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mercredi 23 mai 2007

Sarkozy-Fillon appliquent les méthodes espagnoles de Aznar.

Nous avons la chance de vivre en Espagne, et après le blindage de l'UMP (s'inspirant du PP) nous assistons à la destruction systèmatique de l'opposition sous deux angles (méthode Aznar):

  • celui de sa respectabilité: insultes et mépris, il en restera toujours quelque chose
  • contrôler définitivement les médias pour effacer définitivement tout labeur critique
N. Sarkozy vient le 31 mai à Madrid pour continuer sa formation, en attendant voici les principes de bases:


Premier des principes: l'insulte, l'infantilation, le mépris de la partie adverse.



Les propos du premier ministre, François Fillon, mercredi 23 mai sur Europe 1, raillant les "pitreries" du premier secrétaire du Parti socialiste, jugé "pathétique", ont été sévèrement accueillies au PS.


Deuxième des principes: Contrôler les médias définitivement:

Les liens de Nicolas Sarkozy avec les médias inquiètent
Laurent Solly, ancien directeur adjoint de la campagne du chef de l'Etat, a rejoint mercredi le groupe Bouygues et sera nommé "en temps voulu" à la direction générale de TF1, la première chaîne de télévision française avec une part d'audience de 31,6% en 2006.

Cette nomination intervient après l'arrivée à l'Elysée et à Matignon de deux journalistes, l'une venant du Point et l'autre du Figaro.
Troisième des principes: Banaliser le manque d'éthique


Il y a des réformes annoncées à cor et à cri ; mais aussi des pages qui se referment, beaucoup plus discrètement. La "jurisprudence Jospin" en fait partie. Instaurée en 1997, puis réaffirmée, à la demande expresse de Jacques Chirac, par Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin après leur nomination à Matignon, cette règle non écrite interdisait à un membre du gouvernement de présider un exécutif local. Comme d'autres, Alain Juppé a observé sans déplaisir que cette question n'était plus d'actualité.

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La baronesa Thyssen chantajea a los electores de Madrid. Votar Aguirre o me voy !

Hacer publico este tipo de declaración en plena campaña electoral es chantaje. Supongo que otros empresarios es lo que hacen pero no lo dicen, a lo menos son inteligentes. Este tipo de declaración tendria que llevar sus autores a los tribunales por intentar coaccionar a los electores.

Esta gente sin cultura, que quiere hacer cultura, que quiere hacer referencia y solo es la referencia de una derecha prehistorica, la que mandaba en los cortijos de andalucia y de extremadura, la que explotaba sus pueblo, la que fusilo a Federico Garcia Lorca porque no entendia su poesia, poesia que no le cabiá en su pobre cerebro.

Desde luego nos hace pasar muy bien su mensaje: si no votais a la derecha os devolveremos a las cavernas, las elecciones que lo sepais es un timo, porque en definitivo yo tengo el dinero y hago lo que me da la gana.

Pero si, pedimos explicaciones, que alguien le exija responsabilidades a esta mujer!

La baronesa Thyssen confirma que el Gobierno de Madrid creará otro museo con sus cuadros si gana Aguirre (el Pais)

Carmen Thyssen ha confirmado hoy que existe un proyecto "muy avanzado" para convertir el palacio de Goyeneche, en la localidad madrileña de Nuevo Baztán, en "el centro de vanguardia internacional" trasladando allí la colección de arte moderno de la baronesa, tal y como anunció ayer la presidenta de la Comunidad de Madrid, Esperanza Aguirre. Thyssen ha supeditado la creación de Centro Internacional de Arte de la Comunidad de Madrid (CIAM) a que la ahora candidata a la reelección mantenga su sillón al frente del Gobierno regional.

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L'élysée et Matignon sont devenus les QG de campagne de l'UMP. Mentalité de nouveaux riches !

Rien d'autre à dire, c'est la banalisation de la médiocrité et de l'arrivisme.

Le PS critique les "meetings" UMP à l'Elysée et à Matignon

"Est-ce que l'hôtel Matignon et le palais de l'Elysée sont devenus les sièges de campagne des candidats de l'UMP ?", s'est interrogé François Hollande devant la presse.

