarkozy, le discours de madrid. Comment disparaissent les promesses.

Lors de sa visite à Madrid, Nicolas Sarkozy avait promis la gratuité scolaire pour les Français de l'étranger.

En marge d'être inapplicable de fait dans la communauté européenne, pour des raisons de droit européen, Mr Nicolas Sarkozy semble s'être ravisé; le discours de Madrid accessible sur son site fait omission de cette proposition. Les promesses ont été omises ou remplacées par ce paragraphe qui n'oblige en rien le candidat de l'UMP d'un point de vue financier:

Je veux que les Français de Madrid, de New York, de Tokyo, de Shanghai, de
New Delhi, de Dakar ou de Tunis ne se sentent pas abandonnés par la France
mais qu’au contraire ils aient le sentiment que la France ne les oublie pas, qu’ils
sont ses enfants au même titre que tous les autres, qu’ils sont des citoyens à
part entière, qu’ils ont les mêmes droits en matière d’école, de protection, de
culture que ceux qui vivent sur le territoire national.
Ont peut voit en comparaison les propositions de Ségolène Royal, qui forment une construction réalisable (réduction de 50% en 5 ans).

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La grosse colère d'Azouz Begag contre Sarkozy- Metro

Même s'il était seul sur le plateau d'En aparté, Azouz Begag a piqué une grosse colère contre la politique de Nicolas Sarkozy. Extrait.


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Les propositions de Ségolène Royal pour les expatriés et Français de l'étranger

Rappel du discours de Berlin


  • Je soutiendrai les communautés françaises en réhabilitant l’action publique. Je renforcerai le service public à l’étranger avec un réseau efficace de Consulats exécutant leurs missions de proximité à hauteur de moyens financiers et humains renouvelés.

  • L’accent devra être mis en particulier sur la sécurité des communautés françaises. La formation du personnel diplomatique et consulaire à la gestion de crise sera une priorité. Je ferai de la coopération consulaire européenne l’un des axes de la Présidence française de l’Union européenne. Je crois à la mutualisation des moyens dans ce domaine afin de garantir la protection des Européens dans le monde. Les relations entre les cellules de veille et de crise de l’ensemble des Etats membres de l’Union européenne devront être systématisées.

  • Hors de l’Union européenne, l’accès de tous les Français de l’étranger à une protection sociale minimale sera garanti au terme du quinquennat, par des accords avec les caisses des pays de résidence et la réforme des centres médicaux sociaux consulaires. Le champ d’activités de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie sera étendu aux séniors et handicapés français de l’étranger.

  • Dans l’Union européenne, je demanderai que soient assouplies les règles autorisant les soins médicaux lourds dans un autre Etat que celui d’assurance, afin que les patients puissent être soignés par le praticien de leur choix, à proximité de leur famille et amis. Je m’engagerai en faveur du maintien de l’assurance sociale des travailleurs frontaliers retraités dans le pays où leur pension est versée.

  • La continuité de la protection sociale française sera assurée durant un an aux porteurs d’un projet économique, culturel ou social à l’étranger. La situation des agents de l’Etat recrutés locaux et des stagiaires sera améliorée afin de mettre fin aux situations indignes relevées dans de nombreux pays.

  • Les Consulats se doteront d’un dispositif d’assistance aux femmes françaises et à leurs enfants pour répondre aux drames de la violence conjugale, des mariages forcés et des répudiations. Une loi d’indemnisation des biens professionnels et personnels du fait de troubles politiques, de spoliations, de faits de guerre ou de catastrophes naturelles sera adoptée.

  • Les coûts de scolarité dans les établissements de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger seront réduits de moitié d’ici à 2012 et la tutelle de l’Etat sur l’Agence sera étendue au Ministère de l’Education Nationale. Je m’engagerai pour le développement des filières bilingues d’enseignement dans les Etats membres de l’Union européenne et de l’OCDE. L’enveloppe du programme Français Langue Maternelle sera doublée pour encourager l’apprentissage du français au plus jeune âge.


  • La situation des étudiants français issus de l’étranger sera traitée en priorité dans le cadre du « contrat d’autonomie » proposé par les associations et syndicats d’étudiants. Cela permettra à tous ces jeunes Français de venir étudier en France, en réduisant le coût des études pour des familles vivant souvent de faibles revenus locaux.

  • Un programme de formation professionnelle sera développé dans le cadre consulaire en liaison avec les entreprises françaises et les centres de formation du pays de résidence.

  • Une Agence de la Coopération Culturelle, Scientifique et Technique sera instituée pour redonner enfin un sens à l’action de la France dans ces domaines essentiels de la vie internationale.

  • Pour mener à bien tous ces projets, une vaste réforme de la représentation politique des Français de l’étranger sera conduite. Elle reposera sur la représentation des Français de l’étranger à l’Assemblée Nationale et sur la transformation de l’Assemblée des Français de l’Etranger en un Conseil Général d’outre-frontière, doté de véritables compétences et moyens.

  • Le vote à distance, par Internet et par correspondance classique, sera instauré pour toutes les élections organisées dans les centres de vote à l’étranger, à commencer par l’élection présidentielle. La distance entre l’urne et l’électeur ne devra plus être un obstacle à la participation électorale à l’étranger. Il n’est pas acceptable que la France figure parmi les dix des vingt-sept Etats membres de l’Union européenne excluant toute forme de vote à distance au bénéfice de ses ressortissants à l’étranger.

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mardi 20 mars 2007

Sondage présidentiel BVA-L'Express-Métro



J'aime bien ce sondage, surtout pour le rejet de Nicolas Sarkozy.
Pourquoi en est-il ainsi ?

Dans mon cas j'ai l'impression qu'il veut régir l'état comme une grosse entreprise privée, et malheureusement ces entreprises là qui sont son modèle n'ont plus aucune âme, elles sont ternes et grises. Elles ne vendent plus d'espoir depuis qu'elles se sont vendues aux analystes financiers.

Regarder les problèmes chez Renault avec tous ces suicides.
Regarder les forces de police avec cette course aux chiffres.

Son problème de rejet est fondamentalement là.
Ils ne se rend pas compte que malgrés tant de DRH, de discours sur le capital humain, 
sur la valeur travail,
les entreprises n'ont n'en rien à faire des hommes, des femmes; seul compte en définitive les bilans, les résultats, les comptes. Non que ce ne soit pas important, mais est-ce l'essentiel ?

En fin de compte Monsieur Sarkozy nous offre la dépersonnalisation, et c'est cela qui nous fait peur.

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TV5 Monde- Sénateurs représentant les Français établis hors de France

Monique Cerisier-ben Guiga participera le 20 mars face à François Bayrou à l'émission hebdomadaire de TV5MONDE consacrée aux élections présidentielles et législatives.
Elle sera interrogée en particulier sur les Français d'Afrique.

Le 17 avril ce sera le tour de Richard Yung.

Les émissions, et donc celle de demain, sont diffusées chaque mardi sur tous les réseaux de TV5MONDE :

  • France-Belgique-Suisse : à 22H20.
  • Europe : à 21H00 (heure de Paris).
  • Afrique : à 21H15 (heure de Dakar).
  • Etats-Unis à 22H45 (heure de New-York).
  • Amérique Latine : à 22H45 (heure de Buenos Aires).
  • Orient : à 20H00 (heure du Caire).
  • Asie : mercredi à 20H30 (heure de Bangkok).


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Monique Cerisier-ben Guiga & Richard Yung
Sénateurs représentant les Français établis hors de France
Palais du Luxembourg - 75291 PARIS Cedex 06
http://www.senateursdesfrancaisdumonde.net/


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Le “corps électoral” français est-il nietzschéen? - Dedefensa

Aller lire cet article sur Dedefensa.  Vous passerez un bon moment.

La chose qui parle, c’est “le corps électoral” comme s’il s’agissait d’un “corps” collectif, et un corps bien complet, doté d'un esprit et d'une âme. L’effet nous en est chiffré, donnant l’apparence du réel par l’apparence de rigueur qu’a la science statistique, auréolée de l’apparence de sérieux que porte l’étiquette de “scientifique” . 65% des Français intéressés par la compétition, 65% des Français insatisfaits par tous les candidats, — c’est plus qu’une rencontre de chiffres c’est presque un fait. D’autre part et, par conséquent, c’est plus qu’un phénomène politique, c’est un phénomène psychologique. On se représente “le corps électoral” considérant avec ironie le cirque électoral et observant : “Celui-là a été moins bon aujourd’hui, plutôt poussif…Celle-là était bien sapée, elle avait l’air d’y croire, elle a du se réconcilier hier soir avec son mec …” ; et le même “corps électoral” observant au bout du compte : “Cause toujours, tu m’intéresses…” Ainsi, par la dérision du ridicule, “le corps électoral” tend-il au monde politique en train de s’ébattre et de débattre un miroir qui renvoie à ce monde la terrible image de sa dérisoire et nihiliste réalité.

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Parution des décrets OGM

Provient de Construire un monde solidaire. Je me solidarise avec leur message.

France Nature Environnement
Fédération française des associations de protection de l’environnement


Message du porte parole :

Le Gouvernement vient de publier ce mardi 20 mars toute une série de textes au Journal officiel, destinés à tenter de transposer la directive 2001/18 sur la dissémination d’organismes génétiquement modifiés.

Dés lundi 19 mars, France Nature Environnement avait annoncé la parution de ces textes destinés à encourager la culture d’OGM en 2007 sur le territoire français.

La fédération prendra officiellement position rapidement.

Contacts :
Lylian Le Goff (pilote de la mission biotechnologies) : 06 72 15 22 25
Arnaud Gossement (juridique) : 06 83 32 15 10


A leur lecture, il apparaît notamment :

  • que le citoyen est privé d’un débat démocratique au Parlement
  • que le semencier OGM décidera des informations qu’il voudra bien considérer comme non confidentielles
  • que le Ministre de l’agriculture à son tour est libre d’adresser les informations qu’il souhaite et quand il veut aux Maires des communes concernées par les cultures
  • que les citoyens continueront d’être consultés par internet et sont privés d’une véritable enquête publique
  • qu’aucune mesure de précaution n’est prise pour protéger l’environnement et les cultures non OGM
  • qu’aucune mesure n’est prise pour garantir à tout citoyen l’accés aux informations sur les études sanitaires et environnementales et sur les conditions de mise en culture, lesquelles sont censées être adressées au Ministre de l’Agriculture
  • que le registre public des OGM n’est pas créé puisque rien ne garantit que tout citoyen ait droit à être informé de la localisation exacte de la parcelle OGM, de la nature des études préalables etc..
  • que les conditions d’engagement de la responsabilité des semenciers et agricultureurs OGM ne sont pas précisées
  • que la commission du génie biomoléculaire n’est pas abrogée et donc pas remplacée par un quelconque Haut comité des biotechnologies qui aurait été autre chose qu’une machine à laisser passer les dossiers de demande d’autorisation OGM
  • qu’une procédure burlesque de désignation en justice de fonctionnaires non spécialistes est censée permettre de contrôler les conditions de mise en culture OGM
  • que les conditions d’indemnisation des préjudices sanitaires, écologiques et économiques liés à la dissémination des OGM ne sont pas définies etc...
Voici les références des textes (aller sur le site de legifrance) :

35 Décret n° 2007-358 du 19 mars 2007 relatif à la dissémination volontaire à toute autre fin que la mise sur le marché de produits composés en tout ou partie d’organismes génétiquement modifiés ,texte n° 35

36 Décret n° 2007-359 du 19 mars 2007 relatif à la procédure d’autorisation de mise sur le marché de produits non destinés à l’alimentation composés en tout ou partie d’organismes génétiquement modifiés ,texte n° 36

37 Arrêté du 20 février 2007 portant modification du Catalogue officiel des espèces et variétés de plantes cultivées en France (semences de maïs et sorgho) ,texte n° 37

38 Arrêté du 19 mars 2007 relatif à la dissémination volontaire dans l’environnement et à la mise sur le marché de certains produits composés en tout ou partie d’organismes génétiquement modifiés ,texte n° 38

39 Arrêté du 19 mars 2007 relatif à la collecte d’informations sur la mise en culture de végétaux génétiquement modifiés ,texte n° 39

40 Arrêté du 15 mars 2007 modifiant l’annexe I de l’arrêté du 2 juin 1998 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées pour la protection de l’environnement soumises à déclaration sous la rubrique n° 2680-1 Organismes génétiquement modifiés (installations où sont mis en oeuvre dans un processus de production industrielle ou commerciale des) ,texte n° 40

41 Arrêté du 15 mars 2007 modifiant l’arrêté du 2 juin 1998 relatif aux règles techniques auxquelles doivent satisfaire les installations soumises à autorisation au titre de la rubrique 2680-2 de la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement ,texte n° 41

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La grève des enseignants. Les positions du SNES et du PS

Loin d'instrumentaliser les revendications des profs à des fins électoralistes, mais la problèmatique étant sous les feux de l'actualité, une ponctualisation peut-être faite des positions de Mme Royal sur le métier d'enseignant afin de remettre les pendules à l'heure.

  • Lors des primaires ses dire se situaient dans un contexte de remise à plat, d'ouvrir tous les dossiers comme elle a promis de le faire sur d'autres sujets, sans anticiper une prise de décision.
  • Dans la dernière émission sur France 2, elle a clairement explicité sa position en réponse à l'intervenante, proviseur, qui a obligé de fait Mme Royal à préciser ses positions.
  • Sa position sur le décret Robien va au-delà d'un simple refus de la loi, elle expose ses motifs du refus, et laisse bien établi sa perception de la situation, et donc le principe des horaires, leur quantification et leur réumération qui a été exposé sur France 2
  • L'éducation est le centre de son argumentation politique. Elle ne peut objectivement s'aliéner ceux qui lui permettront d'obtenir des résultats dans ce domaine est donc de mettre en cause le devenir de sa vision politique globale. L'éducation est autour de quoi gravitent tous les objectifs de réussites qu'elle s'est assignée. L'éducation n'est pas une priorité parmi tant d'autres mais est le centre de son projet, c'est le noyau sans lequel rien n'est.

Francis Berguin (SNES) : "La colère des enseignants explose"
Pour Francis Berguin, professeur de sciences économique et sociale au lycée Evariste Galois à Sartrouville (Yvelines) et secrétaire national du Syndicat national des enseignants du second degré (SNES), les professeurs de collèges et de lycées, en grève mardi 20 mars, sont déterminés à aller au bout de leur mouvement. Jusqu'au boycott du baccalauréat ?


Le second degré toujours aussi déterminé (SNES) 20/03/2007
Sur la base de remontées concernant 250 établissements, la participation à la grève est en moyenne de 38% (36% en collège et 42% en lycée)

En dépit de l’absence, cette fois-ci, d’une large unité syndicale et des interrogations que suscite la proximité des échéances électorales présidentielles et législatives, la participation à la grève reste très importante, même si elle est moins forte que lors des grèves du 18 décembre et du 8 février (plus de 50%).

La détermination des personnels, qui participaient aujourd’hui à leur 4ème journée de grève depuis le début de l’année scolaire et qui s’engagent, de plus en plus nombreux avec leurs établissements, dans des actions locales, reste donc entière. Elle atteste de la colère de toute une profession face à un ministre qui a refusé depuis 6 mois toute discussion et n’a tenu compte ni des mobilisations massives, ni des demandes convergentes qui lui ont été adressées par l’intersyndicale des 15, représentant 99% des personnels concernés, et par les instances consultatives, notamment le Comité technique paritaire ministériel.

G. de Robien porte l’entière responsabilité du blocage actuel de la situation.

L’appel adressé au gouvernement actuel comme au gouvernement qui sortira des urnes est clair. Il faut :

abroger le décret sur les obligations de service qui pénalisera injustement près de 100 000 enseignants et qui remet en cause la qualité de l’enseignement en généralisant les affectations sur plusieurs disciplines et sur plusieurs établissements ouvrir, sur cette base, des négociations sur la prise en compte de la charge de travail des enseignants rétablir les postes supprimés à la rentrée 2007, ce qui suppose un collectif budgétaire.

Le SNES appelle les personnels du second degré à poursuivre et amplifier leur mobilisation.

Il poursuivra en même temps sa démarche d’interpellation des candidats à la Présidence de la République afin que ceux-ci s’engagent très précisément sur les 3 revendications qui étaient au cœur de cette journée.


Ségolène Royal pour l'abrogation du décret Robien (Le NouvelObs)
"Ce décret sera retiré (...) L'école a besoin qu'on lui redonne les moyens qui ont été retirés par l'UMP et l'UDF", a déclaré Ségolène Royal sur M6.
Le décret Robien, qui permet au ministère de l'Education de supprimer 3.000 postes, allonge le temps de travail de certains enseignants sans contrepartie, instaure leur possible bivalence (enseigner deux matières) et favorise les nominations sur deux ou trois établissements.
La rentrée de septembre 2007 "se fera en restituant les moyens qui ont été retirés", notamment "5.000 postes (qui) seront remis dans les établissements scolaires", a-t-elle assuré.
Ségolène Royal a promis de ne plus faire de "réformes inutiles qui déstabilisent" l'école.



Propositions sur l'éducation


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Ségolène Royal est dans le «dépassement». En avant on fonce !

J'aime ce style, j'aime cette dynamique. C'est comme cela que l'on gagne, enfin l'imagination est là. Je retrouve la Ségolène des primaires. En avant ........

C'est ce que l'on attend d'un politique. Avancer, proposer, dialoguer, même heurter. Mais en conservant l'aspect social. On retrouve une certaine dimension de l'écologie politique.

La socialiste a réaffirmé son besoin de s'émanciper face aux propositions de son parti. (Libération)

Et pas question que quiconque s'en attribue la paternité : «Je suis dans ce dépassement, pas prisonnière de tel ou tel vocabulaire parce que c'est tel ou tel qui l'a utilisé.» Une émancipation politique de la candidate, donc, laquelle entend «préciser un certain nombre de choses dans une liberté totale, et en même temps en cohérence par rapport au pacte [présidentiel, ndlr]. Le regard va changer». Il est, ici, question d'instinct politique : «ça me permet d'affiner les choses, peut-être de découvrir en cours de route des choses sur lesquelles je vais mettre l'accent.» Comme la question des «femmes seules», sur laquelle elle devrait s'exprimer.
Sur Internet. Au-delà, Royal entend se multiplier : «Je vais intensifier ma présence.» Médias, déplacements et meetings, «prises de parole thématiques», notamment sur «la politique étrangère, la sécurité, la santé et le vieillissement, la culture, l'éducation». Et, aussi sur le Web : «Au fur et à mesure que les temps de parole seront comptés, je serais beaucoup plus présente sur Internet.» Elle n'exclut rien, au point de n'être «pas hostile» à un débat, avant le premier tour, avec ses «principaux» adversaires. Une suggestion repoussée hier soir par Nicolas Sarkozy sur France 2.
Où s'arrête son indépendance ? Certainement pas aux portes de l'Elysée, où, si elle est élue, elle entend être «une présidente libre». Mais, aussi, en mesure de «rendre compte». Par exemple «devant un jury citoyen, pourquoi pas devant l'Assemblée nationale». La proposition a déjà été formulée par Nicolas Sarkozy, mais peu importe. La candidate, elle, joue le terrain : «Ma liberté, c'est ma capacité à rester au contact. Le pouvoir isole, vous coupe de la réalité. Là, les erreurs s'accumulent.»

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Analyse de Ségolène Royal dans France Europe Express

Repris de Le Blog Etudiant


Hier soir, Ségolène Royal était l'invitée de Christine Ockrent dans l'émission France Europe Express. Elle a notamment su s'illustrer en fliguant à plusieurs reprises Laurence Parisot, présidente du MEDEF, à l'aide de petites phrases cinglantes, et c'est justement ce qui a retenu toute mon attention.




Tout d'abord, on a eu le droit à une Ségolène pleine de prestance, charismatique, et qui a su s'imposer face à chacuns de ses "témoins". Bref, on aurait cru qu'elle était présidente avant l'heure.

Je me suis demandé pourquoi elle prenait cet air de présidente de la République.
La réponse est simple : elle a tant été critiquée par les médias, nous l'avons tant remise en question sur ces compétences, qu'elle se devait de nous montrer ces images, de nous montrer qu'elle avait la stature d'un chef d'Etat, et qu'elle était digne de gouverner ce pays malgré le fait qu'elle est une femme.

Je disais alors qu'elle s'était surtout illustrée face à Laurence Parisot. C'est vrai, à tel point qu'elle n'a pas pu se retenir et qu'elle n'a pas hésitée à mettre plusieurs claques à Laurence Parisot, qui était aussi adressées à Nicolas Sarkozy.

Première claque :

"La crique économique est beaucoup plus profonde que ce que vous évoquez. Elle n'est pas dû à la question uniquement de la durée du travail. En effet, il faut travailler plus. Il faut travailler plus. Comment ? En donnant plus de travail à ce qui n'en ont pas, Laurence Parisot...".Ce qu'elle veut dire, c'est que Nicolas Sarkozy, qui affirme qu'il faut travailler plus, se trompe de stratégie. Il ne faut pas travailler plus en exonérant de charges les heures supplémentaires et en motivant les travailleurs à faire des heures supplémentaires, mais en donnant du travail à ce qui n'en ont pas. Je suis tout à fait d'accord avec elle sur ce point.

Seconde claque :

_ Chaque fois que je vous vois, vous me parlez des 35heures. (dit Ségolène)
_ Oui oui c'est une question essentielle. (dit Laurence Parisot)
_ Non non.
_ On aimerait comprendre ce que vous pensez là-dessus.
_ Ce qui est essentiel, c'est le chômage.
Bref, recadrage immédiat de Ségolène, obligé de lui expliquer qu'il ne faut pas faire cette fixation sur les 35 heures, mais qu'il faudrait peut-être pensé à ceux qui n'ont pas d'emplois.

Troisième claque pour Laurence Parisot :
_ Est-ce-que vous vous rendez compte de la pression fiscale, qui est unique au monde, et qui repose sur toutes les entreprises, de la grande à la petite, si je compare à...
_ Mais je suis prête à l'alléger ! - affirme Ségolène Royal
_ Formidable ! - répond Laurence Parisot.
Le problème est que Ségolène ajoute certaines conditions, ce qui ne plaît pas à Laurence Parisot, qui espérait enfin être d'accord avec Ségolène Royal, mais qui ne l'est finalement pas.
Il y a eu aussi l'épisode où Laurence Parisot explique à Ségolène Royal que les partenaires sociaux devraient être indépendants, et ne plus être sous la tutelle de l'Etat, car ils sont comme infantilisés par l'Etat.
Ségolène Royal qui lui répond que ces partenaires ne seront pas sous la tutelle de l'Etat mais qu'elle est pour que l'Etat se porte guarant des négociations qu'ils pourraient y avoir si elle était élue présidente.