A la sortie du bureau national du parti, le premier secrétaire du PS a dénoncé les "meetings à l'hôtel Matignon" et les "meetings au palais de l'Elysée".

Quelques heures auparavant, François Fillon avait réuni les parlementaires de la majorité présidentielle et les membres de son gouvernement dans les jardins de Matignon pour sonner la mobilisation avant les scrutins des 10 et 17 juin.

Nicolas Sarkozy a, de son côté, rassemblé à l'Elysée l'équipe dirigeante de l'UMP pour discuter notamment des législatives.

"Les uns sont dans les palais officiels avec l'argent des contribuables, nous nous sommes avec notre propre force militante, nos idées et une conception de la République qui n'est pas la même que celle de Nicolas Sarkozy et de François Fillon", a déclaré François Hollande.

Il a annoncé qu'un meeting se tiendrait le 29 mai au Zénith de Paris avec "tous les socialistes, tous les talents, bien sûr Ségolène Royal y sera".

Elisabeth Guigou, députée de la Seine-Saint-Denis, a jugé "absolument scandaleux d'utiliser Matignon et l'Elysée comme siège de campagne politique". "C'est la première fois que l'on voit ça", a souligné l'ancienne ministre de la Justice devant le siège du PS.

Selon Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris, "l'ouverture a duré 48 heures, maintenant c'est la France d'un camp, présidée par un homme qui défend son camp".

Après la réunion des cadres de l'UMP à l'Elysée, les socialistes "vont pouvoir faire la démonstration que loin de rassembler les Français, Nicolas Sarkozy veut le triomphe de son camp", a-t-il ajouté.

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mardi 22 mai 2007

Sarkozy I : Il n'a pas d'ouverture à gauche, il n'y a que des débauchages

Je cite Jean-Luc Mélenchon:

EN CAMPAGNE

En ce qui concerne les changements de camp, de toutes les façons le mal est fait maintenant. Et ce n’est sans doute pas fini. Avec la liste des secrétaires d’Etat, je pense que le nombre des personnes prêtes à faire don de leur honneur pour le service de la droite au pouvoir va s’allonger. Si l’on croise les biographies et les déclarations des actuels transfuges on voit que le milieu propice est large. L’infection a de beaux jours devant elle. Attention, je ne parle pas des personnages en vue seulement. Je pense aussi à tous ceux qui ont une carrière dans l’Etat, les cabinets et autres officines inaccessibles sans la faveur du prince. Je résume le portrait robot du transfuge potentiel. Trop vieux ou trop jeune pour attendre un tour. Ca c’est le syndrome du camarade « pas reconnu à sa juste valeur par le parti ». A la clause de la biologie et de l’amertume s’ajoute la clause politique : le transfuge se met en jambes avant de passer à l’acte en se déclarant partisan d’une alliance avec le centre. Cette posture sert de sas avant la transgression finale comme l’illustrent le parcours de Kouchner et Jouyet. Au croisement de ces symptômes, il y a foule ! Je rapporte là un raisonnement que m’a tenu un fin connaisseur médiatique de la bonne société politique. J’ai dit que c’était l’ère du soupçon qui commençait. Je l’ai vérifié. J’estime donc que les porte-paroles du PS ont bien fait le travail qui leur revenait en dénonçant sans relâche depuis mercredi dernier cette manœuvre de « débauchage ».

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Et pourquoi pas un pôle Royal-Fabius allant du centre jusquà la gauche de la gauche.

Depuis le moi de mars en particulier, j'ai apprécié les actes de Fabius et de son entourage. Cette déclaration va dans la direction que beaucoup à gauche prônent. Le pas suivant serait dans une collaboration entre Fabius et Ségolène Royal, qui serait beaucoup plus efficace et innovateur à mon sens qu'un pôle DKS-Ségo, où les antagonismes sont, me semblent-ils insurmontables (les critiques de Mélenchon étaient très dures, mais compréhensibles).