Encore une fois, les deux femmes ne sont pas d'accord, et ce que je me demande, c'est que si l'Etat désire rester guarant de ces négociations entre partenaires sociaux, pourquoi ça gênerait autant Laurence Parisot ? Si l'Etat ne se fait que guarant de ce qui résulte de ces négociations, alors pourquoi Parisot serait-elle contre ?

Ce qui est aussi important, c'est que je n'avais jamais vu Ségolène Royal aussi en forme qu'hier soir, et elle tenait à quelques petites choses près, un excellent discours.
Seulement, elle a depuis quelques temps une nouvelle équipe de campagne, et ça ne m'étonnerait pas qu'elle est eu le droit à un excellent briefing de la part de son équipe, et tout particulièrement de la part d'Arnaud Montebourg, qui n'est pourtant que son porte-parole, ainsi que des éléphants, entrant enfin dans la campagne de Ségolène Royal.

Pourquoi un briefing de la part d'Arnaud Montebourg ? Parce qu'il est avocat, et qu'il est redouté par la droite, et ça, ce n'est pas une nouveauté. Il s'exprime bien, et a toujours, sinon presque, les mots "justes", c'est pourquoi il l'aurait certainement influencé, je dirai même aidé, au fil des jours qu'ils ont pu passer ensemble dans cette même équipe, à acquérir cette vivacité d'esprit pour répondre aux questions les plus difficiles.
D'ailleurs, faut-il préciser qu'elle souhaite certainement une VIème République, tout comme Arnaud Montebourg.

Quant aux éléphants, je crois sincèrement qu'ils peuvent lui apporter leur expérience. C'est pourquoi je pense que les éléphants lui ont demandé, voire conseillé, de se tenir comme l'aurait fait un président de la République, ou plutôt de se comporter comme une présidente de la République, et c'est ce qu'elle a fait.


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Propositions de Ségolène Royal pour la jeunesse

Ségolène Royal, dans son pacte présidentiel, prend en compte les aspirations de la jeunesse. Elle fait le choix de la confiance parce que, pour elle, la jeunesse n’est pas un problème, elle est une partie de la solution aux problèmes de la France.

La situation des étudiants français issus de l’étranger sera traitée en priorité dans le cadre du « contrat d’autonomie » proposé par les associations et syndicats d’étudiants. Cela permettra à tous ces jeunes Français de venir étudier en France, en réduisant le coût des études pour des familles vivant souvent de faibles revenus locaux.

Un programme de formation professionnelle sera développé dans le cadre consulaire en liaison avec les entreprises françaises et les centres de formation du pays de résidence.

Une allocation autonomie pour sortir les jeunes de la dépendance et de la précarité. C’est le contraire d’une société de l’assistanat que propose Ségolène Royal, elle veut signer un pacte avec la jeunesse donnant des droits mais également, fixant des devoirs pour chaque jeune qui en bénéficiera.


Un droit au premier emploi pour tous les jeunes qui au bout de six mois sur le marché du travail sont encore au chômage. Nous proposons que la société fasse le pari de la jeunesse, que les entrepreneurs ne considèrent plus les jeunes comme un risque pour leur entreprise. Avec les emplois-tremplin, le dispositif Eva et le service civique, Ségolène Royal propose un plan ambitieux et cohérent pour permettre aux jeunes d’accéder au premier emploi.


Un cautionnement public pour aider à l’accès au logement et un plan de construction de logements pour les étudiants et pour les jeunes travailleurs. Parce que trop de jeunes ne peuvent pas avancer les cautions, parce que trop d’étudiants et de jeunes travailleurs n’arrivent pas à trouver de logements avec des loyers accessibles. Ségolène Royal a décidé de mettre les moyens pour en finir avec ces situations inacceptables.


Une carte santé jeune pour permettre aux jeunes de consulter gratuitement des généralistes et des spécialistes. De plus en plus d’étudiants et de jeunes salariés renoncent à se soigner pour des raisons financières. Parce que la santé de notre jeunesse mérite tout les efforts, et ce, d’autant plus qu’avec une prévention accrue, il est prouvé que les dépenses médicales, au final, diminueront.


Des sanctions financières pour les entreprises qui abusent des stages et

des emplois précaires. Nous ne voulons plus de cette société de l’employé-kleenex à la merci des dirigeants et actionnaires de son entreprise! Pour retrouver leur dignité, les jeunes doivent pouvoir construire leur avenir en toute sérénité et Ségolène Royal propose de moduler les impôts des entreprises en fonction de la qualité des contrats auxquels elles ont recours.


Le droit à la contraception gratuite pour toutes les jeunes filles de moins de 25 ans. C’est une demande forte exprimée par un grand nombre de jeunes et qui reflète cette volonté d’enfin pouvoir maîtriser son avenir au delà de considérations financières. Le droit à disposer de son corps est primordial dans l’accès à l’autonomie pour les femmes et Ségolène Royal l’a entendu.


Un prêt de 10000 euros à taux 0 pour que chaque jeune puisse lancer son premier projet de vie. Le crédit est trop souvent inaccessible aux jeunes, faute de personnes dans leur entourage pour garantir ces prêts ou du fait des situations trop précaires de grand nombre de jeunes. Ségolène Royal veut donner les moyens à chacun de construire son avenir.


Un investissement massif dans l’éducation et des dispositifs de suivi individualisés pour lutter contre le décrochage scolaire. L’inégalité à l’école et durant le parcours scolaire est à l’origine de toutes les inégalités et de toutes les difficultés futures. Les socialistes n’acceptent plus de voir un jeune décrocher du système scolaire parce que ses problèmes familiaux ou sociaux l’empêchent de pouvoir mener ses études sereinement. Ségolène Royal veut faire primer la réussite du plus grand nombre sur la sélection qui laisse trop d’élèves sur le bord de la route.


L’aspiration au changement est forte chez les jeunes. Une chose est sûre, ce n’est pas dans le projet de l’UMP pour 2007 qu’elle trouvera un débouché politique. C’est bien dans le pacte présidentiel de Ségolène Royal !


Le progrès pour tous et le respect pour chacun !


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lundi 19 mars 2007

Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy - Un dîner avec Ségolène

Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy
Un dîner avec Ségolène

Elle savait, avant de me rencontrer, que je n'ai pas été, tant s'en faut, un chaud partisan de sa candidature. Mais cela n'a pas l'air de la gêner. Et si je perçois bien, dans les premiers instants, un peu de réticence, voire de méfiance, ce qui me frappe, c'est, très vite, l'étonnante fraîcheur, la liberté de ton, du personnage...
Ses gaffes par exemple... Ces fameuses gaffes dont Paris se gausse...
Elle éclate d'un bon rire, sans coquetterie, juvénile.
« Ce n'est pas moi qui ai parlé, que je sache, de vitrifier Téhéran. »
Le maître d'hôtel nous interrompt pour prendre la commande - salade, sole, vin blanc sec. Elle reprend :
« Car est-ce que ce n'est pas drôle ? Quand les autres font une gaffe, on dit que c'est un lapsus. Quand c'est moi, ça devient une bourde, une bêtise ! »
Puis, plus sérieuse, lueur froide dans le regard, le cerne autour des yeux se plissant légèrement :
« De toute façon, ils me traquent. Mes collaborateurs, mes enfants, moi-même et mes supposées bourdes : tout leur est bon ; ce sont des flics ; ils me harcèlent. »
Je lui fais observer qu'il n'y a pas que les bourdes et que sa phrase sur la justice chinoise...
« Cette phrase a été tirée de son contexte ! Je parlais de la justice commerciale. Pas de la justice pénale.
- Soit. Mais ce qui a troublé, c'est que vous étiez très en retrait, en même temps, sur la question des droits de l'homme. Et ce, alors que Sarkozy prenait des positions fortes sur le Darfour, la Tchétchénie, les dictatures...
- Oh, Sarkozy et les dictatures ! »
Elle pouffe, juvénile à nouveau, presque gamine.
« La droite et les dictatures, je demande à voir... Mais, quant à ce voyage en Chine, je vous le répète : avec chacun de mes interlocuteurs j'ai insisté, au contraire, sur le non-respect des droits humains.
- Justement : pourquoi dites-vous "droits humains" et pas, comme tout le monde, "droits de l'homme" ? »
S'engage alors un dialogue de sourds où je lui explique que, pour la gauche antitotalitaire en train de se détourner d'elle, « droits de l'homme » n'est pas une formule mais un concept et que ce concept est chargé d'une mémoire de souffrances, de résistances, avec laquelle on ne joue pas - et où elle, raisonneuse, intraitable, quelque chose d'aigu, presque d'osseux, s'imprimant dans le haut du visage, m'oppose que, non, c'est le contraire, quand on dit « droits de l'homme », elle ne peut pas ne pas entendre droits de l'homme au sens étroit, droits du mâle contre la femme, droits de son père face à sa mère, et c'est pour cela qu'elle dit « droits humains »...
Sentant que le malentendu est maximal, je change de sujet.
Où en est-elle avec ses rivaux ? Que se passe-t-il avec ce PS dont on ne sait plus si c'est elle qui n'en veut pas ou lui qui, face aux sondages, se met aux abris ?
« J'ai proposé une mission à DSK, lâche-t-elle, comme pour se justifier. Et quant à Jospin... »
Le sommelier nous ressert. J'observe qu'elle mange de bon appétit, qu'elle boit bien.
« Quant à Jospin, je lui ai téléphoné pour l'inviter le 11. Mais non. Il a mieux à faire. Et... »
Un homme, à la table voisine, est venu lui dire qu'il l'admirait. Elle s'est levée aussi, bizarrement émue, plus rose que le rose de son tailleur, son long et joli cou semblant s'allonger encore sous l'effet du contentement.
« Remarquez, enchaîne-t-elle en se rasseyant, je comprends Jospin. Qu'une fille comme moi, une "Bécassine", réussisse des choses où il s'est, lui, cassé les dents, je conçois que ça le fasse rager.
- Des choses comme quoi, par exemple ?
- Comme Chevènement... Jospin n'arrive toujours pas à comprendre comment j'ai pu avoir Chevènement. »
Je suis sur le point de lui rétorquer que ce n'est pas une telle affaire, non plus, d'avoir ou non Chevènement. Mais elle poursuit - songeuse.
« Il a perdu pourquoi, selon vous ? Vous avez une explication, vous, sur l'échec de Jospin il y a cinq ans ? »
Puis, comme je lui réponds que c'est une forme d'élitisme politique, d'arrogance, qui, peut-être, ne passe plus : « c'est cela, oui ; ce qui les énerve, c'est ma volonté, précisément, de rompre avec cette arrogance ; prenez la démocratie participative ; je n'ai jamais dit que c'était une panacée ; ni qu'il fallait gouverner l'oeil fixé sur l'opinion ; mais écouter les gens, juste les écouter, alors que, depuis tant d'années, on leur assène nos vérités, ça oui, il fallait le faire et je suis fière de l'avoir fait. »
Nous parlons de sa vision de l'Europe ou de l'Iran - sujets où elle m'apparaît bien plus pertinente, franchement, qu'on ne l'a écrit.
Je dis pourquoi le rôle d'un intellectuel n'est pas de se rallier mais d'interpeller, poser des questions, des conditions, pour, à la fin, le plus tard possible, se prononcer - elle écoute avec un air d'humilité qui tranche avec sa réputation de maîtresse d'école autoritaire.
Il est minuit passé.
Le restaurant s'est vidé.
Un tout dernier mot sur ses lectures - le volume des « Contemplations » dont elle ne se sépare pas.
Je la quitte, toujours perplexe, mais avec le sentiment qu'on a peut-être été injuste - moi le premier - avec cette femme ; et qu'elle ne ressemble guère, en tout cas, à l'image qu'elle s'est donnée

© le point 08/02/07 - N°1795 - Page 138 - 883 mots

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José Bové est au rendez-vous. Il peut être candidat à l'élection présidentielle

Ouf ... Jose Bové y est, heureusement.

PARIS (Reuters) - Il y a douze candidats en lice pour l'élection présidentielle du 22 avril et du 6 mai, annonce le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré.

La candidature de l'altermondialiste José Bové a été retenue par le Conseil, dont les huit autres membres entouraient le président de l'institution.

Les candidats avaient jusqu'à vendredi dernier 18h00 pour déposer un minimum de 500 parrainages d'élus nécessaires pour se présenter à l'élection présidentielle.

Jean-Louis Debré a précisé que 16.900 formulaires avaient été reçus et que 16.615 avaient été validés.

Les candidats, par ordre alphabétique, sont les suivants :

François Bayrou (UDF)
José Bové (Altermondialiste)
Marie-George Buffet (PCF)
Olivier Besancenot (LCR)
Arlette Laguiller (LO)
Jean-Marie Le Pen (FN)
Frédéric Nihous (CPNT)
Ségolène Royal (PS)
Nicolas Sarkozy (UMP)
Gérard Schivardi (PT)
Philippe de Villiers (MPF)
Dominique Voynet (Verts).

Depuis que le président de la République est élu au suffrage universel, le nombre de candidats a été de six en 1965, sept en 1969, 12 en 1974, 10 en 1981, neuf en 1988 et 1995 et enfin 16 en 2002, ce qui constitue un record.

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Appliquer les techniques boursières aux sondages présidentiels

Des techniques boursières et des sondages, je ne suis pas un professionnel, mais j'aime extrapoler ! 

  • Certains pensent que l'analyse technique boursière peut s'appliquer à tout, donc même aux élections et aux sondages. Si on s'en tient au barometre de l'hebdomadaire Le Point, qui ne semble pas corriger ses données, il semblerait qu'il y ait concordance dans le temps d'un canal baissier pour Sarkozy et haussier pour Ségolène, après avoir touché respectivement un plus haut et un plus bas. Le croisement des canaux se ferait dans 10 jours, avec donc les inversements de pronostics correspondants.

  • L'opinion inverse veut que quand tous les médias disent une chose, c'est qu'il va ou qu'il est entrain de se passer son inverse. C'est à dire si la bourse a fini de monter, les journaux disent tout le contraire et réciproquement pour faire tomber les derniers pigeons, et réliser des ventes sur leur dos. Donc en s'en tenant à la manipulation médiatique du dernier sondage RTL-Le Figaro, réalisé presque une semaine avant sa date de publication, et à sa mise en valeur (Lemonde - LCI ...), ce plus haut (passé car de la semaine dernière) voudrait dire, que l'on va vers un plus bas. Ces techniques de bourses existent pour attraper les clampins moyens et faire passer leur argent vers les institutionnels.
N'oublier pas la bourse n'est pas un casino, ni de l'économie. C'est une nouvelle forme d'impôt féodal inventé pour faire passer l'argent des petits épargnant vers les nouveaux seigneurs de la finance.

Donc exptrapolez !!!

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Interview de Ségolène Royal dans les Inrockuptibles

Repris de Désirs d'avenir 37, Tous avec Ségolène Royal

On vous connaît mal. Jamais sans doute un candidat ou une candidate majeur(e) à l'élection présidentielle n'a été à ce point méconnu des électeurs. Comment l'expliquer ?

Beaucoup de choses pourtant ont été dites, écrites. C'est un paradoxe. De nombreux livres et articles ont paru sur moi. Je suis dans le paysage politique depuis longtemps, mais, c'est vrai, les gens ont le sentiment d'en savoir moins sur moi que sur d'autres. Pourtant on m'a reproché de m'exhiber, ce qui est quand même assez étrange. Notamment quand mon dernier enfant est né. Donc je ne sais pas, je vous retourne la question… (rires)

Ce qu'on lit sur vous ce sont toujours les mêmes choses : vous êtes née en Afrique, vous êtes la fille d'un militaire, vous avez grandi dans une famille nombreuse, catholique, vous étiez bonne élève à l'école… Cette bio façon Who's Who ne résume pas une personne. Vous y retrouvez-vous dans ce portrait un peu caricatural ?

C'est vrai que j'ai connu cet itinéraire assez atypique : je suis issue d'une famille de huit enfants alors qu'il n'y en a plus beaucoup ; j'ai vécu jusqu'à l'âge de dix-huit ans dans un village très rural et je suis aujourd'hui là où je suis… C'est un itinéraire curieux. J'ai su saisir mes chances au fur et à mesure de la vie, je crois.

Vous éprouvez vraiment le sentiment d'être atypique ?


Oui parce que rien ne me prédestinait à arriver là où je suis. Je viens d'une famille plutôt de droite. Quand j'ai passé mon bac, je ne savais même pas que Sciences Po existait. C'est de fil en aiguille, en picorant des informations que j'ai choisi mon itinéraire d'orientation. Il s'est trouvé que j'étais à Nancy et que c'était la seule ville de France où il y avait une préparation à Sciences Po, qu'un jour ma sœur qui était secrétaire au rectorat m'a rapporté un dépliant qui présentait cette préparation. J'étais inscrite à la fac de sciences économiques - volontairement, parce que mon père ne voulait pas que je fasse d'études supérieures.

Pourquoi l'économie ?

Parce que j'ai fait un bac économique, voilà. J'ai donc ensuite découvert par ma sœur l'existence de cette préparation. Elle m'a dit tiens : toi qui t'intéresses à la politique… Parce que je m'intéressais quand même déjà beaucoup à la politique. Je regardais tous les débats politiques à la télévision. Quand j'étais en pension, je me souviens que j'allais toute seule dans la salle de télé regarder les débats avec Françoise Giroud. Ça m'a toujours attiré le débat public. Je me suis donc inscrite à cette préparation qui s'appelait le CUEP, et j'en suis sorti seconde et suis après entrée à Sciences Po à Paris. J'ai travaillé en même temps, j'ai obtenu une bourse. Et puis à Sciences Po, j'ai appris que l'ENA existait. Je n'étais pas une initiée du milieu. Je me suis retrouvée avec des fils d'énarques, des enfants de gens de la haute fonction publique. Mais je n'étais pas du tout complexée. Sans doute pas très consciente de l'incongruité de ma présence dans ce milieu. Et puis j'ai été reçue à l'ENA et j'en suis sortie. On était en 1980 et c'était bientôt l'élection présidentielle. À ce moment-là François Hollande m'a fait rencontrer Jacques Attali, pour lequel j'ai travaillé, dans une soupente pas très loin d'ici à élaborer des réponses à des questionnaires. Et puis après l'élection, en 1981 j'ai été happée dans l'équipe Attali au 2 rue de l'Elysée dans un petit bureau annexe. J'ai fait mon trou, préparé des dossiers, bâtit des argumentaires… Il y avait un espace et je me trouvais là, c'est comme ça que j'ai été associée à la préparation du sommet de Versailles, le premier sommet des chefs d'Etat des pays industrialisés. C'était un peu le happening au départ en 1981. Un jour, on m'a dit tiens il faut faire un rapport pour François Mitterrand, préparer ce qu'il va dire au sommet. Rien ne m'étonnait : je devais avoir 24 ans, et je faisais le discours de François Mitterrand pour le sommet des chefs d'Etat…

En pension, vous vous intéressiez déjà dites-vous à la politique. Etait-ce dans un rôle d'observation ou bien aviez-vous déjà des opinions politiques très formées ?

C'est par le féminisme, je crois, par la question du droit des femmes que mes opinions se sont forgées. Avec la réalisation assez précoce qu'il fallait se battre pour y arriver. Donc tout naturellement à gauche. Mais ce n'était pas en réaction viscérale, comme cela a pu être dit, contre le milieu familial. Non. Par la prise de conscience de l'injustice faite aux femmes. C'étaient des années où ces questions étaient très débattues.

Quand avez-vous pris du conscience du fait que le modèle de vie plus ou moins imposé par vos parents n'était pas fait pour vous ?

En sixième. Très tôt. La sixième, c'est le retour de Martinique. Je sortais d'un établissement privé de religieuses, j'ai donc dû passer un examen pour entrer à l'école publique, et on m'a fait redoubler ma sixième, ce qui m'a peut-être fait du bien, d'ailleurs, parce que j'avais un an d'avance et j' j'étais toute jeunette. Alors je me suis retrouvée dans un collège rural d'un chef-lieu de canton des Vosges, Charmes. Pendant quatre ans, j'étais la meilleure élève de ce collège. Ça m'a tout de suite ouvert des perspectives : je me suis dit que je pouvais quand même avoir un autre destin que celui des femmes de ma famille qui ne travaillaient pas.

Des enseignants ou des camarades de classe ont-ils été déterminants ?

Des enseignants, oui, qui m'ont tout de suite poussée, qui m'ont dit qu'il fallait vraiment continuer.

Vous étiez meilleure dans certaines matières ?

Non, j'aimais toutes les matières.

Des matières que vous préfériez alors ?

Non, vraiment, j'aimais tout. J'adorais l'école. C'était un moyen de m'affranchir. Je suis un pur produit de l'école émancipatrice.

Avant l'école ou à côté, dans la famille, il n'y avait pas d'autres horizons ?

C'était dur, mais il y a toujours eu un horizon parce qu'on a vécu outremer, et ça procure des échappées imaginaires au moins. Ne serait-ce que l'imaginaire de ma naissance, c'est peut-être cela aussi qui m'a poussée…

Pourquoi c'est important pour vous d'être née à Dakar ?

Être née en dehors des frontières, c'est un plus, oui. C'est la biodiversité ! C'est le mystère. Quand on est petite et qu'on est née à Dakar, Sénégal, on est contente. Ça m'a marquée toute mon enfance. Quand à la rentrée je disais née à Dakar, Sénégal, toute la classe faisait ohhh. C'est le genre de petites choses qui marquent très fortement une identité, je pense.

À vous entendre, on a le sentiment que vous avez toujours vécu dans un statut d'outsider…

Un peu oui… Dans le débat interne au PS aussi, vous vous souvenez (rires). Et même maintenant, vous avez vu ce qui se passe… (re-rires)

Est-ce parce que vous avez toujours eu le sentiment de vivre ainsi que cette position d'outsider ne semble pas vous poser problème ?

Oui même s'il faut aussi à chaque fois de l'énergie pour s'imposer.

Enfant, y avait-il à la maison des livres ? alliez-vous au musée, au cinéma ? Quelle place occupait la culture ?