Laurent Fabius souhaite "une gauche décomplexée"

Cette "gauche de changement" a besoin d'"un Parti socialiste très ouvert qui rassemble à la fois les gens qui sont vraiment la gauche de la gauche et des gens plus proches du centre", a continué Laurent Fabius, qui a souhaité être "l'un des leaders" du parti.
Le candidat malheureux à l'investiture pour la présidentielle a invité les socialistes à "tirer les leçons de ce qu'a fait Nicolas Sarkozy à droite". "Il a vraiment rénové les idées et il a eu un parti qui était fort et assez divers".
Pour Laurent Fabius, il faut "beaucoup faire monter à la direction du PS des jeunes, des hommes et des femmes qui ont 20 ans, 30 ans, 40 ans". Il faut également privilégier "une plus grande diversité d'origines sociales et d'âges".
Candidat aux législatives en Seine-Maritime, Laurent Fabius a souhaité "une présidence d'équilibre" grâce à une opposition forte, face au risque d'"une hyper-présidence" Sarkozy.

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Les états d'âme de Kouchner dans le New-York Times

Kouchner a un problème avec Fillion, il ne supporte pas le projet Sarkozy dans son intégralité. Il n'observe pas la discipline demandée par celui-ci.

Sarkozy’s Top Diplomat: Undiplomatic Opposite(the new-york times)

He has said that Turkey is part of Europe and deserves to join the European Union; Mr. Sarkozy has said that Turkey is part of Asia, not Europe, and should never become a member.

Mr. Kouchner appears to support the maintenance of a strong international — and French — presence in Afghanistan to bring stability to the country; Mr. Sarkozy has promised that French troops will not stay there forever.

“On Turkey, the withdrawal of troops from Afghanistan, the third world and Africa, we’re not close,” Mr. Kouchner acknowledged in a telephone interview. “I’m against his idea of selective immigration. On other issues — the Middle East, on the need for an alliance with America, on the role of France in Europe — we’re very close.”

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lundi 21 mai 2007

Kouchner, ministre de… ce qui reste.

Une analyse plus complête et plus compétente que la notre écrite précédemment.


Plutôt que de rester, pour l’Histoire, le Henri Dunant du XXème siècle, Bernard Kouchner préfère devenir ministre des Affaires étrangères de M. Sarkozy. La prise serait bonne si le ministère ne se vidait pas de son contenu, ne laissant au Quai d’Orsay et à ses services qu’une pâle réplique de son prestige d’antan, les apparences et non la réalité du pouvoir.

En effet, dans l’architecture du nouveau gouvernement, le ministère des Affaires étrangères perd ce qui lui restait d’autonomie, voit des responsabilités essentielles lui échapper au profit du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale et courbe déjà la tête sous la menace des coupes budgétaires préconisées par M. Woerth, devenu ministre des Comptes de l’Etat, dans son rapport parlementaire de juillet 2006.

Le ministre des Affaires étrangères, du fait de la création du Conseil de Sécurité Nationale placé auprès du Président de la République, doit renoncer à un rôle de premier plan dans la définition de la politique internationale de la France. Certes, la pratique de la Vème République avait déjà donné la prééminence dans ce domaine au Président de la République. Mais le ministre des Affaires étrangères participait aux choix essentiels. Dorénavant, c’est le Conseil de Sécurité Nationale, dirigé par un des meilleurs et des plus expérimentés des diplomates, Jean-David Lévitte, qui décidera des options internationales de la France, en position de force institutionnelle et politique, face au ministre en titre qui devra s’incliner.

Dans la foulée, deux compétences qui relevaient jusqu’alors du ministère des Affaires étrangères lui échappent : le ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale et…du Co développement s’arroge la délivrance des visas d’entrée en France et la définition de l’aide publique au développement affectée par la France aux pays d’origine des immigrants.

Délivrer des visas est une fonction éminemment diplomatique qui comporte, certes, une dimension policière. Mais la fonction diplomatique prime, car c’est de l’accueil au service des visas que dépend la qualité de la relation d’un peuple étranger avec notre pays, et les consuls éclairés contrôlaient les dérives policières de leurs services. Dorénavant, foin des considérations politiques, économiques, humaines, culturelles : la délivrance des visas d’entrée en France se réduit à une fonction purement policière. Le CICI (Comité interministériel de contrôle de l’immigration) projetait la captation des délivrances de visa depuis sa création en 2005. Voilà qui est réalisé. L’Ambassadeur n’aura plus qu’à se taire face à un service sur lequel il n’aura plus autorité et le ministère des Affaires étrangères s’efforcera de nouer avec nos partenaires étrangers des liens que le ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale s’empressera de trancher.

Exit aussi le « Co-développement » qu’il va falloir disjoindre de l’aide publique au développement, alors que le ministre des Affaires étrangères n’en contrôlait déjà qu’une partie. Il faut savoir qu’en novlangue sarkozyste « co-développement » signifie l’obligation faite aux pays pauvres de retenir leurs migrants et de les réadmettre lorsqu’ils sont expulsés, en contrepartie de l’attribution de l’aide publique française. Cette politique a été mise en œuvre dès l’été 2006. Le CICI, via le ministère de l’Intérieur, contrôle la négociation des accords de coopération (« les documents cadre de partenariat ») entre la France et les pays d’origine des migrants. Il impose ses priorités au détriment des véritables programmes de développement. Bernard Kouchner devra avaliser cette politique, en contrepartie de quoi il pourrait peut-être lancer un programme humanitaire de fourniture d’eau aux migrants africains égarés dans le Sahara.

Enfin, ce ministère qui n’a jamais su défendre son budget va trouver face à lui, pour la préparation de la loi de Finances 2008, le plus résolu des ministres du Budget : Eric Woerth, auteur du rapport « Service de l’Etat à l’étranger : la dispersion des forces » paru en juillet 2006. Si le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, accepte que les préconisations d’Eric Woerth soient mises en œuvre grâce à la loi de Finances, il ne restera pas grand-chose du réseau consulaire et de la diplomatie culturelle française dans 5 ans : fermeture de la plupart des consulats d’Europe, réduction du personnel partout ailleurs dans le monde et, pour les Français, service public réduit à la téléadministration (accès aux services par des bornes électroniques), réduction du réseau culturel, particulièrement en Europe.

Dans un tel cadre, les Français à l’Etranger peuvent s’attendre à une aggravation de la politique qu’ils subissent depuis 5 ans et qui a valu au candidat de l’UMP une forte érosion de ses positions en Union européenne, en Afrique et en Amérique latine. Les suffrages exprimés, jusqu’à une mise en minorité impressionnante en Afrique francophone, apportent un cinglant démenti à l’affirmation de Bernard Kouchner selon laquelle « la politique étrangère n’est ni de droite, ni de gauche ». Deux millions de Français sont en attente de la restauration du service public consulaire et d’une véritable action sociale en faveur des défavorisés alors que le ministre des Comptes de l’Etat s’y opposera. Comment Bernard Kouchner gèrera-t-il cette contradiction, lui qui a construit sa réputation sur son efficacité dans la gestion des crises humanitaires ou politiques et qui se voit confié un ministère des Affaires étrangères vidé de sa substance et d’une réelle liberté d’action ?


Paris, le 21 mai 2007
Monique Cerisier ben Guiga
Sénatrice des Français établis hors de France

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La perspective historique, la France, et le moment que nous vivons.

Conseils de lecture de cet article de Dedefensa:

Lire cet article dans son intégralité, puis revenir sur les renvois à d'autres articles. Reprendre certains passages de ces derniers et les replacer dans le contexte de l'article initial. Oublier cet extrait ci-dessous qui est inclus en partie pour attirer votre attention.

Ensuite repenser à certaines analyses d'Emmanuel Todd, puis rappeler que vous êtes de gauche, si vous ne jettez pas tout à la poubelle à la suite de cet exercice, vous avez un sacré problème.

Alors rappelez vous certaines positions de Ségolène Royal durant la campagne, transcendez l'amateurisme filtré inconsciemment par la perception initiale de son discours, laissez votre conscient analyser.

Qui est plus à même de transcender la fonction présidentielle avec tous les perils que cela comporte ?