Des livres oui, parce que ma mère qui a fait une école agricole et n'a pas le baccalauréat a une culture rurale. Tout petits elle nous faisait faire des herbiers, observer la nature, mon grand-père nous apprenait les champignons… Il y a là une forme de culture originale, une éducation scientifique, botanique qui nous ouvrait l'esprit. Et puis j'ai toujours vu ma mère lire, aller à la bibliothèque du village, et parler de ce qu'elle lisait. Mon père avait une collection de livres de poche qui couvrait tout un mur.

Quelle place occupait la religion dans votre famille ? Et quel rapport vous-même entreteniez-vous à elle ?

Le rapport était très étroit, j'étais dans une famille très pratiquante. Pour moi, la religion a structuré à la fois la pensée et la transgression. C'est ça qui est très intéressant. Car quand j'ai pris conscience de l'écart entre le discours et les actes, je me suis dit, il y a quand même un problème. La religion fut un structurant culturel mais très vite, je l'ai aussi perçu comme une contrainte, comme la transmission d'un dogme, d'une discipline qui ne permettait pas l'épanouissement. Même si c'état aussi un repère, une identification. Ce qui est intéressant ensuite, c'est l'affranchissement. En comparant l'enseignement religieux avec ce qui se passait réellement, y compris au sein de ma propre famille, je voyais vite le problème . Sur la question de l'égalité hommes/femmes, sur celle du respect… Je voyais bien que ça n'allait pas.

Et aujourd'hui quel est votre rapport à la religion ?

Je ne suis pas pratiquante. Je défends très farouchement la laïcité, et en même temps je comprends les identités religieuses et le respect qu'on leur doit, par rapport aux convictions des gens. Ce sont des élements structurants de l'histoire, de la culture, des mentalités, c'est important de comprendre comment les gens réagissent. Je soutiens le dialogue interreligieux. Il faut comprendre la diversité du peuple français, dans ses identités religieuses ou, au contraire, non religieuses.

Vous parliez de la passion de votre mère pour les livres, y t-il une passion que vous avez partagé avec votre père ?

La musique peut-être. Il écoutait beaucoup de musique classique. Ça imprègne une enfance.

Et pour le reste, c'était difficile de partager avec lui ?

Difficile, oui. Il était lui-même victime d'une éducation rigide, le dialogue parent enfant existait peu, comme dans beaucoup de familles à l'époque. L'évolution des droits de l'enfant, tout cela est assez récent. Mais je n'ai pas été maltraitée. On m'a appris l'obéissance, l'honneteté, la rigueur, la discipline … Ça permet de réagir, de s'en affranchir.

De tous vos frères et sœurs, vous êtes celle qui s'en est le plus affranchi ?

Non, tous. Chacun à sa manière. Mais c'est une belle histoire. Parce qu'il y a des enfants qui ne vivent rien. Auxquels on autorise tout. Qui vont à vau l'eau, qui sont en souffrance parce qu'ils n'ont rien en face. Ils ont tout ce qui veulent. Ça n'a pas été mon cas - ça c'est sûr. Mais le principe même de l'éducation, c'est la limite. Il faut simplement qu'elle soit bienveillante et adaptable, cette limite.

Et quel a été votre rapport à l'autorité non plus parentale mais scolaire ?

Très bon. De toute façon c'était une époque où les élèves obéissaient. Il n'y avait pas beaucoup d'espace (rires)…

Vous entrez en pension en seconde. Pour beaucoup c'est un enfermement, mais pour vous ça semble presque une délivrance…

Oui c'était une libération bien sûr. Le milieu familial étant un peu étouffant, le milieu scolaire était un milieu de liberté. Pour beaucoup d'élèves, la pension peut devenir un élément de liberté, de confort de travail…

Y avez-vous rencontré des professeurs très marquants, importants ?

Non pas tellement en pension. Davantage au collège. La professeure qui m'a le plus marqué, c'était une PEGC, une ancienne instit devenue prof d'allemand. Elle s'appelait Marguerite, je m'en souviens encore, elle était d'une bonté ébouriffante, et en même temps d'une grande rigueur. Elle adorait les élèves, entraînait toute la classe. Il n'y avait pas d'humiliation. Ça m'a beaucoup marqué les mauvais élèves humiliés. C'est dur le milieu scolaire quand est mauvais élève. Je me souviens encore du visage des mauvais élèves humiliés. Des élèves auxquels on balance les copies en leur disant : zéro, t'es encore nul ! Je vois encore les visages de ces élèves. Et c'est ce souvenir très fort qui, lorsque j'étais ministre de l'enseignement scolaire, m'a conduit à réformer la notation. Un élève n'a pas le droit d'être enfoncé. Même si le devoir ne vaut rien, ce n'est pas l'élève qui est nul, c'est le devoir qui n'est pas fait. On lui refait faire, c'est tout.

Vous faites un lien entre cette violence scolaire là, et celle qu'on peut observer, dans l'autre sens, des élèves à l'égard de l'école ?

Oui, bien sûr. Il y a des élèves qui retournent la violence contre l'école parce que l'école a échoué avec eux. Il y a une violence contre l'école parce qu'il y a une demande d'école aussi. Hélas.

En 1968, vous avez 15 ans…

Oui j'étais en troisième et c'était formidable 68. Nous, on ne faisait pas grand chose, on a dû s'arrêter deux jours. Et puis moi je prenais le ramassage scolaire et dès que le car est passé on n'a plus la chance de traînasser devant le collège… Beaucoup d'élèves de milieu rural vivent ça, ils prennent le car, rentrent chez eux et après c'est l'isolement. Mais je m'en souviens encore, je sentais que le joug de l'autoritarisme était un peu secoué.

C'est à ce moment que se politise un peu votre vision des choses ?

Ce n'est pas impossible, oui.

Vous disiez que vous regardiez les émissions politiques à la télévision seule, vous ne partagiez pas cet intérêt avec vos camarades de classe ?

Ça n'intéressait pas les filles de mon âge à cette époque là.

Et avec le recul comment voyez-vous mai 68 ?

De manière positive. Je ne fais pas partie de ceux ou celles qui passent mai 68 par pertes et profits, qui lui font porter la responsabilité d'une confusion des valeurs. Il y a eu une confusion des valeurs comme pour toute époque un peu tourmentée. Après il a fallu recadrer un certain nombre de choses, notamment sur l'éducation des enfants, des choses comme « il est interdit d'interdire » etc. Mais sans doute cette transition était-elle nécessaire pour chambouler, pour rebattre les cartes de l'organisation de la société. Ce sont des mouvements de libération qui sont extrêmement refondateurs.

Récemment l'hebdo des socialistes à fait sa une sur avoir 20 ans en 2007. De quoi aviez-vous envie à 20 ans ?

De liberté. D'insouciance. J'étais à l'université, j'étais heureuse.

Vous vous imaginiez faire quoi plus tard ?

Pas de la politique, j'avais aucune idée de qu'était un mandat, un engagement politique. Mais la chose publique déjà m'intéressait, le droit… Magistrate, je pense que c'est ce que j'avais à l'esprit.

Est-ce que votre aspiration à la rébellion, à l'affranchissement s'incarnait dans des personnalités que vous admiriez ?

Je me souviens avoir été vraiment secouée par la lecture, en terminale d'un livre de John Stuart Mill, De l'assujettissement des femmes. C'est un livre prodigieux d'actualité. La lecture de Simone de Beauvoir fut également importante. La biographie de Flora Tristan. Mais le premier livre qui a éveillé ma conscience politique c'est ce livre de John Stuart Mill.

Vous évoquiez François Giroud dans les débats télévisés…

Voilà quelqu'un à qui je m'identifiais. Féministe, intelligente, maîtrisant la parole, la dialectique, la modernité, L'Express…

L'Express, vous lisiez beaucoup la presse ?

Oui, étudiante je lisais les journaux.

Et à côté des figures intellectuelles ou politiques, certains artistes ont-ils joué pour vous un rôle important ?

Le premier film qui m'ait marquée, c'était West Side Story.

Les artistes, c'était Yves Montand, Léo Ferré, mais aussi la chanson populaire, Françoise Hardy, Christophe, Michel Polnareff. Et puis Simon and Garfunkel, au moment où je faisais du baby sitting en Irlande pendant les vacances, Leonard Cohen. Mais j'ai toujours aimé la musique classique, je ne peux pas m'en passer, Bach surtout, les concertos brandenbourgeois, le Requiem de Mozart…mon grand-père me faisait écouter de l'opérette quand j'étais enfant, j'aimais cela, les Contes d'Hoffmann…

Mes derniers spectacles, c'était Don Juan à l'Opéra Bastille, Philippe Caubère au Théâtre du Rond-Point…

Des choses très mélancoliques…

Oui, romantiques aussi.

Qu'avez-vous appris de plus important dans vos années à l'Elysée ?

Que la relation interpersonnelle était finalement ce qui était le plus efficace en politique. Même sur les sommets internationaux où l'on se dit que tout est calibré, bouclé à l'avance, François Mitterrand trouvait les moyens de dire : non ce n'est pas comme ça, ce sera comme ci. Ou : ce que vous m'avez préparé là ne tient pas debout, la ligne politique sur laquelle il faut tenir c'est celle-là. Ça marchait. L'obstination de l'action politique, de la cohérence de la pensée politique, si on la mène jusqu'au bout parce qu'on la tient fermement, ça marche.

Ça veut dire qu'il y a toujours une marge de manœuvre politique ?

Oui, la volonté politique déplace les montagnes. L'impossible devient possible. J'ai appris ça de François Mitterrand. Vu ce qu'il avait traversé pour être là, il était habité de la volonté politique. Au moins pendant le premier septennat. Il y avait une volonté permanente, il ne fallait jamais se laisser tordre dans des voies détournées, ou de se laisser imposer des choses qu'il ne sentait pas ou qui n'étaient pas conformes à sa route. Il avait la capacité de se secouer, de dire : ce n'est pas ce que je veux, ce n'est pas dans cette direction là que je veux aller, ce n'est pas ça l'horizon.

Avez-vous eu le sentiment qu'il fallait choisir entre Mitterrand d'un côté et Rocard et Delors de l'autre, entre première et deuxième gauche ?

Non, je n'étais pas du tout là-dedans. Ce n'était pas mon problème. J'étais au service de François Mitterrand. Je voyais bien les débats mais comme j'étais dans mes dossiers et non au cœur des problématiques politiques je n'avais pas tellement conscience des conflits. J'étais dans l'action, j'avais des sommets à préparer, des rentrées scolaires… Tout ce qui n'était pas attribué m'était confié : les jeunes, les problèmes de société, l'environnement… Très tôt, j'ai eu pendant ce premier septennat l'occasion de me pencher sur ces questions. Avec une grande curiosité. Je lisais tout, je rencontrais des gens, je faisais des notes, je regardais les enquêtes d'opinions, je faisais remonter tout ça à François Mitterrand, je lui faisais humer ce qui se passait, ce qui se disait. Tous les jours.

Au fur et à mesure que vous avez pris des responsabilités liés à vos mandats et à vos fonctions ministérielles, vous avez eu moins de temps pour tout cela, est-ce frustrant ?

Non parce que j'y passe encore beaucoup de temps.

Et vous pensez que c'est compatible avec la fonction présidentielle ?

C'est indispensable. Et puis il faut aussi avoir des gens autour de soi qui respirent, qui sont en palpitation. C'est ce que permet la démocratie participative. Et internet sur lequel je regarde ce qui remonte du terrain tous les jours. Tout est dit. Il faut le vouloir pour se couper du monde. Mais c'est vrai qu'il faut aussi le vouloir pour rester en contact.

Comment expliquez-vous que le mot culture soit à ce point absent de la campagne ?

Même si je n'ai pas encore prononcé mon grand discours sur la culture, j'en ai déjà beaucoup parlé. La réussite éducative, je l'ai toujours liée à la culture. J'ai dit qu'il fallait remettre de la culture partout.

Mais pourquoi a-t-on l'impression que ce n'est pas un enjeu de cette campagne ?

C'est vrai que la culture intervient tard dans la campagne. Grâce à vous, nous y voilà !

Les grandes lignes de la politique culturelle actuelle ont été définies en 1981 lors de l’arrivée de la gauche au pouvoir. Cette politique vous paraît-elle adaptée à l’époque que nous vivons ? S’agit-il de la modifier, de l’améliorer à la marge ou de la repenser plus profondément ?

En 1981, tout était à faire. Les politiques mises en place par la gauche ont permis l’éclosion d’une vie culturelle foisonnante. Depuis 25 ans de grands bouleversements ont profondément transformé le paysage culturel.

De nouvelles formes d’expression artistique ont émergé, des espaces inédits de rencontre entre le public et les créateurs se sont ouverts. Je pense en particulier à l’irruption d’internet dans la vie de chacun, notamment les jeunes.

Mais reconnaissons-le, des menaces et des dangers nouveaux se font jour. La richesse de notre vie culturelle ouvre des perspectives extraordinaires mais est aussi porteuse de dérives inquiétantes pour les artistes comme pour les citoyens : les sous-financements, les risques de concentration, les menaces de paupérisation des artistes, l’assèchement des représentations collectives et des identités, la mise en cause de la diversité, la perte de sens, les disparités d’accès à la culture sur l’ensemble du territoire. Les grandes concentrations mettent en péril la diversité de la création.

Comme le dit la grande écrivaine Toni Morrisson, « aujourd’hui tout est su, rien n’est compris. »

Je veux remettre de la pensée et de la volonté dans la politique culturelle de notre pays. C’est la mission historique de la gauche en matière de culture.

Il y a dans notre pays un profond désir de changement. Il y a le sentiment que la politique culturelle de l’Ėtat est en panne et les cinq années de droite ont accéléré la dégradation dans beaucoup de secteurs, notamment ceux du patrimoine. C’est une véritable catastrophe.

La gauche ne peut pas se penser sans la culture, ne doit jamais cesser de parler culture, de penser la culture, de vouloir la culture.

L’univers culturel s’est trouvé bouleversé ces dernières années par la révolution numérique, et c’est loin d’être fini. Comment la politique culturelle doit-elle prendre en compte ces nouvelles technologies et surtout leurs effets économiques, sociaux, juridiques et esthétiques ?

Constatons-le, les pouvoirs publics en matière culturelle et audiovisuelle ont traité la révolution numérique avec une triste désinvolture, donnant ainsi l’impression à nos concitoyens d’avoir toujours un train de retard.

Je veux que dans ce domaine la France soit à l’avant-garde.

Je suis heureuse de l’éclosion sur internet de nouveaux modes d’expression qui doivent tout à la vitalité créatrice de nos concitoyens et en particulier de notre jeunesse. Mais je ne confonds pas ce qui est l’expression d’une envie de culture et la démarche patiente, élaborée, exigeante, de l’artiste. L’un et l’autre sont indispensables. Il y a deux cents ans la France a inventé le droit d’auteur. Il n’est de grande nation que celle qui sait honorer ses artistes et leur donne les moyens d’exercer cette responsabilité singulière de témoin, de veilleur, de défricheur et surtout d’inventeur, qui sait les aider à suivre cette intuition qui les anime.

Quel que soient les chemins empruntés par les artistes pour trouver leur public, leur talent et leur travail doivent obtenir une juste rémunération.

Je veux qu’un large débat soit lancé dans tout le pays sur l’économie de la culture à l’ère numérique, pour refonder le pacte social entre la nation et ses artistes.

L’univers culturel s’est également trouvé affecté par la profonde transformation du capitalisme, entraînant notamment d’important mouvements de concentration. Comment dès lors garantir la diversité culturelle ?

Si l’on fixe bien les objectifs, s’ils sont bien compris, on trouvera les bons outils. Empêcher par exemple quelques grands groupes qui tirent leur puissance d’autres secteurs, notamment le BTP, les télécoms ou l’industrie militaire, de s’emparer progressivement de tous les médias, ce n’est pas lutter contre l’entreprise mais c’est veiller au pluralisme de l’information et à la diversité culturelle. Il faudra ainsi qu’une nouvelle législation travaille sur la définition et les critères des seuils de concentration, et ce sans doute à l’échelon européen. Aucun secteur aujourd’hui n’est épargné : la presse, l’audiovisuel, l’édition, le cinéma, la musique. Je serai de ce point de vue d’une vigilance absolue. Je veux par exemple soutenir les librairies indépendantes, dont le rôle de soutien à la diversité de la production littéraire et de lien social est indispensable. Faut-il rappeler que c’est la gauche qui a fait la loi Lang sur le Prix Unique du Livre ? je continuerai dans cet esprit.

Le développement des industries culturelles et ces phénomènes de concentration ont conduit à la constitution de groupes de culture et de médias, au point que certains chercheurs parlent aujourd’hui de médiaculture, comment articuler ces deux dimensions ?

Je vois que vous faites allusion au livre d’Eric Macé et Eric Maigret.

Incontestablement nos pratiques culturelles se déploient sur un territoire dont les frontières sont ouvertes. La distinction entre culture populaire et culture élitaire, qui générait des inégalités, n’est pas pertinente pour analyser la réalité des pratiques culturelles de nos concitoyens. Dans la même journée, nous pouvons voir une série télévisée, écouter un air d’opéra, aimer les romans de Gao Xingjian et écouter Abdelmalik ou le slam de Grand Corps Malade. Ce que l’on appelle les « cultures urbaines » sont par exemple le signe d’une vitalité réjouissante, elles ne doivent pas être ghettoïsées !

Ce décloisonnement est une réalité. Mais la possibilité accrue d’accès aux œuvres ne doit pas faire oublier que la démocratisation de l’accès à la culture reste un défi majeur, ce qui n’est pas garanti encore sur l’ensemble des territoires et des milieux sociaux.

Il ne faut pas non plus évacuer la question de la spécificité de l’art.

On ne peut imaginer une démocratisation culturelle sans artistes.

C’est à l’intersection de ces deux éléments , j’allais dire dans cette tension, médiaculture et art, que les politiques culturelles de demain s’inscriront. Ariane Mnouchkine dit : « nos enfants ne doivent pas seulement devenir des fabricants ou des consommateurs mais des êtres humains amoureux de l’humanité ». J’ajouterai : des citoyens libres, autonomes, capables de décider pour eux-mêmes et pour les autres, et de conquérir l’esprit critique, au sein de cette nouvelle République culturelle que j’appelle de mes vœux.

Quelle sera votre politique en matière d’audiovisuel public ?

La télévision devrait jouer un rôle essentiel, en étant l’espace privilégié du contact quotidien des Français avec la culture. Je dis bien « devrait », car elle renvoie souvent une image très éloignée de la réalité de notre pays.

Dans nos communes, dans nos région, la vie culturelle et artistique est foisonnante. Les cultures urbaines, les pratiques amateurs, les réseaux numériques, l'essor des identités culturelles et des langues régionales, auxquelles je suis très attachée… Partout se vérifie cette volonté d'agir et de créer, à laquelle la télévision n’offre pas ou peu de relais. Pourquoi n’y a-t-il pas de grande émission sur les arts plastiques ? Le cinéma ? La littérature ? L’histoire et le patrimoine ? La photographie ou le design ? Parce que la défense de notre identité et notre richesse culturelles, la diversité et la qualité des programmes, passent après les objectifs de rentabilité ?

Jamais je n’accepterai que la culture et l'information soient abandonnées aux seules forces du marché et à la marchandisation galopante, induite par la mondialisation libérale.

Comment concilier liberté d’entreprendre et liberté de créer ? Comment conjuguer l’efficacité économique, le soutien à l’innovation, et le pluralisme des idées, des créations, des publics ? Sortons de cette opposition absurde et stérile. Et donnons à notre pays les moyens de se doter d’une politique audiovisuelle forte, qui place tous les acteurs de cette filière, publics et privés, face à leurs responsabilités : garantir collectivement le pluralisme et la qualité de la création et de la production françaises.

Il faut développer et adapter le service public de la culture et de la communication aux nouveaux enjeux : être au service d'une information libre, d'une création audiovisuelle et cinématographique de qualité et dynamique (les fameux « films du milieu » dont parle Pascale Ferran), de programmes qui conjuguent attractivité et qualité.

Pour cela, j’entends créer les conditions d’un service public de la culture et de l’audiovisuel, fort et dynamique. Quelques initiatives y contribueront :

-La mise en place d’un Conseil Supérieur des Savoirs, des Arts, et des Sciences, directement placé auprès du chef de l’Etat, qui aura une mission d’observation, d’information, de proposition, fondée sur un constant dialogue avec tous les acteurs du monde culturel.

-La transformation du Conseil économique et social en Conseil économique, social et culturel, afin que la culture soit placée au centre, et non plus à la marge, de la réflexion sur les sujets de société, au même titre que l’économique et le social.

-L’instauration d’une Haute Autorité du Pluralisme, en lieu et place du CSA, dont le Parlement aura la responsabilité de nommer les membres, à une majorité des 3/5èmes. Ses pouvoirs seront élargis, afin de garantir, mieux encore qu’aujourd’hui, la liberté de la presse et des médias, mais aussi d’élever le niveau d’exigence culturelle des médias audiovisuels.

Il faut aussi poser la question des moyens de l’audiovisuel public, et de ses modes de financement, qui ont peu évolué depuis sa création, il y a un demi-siècle, alors qu’il n’existait qu’une seule chaîne de télévision publique. Le sous-financement de l’audiovisuel italien a participé de la stratégie de Berlusconi pour bâtir son empire aux dépens de la RAI. Est-ce vraiment cela que nous voulons pour notre pays ? Entre l’anti-modèle berlusconien qui a vulgarisé la télévision et le modèle de nos amis allemands, anglais et scandinaves qui assure la suprématie de la création, je choisis évidemment le second.

Si je suis élue, je lancerai ce débat, en y associant les Français, puisque la quasi-totalité possède la télévision et la radio dans leur foyer. Nous avons, vis-à-vis d’eux, un devoir de vérité sur les moyens aujourd’hui dévolus au service public de l’audiovisuel, et de transparence sur la production des programmes, notamment à l’heure du tout numérique, de la TNT et d’Internet.

Autant d’outils dont j’estime qu’ils doivent aussi permettre de dégager de nouvelles ressources pour la production et la diffusion d’œuvres françaises et européennes de qualité, qui soutiennent vraiment la création de qualité. Aujourd’hui, il me paraît indispensable que les fournisseurs d’accès à Internet contribuent vraiment au financement de l’audiovisuel et du cinéma français.