A nos lecteurs, — à propos de Maistre, de Sarko, de l’Histoire et du reste(Dedefensa)

Nous allons vous confier un secret : l’homme, — l’homme public, l’homme politique, — ne nous intéresse plus guère, — en vérité. Le système l’a dévoré et l’homme qui peut encore nous attacher est en-dehors de ce système, ou à l’intérieur lorsqu’il complote contre lui, de bon gré ou sans s’en aviser. L’homme du système,— et ils en sont tous nécessairement,— a choisi une voie qui n’est pas la nôtre, dont l’aboutissement sera la fin de tout ce qui nous attachait dans cette civilisation, — le peu qu’il en restait, — et le triomphe de tout ce que nous méprisons et qui nous donne envie de ne plus vivre. L’homme du système ne nous intéresse plus qu’en tant qu’outil. Sarko, le petit Nicolas, ne nous intéresse qu’en tant qu’outil. Alors, yacht ou pas yacht…

Cela ne signifie pas que nous lui dénions de la qualité humaine. Mais si, il y a droit! Il a des qualités, une âme, une morale, et puis il court bien. Mais, placé dans la combinaison du système, ce n’est que le plus bas qu’il a en lui qui s’affirme. Alors, basta pour ce point.

Seulement il y a un cas essentiel de confluence qui fait que tout n’est pas perdu, — puisque rien n’est jamais perdu comme l’on sait (l’optimisme du désespoir ou le nihilisme anti-nihiliste de Nietzsche). Ce que nous guettons, c’est le comportement de cet homme du système lorsqu’il se trouve à la confluence du système et des forces qui se sont levées contre le système. L’homme du système en France se trouve à cette confluence parce que la France est le seul pays du monde qui se trouve à la fois complètement en-dedans et complètement en-dehors, complètement dans le système et potentiellement complètement en révolte contre le système. La France est double, à la fois complètement une partie du système de la civilisation occidentale et américanisée sur la voie de la catastrophe, et à la fois complètement en état d’insurrection potentielle au nom de sa tradition historique et de sa spécificité politique.

Bien sûr que Sarko peut trahir ses engagements de campagne. La chose est courante. Chirac, implicitement célébré par les anti-Sarko, implicitement regardé comme l’ultime gardien du gaullisme, — un comble quand on connaît sa carrière, — est celui qui, en septembre 1995, s’est empressé de trahir l’argument essentiel de son élection-miracle de mai 1995. Rappelez-vous : la “fracture sociale” aux oubliettes! Mais les temps étaient différents et Chirac ne pourrait plus nous refaire le coup aujourd’hui. En 1995, la globalisation triomphait et, avec elle, l’Europe de Maastricht. Le truc de la “fracture sociale” était une trouvaille qui allait contre l’air du temps. Aujourd’hui, la globalisation est en déroute, et l’Europe de Maastricht avec elle. L’exaltation de la nation et de la spécificité française est quelque chose qui va de soi.

Sarko est un homme sans cause, qui n’a comme idéologie que le succès. Bien entendu, et nous n’avons jamais rien dit d’autre. Il se trouve que le “succès” aujourd’hui, en France, comme l’a montré l’unanimisme de la campagne, c’est l’attaque de la globalisation et de l’Europe de Maastricht. Concluez et dites-nous si l’hypothèse que nous considérons est absurde. Et admettez là-dessus que l’homme de la confluence, investi par la transcendance, peut être transformé et peut se transformer.

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Relecture des institutions françaises. Gouvernment Sarkozy 1 ou gouvernement Fillion.

Cet article permet de mieux recentrer la répartition de responsabilités au sein de la république sous N. Sarkozy entre président et premier ministre. Il est d'une lecture utile pour ceux qui vivant à l'étranger ont besoin de saisir la subtilité du système avec le quiquenat, chose à laquelle j'étais et je reste opposé.

De là il ressort, qu'il est plus propre d'appeler le gouvernement actuel, le gouvernement Sarkozy 1 que de le npmmer gouvernement Fillion.

 


Cette évolution voulue par M. Sarkozy correspond mieux à son tempérament et à son âge qu'une lecture plus distanciée du rôle de l'occupant de l'Elysée. Mais c'est une arme à double tranchant. Côté positif, M. Sarkozy devrait être prémuni contre le risque que son premier ministre prenne trop d'autonomie et lui fasse de l'ombre, ce qu'ont détesté tous les présidents de la Ve. Côté négatif, un premier ministre doté d'un moindre poids politique ne pourra plus jouer à plein le rôle de "fusible" qui lui était assigné jusqu'à maintenant, pour protéger le président quand l'heure de l'impopularité venait. De fait, par le passé, le "fusible" de Matignon a souvent sauté, une fois usé, permettant ainsi au président de se rétablir avec un deuxième premier ministre, et une nouvelle impulsion à son mandat.

Ce ne sera plus le cas - ou moins - avec la configuration choisie par l'élu du 6 mai. Il faudra donc inventer, en marchant, de nouveaux équilibres et une nouvelle pratique politiques. Avec le risque que M. Sarkozy se voie reprocher de renforcer encore les pouvoirs du président dans un régime déjà souvent qualifié de "monarchie présidentielle", même si, sur la forme, il introduit un style plus décontracté. Pour autant, la France n'a pas basculé dans un régime présidentiel au sens strict, à l'américaine, avec un président confronté au Parlement, sans intermédiaire, et sans pouvoir de dissolution. Il faudrait pour cela une réforme institutionnelle en bonne et due forme, qui ouvrirait d'autres débats et instaurerait vraiment en France une "VIe République".

Le président cesserait alors tout à fait d'être l'"arbitre" des institutions pour devenir le protagoniste politique sur qui se concentreraient toutes les oppositions et les revendications. Le palais de l'Elysée pourrait ainsi devenir, par exemple, le rendez-vous habituel des grandes manifestations de protestation. Les adversaires, de gauche comme de droite, d'une évolution de ce type jugent notamment une telle confrontation trop brutale et lourde de dangers, dans un pays comme la France, où les passions politiques demeurent vives, les affrontements tranchés.

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L'ouverture Fillon-Sarkozy à l'épreuve de l'exercice du pouvoir et de la réalité.

Martin Hirsch, l'ex-président d'Emmaüs est-il un infiltré du PS, venu pour dynamiter le premier gouvernement Fillon, ou serait-ce que  l'ouverture n'est pas une chose techniquement viable.

La déclaration de Martin Hirsch entre en dissonence avec les déclarations de Fillon que nous avons relaté hier. Le fantaisie de l'ouverture ne peut sans-doute pas résister à l'exercice réel du pouvoir; et il en est ainsi depuis des centaines d'années en France. Hors de France, hors crise nationale, hors décaféination idéologique cela n'existe pas non plus.

En France, que l'on le veuille ou non, il reste une gauche et une droite bien différenciée, ne serait-ce parceque l'actuelle a dérivé dans le plus à droite. Le nuage de fumée glamour monté par N. Sarkozy autour de ses capacités à rassembler n'a que des fondamentaux intangibles puisant ses ressources dans une agitation médiatique générée pour créer l'illusion.


"J'ai dit il y a quinze jours, un mois, deux mois, trois mois que ça ne me paraissait pas une bonne mesure", a-t-il déclaré sur les ondes de France Inter, soulignant qu'il pensait "vraiment que ce n'est pas ce qu'il faut faire". Interrogé sur le fait que l'on puisse "lui reprocher sa liberté de parole", M. Hirsch a répondu : "Peut-être, mais comment voulez-vous faire autrement ?"

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dimanche 20 mai 2007

Avec Fillon et sans état d'âme. Dommage pour les "gauchistes" du gouvernement.

C'est clair et ça coupe court à toutes discussions. Ils ne sont donc plus dans notre camps. Moi j'aurai déjà démissionné si je n'avais pas été prévenu. Auraient-ils été prévenus ?

Paix à leurs âmes.

Fillon exige de tous ses ministres d'être "au service" du projet Sarkozy

"Ce sera un gouvernement libre, ce sera un gouvernement ouvert mais je le dis à la fois aux Français et aux membres de mon gouvernement, ce sera un gouvernement qui mettra en oeuvre scrupuleusement le projet politique" du président Sarkozy, a averti le Premier ministre lors de sa première intervention télévisée depuis sa nomination jeudi à Matignon.