L’Institut national de l’audiovisuel, en rendant accessibles gratuitement sur son site Internet les trésors de notre patrimoine audiovisuel est un exemple à suivre pour lutter contre les risques de nivellement et d’uniformisation, et faire de l’outil numérique un véritable espace de création intellectuelle, d’échange de savoirs et de compréhension du monde.

Enfin, il faudra une bonne fois pour toutes mettre à plat le dossier de l’audiovisuel extérieur (TV5, France 24, RFI) et répondre au mal endémique de la dispersion des moyens et du manque de coordination. Ce dossier a été géré en dépit du bon sens ces dernières années.

Faut-il une véritable politique pour le secteur des médias privés et en particulier la presse qui connaît une crise grave ?

Le pluralisme et l’indépendance de la presse sont menacées de manière dramatique. La situation des grands quotidiens français et le problème de leur distribution sont un péril pour la démocratie.

Je ferai en sorte que la presse écrite puisse trouver un environnement favorable à son renouveau : réforme des financements publics avec une indexation des aides sur de nouveaux critères (l’importance de la rédaction notamment) , fiscalité, création d’un statut des entreprises de presse.

Il faut garantir aux titres qui le souhaitent une indépendance économique et donc éditoriale. Il faut absolument trouver une réponse au problème structurant et handicapant de la faiblesse des fonds propres des entreprises de presse, grâce, pourquoi pas ?, à un nouveau mécanisme de déductions fiscales incitant les particuliers à rejoindre les sociétés de lecteurs.

A l’heure où ce secteur connaît un bouleversement majeur et historique, celui du numérique, les pouvoirs publics doivent avoir une politique active d’accompagnement de ce secteur indispensable à la vie de notre démocratie.

Après médias/culture, une autre couple médias/école. Vous avez à de nombreuses reprises insisté sur une meilleure articulation. Quelle place pour la culture à l’école, et quelles places pour les écoles dans la culture ?

Je veux que la culture fasse une entrée massive à l’école. C’est le premier lieu de la rencontre de tous avec l’art et de la réduction des inégalités d’accès à la culture. Ce que Jules Ferry a réalisé pour le calcul et la lecture, nous avons le devoir de le faire aujourd'hui pour les arts.

Ce doit être une vraie révolution, qui commencera par la reconstruction ce que la droite a défait, en démantelant le plan « arts à l'école », initié en 2000 sous l'impulsion de Jack Lang et Catherine Tasca. Ce plan ait été sabordé par le gouvernement auquel appartient le candidat de la droite à l'élection présidentielle : quelle crédibilité de bâtisseur peut bien avoir le démolisseur ?

Moi, je veux que tous les jeunes puissent voir leur sensibilité et leur esprit critique s’éveiller, par le contact personnel avec les œuvres, la découverte des lieux de création, la rencontre avec les artistes. Je veux encourager les pratiques artistiques, notamment celles qui sont collectives, parce qu’elles sont le meilleur moyen de faire l’expérience de la vie en communauté, d’en apprendre les règles, et même de lutter contre la violence.

De la maternelle à l’université, je veux renforcer la présence de toutes les disciplines artistiques et l’éducation aux images. Le rôle essentiel des bibliothèques-médiathèques doit aussi être soutenu.

Renouons avec l’esprit du Conseil National de la Résistance qui traçait comme perspective « la possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelque soit la situation de fortune de leurs parents ».

Dans un livre récent sur la politique culturelle américaine, Frédéric Martel insiste sur le formidable gisement d’emploi que peut constituer la culture et plus généralement ce qu’on appelle la crative class. Que faire pour encourager ces emplois ?

Mon premier engagement sera de défendre les emplois culturels, et de faire de la culture l’un des moteurs de l’innovation économique. La culture et l’audiovisuel, filières à part entière, sont l'une des clés d'une économie moderne dans un pays développé, porteuses d’innovation, vecteurs de croissance, et créatrices d'emplois, dans le secteur public comme dans le secteur privé.

Je veux que les entreprises culturelles et audiovisuelles, qui constituent un tissu très dynamique, soient reconnues pour le rôle qu’elles jouent dans l’économie de notre pays. A ce titre, elles auront toute leur place au sein du pacte que je propose avec les PME, et pourront bénéficier de tous les moyens que j’entends mettre en place pour faciliter et soutenir les projets les plus innovants.

Nous devons être à la hauteur de ce qui fait notre force et notre identité : une certaine idée de la culture et du rôle des créateurs. C’est, pour moi, tout le sens de la notion d’exception culturelle que je veux défendre. Ce n’est pas seulement, comme le croit la droite qui en a dévoyé l’idée, un instrument pour échapper aux règles du commerce international ! C’est l’expression la plus belle et la plus noble du traitement exceptionnel dont la culture et les arts doivent bénéficier, par leur nature et par leur fonction. L’économie de l’art, c’est d’abord celle de l’imaginaire.

Ce traitement exceptionnel, je m’engage à l’enrichir, par des droits spéciaux, des financements spécifiques, des dispositifs particuliers. Contre la logique du profit immédiat, c’est du temps que l’exception culturelle doit offrir aux créateurs : le temps de la naissance de l’œuvre, comme celui de sa rencontre avec le public.

Faire vivre l’exception culturelle, c’est véritablement inscrire la solidarité au sein du monde de la culture et de la pensée. C’est donner les mêmes chances à toutes les formes d’expression artistiques, des plus populaires aux plus avant-gardistes, des plus médiatisées aux plus confidentielles. C’est garantir la diversité des œuvres, des artistes, des entreprises, des sources de financement, au service d’une seule ambition : permettre que la création reste libre et plurielle.

Depuis des années maintenant la question des intermittents se pose sans trouver de solution, comment compter vous régler le problème ?

L’intermittence était un régime unique au monde, qui a été cassé par le gouvernement sortant. Les métiers de l’art et de la création sont incertains, irréguliers, parfois saisonniers. Le régime spécial de l’intermittence assurait une certaine régularité des revenus et une péréquation entre les plus privilégiés et les plus précaires. C’est la solidarité interprofessionnelle qui doit être rétablie à tout prix. En brisant ce régime le gouvernement a porté un coup à la création.

Dès mon élection, je m’engage à remettre sur le métier, avec les partenaires sociaux, le nouveau protocole qui vient d’être signé, car il est contraire à la philosophie qui a présidé à sa création : la solidarité entre les professions et entre les générations, la mutualisation.

Je partage ce que disait très justement Pascale Ferran lors de la soirée des César : « Sous couvert de résorber un déficit, on exclut les plus pauvres pour indemniser les plus riches ».

Il faut aussi des incitations fortes pour que les entreprises culturelles et audiovisuelles transforment nombre de contrats d’intermittents en CDI, comme l’exige le Code du Travail.

Cette réforme s’impose, non pas au nom d’avantages acquis, mais parce que l’équité et l’efficacité du système sont la condition de la vitalité artistique et culturelle de notre pays, elle-même condition du dynamisme économique et social de la France et de son rayonnement.

N’y t-il pas une inégalité forte entre les domaines : les plasticiens, les écrivains ne bénéficient aucunement de ce type de statut.

Je ne souhaite pas découper en clientèles le monde artistique. Les différents secteurs culturels n’ont ni la même réalité, ni les mêmes réseaux artistiques ni les mêmes circuits économiques. Une des bases de l’intermittence dans le spectacle, le cinéma, l’audiovisuel, c’est la présomption de salariat. Dire que demain les écrivains et les plasticiens deviendraient des salariés ne serait pas réaliste et serait surtout dangereux. Pour autant, cela ne doit pas nous conduire à maintenir des cloisonnements alors que les arts s’hybrident et se métissent, que les disciplines se rencontrent et fusionnent, écriture, spectacle vivant, jeux... Une fois le système de l’intermittence remis sur pied et les blessures soignées, j’ouvrirai très vite avec l’ensemble des partenaires le chantier de l’emploi culturel avec toutes les professions. Je crois en particulier qu’il faut que nous réconciliions le droit du travail et le droit de la propriété intellectuelle comme nous avons su le faire dans les années 80 en reconnaissant les droits des interprètes.

Je souhaite la valorisation des gisements nombreux d’emplois culturels de la maternelle à l’université, dans les nouvelles technologies et la médiation culturelle. La rénovation des universités passera aussi par la culture : il faut mieux équiper les campus et favoriser les pratiques artistiques de tous les élèves et les étudiants.

Aux Etats-Unis, il existe un tiers secteur très fort, ne pourrait-on pas imaginer créer en France aussi un statut d’organisation non profit qui serait soumises à d’autres règles juridiques, sociales et fiscales ?

D’abord je veux renouer avec l’audace de ceux qui avaient porté l’exigence que le budget de la culture atteigne 1% du budget de l’Etat. Si je suis élue, la culture sera une de mes priorités budgétaires : je redonnerai à la culture les moyens qu’elle avait durant les meilleures années des gouvernements de gauche. Les entreprises de l’économie sociale et solidaire y auront aussi leur place.

Je veux, aussi, relancer la décentralisation culturelle, en renouant avec l’esprit de 1982. Aujourd’hui, les communes, les départements, les régions, les structures intercommunales, sont devenus les premiers financeurs de la culture. Ces dernières années, des politiques culturelles locales ambitieuses et novatrices se sont souvent substituées à un Etat silencieux, voire défaillant.

Je n’entends pas être la Présidente d’un Etat qui se défausse sur les collectivités territoriales. Dans le domaine des arts et de la culture, je veux un Etat fort, attentif, impliqué. Mais qui permette, aussi, aux régions, aux départements, aux villes, d’avoir une réelle capacité d’initiative, en leur donnant les moyens financiers et humains de porter de nouveaux projets, et de participer concrètement à l’aménagement culturel de nos territoires.

Complémentarité des rôles, responsabilités partagées : c’est aussi cela, un véritable service public de la culture, tel que le souhaitait Jean Vilar. Je souhaite lui redonner une puissance sans précédent, artistique, politique, institutionnelle et budgétaire. A la tête de ma région, j’ai doublé les crédits destinés à la culture pour soutenir l’emploi culturel dans la production et la diffusion des créations, pour mettre en place dans chaque lycée un projet culturel, pour créer dans chaque lycée un poste d’animateur culturel, pour soutenir les festivals ; et en contrepartie des subventions régionales, j’ai demandé aux festivals et aux salles de spectacle de la Région d’offrir des places à des gens qui habituellement n’ont pas accès à la culture. J’ai aussi lancé une politique de soutien à la création plastique qui favorise l’insertion et la promotion des plasticiens en leur garantissant le droit de présentation ; un Plan Arts de la Rue, un Plan Art Roman ; j’ai consolidé le soutien au spectacle vivant et au cinéma.

Je suis très attachée au rôle des associations, dont la mission d’éducation populaire est irremplaçable. Il faut encourager et développer leur travail remarquable pour garantir l'égalité d'accès de tous les citoyens à la culture, partout où ils expriment leur soif de musique, de théâtre, de danse, de cinéma, d’opéra, de littérature, de peinture, de poésie.

Je ne crains pas de l’affirmer : c’est aussi la responsabilité du politique que de permettre à chacune et chacun de faire l’expérience du plaisir des sens, de l’émotion esthétique, de la découverte de la beauté. Et pas seulement dans les musées ou dans les « beaux quartiers » mais aussi dans les lieux où l’art a plus de peine à rentrer. Les associations ont par exemple un rôle à jouer dans l’amélioration de la vie dans les maisons de retraite, elles font un travail remarquable dans les prisons où elles introduisent de l’humanité.

La politique culturelle de demain devra garantir la pérennité de leur financement, et la régularité de celui-ci. Il n’est pas normal que les subventions publiques financent des agios bancaires tout simplement parce que les subventions ne sont pas versées en temps et heure.

Vous semblez adopter une approche pragmatique de la culture, l’alternative entre politique en direction de la création et politique en direction des publics serait-elle une fausse alternative ?

Que vaudrait une politique culturelle qui aiderait les créateurs sans penser à ceux à qui ils s’adressent, qui prétendrait s’intéresser aux publics en oubliant les artistes ? Ce serait absurde. Je n’ai pas une vision technocratique de la politique culturelle. Il y a une alchimie merveilleuse lorsque la subjectivité d’un artiste rencontre la sensibilité de son prochain. Aujourd’hui, l’enjeu n’est plus seulement l’accès illimité, mais le choix éclairé. Nous avons le devoir d’agir pour éviter que la profusion n’efface les frontières entre l’art et le divertissement, entre les produits marchands et les biens culturels. Pour empêcher que les besoins artificiels se substituent aux valeurs essentielles, que les citoyens se perdent dans un monde virtuel sans repères ni critères.

Permettez-moi d’évoquer la dimension internationale et européenne de la politique culturelle que je souhaite. Cette «Europe par la preuve » que je veux bâtir, ce sera aussi, l’Europe de la culture et de l’audiovisuel. Je défendrai la règle de l’unanimité pour garantir l'exception et la diversité culturelles, contrairement à la droite qui est favorable à la règle de la majorité qui signifierait la mort de l’exception culturelle. J’encouragerai la coopération avec les pays du sud et notamment méditerranéens pour soutenir toutes les formes de création. Le cinéma africain a des liens étroits avec le nôtre : nous devons les approfondir : quel meilleur exemple que le film franco-malien d'Abderrahmane Sissako, Bamako !

La culture c’est aussi un enjeu européen, c’est même le cœur battant de cette grande aventure. Comme l’écrivait Fernand Braudel : « la culture est la langue commune de l’Europe ».

Je veux porter cette ambition !

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dimanche 18 mars 2007

Mosaico para marear de Ségolène Royal

Sobredosis royal. Pero me ha gustado la idea.


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Des sondages présidentiels et de l'instrumentalisation de leurs dates de publication

Comme vous le voyez il faut lire les sondages en sens inverse de leur date de publication. Le premier publié est le dernier effectué. Donc le résultat n'est pas aussi défavorable à la candidate PS qu'on veut nous le faire croire. Tout au contraire.

Sondage exclusif Ifop pour Le journal du Dimanche - 18/3/2007

Sondage Ifop pour le Journal du Dimanche réalisé les 16 et 17 mars 2007 auprès d'un chantillon de 911 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, inscrite sur les listes électorales, extrait d'un échantillon national représentatif de 1006 personnes.

A 26 %, Nicolas Sarkozy est toujours en tête, mais il perd deux points. Sans doute l'effet "identité nationale", qui a déplu à une partie de son électorat modéré, joue-t-il, mais la certitude que Jean-Marie Le Pen est bel et bien candidat y est aussi pour quelque chose. Ce que ne dira pas l'enquête Ipsos-le Figaro à paraître demain (Sarkozy fait un bond à 31 %).
Mais elle a été réalisée mercredi et jeudi alors que notre étude Ifop-JDD a été effectuée hier et vendredi, juste après le dépôt des parrainages. Notre sondage enregistre ainsi une montée constante du leader FN qui, aujourd'hui, atteint 14 % quand, à la même période en 2002, il était aux environs de 10 % d'intentions de vote... Ségolène Royal, elle, gagne un point par rapport à la semaine dernière, à 24 %: sa bonne performance sur France 2 et le bouche à oreille qui s'en est suivi sont passés par là.


Présidentielle: Sarkozy battrait Royal par 54% (TNS-Sofres-Unilog)
18.03.07 18h01

Nicolas Sarkozy gagne 4 points d'intentions de vote au premier tour de la présidentielle et l'emporterait sur Ségolène Royal au second par 54% contre 46%, selon un sondage TNS-Sofres-Unilog.

Selon la 15ème vague de ce baromètre présidentiel réalisé pour RTL-Le Figaro-LCI, le candidat UMP est crédité de 31% d'intentions de vote au premier tour (+4). Sa rivale PS est à 24% (-1,5) et le candidat UDF François Bayrou à 22 (-1). Jean-Marie Le Pen (FN) arrive quatrième à 12% (=).

Sondage réalisé par téléphone les 14 et 15 mars auprès d'un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée consultable auprès de la Commission des sondages.

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vendredi 16 mars 2007

Eric Besson m'a fait douter par la violence de son comportement ...

Quand le doute m'assaille, entre le juste et le pas juste je reviens souvent à la logique africaine qui me rappelle mes années à la Cité U d'Antony avec mes amis africains et de l'U.E.C. J'en reviens à réxaminer la situation  selon le prisme du bien et du mal, ce que j'ai fait aujourd'hui.

Mr Besson, vous, votre livre et l'argent que vous aller en tirer, vous m'emme....
Ce que vous faîtes n'est pas bien, et pour cela je ne vous crois plus.



Le blog de Kovalin Tchbinda:
Repris de son blog.
Celui qui n'aime plus son chien l'accuse de rage

Eric Besson me fait penser à un homme qui a été trahi par sa femme, qui a ensuite demandé le divorce et pour se venger d'elle écrit un livre pour se soigner du traumatisme subi. Il ne faut donc pas prêter attention à son prochain livre qui est de l'ordre de la psychiatrie ou de la psychologie. Après tout si cela peut lui faire du bien, pourquoi l'en blâmer.

'Celui qui n'aime plus son chien l'accuse de rage'; C'est la nouvelle doctrine de l'ami Besson qui a décidé de faire la peau à Ségolène. Mais au fait qui est Besson? Le connaissez-vous? Je reprendrais bien cette interrogation de Ségolène. Moi je ne le connais pas mais je sais par les médias que c'est lui qui avait pendu la phrase" Sarkozy est un américain disposant d'un passport français'. Belle intelligence pour quelqu'un qui traite Ségolène d'incapable.


Pensez-vous vraiment qu'un personnage sans envergure comme Besson pourrait rivaliser face à Jacques Delors qui vient d' accorder un soutien sans faille à celle que Besson qualifie d'incompétente? Jacques Delors, peut-il soutenir une incompétente? Je ne le pense pas!

Je crois que monsieur Besson par son attitude se rabaisse en faisant preuve d'indignité. Qu'il règle ses problèmes psychologiques au lieu de venir polluer la campagne d'une femme digne, intelligente et compétente. A supposé que Ségolène Royal ne fut pas une femme, monsieur Besson aurait-il eu le courage de dénoncer le candidat socialiste?

En réalité ce qui gène Besson, c'est l'irruption d'une femme au porte du pouvoir. Et il sait très bien que Ségolène Royal ne l'aurait jamais choisi dans une équipe gouvernementale. Alors il joue au 'pleurnichard'. Tout cela manque de moralité.

Heureusement qu'il s'est lui même retiré de la politique car son livre prouve sa faiblesse d'esprit, sa trop grande sensibilité pour exister dans un monde politique rude. Cet homme doit sûrement traversé une période difficile de sa vie .Espérons qu'il reprendra ses esprits et que ce livre sans intérêt qu'il vient d'écrire le guérira de la souffrance morale qui le ronge.

Kovalin TCHIBINDA
Mail: kovalin@tchibinda.fr

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La nature selon Sarkozy envahit son QG à Paris - 8 tonnes d’OGM déversées chez Sarkozy

Cette manifestation nous permet de nous rappeler, que Mr Sarkozy ne prends jamais position ouvertement quand les intérêts de ces amis sont en jeux. Non seulement parcequ'ils sont ses amis, mais aussi parcequ'il ne sait pas gérer les situations qui impliquent avoir de l'imagination.

Il ne faut pas oublier, qu'une fois le bruit médiatique otée, toute sa gestion a été un échec.
En particulier il n'a pas été capable d'appliquer les directives européennes sur les OGM, comme il est incapable que Greenpace vienne avec un camion jusqu'a son QG de campagne.

Il est incompétent même pour sa propre protection !

Pour un printemps sans OGM : à lire et à signer sur http://www.moratoireogm.fr/

Des tonnes d’OGM déversées chez Sarkozy
LEXPRESS.fr




Vers 9 heures ce matin, des activistes de Greenpeace ont déversé plusieurs tonnes de maïs transgénique devant le QG de campagne de Nicolas Sarkozy. Une méthode musclée pour exiger du candidat UMP une prise de position en faveur d'un moratoire sur les OGM en milieu ouvert

Le dernier candidat qui ne se soit pas prononcé en faveur d'un moratoire
Nicolas Sarkozy est en effet le dernier candidat à la présidentielle qui n’ait pas pris clairement position contre les cultures d'OGM en plein champ. "En public, Nicolas Sarkozy affirme avoir de la réticence, voire de la méfiance à l'égard des cultures transgéniques, mais en réalité, il ne traduit pas ces belles paroles en proposition concrète, reprend Arnaud Apoteker. Nous voulons avertir les Français qu'en ce qui concerne les OGM, le candidat de l'UMP se contente de communiquer pour ne pas se mettre à dos une opinion publique massivement opposée aux OGM."

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Script de l'émission de France 2 de jeudi soir avec Ségolène Royal



Ségolène Royal: la campagne est "très rude", je "reprends toute ma liberté"


PARIS, 15 mars 2007 (AFP) - Ségolène Royal a affirmé jeudi soir sur France 2 qu'elle reprenait sa "liberté" dans la campagne électorale, reconnaissant que la campagne "est très rude", mais que "cette rudesse est à la hauteur de l'enjeu".
"Aujourd'hui je suis dans la dernière ligne droite et je reprends toute ma liberté", a affirmé Mme Royal dans l'émission A vous de juger.
Interrogée pour savoir si elle était un peu coincée dans cette campagne par le poids du Parti socialiste elle a répondu "c'est un peu vrai".
La campagne "est très rude et en même temps elle est à la hauteur de l'enjeu", a-t-elle dit. "Les Français nous observent" et veulent que "cette "élection serve à quelque chose" et qu'ils aient "un vrai choix".
Selon elle, la France est dans une "crise très profonde" et "le choix qui sera fait par les Français dans quelque semaines va définir notre avenir commun pas seulement pour cinq ans (mais) sans doute pour toute une génération". "Et donc il ne faut pas se tromper", a-t-elle dit.
em/so/ei



Mme Royal "ne croit pas" qu'elle sera absente du second tour

PARIS, 15 mars 2007 (AFP) - La candidate du PS à l'élection présidentielle Ségolène Royal a affirmé jeudi soir qu'elle ne "croyait pas" qu'elle serait absente du second tour de la présidentielle, affirmant que tout dépendait d'elle.
Invitée de l'émission "A vous de juger" sur France 2, Mme Royal a déclaré que "ce sont les Français qui choisiront". "Tout dépend de moi", a-t-elle affirmé, lorsque l'on lui demandait, au vu des récents sondages la donnant talonnée par le centriste François Bayrou, si elle craignait de ne pas se qualifier pour le second tour.
"Ce combat est absolument crucial. Je crois que les Français cherchent, regardent, observent, écoutent, ils ne veulent pas se laisser avoir une nouvelle fois", après "tant de promesses faites et non tenues", a-t-elle dit.
"Il y a un projet à droite, celui de Nicolas Sarkozy, il y a un projet à gauche, c'est le mien, et puis il y a François Bayrou, qui pour l'instant n'a pas de programme".
"A un moment, il va y avoir l'heure de vérité". "Le choc des projets doit avoir lieu", a-t-elle affirmé.
eb/so/ei


Chirac/justice : Ségolène Royal "n'a pas envie de s'acharner"


PARIS, 15 mars 2007 (AFP) - La candidate du PS à l'élection présidentielle Ségolène Royal a affirmé jeudi soir à propos d'un éventuelle convocation de Jacques Chirac par les juges qu'elle n'était pas "par nature quelqu'un qui avait envie de s'acharner".
"Je ne suis pas quelqu'un par nature qui ait envie de s'acharner", a déclaré Mme Royal à France 2 lors de l'émission "A vous de juger".
"Je pense que le respect aussi pour la fonction présidentielle aurait mérité un certain délai", a-t-elle ajouté.
"Je suis étonnée que cette information sorte tout de suite alors que la campagne présidentielle est en cours et je crois qu'il faut à la fois que la justice fasse son travail et en même temps respecter les institutions", a poursuivi la députée des Deux-Sèvres, soulignant qu'elle était "favorable à l'indépendance de la Justice".
"Dans la réforme des institutions que je propose, dans cette réforme démocratique profonde que les Français attendent, la présidente de la République ne sera plus présidente du conseil supérieur de la magistrature. Et celui ci sera totalement indépendant", a-t-elle précisé.
"Dans tous les organismes indépendants, y compris le Conseil constitutionnel, les membres seront désignés à une majorité des trois cinquièmes de l'Assemblée nationale, ce qui fait que majorité et opposition auront leur mot à dire sur la constitution des organismes indépendants qui font fonctionner la République", a-t-elle dit.
Jacques Chirac sera entendu par la Justice à partir de la mi-juin une fois redevenu simple citoyen, à propos d'emplois fictifs du RPR à la mairie de Paris, mais sans qu'ait été pour l'instant déterminées en quelle qualité et à quelle date précise, a-t-on appris jeudi de sources judiciaires.
"Aucun acte de procédure n'est actuellement programmé concernant un dossier dans lequel le nom du président de la République est cité", a indiqué jeudi le parquet de Nanterre dans un communiqué.
eb/so/ei




"Tout dépend de moi", dit Ségolène Royal, qui reprend sa liberté



PARIS (Reuters) - Ségolène Royal revendique sa liberté par rapport au Parti socialiste dans la course à l'Elysée, estimant qu'une présidentielle est "par nature un lien direct entre une personne et le peuple français".

"Tout dépend de moi! Tout dépend de moi et c'est pourquoi ce combat est absolument crucial et c'est pourquoi je suis déterminée à me faire comprendre des Français", a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle lors de l'émission "A vous de juger" sur France 2.

"Ce 'pacte présidentiel', ils l'ont construit avec moi (...) Je connais la France qu'ils ne veulent pas et la France qu'ils veulent", a-t-elle ajouté.

"Une élection présidentielle, par nature, est un lien direct entre une personne et le peuple français. Ce n'est pas l'élection d'un parti politique. Ce n'est pas une élection législative", a souligné la présidente de la région Poitou-Charentes à cinq semaines du premier tour. "Il m'appartient d'être libre et d'être en cohérence avec mon histoire et avec ce que je propose pour les cinq ans qui viennent".

S'il a fallu qu'elle "compose" avec le Parti socialiste après la primaire socialiste et la phase de débats participatifs, la candidate a cependant estimé que c'était "une chance" d'être soutenue par le PS.

"Mais aujourd'hui je suis dans la dernière phase et aujourd'hui je reprends toute ma liberté", a-t-elle souligné.

Deux jours après ses propos sur la lenteur mise par certains "éléphants" du PS à faire campagne pour elle, Ségolène Royal a assuré n'avoir rien à leur "reprocher".

"Mais c'est vrai qu'ils ont un peu de mal (...) Ce n'est jamais désagréable quand même que tout le monde fasse bloc. Je comprends qu'ils aient mis du temps sur le plan humain", a-t-elle expliqué.




Ségolène Royal : la campagne est "très rude", je "reprends toute ma liberté" (LEAD GENERAL)




PARIS, 15 mars 2007 (AFP) - Ségolène Royal a estimé jeudi soir que la campagne électorale était "très rude" mais "à la hauteur de l'enjeu", assurant qu'elle prendrait ses responsabilités pour être au second tour.
La campagne "est très rude et en même temps elle est à la hauteur de l'enjeu", a affirmé Mme Royal dans l'émission A vous de juger sur France 2. "Les Français nous observent" et veulent que "cette "élection serve à quelque chose" et qu'ils aient "un vrai choix".
"Aujourd'hui je suis dans la dernière ligne droite et je reprends toute ma liberté", a-t-elle poursuivi tout en estimant "un peu vrai" qu'elle se retrouve en partie "coincée" dans la campagne par le poids du Parti socialiste.
Selon elle, la France est dans une "crise très profonde" et "le choix qui sera fait par les Français dans quelque semaines va définir notre avenir commun pas seulement pour cinq ans (mais) sans doute pour toute une génération. Et donc il ne faut pas se tromper".
Interrogée sur les derniers sondages qui la donnent talonnée par le candidat centriste François Bayrou au premier tour, elle a assumé la pleine responsabilité de sa campagne. Elle a dit "ne pas croire" qu'elle pourrait être absente du second tour, tout en rappelant que "ce sont les Français qui choisiront".
"Tout dépend de moi", a-t-elle affirmé. "Ce combat est absolument crucial. Je crois que les Français cherchent, regardent, observent, écoutent, ils ne veulent pas se laisser avoir une nouvelle fois", après "tant de promesses faites et non tenues".
"Il y a un projet à droite, celui de Nicolas Sarkozy, il y a un projet à gauche, c'est le mien, et puis il y a François Bayrou, qui pour l'instant n'a pas de programme".
"A un moment, il va y avoir l'heure de vérité". "Le choc des projets doit avoir lieu", a-t-elle affirmé.
Elle a une nouvelle fois attaqué le candidat centriste sur son positionnement politique, relevant "qu'il a toujours fait des alliances au sein de la droite et avec la droite".
Interrogée sur le nom de son éventuel Premier ministre, elle a assuré: "J'en ai plusieurs, vous ne serez pas déçue".
"Sa première feuille de route sera de faire en sorte que le travail soit moins taxé que le capital", a-t-elle dit.
Interrogée sur la généralisation des 35 heures, elle a assuré qu'il ne fallait par "les imposer unilatéralement". L'objectif est de donner de "la sécurité aux salariés et de la flexibilité aux entreprises".
Sur la question de la dette, elle a affirmé qu'il fallait des "économies sur les dépenses de l'Etat" et évoqué la question de la "répartition des compétences Etat-régions", la "relance économique", "le déblocage de la machine économique".
Au sujet de l'éducation, domaine dans lequel elle a eu des positions controversées, elle a réitéré sa promesse "d'états-généraux de l'éducation", secteur sur lequel elle veut "mettre le paquet" pour "défendre l'école de la République et lui donner tous les moyens".
bur-so/em/ei




Enfin "libre", Royal affirme qu'il n'y aura "aucune négociation" avec Bayrou



PARIS (AP) - "Je reprends toute ma liberté": affirmant être enfin "libre" après avoir été contrainte de "composer" avec des "éléphants" socialistes qui ont eu "un peu de mal" à la soutenir, Ségolène Royal a affirmé jeudi soir qu'il n'y aurait "aucune négociation" avec François Bayrou si elle était élue, l'accusant de ne pas avoir de programme.

Interrogée sur le livre brûlot que sort l'ancien "chiffreur" de son programme, Eric Besson, qui a claqué la porte du PS le 21 février, elle l'a qualifié de "péripétie". "Il a du talent Eric Besson, il aurait dû parler de la France, ça aurait été plus intéressant", a regretté sur France-2 la candidate du PS, qui a semblé accuser le coup et a dit plusieurs fois qu'elle trouvait la campagne "difficile" et "très rude".

Ségolène Royal, qui a pris le risque de perdre une partie de son image de rénovatrice en intégrant les "éléphants" dans son équipe, a reconnu qu'elle avait été "moins libre" et avait dû "composer" avec le PS. Mais "aujourd'hui je suis dans la dernière ligne droite et je reprends toute ma liberté", a-t-elle assuré. "Tout dépend de moi", a-t-elle noté, se disant "déterminée à (s)e faire comprendre des Français".

Alors qu'elle a accusé dimanche les ténors du PS de ne pas avoir "suffisamment fait bloc autour" d'elle, elle a dit "comprend(re) qu'ils aient mis du temps sur le plan humain. C'était un peu imprévu ma désignation, ce n'était pas dans les logiques du PS" et "c'est une mutation du PS". Une page refermée, selon elle: "je me tourne vers l'avenir. Tout le monde est à son poste, tout le monde est sur le terrain en train de valoriser (m)es propositions" présidentielles.

Interrogée sur François Bayrou, Ségolène Royal a affirmé qu'"il n'y aura aucune négociation" avec l' UDF si elle est élue. "Je n'en ai même pas eu au PS des négociations, alors vous imaginez que je ne vais pas en avoir avec des personnes qui cherchent un peu où est la meilleure sortie!", a-t-elle lancé. "Moi je suis pour la clarté", "je ne suis pas dans des négociations d'appareil ou de personnes".

Elle a à nouveau accusé son rival UDF de ne pas avoir de programme. "A un moment, il va y avoir l'heure de vérité", a-t-elle prévenu, "j'attends son programme, nous en débattrons et les Français choisiront et je suis confiante". "Le choc des projets doit avoir lieu".

Présentant implicitement François Bayrou comme un homme seul, elle s'est dite "appuyée par une organisation politique", le PS. "C'est une chance parce que ça prépare aussi la stabilité du pouvoir pour après, dans le cadre d'une majorité parlementaire", a-t-elle observé.

"Je veux que les Français aient un vrai choix" et "qu'ils ne soient pas comme en 2002 privés de ce choix, projet contre projet, valeurs contre valeurs", a-t-elle plaidé, promettant aux Français de ne pas "instrumentaliser" leur vote.

Enfin, alors qu'on lui demandait si elle avait déjà choisi son Premier ministre, Ségolène Royal est restée mystérieuse: "j'ai plusieurs hypothèses", "vous ne serez pas déçus". AP

sch/gon/tl



Ségolène Royal "contre l'assistanat", pour "la responsabilité"


PARIS, 15 mars 2007 (AFP) - Ségolène Royal a assuré jeudi soir être "contre l'assistanat", se prononçant pour "une société de la responsabilité" et accusant son concurrent Nicolas Sarkozy de vouloir au contraire "détruire les solidarités de base".
"Je suis contre l'assistanat", a déclaré la candidate PS à la présidentielle dans l'émission A vous de juger sur France 2.
Relancée sur le fait que cette déclaration était proche de celles de M. Sarkozy elle a démenti toute similitude, affirmant "Sarkozy dit que le meilleur gagne. Il détruit les solidarités de base".
"Moi je dis: que chaque être humain ait accès à la dignité (...) mais en échange il fait un effort ou il donne une prestation", donnant l'exemple des étudiants boursiers qui "en contrepartie" pourraient donner des heures de soutien scolaire.
Elle a estimé que s'établirait ainsi "une société de responsabilité".
Enfin, elle a assuré vouloir instaurer un service civique "obligatoire", dossier sur lequel sa position avait un temps varié sur ce caractère d'obligation.
Elle a toutefois relevé que les six mois prévus pour un tel service ne se feraient "pas forcément d'affilée" et que cette période "pourrait avoir une dimension militaire".
so/em/ei



Ségolène Royal : "Ce serait une erreur de rejeter la Turquie parce que c'est la Turquie"


PARIS, 15 mars 2007 (AFP) - La candidate PS à la présidentielle Ségolène Royal a affirmé jeudi soir sur France 2 que "ce serait une erreur de rejeter la Turquie" d'une éventuelle entrée dans l'Union européenne "parce que c'est la Turquie".
Invitée de l'émission "A Vous de Juger", Mme Royal a expliqué qu'il n'y a pas de "principes", mais qu'"il n y a que des faits".
"Je pense que la Turquie ne remplit pas les conditions aujourd'hui" (d'entrée dans l'UE) et qu'il faut une pause (dans l'élargissement) pour que l'Europe déjà fonctionne bien", a-t-elle affirmé.
"Je pense que ce serait une erreur de rejeter la Turquie parce que c'est la Turquie", a poursuivi Mme Royal. "Nous avons intérêt à arrimer aux valeurs humanistes de l'Europe le plus grand nombre de pays et la Turquie est un grand pays laïc, je le rappelle".
"Nous avons toujours intérêt à ce que des pays s'arriment à ces valeurs-là, y compris dans le cadre d'associations privilégiées", a-t-elle précisé.
eb/so/ei



Euthanasie : Ségolène Royal souhaite "une décision collégiale au sein de l'hôpital"



PARIS (AP) - La candidate socialiste Ségolène Royal a jugé jeudi soir qu'il fallait "rouvrir" le débat sur l'euthanasie et a souhaité que la décision soit prise d'une manière "collégiale au sein de l'hôpital".

Emue, la prétendante à l'Elysée a rappelé qu'elle avait "assisté à une fin de vie atroce d'un proche". "J'ai connu ce sentiment d'abandon, de n'avoir rien pu faire", a-t-elle ajouté lors de l'émission "A vous de juger" sur France-2.

"La question se pose", a insisté Ségolène Royal. "En même temps, il faut éviter toutes les dérives. Je crois qu'il va falloir rouvrir ce débat". Elle a exprimé l'idée de prendre la "décision" d'une manière "collégiale, au sein de l'hôpital". Selon elle, il faut associer "les familles" qui sont "souvent" les "moins bien placées pour évaluer cela".

Sa position intervient alors que la cour d'assises de la Dordogne a condamné jeudi un médecin, le Dr Laurence Tramois, à un an d'emprisonnement avec sursis pour avoir donné la mort à une patiente et a acquitté l'infirmière Chantal Chanel accusée des mêmes faits.

Lundi, le premier secrétaire du PS François Hollande avait annoncé que Ségolène Royal ferait voter au Parlement une loi permettant l'euthanasie active sous conditions et "avec toutes les précautions nécessaires". Ce texte reprendrait la proposition de loi citoyenne défendue par Marie Humbert, qui prévoit d'inscrire dans le Code pénal une "exception d'euthanasie". AP

gon-sch/tl



Ségolène Royal veut rééxaminer la question des retraites dès le lendemain de l'élection



PARIS (AP) - Ségolène Royal a indiqué jeudi soir que la question des retraites serait rééxaminée lors d'une "conférence" avec les partenaires sociaux dès le lendemain de la présidentielle si elle était élue, pour "remettre à plat les inégalités les plus criantes" de la réforme Raffarin. La durée de cotisation serait calculée en fonction de "la pénibilité des tâches" et non selon des "critères arithmétiques".

"La question de la réforme des retraites sera à l'ordre du jour de la conférence qui sera immédiatement convoquée dès l'élection entre patronat, organisations syndicales", "un certain nombre de corps intermédiaires représentatifs", "les associations de retraités" et "les consommateurs", a précisé la candidate du PS sur France-2.

Interrogée sur les modifications qu'elle apporterait à la réforme de 2003, elle a dit vouloir "remettre à plat les inégalités les plus criantes". Evoquant notamment la situation des femmes, elle a jugé que "la réforme Raffarin a été scandaleuse" et a "accru considérablement les inégalités" car elle n'a pas tenu "compte des raisons pour lesquelles les femmes avaient été soit au chômage partiel soit avaient volontairement arrêté" de travailler "pour élever leurs enfants".

Elle a également répété qu'elle souhaitait augmenter les petites retraites. Le 19 février, elle avait évoqué une hausse immédiate de 5%", et "ensuite nous monterons en puissance".

Alors que la réforme Raffarin prévoit de porter la durée de cotisation à 41 ans pour tous en 2012, Ségolène Royal a souhaité sortir des "schémas arithmétiques". "Cette question de la durée de cotisation, nous la regarderons au vu de la vie réelle des gens" et "pas des critères arithmétiques" ou de l'âge de départ en retraite, a-t-elle précisé. "Le critère essentiel, c'est de calculer la durée de cotisation en fonction de la pénibilité des tâches et donc de l'espérance de vie". AP

sch/nc

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jeudi 15 mars 2007

El Partido Socialista Francés informará el sábado 10 en la sede del PSOE de la campaña de Ségolène Royal en España

El Partido Socialista Francés informará el sábado en la sede del PSOE de la campaña de Ségolène Royal en España

El Partido Socialista francés (PS) informará el próximo sábado en la sede del PSOE en Madrid de la campaña de su candidata a las elecciones presidenciales, Ségolène Royal, coincidiendo con la celebración de un seminario de formación y política organizado por la Federación de los Franceses en el Extranjero (FFE) del PS.

El seminario tendrá lugar el sábado y el domingo en la sede federal del PSOE, y en el podrán participar los afiliados del conjunto de la España y Portugal.

Mientras, en la comparecencia del sábado participarán el secretario ejecutivo de la comisión ejecutiva federal del PSOE, Oscar López; el senador socialista de los Franceses del Extranjero Richard Yung, el primer secretario federal de la FFE-PS y delegado de Ségolène Royal para los Franceses del Extranjero, Pierre-Yves Le Borgn, y las representantes electas en la Asamblea de los Franceses en el Extranjero por España Soledad Margareto y Monique Morales. Asimismo, estarán presentes los delegados de Ségolène Royal en Madrid, Barcelona y Lisboa.


Madrid, 10 mar (EFE).- El delegado de la candidata socialista a las elecciones francesas, Segolène Royal, en el extranjero, Pierre-Yves Le Borgn, mostró hoy su seguridad en que ésta llegará a la segunda vuelta, y aseguró que el candidato Francois Bayrou “no es de centro, sino de la derecha”. Le Borgn participó hoy junto con otros representantes socialistas de los franceses en un seminario de organizado por el PSOE en el marco de las elecciones francesas, a las que están llamadas a votar 55.000 franceses residentes en España. Entre las propuestas de Royal, Le Borgn destacó la reducción en un 50 por ciento del coste de la enseñanza en las 23 escuelas y liceos franceses existentes en España. En rueda de prensa posterior al encuentro, el secretario ejecutivo de la Comisión Ejecutiva Federal del PSOE, Oscar López, señaló que el objetivo de la iniciativa es apoyar la campaña de Segolène Royal, que debe ser “de cambio”, aseguró.

Por su parte, el senador socialista de los franceses en el extranjero, Richard Yung, señaló que su partido tiene “mucho que aprender de sus correligionarios españoles” e inscribió a la candidata dentro del “socialismo de tipo español”. Yung reconoció que es una campaña “difícil” y destacó que Royal ha reunido a los socialistas franceses en temas de inmigración, seguridad, Europa y el desarrollo económico.EFE


MADRID, 10 (EUROPA PRESS)

El Partido Socialista Francés (PSF) reafirmó hoy en en Madrid el compromiso de la formación con el fin de la energía nuclear y la apuesta de la candidata a las presidenciales, Ségolène Royal, por las energías renovables. En la presentación de la campaña de Royal en Madrid, miembros del PSF resaltaron la importancia que tiene para el partido la presencia de franceses en el exterior.

El senador del PSF por los franceses en el extranjero, Richard Yung y el primer secretario federal de la Federación de Franceses en el Extranjero del Partido Socialista Francés (FFE-PPS) y delegado de Royal para los franceses del extranjero, Pierre-Yves Le Borgn, presentaron en la sede madrileña del PSOE un acto para informar de las propuestas de Royal a los más de 55.000 franceses con derecho a voto que viven en España. En el acto, también participaron el secretario ejecutivo de la Comisión Ejecutiva Federal del PSOE, Óscar López, y dos representantes electas por España de la Asamblea de los Franceses en el Extranjero, Soledad Margareto y Monique Morales. Yung destacó que la delegación francesa vino a España “para aprender del programa y los planteamientos del PSOE, y de su forma de hacer política”. “Royal se sitúa en la línea del socialismo español y no en vano se la llamó ‘la Zapatera’ cuando fue elegida candidata a la presidencia por el PSF”, explicó. El senador del PSF aseguró que la próxima será “una campaña difícil con una confrontación fuerte, pero la candidata socialista en sus intervenciones en la televisión y los actos electorales marca el territorio del Partido Socialista, centrada en cuatro ámbitos en los que su postura está claramente diferenciada de sus opositores; inmigración, seguridad, Europa y desarrollo económico”.

Le Borgn, por su parte, quiso subrayar el cambio de postura del PSF con respecto a la energía nuclear. Aunque tradicionalmente los socialistas franceses defendieron la apuesta de Francia por la energía nuclear, ahora Royal prefiere un cambio progresivo hacia las energías renovables. “La postura del PSF y del programa de Ségolène Royal con respecto a la energía nuclear es de oposición en favor de una transición progresiva hacia energías más ecológicas”, aseguró. En ese sentido, Le Borgn afirmó que en Francia “hay bastante retraso en el desarrollo de energías renovables como el sol, el viento la biomasa en comparación con países como España o Alemania y por eso Royal propone una serie de medidas en su programa para recuperar ese retraso”. Le Borgn destacó también la importancia de los 850.000 franceses con derecho a voto que residen en el extranjero y la diferencia de la postura de Royal y la de su rival de la Unión por un Movimiento Popular UMP), Nicolás Sarkozy. Para Sarkozy, explicó Le Borgn, “los franceses que residen en el extranjero han sido maltratados por Francia y quieren volver al país”. “Para Royal, sin embargo, estas comunidades son una oportunidad para Francia”, ya que “estos ciudadanos son los mejores embajadores de la lengua y la cultura francesa en los tiempos de la globalización”, aseguró. Por eso, Royal propone que la representación que tienen en estos momentos los franceses residentes en el extranjero en el Senado se convierta en una representación de mayor rango, con diputados en la Asamblea Nacional, explicó Le Borgn. López, por su parte, quiso subrayar el apoyo del PSOE a la candidatura de Royal y la afinidad ideológica entre ambas formaciones, “casi del cien por cien”.