"Ceux qui ont accepté, quelles que soient leurs origines politiques, de venir dans ce gouvernement, ça veut dire qu'ils ont accepté le jugement qui est celui des Français: mettre en oeuvre une politique pour laquelle il y a désormais une légitimité extrêmement forte", a-t-il insisté tout en se disant persuadé qu'il aurait "une équipe complètement soudée".

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Elecciones para que, si somos idiotas ! En Madrid estamos contentos, lo dicen los sondeos.

Hace unos años, decidi no votar en España en las locales. No preguntarme porque, realmente no lo sé, la puntilla fue lo de las dobles autonomicas de la CAM con los transfugos del PSOE. Cual fue el resultado con Aguirre y Gallardon en la alcadia, pues un asco para el ciudadano medio, no solamente los pisos son inasequibles pero ademas como en una gigantesca loteria quieren recuperar esos mismos pisos haciendo subir los tipos de interes (ellos no pero sus amigos del BCE si). Que han hecho para hacernos una vida normal ? La especulación urbanistica en esta comunidad es distinta de la de Marbella pero releva del mismo esperitu, para unos pocos.

Pero no pasa nada, la gente esta satisfecha, y van a reconducirlos.  No se si Sebastián y compania son mejores que los actuales pero desde luego algun cambio necesitamos, para tener la impresión que no nos cojen por idiotas. La verdad, me equivoque, me hubiea tenido que haber inscrito en el censo.

El otro dia me quede intrigado por las acusaciones de Sebastián durante el debate con Gallardón. Aqui esta la explicación:

No es nada personal. (escolar.net)

>Miguel Sebastián: ¿En algún momento ha mantenido alguna relación con alguna de las personas imputadas en la Operación Malaya acerca de actuaciones urbanísticas en la ciudad de Madrid?

Alberto Ruíz Gallardón: Lo último es que yo hubiese esperado en mi vida, señor Sebastián, es que usted entrase en temas personales. Yo no voy a entrar en su vida personal y yo le pido a usted que no entre en mi vida personal.

Miguel Sebastián: En absoluto yo le he preguntado por su vida personal. Le estoy preguntando por su gestión como alcalde.

Alberto Ruíz Gallardón: No insista por ese camino, señor Sebastián. Relación profesional, ninguna. Ninguna.

Su vida personal sin ninguna relación profesional se llama Montserrat Corulla. Es una guapa treintañera residente en Madrid y está en libertad bajo fianza como una de las imputadas del caso Malaya. La investigación descubrió que la joven abogada servía como testaferro de Juan Antonio Roca en varios negocios inmobiliarios. En Madrid, Corulla lideró una operación que pretendía comprar el palacio de Villagonzalo y el frontón Beti Jai para convertirlos en hoteles de lujo, una rentable jugada para la que sólo hacía falta una recalificación de nada por parte del Ayuntamiento. No pudo ser. El 29 de marzo de 2006, Corulla fue detenida por la Policía.La joven tenía dos teléfonos y los dos estaban pinchados. Con uno de ellos hablaba regularmente con Alberto Ruíz Gallardón no se sabe de qué. El juez levantó hace unos meses parte del secreto de sumario y en él se incluyen muchas grabaciones donde se intuye el tejemaneje para el pelotazo inmobiliario, donde se insinúa que el Ayuntamiento estaba en el ajo. También aparece citado un hermano de Alfredo Pérez Rubalcaba que presuntamente se ofreció para intermediar con el grupo municipal socialista. Sin embargo, las conversaciones entre Montse Corulla y “Alberto 2” -el nombre artístico con el que Gallardón figura en el sumario- no han sido desveladas por no ser, según el juez, “de interés jurídico”.