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La participation de Chevènement et la refonte du PS autour de Ségolène




N'en déplaise à Mr Bayrou, la Force de Ségolène, c'est cette transversalité. Et contrairement à d'autres, la présence de Jean-Pierre Chevènement  me rassure, et n'en déplaise à certains, comme quand le Céres était au sein du parti, il est indissociable de cette même famille socialiste.

La transversalité de Ségolène nécessite un référant républicain et nationaliste pour équilibrer son girondisme naturel, et Chevènement est ce référant, comme Fabius peut l'être pour tout ce qui touche au déficit social et d'intégration des classes populaires, des laissés pour compte de cette économie de marché, et comme DSK est le référant qui nous permet de ne pas sombrer dans le dogmatisme idéologique.
Ce parti socialiste pluriel, n'est pas être pas un socialisme pure, ni social démocrate, mais il est Français de par sa spécificité. 

Oui la refonte d'un socialisme passe peut-être par cette synthèse, ce recours à toutes les individualités, par cette union autour de la candidate socialiste qui elle, est en phase avec le vouloir du collectif de la société française, et ses frustrations.

Pour cela la gauche gagnera, et si ce n'est au premier tour, ce sera au second.



La task force est en place depuis janvier. Le maire de Belfort réunit les experts qui, depuis toujours, travaillent pour lui. "On attend les propositions de la candidate. Il faut donner du fond à la campagne", leur explique-t-il. Puis, durant la dernière semaine du mois, il réunit dans ses bureaux rue de Bourgogne cinq hauts fonctionnaires qui forment l'ossature - et, à vrai dire, presque l'ensemble des troupes - du Mouvement républicain et citoyen (MRC). "Vous savez écrire des discours. Il faut aider Ségolène."

Aussitôt dit, aussitôt fait. On ne plaisante pas avec les ordres du chef. Dans le plus grand secret, l'équipe est immédiatement mise à contribution : Patrick Quinqueton, ancien membre du cabinet de Chevènement place Beauvau, Marie-Françoise Bechtel, autre conseiller d'Etat, le député européen Sami Naïr, et Jean-Yves Autexier, conseiller de Paris. C'est lui qui réunira les contributions pour en faire le discours qui, à Villepinte, fonde le fameux "pacte présidentiel".

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L'UMP, Sakozy et la France d'après.

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mercredi 14 mars 2007

La transversalité en politique, le PS l'expérimente depuis 6 mois déjà Mr Bayrou !


Royal sort les griffes, alors que Bayrou courtise les "sociaux-démocrates" du PS

Une brèche dans laquelle François Bayrou s'est aussitôt engouffré. Dans le "Nouvel observateur" à paraître jeudi, il en appelle aux "sociaux-démocrates" qui "en ont ras-le-bol de la manière dont le PS fonctionne" et invite DSK à "s'émanciper". "Il y aura des socialistes dans la majorité nouvelle", prédit-il. Le PS est "très fissuré", constate-t-il, même s'il ne souhaite pas son "éclatement", réveillant ainsi le spectre d'une explosion du PS.

Très intéressant, ce petit couplet. Mais il ne tient pas.

Effectivement on peut diverger sur certains points avec la candidate socialiste, on peut diverger sur certaines stratégies de campagne, mais on ne peut pas diverger au moment de mettre son bulletin dans l'urne pour les raisons suivantes:

Monsieur Bayrou est arrivé où il est arrivé et c'est tout à son honneur, mais n'oublions pas d'où il vient et que son minuscule parti ne peut pas se faire rassembleur de tous les désenchantés de la terre. Son projet, si projet il y a ne peut s’asseoir sur une base électorale virtuelle, les possibles transfuges si transfuges il y a ne pouvant se compter, ne représentent qu’eux-mêmes. Leur charisme peut-être évident mais suffira-t-il pour entraîner de façon massive tous ceux qui se reconnaissent en eux ?

Les primaires au PS ont eu cela de fort, d’enrichissant, de démocratique, qu’elles ont permis de choisir en toute connaissance de cause le candidat qui répondait de façon globale aux attentes des socialistes. Il est certain que la déception a été profonde pour certains mais les tentatives de s’affranchir de ce résultat, de cette capacité à pouvoir débattre durement de tout, de s’affronter durablement durant des semaines a créé au-delà des divergences, un socle qui permet d’augurer une refonte de la doctrine socialiste, mais une refonte qui se fera face à l’épreuve de la gouvernance.

Dans quel parti autre que le PS les acteurs de ce débat, de cet affrontement pourraient-ils jouir d’un forum aussi libre et démocratique ? N’oublions pas que bien des sections Fabiusiennes ou de DSK ont voté Ségolène. Ces débats qui se sont étendus bien au-delà de la famille socialiste, ont été retransmis en direct à tous les Français, et ont suscité l’intérêt que l’on sait, ils ont effectivement innervés la société française, et pour cela la démocratie en France s’en est trouvée renforcée.

Les débats participatifs ont été la continuation de ces primaires. Ils ont offerts à tous les Français la possibilité d’influer sur le programme du parti socialiste (son livre rose), et ont permis de le faire moins dogmatique, de le faire pluriel. Eux aussi avec toutes les railleries qu’ils ont provoqués dans le camp de la droite, ont innervé la société française et ont créé ce substrat qui permet à tous les français de questionner, maintenant la justesse des propos de tous les candidats, et même de la candidate socialiste.

La transversalité en politique, c’est les socialistes qui l’ont créée. Tous ont permis cela, que ce soit Royal, Fabius ou DSK. Même à leur façon, Jospin et Mélenchon ont été acteurs.

Donc, … que vient faire Mr Bayrou, que vient faire dans cette construction difficilement élaborée ce nouveau-né de la transversalité ? Il propose de faire ce qui vient d’être fait au parti socialiste, ce qui se fait jour après jour depuis les primaires.

Effectivement pour personne au PS la tâche est aisée, tous doivent faire cet effort d’imagination, de négociations, de synthèse afin d’arriver à un parti socialiste rénové, qui de fait réunit la gauche et la droite, mais une gauche et une droite ayant un centre qui n’est pas un centre maintenu en respiration artificielle par l’UMP. Le politique doit imaginer, et au PS cet exercice est en cours avec toute la complexité de la chose, et les soubresauts qui en découlent

La synthèse se fait autour d’un pôle social, et non d’une chimère inventée à l’occasion d’une montée dans les sondages.

Le PS ne va pas éclater, parce qu’il réinvente la politique, et il le démontre depuis la campagne des primaires. Il n’a pas en cela à recevoir de leçons de quiconque, ni-même de la gauche alternative.

Mr Bayrou si vous voulez faire de la transversalité, venez au PS, la carte vous est offerte, et présentez vous à la prochaine primaire.

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Occasion de se défouler pour voisin hargneux habitant Neuilly et n'aimant pas Sarkozy

Je comprends mieux la colère de Sarkozy le 27 février à Madrid quand le canard a sorti cette affaire. Comme le dit le dernier paragraphe extrait du Monde pour ce post il y a une occasion à ne pas manquer pour un voisin hargneux et frustré.

Surtout ne poussez pas !

Appartement de Sarkozy : le promoteuraurait bénéficié d'un prix sur le terrain
NOUVELOBS.COM | 13.03.2007 | 18:59

Le Canard Enchaîné conteste l'argument de la crise immobilière, soulignant que la chute du marché date de 1992-93 et non de 1997.
"Le 9 juin 1997, deux mois après avoir accordé un cadeau de 775.000 euros sur les droits à construire, Sarko signait avec le promoteur un contrat de réservation - aux conditions que l'on sait - pour son duplex de 233 m2", avance-t-il.
Les silences gênés autour de l'affaire de l'appartement de Nicolas Sarkozy(Le Monde)
L'indifférence de la justice. Le parquet possède "l'opportunité des poursuites" et peut ouvrir une enquête préliminaire ou une information judiciaire. " Le Canard enchaîné écrit des choses extrêmement précises dont la lecture laisse supposer que des infractions ont été commises, cela mériterait au moins une enquête pour vérifier ces éléments", indique Emmanuelle Perreux, présidente du Syndicat de la magistrature (SM, gauche).

La chancellerie se refuse à tout commentaire. Pour l'heure, le parquet de Nanterre, compétent, ne compte guère agir. Le contexte électoral et l'attente de la nomination d'un nouveau procureur dans cette juridiction ne s'y prêtent pas. En outre, traditionnellement, le parquet répugne à enclencher la machine judiciaire sur la base d'articles de presse. Ce fut pourtant le cas en 1995, quand Le Canard enchaîné révéla une affaire de caisse noire impliquant le CDS. Le garde des sceaux, Pierre Méhaignerie, responsable du CDS, ordonna au parquet de Paris l'ouverture d'une enquête préliminaire.

Une enquête pourrait néanmoins être ouverte si une plainte avec constitution de partie civile était déposée par un individu ou un organisme s'estimant victime de l'éventuel traitement de faveur dont aurait bénéficié M. Sarkozy.

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A gauche, bordel !

Allez faire un tour sur ce blog. Simple mais efficace, je vous mets un extrait pour vous donner l'envie d'y aller.


Partageons mon avis

J’ai discuté avec des potes hier. Bien que fortement ancrés à gauche, ils indiquent qu’ils veulent voter pour François Bayrou pour différentes raisons. Ce matin, je suis tombé sur un article dans un blogs où des gens se prétendant de la « gauche socialiste » appellent à voter pour François Bayrou pour torpiller le PS en vue de la création d’un grand partie de gauche dans la perspective des présidentielles de 2012.

C’est complètement con. On pourra penser à 2012 dans deux mois. Maintenant a mieux à faire !

Ces prétendus membres de la gauche socialiste sont visiblement des peine-à-jouir qui n’ont rien compris à la démocratie. Ce truc a fait que Ségolène Royal a été élue par les militants pour les représenter. Si on est pas d’accord avec ce choix, il faut fermer ça gueule.

Ouvrez les yeux ! La gauche n’est pas majoritaire en France et il n’y a aucune grande démocratie au Monde où la gauche soit aussi forte qu’en France. Si on veut faire gagner nos idées et construire collectivement un monde meilleur, il faut le faire avec ce qu’on a en stock ! La gauche est suffisamment délabrée sur son extrême avec au moins 5 candidats qui peinent à cumuler 10% des intentions de vote pour en rajouter une couche.

Ségolène Royal a la légitimité nécessaire pour représenter la gauche socialiste devant les Français.

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mardi 13 mars 2007

De la instrumentalización del derecho a manifestar.

Querid@ amig@:
1. En democracia, la participación en los asuntos públicos se realiza mediante el ejercicio de una serie de derechos, el de manifestación, el de votación, el de libre discusión, etc. Todo eso es parte de este juego democrático, antes que los procedimientos legales que los regulan. Lo que hemos visto ayer en Madrid obliga una reflexión muy seria. No se trata de que el PP no tenga derecho a manifestarse. Lo que no tiene derecho es a manifestarse así, estilo "batasuno", buscando un tipo de enfrentamiento y enconamiento entre la gente basado en el ejercicio puro y simple de la manipulación de los sentimientos más bajos, los tribales, los que apelan antes al prejuicio que al juicio. Contra todo eso es preciso movilizarse.

2. El término "franquismo sociológico" se refería a esa gran masa social que no quería comprometerse, que "no se metía en política", que "iba a lo suyo", que se decía "no te signifiques". Por eso duró tanto tiempo el propio franquismo; no por los franquistas militantes, o por los falangistas, sino gracias a esa masa inerte, amorfa, que "pasaba"; manipulable y dirigible, una vez convertida en "masa", como genialmente explicó Elías Canetti en "Masa y Poder". Bien, esa es la masa que el PP está tratando ahora de convocar, de movilizar, de empujar. Una vez convertida la ciudadanía en masa, sabe bien el PP que los tibios, los desinformados, los que pasan, no ofrecerán "resistencia" al empuje de una corriente general más sentimental y emocional que política; de ahí el empleo y la apropiación abusiva de los símbolos, las banderas, los himnos, todo aquello que busca conmover, emocionar. Contra todo eso es preciso movilizarse: hablar con la gente, con los amigos, no perder la iniciativa en los pequeños círculos de opinión, los de la cotidianeidad.

3. Es preciso volver a repasar los principales argumentos: a saber, la manipulación permanente del PP desde el día que perdieron las elecciones del 14 de marzo con el único objetivo de recuperar ese poder. Acumular inútilmente epítetos descalificatorios contra los llamados "neofachas" sirve de poco. Las mentiras y falsificaciones se han ido sumando, unas sobre otras, desde "España se rompe" en Cataluña pasando por la "Teoría de la conspiración" del 11-M, la de la disgregación nacional con los nuevos estatutos, la de la vuelta a la Guerra Civil con la Ley de la Memoria, la de la destrucción de la familia con la Modificación del Código Civil para permitir el matrimonio entre personas del mismo sexo, la de la intromisión en la libertad de los padres con la nueva LOE y la introducción de la asignatura de Educación Ciudadana, la de España coladero de delincuencia con la regulación de los inmigrantres ilegales y ahora, la última, la idea de que es el Gobierno el que cede ante ETA por el caso De Juana con el verdadero y oculto objetivo de "modificar España en diálogo secreto con Batasuna" (M. Rajoy). Todo ello puede ser muy burdo o muy irreal, pero puede también ser efectivo.

4. El "Partido de los Patriotas" de hoy es un partido moderno, que utiliza muy bien tanto las técnicas de mercadotecnia como las correas de trasmisión tradicionales enlazadas con los distintos movimientos de base y sociales afines. Los tienen y los están empleando con profusión para presentar agendas "independientes" que directamente no quieren presentar, aunque de inmediato asumen sus planteamientos. Este es el papel que está jugando la Conferencia Episcopal y sus asociaciones afines, Foro Español de la Familia, Concapa; la AVT; las plataformas locales en distintos lugares con episodios como la tergiversación del affaire de los Archivos de Salamanca, devueltos a sus legítimos dueños, y tantos otros ejemplos que se nos pueden ocurrir. Cada organización de base ha ido convocando sus distintas manifestaciones masivas a lo largo de estos tres años. Todo ello bien agitado, recogido y amplificado por profesionales medios de desinformación como Telemadrid, El Mundo, La COPE, numerosos periódicos y radios locales, y por periodistas y tertulianos cuya verdadera profesión es la de canalizar esas "ilusiones necesarias" (N. Chomsky) al servicio del poder tradicional, del de siempre, del de "la gente sensata y de bien" (M. Rajoy), presentando como verosímil lo que sólo es propaganda.

5. Las mentiras sumadas y repetidas, como decía Joseph Goebbels, Ministro de Propaganda nazi se convierten en verdad. O pueden pasar por verdad, y esto lo sabe su discípulo Acebes, el Manipulador Mayor del Reino. Así, quien defiende el indoctrinamiento religioso ortodoxo en la escuela desde los seis años no tendrá empacho en declarar contra la LOE: "Los jóvenes quieren una educación en libertad, sin imposiciones, sin alguien que les diga cómo pensar" (Ángel Acebes). La conclusión de todo esto sólo se mide en cálculo electoral, frío y duro. Estamos ya en campaña, una campaña de un año, con dos citas en las urnas. La derecha está movilizando a sus bases, para amedrentar psicológicamente a esa masa inerte de tibios y desinformados. Quien no desee ver de nuevo a esta gente en el poder tiene que hacer otro tanto, y esto es difícil, porque la gran base social progresista funciona mejor "a la contra"; no cuando está gobernando. Además, la izquierda (sea lo que esto sea hoy), por feliz tradición y convicción, y por haber estado fuera del poder en España durante casi toda su historia no es monolítica, no cierra filas con facilidad, salvo en circunstancias muy extremas. Así, y aún habiendo votado a Zapatero hace tres años, es patrimonio de la izquierda el poner sobre la mesa los aspectos críticos con la gestión antes que los logros. Y eso está muy bien, porque siempre se quiere ir más lejos, o de otra manera, porque cada corriente o sector tiene su idea de cómo se deberían hacer las cosas.

6. Conclusión de lo anterior. Es fundamental una movilización desde ahora mismo, compleja, porque se trata de movilizarse contra un Riesgo, contra una posibilidad, lo que entraña siempre una doble dificultad adicional: la de pensar que tal riesgo no existe, la de no identificarlo concrétamente. Por eso es preciso movilizarse: decirle a la gente que esos cavernícolas que se han apropiado del rojo y gualda, como también se han apropiado del "Libertad sin ira" que nunca cantaron durante los años de plomo, y que representan la derecha más rancia de Europa, salvo la polaca, sí pueden volver. La responsabilidad de que no vuelvan "estos" es de todos y de cada uno de nosotros.

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lundi 12 mars 2007

L'UDF et les Français de l'étranger








En marge de l'absence totale de propositions pour les français de l'étranger, voici comme on nous voit à l'UDF (nous sommes un filon), et ce qu'ils font pour les français de l'étranger.


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Le vote pied-noir et les élections présidentielles.

Ségolène Royal - Lettre ouverte aux associations de rapatriés et de harkis (rajouté le 29/03/2007)


12h23>Le ministre délégué aux Anciens combattants "apporte officiellement" son soutien à Sarkozy, appelant les rapatriés à se "mobiliser" pour lui


Franchement je ne comprends pas de quoi ce Monsieur se mêle

De quel droit lui, Sarkozy et Le Pen essaient de capter le vote pied-noir et de le caricaturer. Les pieds noirs et j'en suis un, ont essayé de dépasser l'histoire qui les a sacrifiés, et ont essayé de reconstruire leur vie et leur personnalité.

Nous avons dans le souvenir la nostalgie de la terre qui nous a vu naître, nous avons le regret de n'avoir pu et su vivre une autre vie que celle qui a été écrite, mais nous méritons autre chose que cette récupération et cette vision réductrice de nos êtres, de nos âmes, de nos sensibilités.


Nous ne sommes pas un collectif de droite ou d'extrême droite, nous sommes comme tout un chacun, des gens qui veulent et ont voulu vivre leur vie. L'histoire a voulu que notre Destin soit emporté par les turbulences de la vie avec les divergences qu'un état, La France, n'a pas su à un moment donné gérer de façon adulte. Il n'est pas aisé de résister à la complexité de situations exceptionnelles. Les Français en 1940 étaient-ils tous collaborateurs, nazis ?

Les personnes sont des personnes avant toutes choses avec leur histoire, et dans mon cas comme dans le cas de beaucoup de pieds-noirs nous sommes de gauche et nous voterons à gauche et je hais cette vision réductrice de la droite.


Les pieds-noirs ne votent pas massivement pour le Front National »(Un entretien avec Emmanuelle Comtat)
« C’est clairement un cliché d’affirmer que les pieds-noirs votent massivement pour le Front National. Bien sûr, ils restent marqués par la perte de l’Algérie. Bien sûr, ils sont parfois animés par un ressentiment à l’égard des immigrés algériens ou des français d’origine algérienne. Certains ne comprennent pas pourquoi les algériens veulent maintenant vivre en métropole après avoir voulu leur indépendance, ce qui a provoqué le départ des Français d’Algérie. Mais la grande majorité d’entre eux ne sont pas racistes, sont opposés au FN, attachés aux valeurs républicaines et hostiles à toute forme de fascisme. Le problème des rapatriés s’est posé le plus vivement en France dans les vingt années qui ont suivi les accords d’Evian. Or, le FN n’apparaît qu’en 1972 et reste très marginal jusqu’en 1984. A Nice, par exemple, Jacques Médecin a su accueillir les rapatriés. Ils lui en ont été longtemps électoralement reconnaissants. Ce n’est pas vraiment une adhésion au médecinisme. A Echirolles, une mairie PCF qui elle aussi a su gérer correctement leur arrivée, le vote de reconnaissance a bénéficié aux communistes. A Nice, le vote FN est plus élevé dans les quartiers populaires marqués par le chômage. Les pieds-noirs se répartissent dans la ville en fonction de leur appartenance sociologique, leurs votes également. Il n’y a donc pas que des pieds-noirs qui votent pour le FN, loin de là ! Quant à leurs enfants, leur positionnement politique est désormais assez comparable à celui des Français. On observe qu’ils sont nombreux à se rapprocher des partis de gauche. »

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vendredi 9 mars 2007

ISF : Nicolas Sarkozy pique une colère contre Libération

J'adore cela, il est tordant Nicolas Sarkozy, mais c'est un prétentieux.

ISF : Nicolas Sarkozy pique une colère contre Libération (Liberation)


Le candidat UMP à la présidentielle aurait appelé l'actionnaire majoritaire du quotidien pour lui dire son mécontentement après la Une du 1er mars titrée:"Impôt sur la fortune de Sarkozy : le soupçon".

Selon une source interne à la rédaction en chef de Libération, confirmant une information du site internet de L'Express, Nicolas Sarkozy aurait téléphoné à Edouard de Rothschild, pour lui faire part de son mécontentement après la Une de Libération le 1er mars.
Le quotidien, revenant sur les informations du Canard Enchaîné sur la déclaration d'ISF de Nicolas Sarkozy, titrait ainsi: "Impôt sur la fortune de Sarkozy : le soupçon". Le candidat UMP à la présidentielle aurait pris son téléphone pour dire directement à Edouard de Rothschild, actionnaire majoritaire du quotidien ce qu'il pensait du journal, le qualifiant de "sectaire de gauche".

"Journal de merde"

Nicolas Sarkozy aurait expliqué que "cela empêcherait sans doute le quotidien de trouver des gens pour le financer". Contactée par nouvelobs.com, une source interne à la rédaction en chef, qui souhaite garder l'anonymat, indique que le PDG, Laurent Joffrin, aurait confirmé l'information en conférence de rédaction mercredi 7 mars.
L'échange entre Edouard de Rotschild et Nicolas Sarkozy aurait été "musclé". Le candidat de l'UMP se laissant même aller à employer des termes "grossiers", qualifiant, paraît-il Libération de "journal de merde". D'après une autre source interne au journal, le coup de téléphone aurait "beaucoup fait rire Edouard de Rothschild".

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Ségolène Royal a reçu le leader cédétiste François Chérèque

Très bien, et maintenant avec la CGT et FO. Très bonne approche, c'est ce qu'on attend de gens qui veulent gouverner la France, la capacité de dialogue et d'écoute. Que l'on sache où l'on va.

PARIS (AFP) - Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a mis en avant le "bon climat d'écoute" ayant présidé à sa rencontre, vendredi, avec Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle.

Mme Royal a reçu pendant une demi-heure le leader cédétiste à son annexe de campagne, boulevard Saint-Germain à Paris, dans le cadre de rencontres bilatérales qu'elle tient avec les partenaires sociaux.

La candidate socialiste s'est contentée de son côté de qualifier de "très bonne séance de travail" cette rencontre, devant la presse.


M. Chérèque a évoqué le "bon climat d'écoute" de cette réunion. "C'est important car la façon de travailler avec les partenaires sociaux est fondamentale pour demain", a-t-il rappelé. Sur le fond, Mme Royal "n'a pas formulé de réponses précises" aux interrogations du syndicat, mais a remis à M. Chérèque un document écrit "d'une demi-douzaine de pages" où elle répond "globalement aux questions" formulées par la CFDT dans une adresse remise il y a quelques semaines à cinq candidats à la présidentielle.

"Nous avons surtout parlé de la méthode" que Mme Royal utiliserait pour "gouverner le pays: une démarche de prise de décision unique de l'Etat ou une prise en compte des partenaires sociaux ?", a-t-il poursuivi. M. Chérèque a en outre fait part à Mme Royal des autres priorités de la CFDT: "la sécurisation des parcours professionnels, l'Europe, les salaires".

Sur la question salariale, il a expliqué que la "conférence sur les revenus" proposée par Mme Royal, et "demandée de longue date par la CFDT", ne devrait pas remplacer "la négociation sur les salaires dans les entreprises" mais plutôt "traiter des sujets sur lesquels l'Etat peut intervenir". Ces domaines sont notamment le niveau du Smic et le coût pour les salariés "des transports, du logement et de la protection sociale".

M. Chérèque souhaite qu'une conférence sur les revenus aborde également la question des aides aux entreprises, que l'Etat devrait assortir "de contreparties en terme de formation et de négociation salariale".

Il a par ailleurs réaffirmé que la CFDT ne donnerait pas de consigne de vote. "Notre rôle est d'inciter nos adhérents à aller voter et de les éclairer avant leur vote", a-t-il ajouté. Pour ce faire, le syndicat enverra à ses adhérents les réponses écrites des différents candidats qu'elle rencontrera, dont celles remises par Mme Royal.

La CFDT a déjà rencontré Dominique Voynet (Verts) et va rencontrer François Bayrou (UDF) lundi à 9H00 puis Marie-George Buffet (PCF) la semaine suivante. "On attend toujours une date de rendez-vous de la part de Nicolas Sarkozy" (UMP), a indiqué M. Chérèque.


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Canal+ - Le grand journal : Ségolène Royal a pulverisé l'audimat.

On ne sait pas si Ségolène gagnera ces présidencielles, mais elle interesse, et c'est un bon point.
Elle a encore gagné, elle fait mieux que Sarkozy à l'audimat.

vendredi 9 mars 2007, 11h18 Audience : Ségolène Royal fait mieux que Nicolas Sarkozy au Grand Journal

Par Actualités de stars

L’émission « Le Grand Journal » de Canal + n’en finit plus de battre ses records d’audience. Après François Bayrou le 5 février (2,1 millions de spectateurs – 7,7 % de PDM) , Nicolas Sarkozy le 3 mars (qui pulvérisait au passage le record d’audience avec 9,3 % de part de marché et un pic de 3 500 000 téléspectateurs) , c’était hier soir au tour de Ségolène Royal de devenir la rédactrice en chef de l‘émission.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Ségolène Royal n’a pas fait dans le détail, au moins niveau audience. Hier soir, l’émission a réalisé une audience historique depuis la création de la chaine Canal plus, en 1984.

2,5 millions de téléspectateurs et 9,8 % de part de marché, et surtout un pic de 4 500 000 téléspectateurs en fin d’émission.

(Plus d'infos sur le site Actualite-de-stars.com)

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jeudi 8 mars 2007

Marine Le Pen: "très grand danger que Le Pen soit absent"

Je suis assez convaincu cette année que Mr Le Pen n'a aucun intérêt personnel à se présenter; de plus étant un fin politique, il sait qu'il est arrivé dans cette élection à une capacité maximale de mobilisation. C'est sa dernière campagne et il a une occasion en or, de laisser se battre entre eux, ses successeurs de l'extrème droite traditionaliste et de l'extrême droite dite civilisée incarnée par sa fille, tout en renvoyant le système comme il le dit, aux enfers.

Il a entre ces mains en ne se présentant pas une extra-ordinaire capacité de nuisance qu'il n'a aucune raison de ne pas utiliser, mettant en entre-dit ces élections et en créant de fait une crise "démocratique" de par son absence. Mr Sarkozy l'a très bien compris en s'applatissant comme il l'a fait.

Ouvrons les paris, qu'il refusera les parrainages même si on les lui offre !!

PARIS (AFP) - Marine Le Pen, directrice de campagne de président du Front national, a affirmé jeudi qu'"il y a vraiment un très grand danger aujourd'hui que Jean-Marie Le Pen soit absent de la compétition" présidentielle.
"Il nous manque aujourd'hui 77 signatures. On ne peut pas garantir qu'il sera candidat (...) Nous sommes inquiets", a ajouté Mme Le Pen sur i-Télé, en observant qu'il restait "six jours ouvrables" avant le 16 mars, date limite de dépôt des 500 formulaires de parrainages au Conseil constitutionnel. Selon la vice-présidente du FN, "il y a vraiment un très grand danger aujourd'hui que Jean-Marie Le Pen soit absent de la compétititon, avec toutes les conséquences catastrophiques que cela entraînerait". Elle a une nouvelle fois dénoncé le système des parrainages "vidé de son sens" et qui "sert aujourd'hui à toutes les manipulations et toutes les pressions politiques".

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Les silences gênés autour de l'affaire de l'appartement de Nicolas Sarkozy

On n'y va, on n'y vas pas..... Effectivement l'effet Bayrou se fait sentir, personne n'ose plus, pour ne pas favoriser celui qui remonte ver les détachés en tête de la course.

Mais il ne faut pas perdre de vue, une fois de plus que l'immobilier et la spéculation qui lui est attachée fait que tout le monde devient fou, tout le monde commet des erreurs, tout le monde en fin de compte essaie de s'en sortir, comme il le peut.  Certains avec plus ou moins d'intelligence (ou de manque d'intelligence), d'autre avec plus ou moins de naiveté  (en sous évaluant). Peut-être d'autres dans les pyrénnés n'ont pas ces problèmes vu les prix.

Mais reste que le problème de fond est que nous sommes tous destabilisés, jusqu'aux candidats à la présidentielle qui se suicident, pour des bétises en plus. Ici l'on parle d'évaluations qui se chiffrent en centaine de milliers d'euros, on ne parle pas de milliards d'euros comme c'est le cas ici en Espagne que s'empochent certains conseiller municipaux et leurs familles. (merci le PP qui ne veut pas voter la dernière loi pour y mettre un frein).

La position de la gauche de privilégier cette axe avec celui de l'éducation va dans la bonne direction.

En attendant :

Les silences gênés autour de l'affaire de l'appartement de Nicolas Sarkozy(Le Monde)

Selon les magistrats et universitaires interrogés par Le Monde, plusieurs infractions pourraient être visées. Il pourrait être reproché à Denise Lasserre, si elle a consenti des avantages à M. Sarkozy, un "abus de bien social" dont son client serait le receleur. La remise évoquée par Le Canard dépasserait en effet les traditionnelles ristournes (10 %) tolérées.

Une éventuelle décision municipale, prise sous la houlette du maire de Neuilly en faveur du promoteur (par exemple une dérogation au cahier des charges de la ZAC sur laquelle a été construit l'immeuble) pourrait par ailleurs recouvrer une "prise illégale d'intérêt". Un hypothétique avantage obtenu du promoteur lors de l'achat de l'appartement pourrait correspondre à une "corruption passive" ou à un "trafic d'influence". Toutefois, la qualification des faits s'avère difficile. Surtout, des problèmes sérieux de prescription se posent, le délai courant à partir du dernier acte du maire. Il faudrait établir qu'il y a eu dissimulation pour que le délai de trois ans ne débute pas au moment de la signature des contrats de vente et de travaux. Or de telles transactions sont publiques.

Le silence de la gauche. L'opposition a fait preuve de retenue dans l'affaire. La publication dans Le Monde et Le Canard enchaîné d'articles mettant en cause la sous-évaluation des biens immobiliers par le couple Hollande-Royal pourrait expliquer la réserve de l'entourage de la candidate. En privé, certains soulignent pourtant la gravité inégale des deux affaires et souhaiteraient une attaque plus franche contre M. Sarkozy.

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La Cour des comptes dénonce "l'insupportable incapacité" de la France à résoudre le problème des SDF

Là est la différence des programmes entre la gauche et la droite (Sarkozy ou Bayrou)
Le problème du logement est la principale angoisse des classes populaires et moyennes, et peut être même aisées quand elles pensent à leurs enfants.

Le logement s'est converti en un facteur de déstabilisation financière pour tous les ménages. (Même pour les candidats à l'élection présidentielle, voir le Canard)

Manque de logements sociaux, engorgement des lieux d'hébergement d'urgence, faiblesses des dispositifs d'insertion et de la coordination des acteurs... La Cour des comptes a dénoncé jeudi "l'insupportable incapacité" de la France à répondre aux problèmes des personnes sans domicile dans un rapport qui leur est spécialement consacré.

"Cette enquête met en évidence le décalage entre le nombre de personnes sans domicile (moins de 100.000) et la difficulté de mise en oeuvre de solutions adaptées", a résumé le premier président de la cour des comptes Philippe Séguin au cours d'une conférence de presse. Régler ce problème "ne devrait pas être hors de mesure pour un pays développé de plus de 63 millions d'habitants".

Selon lui, tout le dispositif qui doit conduire les personnes à la rue vers un hébergement d'urgence, puis vers les centres de réinsertion et le logement social "ne fonctionne pas", notamment parce qu'il est trop concentré sur l'urgence de la situation des personnes à la rue.

En premier lieu, l'accès à un vrai logement, notamment social, est encore trop difficile. Les candidats à la location fragilisés sont du coup réorientés vers les hébergements d'insertion ou d'urgence qui ne sont pas adaptés à leurs besoins et qui se trouvent engorgés, dans l'incapacité d'accueillir les populations vraiment marginalisées.

La Cour des comptes recommande donc d'augmenter le nombre de logements "très sociaux" dans le parc HLM et de systématiser l'intervention des préfets pour réserver des logements aux personnes les plus démunies.

Elle renouvelle sa demande de réformer les aides au logement pour "donner plus à moins de personnes" et demande de créer "un fonds de garantie spécifique pour la prise en charge des cautions", dont le montant élevé "constitue un obstacle majeur pour l'accès au logement". Cette garantie figure dans la loi sur le droit au logement opposable adoptée en février, ce qui "semble aller dans le bon sens", a noté Philippe Séguin.

Faciliter l'accès au logement devrait permettre de répondre en partie à l'engorgement des dispositifs de réinsertion qui ne sont pas en mesure d'accomplir correctement leur mission: seules 30% des personnes accueillies en centre d'hébergement et de réinsertion en sortent pour s'installer dans un logement, tandis qu'une "grande majorité retournent à la rue".

La Cour des comptes préconise aussi de "recentrer le dispositif de premier accueil sur les véritables urgences", en ouvrant des places d'hébergement toute l'année et en adaptant mieux l'accompagnement des personnes. Philippe Séguin a noté que les annonces du gouvernement de créer des places "de stabilisation" et des petits centres de proximité vont dans ce sens.

Enfin, la Cour a dénoncé la mauvaise coordination des acteurs, comme entre les services de l'Etat et des départements. Soulignant le rôle déterminant des associations, elle préconise de mieux les soutenir en adaptant le versement des subventions aux besoins réels et en le pérennisant par des "conventions pluriannuelles". AP

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La pensée politique d’Albert Camus - Marin Progreso, 1967.

La pensée politique d’Albert Camus - Marin Progreso, 1967.  - lundi 5 juin 2006 http://cnt-ait.info/


Mais surtout il a voulu rétablir le véritable socialisme, celui qui s’est toujours opposé à l’autorité, la fin de l’Homme Révolté témoignant amplement de ce souci.
Décentraliser au lieu de centraliser, de la plus .petite unité a la plus grande, non l’inverse : « Le syndicalisme partait de la base concrète, la profession qui est à l’ordre économique ce que la commune est à l’ordre politique, la cellule vivante sur laquelle l’organisme s’édifie, tandis que la révolution césarienne part de la doctrine et y fait entrer de force le réel. Le syndicalisme, comme la commune, est la négation au profit du réel, du centralisme bureaucratique et abstrait ». (HR, p. 368)

« J’aime la beauté, le bonheur ! C’est pour cela que je hais le despotisme. Comment leur expliquer ? La révolution, bien sûr ! Mais la révolution pour la vie, pour donner une chance à la vie, tu comprends ? » Les Justes, Acte I.



INTRODUCTION

Peut-on parler de la pensée politique d’un artiste ? Telle est la première question à élucider avant de poursuivre plus loin l’investigation de la pensée de Camus. La question est d’abord générale puis particulière à l’auteur étudié.
Aussi dans son Que sais-je ? sur les intellectuels Louis Bodin remarque «  ... qu’il serait intéressant de reconstituer l’histoire idéologique des intellectuels français depuis quelques soixante-dix ans, à travers les grandes campagnes qu’ils ont engagées à l’aide des pétitions qu’ils ont signées. De l’affaire Dreyfus à la Guerre d’Algérie... l’affaire de Hongrie, l’affaire Suez... la liste est longue des communiqués de protestations, des pétitions, des Comités et des réunions  ». (p.73)

En effet, peu de jours passent sans qu’on entende parler d’une pétition signée par des personnalités du Monde des Arts et des Lettres en faveur de telle ou telle personne ou de tel ou tel peuple. Ceci est devenu si courant que l’on n’y prête même plus attention.

Pourquoi, en effet, un écrivain aurait-il plus qu’un artisan ou qu’un ouvrier le ‘droit de grâce’ ! - Que certains d’ailleurs lui contestent. Il faudrait peut-être, pour entrevoir une réponse à cette question, s’étonner, au sens philosophique du terme, c’est-à-dire se demander le pourquoi d’un tel acte.

L’écrivain n’agit-il pas ainsi comme tel champion sportif nous recommandant par affiches gigantesques de porter telle cravate ? On ne voit pas en effet en quoi le fait de courir plus vite soit une garantie d’élégance, pas plus qu’on ne voit au premier abord ce qu’écrire confère comme autorité pour signer des manifestes. D’ailleurs cette autorité lui a toujours été contestée par une partie des intellectuels eux-mêmes ; ainsi en développant la remarque précédente, M. Bodin précise « que la protestation s’inscrit sur deux colonnes, en face de ceux qui protestent, il y a ceux qui leur contestent le droit de le faire  ».


Pour Camus, si l’artiste a pu parfois se taire, notre époque l’amène inéluctablement à prendre position. Le mot important est bien : Inéluctablement. Cette qualité est due à deux causes importantes :

-  La nature et l’acte d’écrire ;

-  Et le Contexte Historique dans lequel nous vivons.

Camus fait sienne la position de Sartre qui voit dans l’écriture l’appel d’une conscience libre à d’autres libertés : elle est « création dirigée » puisque celui qui écrit reconnaît (par le fait même qu’il se donne la peine d’écrire) la liberté de ses lecteurs, et « puisque celui qui lit, du seul fait qu’il aime le lire, reconnaît la liberté de l’écrivain. L’Oeuvre d’Art, de quelque côté qu’on la prenne, est un acte de confiance dans la liberté des hommes !  ».

L’essence même de l’acte d’écrire est la liberté. Et Sartre poursuit : «  Dès lors, toute tentative d’asservir ses lecteurs le menace dans son art même. Un forgeron, c’est dans sa vie d’homme que le fascisme l’atteindra mais pas nécessairement dans son métier : un écrivain, c’est dans l’une et dans l’autre, plus encore dans le métier que dans sa vie. J’ai vu des auteurs qui, avant la guerre appelaient le fascisme de tous leurs vœux, frappés de stérilité dans le moment même que les Nazis les comblaient d’honneurs. Je pense surtout à Drieu la Rochelle. On n’écrit pas pour des esclaves. L’art de la prose est solidaire du seul régime où la prose garde un sens :la démocratie. Quand l’une est menacée, l’autre l’est aussi. Et ce n’est pas assez que de les défendre par la plume. Un jour vient où la plume est contrainte de s’arrêter et il faut alors que l’écrivain prenne des armes. Ainsi de quelque façon que vous y soyez venu, quelles que soient les opinions que vous y ayez professées, la littérature vous jette dans la bataille ; écrire c’est une certaine façon de vouloir la liberté ; si vous avez commencé, de gré ou de force, vous êtes engagés ». (pp. 81-82)

Camus est totalement d’accord avec cette position, il l’a proclamé maintes fois, aucune équivoque possible ; considérant le monde comme un cirque aux jeux cruels il écrit : « L’Artiste, jusqu’ici, était sur les gradins, il chantait pour rien, pour lui-même ou dans le meilleur des cas pour encourager les martyrs et distraire un peu le lieu de son appétit, maintenant, au contraire, l’Artiste se trouve dans le cirque ». (Conférence du 14 décembre 1957, Pléiade, tome II, p. 1079)

C’est donc une obligation historique pour lui : il ne peut pas se soustraire au monde qui l’entoure. Il peut parfois en artiste qu’il est avant tout, et qui sait savourer à son prix inestimable le calme nécessaire à l’œuvre d’art, regretter cet état de fait : « Personnellement, j’aimerais mieux à vrai dire, rester tranquille et écrire mes livres dans la paix. Mais je ne vois pas comment un intellectuel, aujourd’hui, pourrait justifier ses privilèges autrement que dans les risques partagés de la lutte pour la libération du travail et de la culture  ».

L’artiste est donc amené par la condition de sa vocation à vouloir la liberté dans le monde ; de là ses prises de positions, ses pétitions, lorsqu’elle est bafouée. Ces prises de position qui pouvaient sembler venir d’un orgueil de caste, sont en fait la conséquence même de l’essence du métier d’écrivain.

Mais tous les intellectuels peuvent prendre position sur tel ou tel problème, cela ne signifie pas pour autant qu’on puisse trouver chez eux une pensée politique cohérente. S’il est donc légitime de dégager une pensée politique chez Camus, il faut se demander si une telle entreprise sera féconde.
Les écrivains, souvent, réagissent politiquement de façon épisodique pour protester contre tel livre censuré ou tel écrivain emprisonné, ce qui au fond n’est qu’une sorte de défense professionnelle. Ils quittent ainsi leur ‘Tour d’Ivoire’ en prenant position sur des problèmes partiels sans esprit de suite, sans pensée propre, souvent au nom d’une tradition humaniste. Certes, il ne faudra pas oublier en examinant son oeuvre, que Camus est avant tout un artiste, mais ses propos, une fois de plus, autorisent cette entreprise. Voilà ce qu’il écrit le 8 octobre 1955 dans L’Express :« La liberté est un cri, suivi d’une longue peine, non un confort, ni un alibi. Mais ainsi définie, elle doit être épousée sans partage. C’est pourquoi à l’heure où loin d’être épousée, elle se trouve, au contraire, trahie de toutes parts et jusque dans le camp qui jusqu’ici lui fut fidèle, il n’est peut-être pas mauvais qu’un écrivain à la fois solitaire et solidaire de sa cité, dise tout droit sa conviction réfléchie et déclare qu’il combattra librement dans ses articles, pour la liberté d’abord  » (« Œuvres complètes », Pléiade, tome II, p. 1746)

L’artiste, donc ne peut se taire quand l’homme est humilié, exploité : «  Quand un travailleur, en quelque coin du monde, lève ses poings nus devant un tank et crie qu’il n’est pas un esclave, que sommes-nous, nous, écrivains, si nous nous taisons ? ». Rien, dira Camus (cité par Quillot : « La mer et les prisons », p. 17).

Il se pose maintenant à nous un deuxième problème qu’il faut essayer de résoudre : simples positions partielles liées essentiellement à une sensibilité d’artiste ou bien pensée politique cohérente ? Souvent l’artiste s’en tient à la critique, et André Gorz dans « Situation de l’intellectuel » (« Les Lettres Nouvelles », 27 mai 1959, p. 46) précise : «  L’intellectuel se définit par une négation qui ne retourne jamais au positif. Il dit non au monde de l’aliénation et de ses nécessités inhumaines. Mais ce faisant, il n’empêche pas ce monde d’être et ne forge pas les instruments de sa transformation  ».

Nous examinerons donc les critiques formulées par Camus : théoriques d’abord, puis pratiques, c’est-à-dire critiques des faits réels, et nous chercherons dans ses propos et dans son œuvre ce qu’il y a de positif, de constructif.

I. CRITIQUE THÉORIQUE

A) Le Capitalisme

Nous trouvons dans son oeuvre des critiques que nous pouvons qualifier de théoriques, c’est-à-dire qui s’adressent à l’essence même de l’Etat, du gouvernement des pays capitalistes. Camus, né en Algérie, dans une démocratie de type capitaliste, a eu d’abord devant les yeux ce mode de gouvernement.

Marx, a fait ici fait un travail de récapitulation totale, auquel Camus s’est d’ailleurs reporté, en signalant que la seule partie valable de l’œuvre de l’économiste allemand est celle qui décrit la société capitaliste ; aussi on notera que son ouvrage essentiel se nomme Le Capital (1867) et non La Révolution.

Camus, né dans un milieu pauvre, n’aura besoin ni de livres, ni d’une réflexion sur les faits politiques pour comprendre le phénomène de l’oppression : la misère.
« C’est dans la vie et non dans Marx que j’ai appris la misère ».

Le fait a son importance car le vécu nous apporte une expérience, une connaissance des choses directes, qui ne s’oublie pas facilement. Cela explique pourquoi Sartre apostropha un jour Camus en ces termes, surtout après L’Homme révolté : « Qui êtes vous Camus pour parler ainsi, sur un tel ton ; vous avez été pauvre c’est un fait, vous êtes un bourgeois maintenant comme Jeanson et comme moi  ».

Oui, justement la différence était là, il avait été pauvre et c’est pourquoi il comprenait mieux certaines choses ; mieux n’est peut-être pas le terme adéquat ; simplement, il les comprenait plus justement. Homme de gauche souvent seul, il verra chez un grand nombre d’hommes de gauche un paternalisme insupportable par sa vanité, et sa naïveté finalement. Parce que le peuple on croit le connaître et c’est de sa caricature que l’on parle, justement parce que le vécu manque ; idée de Camus que récemment dans une interview accordée au Magazine Littéraire (n° 10), Maurice Clavel corroborait en disant : « Il [le peuple] vaut toujours mieux que ce qu’on en pense. Il est facile de l’abuser. Prétendre l’élever mérite souvent des gifles. Je commence à tirer mon revolver quand j’entends parler « d’élites ». Il est beau, grand, passionnant de l’interpréter ». (p. 39)

Déjà cette idée de misère est l’un des facteurs qui condamnent le régime capitaliste. Ce mode de gouvernement créé un petit nombre de privilégiés et une masse de gens travaillant dur et gagnant peu.

Le drame n’est pas dans le peu d’argent gagné mais dans l’oppression qui en résulte : « Marx a très bien montré que l’exploitation des travailleurs a pour cause principale, non pas un désir de luxe et de puissance de la part des capitalistes, mais la nécessité pour chaque entreprise de dépasser ses concurrentes afin d’être plus forte qu’elles ».
On peut être pauvre et vivre heureux ; Camus nous a rapporté dans Noces et son premier essai L’Envers et l’Endroit cette première expérience. Le drame est donc ce qui en résulte, habitation étroite quand ce n’est pas un taudis, pas de temps pour les loisirs, pour ces temps morts précieux à l’homme : « 60 000 francs par mois et Tristan n’a plus rien à dire à Yseut  ». (Préface de L’Envers et l’Endroit)

Un régime qui parle sans tremblement dans la voix de S.M.I.G., c’est-à-dire de 400 francs par mois, n’est pas un régime pour l’homme. De plus, et le système américain est là pour le démontrer, le système capitaliste a besoin de s’étendre, de produire toujours plus, en un mot d’avoir une expansion toujours plus grande, d’où le besoin d’une guerre pour liquider certains stocks, pour remettre, l’économie à flot.

Camus a donc bien compris cette oppression d’un gouvernement capitaliste, d’autant mieux qu’en Algérie elle se doublait de racisme, de subordination d’une race à l’autre ce qui augmentait d’autant le poids de l’oppression. Camus connaît bien ce dont il parle, on ne peut le qualifier de ‘hâbleur politique’. Il débuta dans le journalisme par le reportage, véritable école du réel : ne doutons pas que cette expérience intéressante pour sa formation littéraire, pour son langage, qui sera toujours de ‘chair et de sang’, l’ait été aussi pour sa formation politique.

Du vécu il passera à la réflexion sur la misère, ce qui donnera du poids à son expérience. On peut donner trois exemples de ces reportages cités par Morvan Lebesque, dans son Camus par lui-même : « L’affaire Hodent où il prouva qu’un malheureux commis de ferme était innocent du vol dont l’accusait un colon richissime, l’affaire El-Okby où i1 démontra l’innocence d’un musulman inculpé d’assassinat par ordre des Pouvoirs et pour des raisons uniquement politiques, et l’affaire de la Martiniére où il s’éleva contre les conditions inhumaines du transport des forçats en Guyane ». (p. 21.)

Ces trois affaires seront bientôt suivies par sa grande enquête en Kabylie qui montrera aux fanatiques de tous bords qu’avant la guerre de 39 on avait déjà tiré le signal d’alarme en Algérie. Ce reportage permettra de comprendre le désarroi de ces populations kabyles ‘déracinées’, ne se sentant plus chez elles. Ce thème important, signalé aussi par Lebesque, trouve son écho dans nos sociétés, l’ouvrier est ‘déraciné’ dans son usine nous dira Camus ; déracinement que Simone Weill a montré dans La Condition Ouvrière.

Voici un passage d’Alger Républicain fin 8 juin 1939 : « On m’avait prévenu que les salaires étaient insuffisants. Je ne savais pas qu’ils étaient insultants. On m’avait dit que la journée de travail excédait la durée légale. J’ignorais qu’elle n’était pas loin de la doubler. Je ne voudrais pas hausser le ton, mais je suis forcé de dire ici que le régime du travail en Kabylie est un régime d’esclavage. Car je ne vois pas de quel autre nom appeler un régime où l’ouvrier travaille de dix à douze heures pour un salaire moyen de six à dix francs ». (« Oeuvres Complètes », Pléiade, tome II, p. 915)

Camus a dû sentir dans sa chair ce que sa carrière d’écrivain devait à un Louis Germain lui permettant de continuer ses études, car probablement lié par des préoccupations matérielles, préoccupé par son avenir ou devenu tonnelier comme son oncle, une oeuvre aussi importante nous aurait échappé. D’où réflexion sur un des aspects fondamentaux d’un pays : l’enseignement.

Dans les régimes démocratiques de l’Europe de l’Ouest, on constate que l’enseignement n’est pas démocratique ; ainsi en France par exemple, toutes les études statistiques concordent : seuls 7% des étudiants sont issus d’un milieu ouvrier et 5 % d’un milieu agricole [ces chiffres sont encore plus bas actuellement...NDE].

L’enseignement est fondamental pour la bonne marche d’une société se voulant libre. Car comment l’artiste se fera-t-il entendre si le divorce entre le peuple et lui s’accentue ? Ainsi Morvan Lebesque note-t-il que « Camus écrit aristocratiquement et simplement pour être compris par ceux qui aiment à le lire. Si tous n’en ont pas l’occasion, ce n’est pas sa faute, mais celle d’un Etat bourgeois qui écarte le peuple de la culture. Un pays ne pourra vraiment se dire civilisé que lorsque tous ses enfants, même socialement les plus humbles, pourront l’y rejoindre s’ils le désirent ». (Camus par lui-même, p.166)

Ce divorce, Camus l’avait déjà entendu formulé par certains Kabyles qui comprenaient en quoi l’enseignement des filles, concrétisé seulement vers 1936-1937 dans ce pays, était essentiellement nécessaire : « Rien de plus émouvant à cet égard que la lucidité avec laquelle certains Kabyles prennent conscience du fossé que l’enseignement unilatéral creuse entre leurs femmes et eux : « le foyer, m’a dit l’un d’eux, n’est plus qu’un nom ou une armature sociale sans contenu vivant. Et nous éprouvons, tous les jours, l’impossibilité douloureuse de partager avec nos femmes un peu de nos sentiments. Donnez-nous des écoles de filles, sans quoi cette cassure déséquilibrera la vie des Kabyles »  ». (Œuvres complètes, Pléiade, tome II, p. 921)

L’enseignement ne peut être une formation d’homme dans une société qui cherche en lui le producteur. Il y a contradiction fondamentale.

En résumé, nous pouvons dire que le capitalisme est rejeté à la fois par le vécu et par la réflexion de l’auteur - oppression du plus grand nombre, divorce du peuple et de la culture, morale bourgeoise et buts matériels tels seraient les griefs essentiels de l’auteur contre le capitalisme. Voilà déjà motivé en lui l’homme de gauche.

Camus condamne le capitalisme non seulement pour les raisons intellectuelles de Marx, mais aussi pour les raisons ‘sensibles’ de la justice, de la, dignité et de la valeur humaine.

B) Le fascisme

Le capitalisme en crise surtout depuis la secousse économique de 1929, des régimes hybrides vont apparaître : Mussolini en Italie, Hitler en Allemagne, Franco en Espagne. Régimes de type nouveaux, régimes autoritaires, mais non communistes. Le fascisme, idéologie qui entraînera un plus grand nombre d’adhésions qu’on ne pense aujourd’hui. La pensée de Camus sur ce point se retrouve essentiellement dans deux ouvrages : Lettres à un ami allemand, écrites de 1943 à 1944, et L’Homme Révolté de 1951.

D’ailleurs ce dernier ouvrage, le plus important pour la connaissance de la pensée politique de Camus, doit, en partie, sa naissance au phénomène fasciste : « A la racine de toute oeuvre, on trouve le plus souvent une émotion profonde et simple, longtemps ruminée qui, sans la justifier, suffit à l’expliquer. Pour ma part, je n’aurais pas écrit L’Homme Révolté si dans les années 1940, je ne m’étais pas trouvé en face d’hommes dont je ne pouvais m’expliquer le système et dont je ne comprenais pas les actes  ». (Texte reproduit dans le Figaro Littéraire du 2 décembre 1965)

Le fascisme est issu tout droit du nihilisme de l’époque. « Dieu est mort » disait déjà Nietzsche, s’il n’y a pas de règles tout est permis, la force justifiera donc l’absence de raisons : « Si la justice est un instinct, alors l’injustice est justifiée aussi comme instinct. Au crime qui se raisonnait en tout cas, il fallait opposer les raisons du bien. Mais de quel bien ! ».

Ce climat de nihilisme fut exploité par un homme comme Hitler qui partit au combat sans idéologie aucune mais avec des idées simples et auxquelles il croyait et fit croire par la suite, comme la supériorité de l’Allemagne, vieil avatar du nationalisme toujours latent dans le monde. Ces prises de position amenèrent un changement important dans la pensée de Camus.

Il entrera dans la Résistance et apprendra là que « tout n’est pas permis ». C’est un moment capital de son évolution, un passage du négatif, du critique, au positif, au constructif. C’est littérairement le passage de L’Etranger à La Peste, de l’esseulement à la solidarité. Les raisons de vaincre le fascisme très imprécises au début, deviennent de plus en plus claires, et la comparaison de la première lettre avec la quatrième et dernière, dans son ouvrage Lettres à un ami allemand, est révélatrice à cet égard.

Reprenons cet itinéraire spirituel. Il est en quelque sorte la justification intellectuelle de la Résistance. La première lettre oppose la position de l’ami allemand à celle de son ami français qu’il accuse de ne pas aimer son pays. Pour celui-là « La grandeur de mon pays n’a pas de prix. Tout est bon qui la consomme. Et dans un monde où plus rien n’a de sens, ceux qui, comme nos jeunes allemands, ont la chance d’en trouver un au destin de leur nation doivent tout lui sacrifier.  »

Camus lui oppose le fait qu’il veut pouvoir aimer son pays tout en aimant la justice.

Face à la tentation générale de nier l’esprit, Camus admet que son opposition ne trouve pas d’expression précise et ajoute que : « ... beaucoup d’hommes pensaient comme moi en France » (p. 20) et encore aujourd’hui : «  ... près de vous par l’esprit, votre ennemi il est vrai, mais encore un peu votre ami puisque je vous livre ici toute ma pensée  ». (p. 21)

La Résistance ne s’est pas organisée tout de suite, n’a pas été efficace immédiatement parce qu’ « il nous a fallu tout ce temps pour savoir si nous avions le droit de tuer des hommes, s’il nous était permis d’ajouter à l’atroce misère de ce monde  ». (p. 27)

Le point de non-retour est atteint : « tout n’est pas permis » et l’esprit est plus que l’épée : « Nous y avons appris que contrairement à ce que nous pensions parfois, l’esprit ne peut rien contre l’épée, mais que l’esprit uni à l’épée est le vainqueur éternel de l’épée tirée pour elle-même ». Cette clarté de l’esprit est de poids ; le nihilisme exorcisé par sa conséquence brutale : la force, laisse l’auteur poursuivre son chemin vers d’autres objectifs : « Nous luttons justement pour des nuances, mais des nuances qui ont l’importance de l’homme même. Nous luttons pour cette nuance qui sépare le sacrifice de la mystique, l’énergie de la violence, la farce de la cruauté, pour cette faible nuance encore qui sépare le faux du vrai et l’homme que nous espérons des dieux lâches que vous révérez  ». (Lettre à un ami allemand, p. 29)

La quatrième lettre, qui marque la fin de cet itinéraire, a pour exergue une phrase d’Obermann très révélatrice : « L’homme est périssable. Il se peut ; mais périssons en résistant et si le néant nous est réservé ne faisons pas que ce soit une justice ».

La défaite physique est là : Mussolini et Hitler vont disparaître ; les Alliés volent de succès en succès ; dans un mois Paris sera libéré. La quatrième lettre est en effet datée de juillet 44.

Le fascisme n’a jamais eu de pensée politique véritable. Son dieu, nous dit Camus, était un argument de meeting. Tous les discours d’Hitler, son livre Mein Kampf sont le fait d’un « inspiré ». Les raisons ne sont jamais justifiées, il s’agit d’affirmations sans fondement. C’est le seul régime qui ait voulu être exclusivement fondé sur la force ; c’est là un paradoxe insoutenable pour Camus : « Aussi longtemps qu’il a connu le succès, il a préféré se croire inspiré. Au moment de la défaite, il s’est jugé trahi par son peuple  ». (L’Homme Révolté, p. 222)

Sa seule justification a été donnée par Ernst Juger, seul homme de culture supérieure du nazisme : «  ...la meilleure réponse à la trahison de la vie par l’esprit, c’est la trahison de l’esprit par l’esprit, et l’une des plus grandes et plus cruelles de ce temps est de participer à ce travail de destruction ». (Ibid., p. 222.)

En effet, ce mouvement sanglant et violent est unique dans l’histoire, et ne tire pas sa justification d’autre chose que de son existence. Ecoutons Mussolini, juriste latin : « Rien hors de l’Etat, au-dessus de l’Etat, contre l’Etat. Tout à l’Etat, pour l’Etat, dans l’Etat ».

On ne peut pas être plus explicite. La seule valeur était le succès, ce qui comptait c’était triompher. Hitler croyait fermement à cela, et si l’Allemagne n’a pas triomphé c’est qu’elle était lâche.

Camus insiste sur ce fait capital pour comprendre cet état d’esprit : « La déposition de Speer au procès de Nuremberg a montré que Hitler, alors qu’il eût pu arrêter la guerre avant le désastre total a voulu le suicide général, la destruction matérielle et politique de la nation allemande. La seule valeur pour lui est restée jusqu’au bout : 1e succès. Puisque l’Allemagne perdait la guerre elle était lâche et traître, elle devait mourir  ».

Nous pouvons constater que Camus ne ressasse pas de lieux communs, et que le fascisme a amené un véritable approfondissement de ses idées, et que, parti du nihilisme comme les fascistes, il a abouti à l’idée qu’une seule chose avait un sens, c’est l’homme « parce qu’il est le seul à concevoir la justice ».

Si les mystiques fascistes ne pouvaient prétendre à l’Empire Universel vu la minceur de leur pensée, il en va autrement du communisme : «  Le communisme russe au contraire, par ses origines mêmes, prétend ouvertement à l’Empire Mondial. » (Ibid., p. 232)

Nous voilà donc amenés à confronter Camus avec ce qui a été la grande espérance de la gauche : le marxisme.

B) Le marxisme

Sa critique du marxisme est bien plus importante, parce que celui-ci a des ambitions plus grandes et une pensée plus organisée. Le fascisme, par exemple du point de vue économique, arrivait à des contradictions aussi importantes que celle relevée par Simone Weill dans Oppression et Liberté : « Le fascisme tend à se rapprocher du régime russe (aussi) sur le terrain économique par la concentration de tous les pouvoirs, aussi bien économiques que politiques, entre les mains du chef de l’Etat. Mais sur ce terrain, le fascisme se heurte à la propriété capitaliste qu’il ne veut pas détruire. Il y a là une contradiction dont on voit mal à quoi elle peut mener ». (p. 18)

Le marxisme, lui, a des ambitions plus hautes parce qu’il apparaît comme une philosophie politique qui veut résoudre les contradictions de la société et qui veut réaliser la justice, donc qui s’oppose au capitalisme. Cette critique peut être divisée en deux grands points :

1) Critique de l’œuvre de Marx elle-même ;

2) Critique du marxisme : ce que les continuateurs ont fait de son oeuvre.

1) CRITIQUE DE L’ŒUVRE DE MARX ELLE-MEME

Ici nous devons signaler l’effort de lecture fait en ce sens par Camus avant la rédaction de l’Homme Révolté (1951). Il lira par exemple l’Histoire du socialisme européen et l’Ère des tyrannies d’Havley, l’Histoire des idées au XIXe siècle de Russell, l’Histoire des Idées sociales en France de Babeuf à Proudhon, Pages choisies pour une éthique socialiste (Lefebvre et Rubel), Lénine : Matérialisme et empiriocriticisme. Peut-être aussi avait-il eu connaissance du texte qu’il fera imprimer quatre ans après dans sa collection Espoir : Oppression et Liberté de Simone Weill. Il fera donc un effort très important sur ce point, parce que le communisme a été le grand espoir de la gauche. Camus voulait donc se mettre à l’abri de toute critique quant à l’insuffisance de sa documentation sur cette pensée.
Il s’agit d’un point capital qui a divisé la gauche jusqu’à nos jours et qui a fait de Camus un écrivain peu apprécié des communistes. Ainsi l’Humanité du 18 octobre 1957 dira de lui : « C’est le « philosophe » du mythe de 1a liberté abstraite. Il est l’écrivain de l’illusion  ».

Ceci peut être vérifié aussi par des discussions avec des militants communistes. Je me souviens particulièrement d’une discussion où Camus fut traité de ‘fasciste’ par une militante, à laquelle on ne put faire entendre raison.
Venons-en donc à cette critique de l’œuvre même de Marx ; elle est faite de façon précise dans l’Homme Révolté (N.R.F., p. 233) : « Marx, dans l’Angleterre du XIXe siècle, parmi les souffrances et les terribles misères que provoquait le passage du capital foncier au capital industriel, avait beaucoup d’éléments pour construire une impressionnante analyse du capitalisme primitif. Quant au socialisme, en dehors des enseignements, d’ailleurs contradictoires à ses doctrines, qu’il pouvait tirer des révolutions françaises, et dans l’abstrait, on ne s’étonnera donc pas qu’il ait pu mêler dans sa doctrine la méthode critique la plus valable et le messianisme utopique le plus contestable  ».

Camus distingue donc dans son oeuvre deux parties, d’une part la prophétie bourgeoise, de l’autre la prophétie révolutionnaire. La seconde est plus connue que la première, qui explique cependant beaucoup de choses quant au destin de la seconde.

Toutes ces pensées de Camus sont corroborées par la pénétrante analyse de Simone Weill qui fut un modèle de liberté de pensée et de courage et que l’on ne peut accuser de partialité.

Ainsi Marx pour Camus tient de son époque la croyance au progrès, à l’avenir de la science. C’est de là que vient son côté bourgeois parce que telle était l’idéologie bourgeoise de la deuxième moitié du XIXe siècle : « Le messianisme scientifique de Marx est, lui, d’origine bourgeoise. Le progrès, l’avenir de la science, le culte de la technique et de la production sont des mythes bourgeois qui se sont constitués en dogme au XIXe siècle  ». (ibid., pp. 241-242)

Marx ne bâtissait donc pas un socialisme scientifique, il était tout au plus scientiste. Le prophète révolutionnaire a, lui, puisé un grand nombre de ses idées chez Hegel. Pour le philosophe allemand, l’esprit est en marche vers la vérité par un mouvement dialectique ; pensée reprise par Marx et transposée sur le plan de l’économie : « Toute chose est à la fois elle-même et son contraire, et cette contradiction la force à devenir autre chose. Le capitalisme parce qu’il est bourgeois, se révèle révolutionnaire et fait le lit du communisme ».

Certes Marx a raison d’insister sur les éléments économiques importants dans l’évolution d’un groupe, d’une société, mais cette méthode était forcément sommaire et a amené le néfaste ‘matérialisme dialectique’ des ‘scribouillards’ communistes. Camus reproche donc à cette méthode par trop sommaire, son ‘schématisme’ : on peut admettre que la détermination historique joue un rôle capital dans la genèse des actions et des pensées humaines, sans conclure pour cela, comme le fait Marx, que la révolte des Allemands contre Napoléon s’explique seulement par la pénurie de sucre et de café. Au reste, ajoute Camus, le déterminisme pur est lui aussi absurde. S’il ne l’était pas, «  il suffirait d’une seule affirmation vraie pour que, de conséquence en conséquence on parvienne à la vérité entière ».

Camus voit dans cette méthode une déviation première de l’idée de Marx, l’introduction de la passion, du désir de détenir la vérité, ce que Simone Weill résume de façon saisissante : « Marx a été arrêté jeune encore par un accident très fréquent au XIXe siècle : il s’est pris au sérieux. Il a été saisi d’une sorte d’illusion messianique qui lui a fait croire qu’un rôle décisif lui était réservé pour le salut du genre humain ». (Oppression et Liberté, p. 224)

Pour Camus il ne fait aucun doute en effet que «  Marx avait ses raisons, étrangères à la pure logique, pour procéder à une simplification si arbitraire  ». ( L’Homme Révolté, p. 247)

Camus ne nie cependant pas la grandeur d’un certain côté de la pensée de Marx ; il lui sait gré : « [du] refus préalable des mythes et [de] la mise au jour des intérêts les plus crus ».

L’idée maîtresse de Marx a son entier assentiment. Il nous dit bien que personne ne s’est ensuite servi de cette méthode sinon de sa caricature : le ‘matérialisme dialectique’. Simone Weill exprime cela aussi de façon nette - et nous pouvons, je crois, citer abondamment celle-ci car c’est Camus lui-même qui a fait éditer le livre, la parenté de pensée devant donc être réelle. Dans L’Homme Révolté il parle de cette oppression de la fonction bureaucratique : « Marx le premier, et sauf erreur le seul (car on n’a pas continué ses recherches) a eu la double pensée de prendre la société comme un fait humain et d’y étudier comme le physicien dans la matière, les rapports de force. C’est là une idée de génie au sens complet du mot. Ce n’est pas une doctrine. C’est un sentiment d’étude, de recherche, d’exploration et peut-être de construction pour toute doctrine qui ne risque pas de tomber en poussière au contact d’une vérité  ». (p. 226)
Voilà ce qui chez Marx lui paraissait important et qui méritait d’être retenu.

Marx passe donc d’une volonté de vérité à des conceptions métaphysiques plus ou moins douteuses ; Camus insiste sur ce point parce qu’il lui semble à la base de la déviation future de cette pensée.

« [Marx] a dit assez obscurément que le communisme n’était qu’une forme nécessaire de l’avenir humain, qu’il n’était pas tout l’avenir (...). Une notion mystique s’introduit alors arbitrairement dans une description qui se veut scientifique. La disparit