A cuenta de estas conversaciones y de su falta de interés jurídico hay muchos que llevan meses especulando con la amistad entre el alcalde y la atractiva comisionista. Es lo de menos. Sebastián se equivocó al enseñar la foto y dejar caer en esa calculada ambivalencia lo de la “relación”, con el matiz urbanístico sólo al final de la pregunta. En España, afortunadamente, la vida privada de cada uno no afecta en lo público y el candidato socialista no debería entrar en esos charcos de los que puede salir salpicado. Pero que el alcalde de Madrid cuente entre sus amistades a uno de los testaferros de Roca, una persona que presume de su buena mano con “Alberto” y utiliza su nombre para sus negocios, no es sólo un asunto personal. Nos afecta a todos los madrileños.

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samedi 19 mai 2007

Que fait Sarkozy dans le jeu d'Uribe ? Quelle diplomatie ?

Monsieur le président veut être le chef de la diplomatie française. De bonne fois il a pris l'initiative sur l'affaire Ingrid Betancourt, mais il ne connait rien à l'amérique du  sud et en particulier à la colombie. Les bonnes intrentions ne suffisent pas. Négocier avec les FARCS, bien mais avec qui et pourquoi ?

Quand on connait la raison d'être des FARCS, qui sont le traffic de drogue et les enlèvements, il compromet la France dans un réglement qui nous dépasse, qui le dépasse. Il maintient un entretien d'une demi-heure avec Uribe dans laquelle il prone une solution négociée et le jour suivant Uribe le désavoue, ne parlant que de solutions militaires.

Je ne pense pas que Sarkozy ait dit quoique ce soit qui ait faché Uribe, mais je me demande  plutôt dans quel jeu il a compromis la France lors de ces discussions avec un président d'une intégrité au-dessous de tout soupçon.

Il faut lui reconnaître un résultat, les noms de Sarkozy et de la France sont ces derniers jours indissociables de celui  d'Uribe, des FARCS et accessoirement d'Ingrid Bétancourt. Du travail en perspective pour Kouchner, si Sarkozy le laisse faire.

Avant toute activité, la réflexion est nécessaire en diplomatie.

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vendredi 18 mai 2007

La reconstruction de la gauche après le premier gouvernement Fillon-Sarkozy

Ce blog s'est offert des vacances pendant une semaine. Non pas qu'il y avait peu à dire, mais réellement le fait d'être dans l'attente des premières décisions du premier gouvernement Sarkozy nous démontrait la stérilité de toutes interventions de toutes prises de parti.

Il était plus utile d'attendre et enfin de compte de marquer un avant et un après élections que de spéculer, de prendre l'initiative. Que cela nous plaise ou non Nicolas Sarkozy a la responsabilité de prendre l'initiative et nous de la juger et de prendre partie.

Que peut-on dire après la prise de fonction de N. Sarkozy et la nomination du nouveau gouvernement ?

Comme nous le pensions (je ne dis pas nous le craignions) nous avons à faire à un gouvernement de campagne électoral, celle des législatives. Le président a su occuper l'espace médiatique ne laissant que peu d'espace à ses adversaires du centre et de la gauche (Bayrou et le PS). Il a su jouer sur la fibre émotionnelle du rassemblement, du glamour, d'un gouvernement paritaire, de la défense de la France et la réapropriation à son avantage de tous les symboles.

Bayrou se trouve de fait éjecté de sa position d'arbitre et se retrouve sans capacité réelle d'action. L 'extrême gauche a disparu et le PS recherche son avenir, les deux représentant de fait un certain archaïsme d'une classe politique en extinction. Il n'en est peut-être pas ainsi, mais la perception qu'en ont les Français est celle là.

L'ouverture du gouvernement Sarkozy n'a d'autres buts donc que de préparer cette campagne, comment interpréter dans le cas qui nous occupe à fois la réponse de gauche à cette stratégie, et l'interprétation que l'on peut retirer de l'entrée de socialistes et ex-socialistes au gouvernement ?

La réponse de chacun de ces hommes de gauche à cette invitation répond sans doutes à des motifs qui leur sont propres sans incidences réelles sur les partis existants. Seul le cas Besson s'inscrit dans un cadre plus global d'alternative au parti socialiste et de destruction de toute capacité d'opposition à une quelconque action gouvernementale. De mon point de vue, son cas s'inscrit dans un cadre "collaborationniste" avec Sarkozy en vue d'occuper médiatiquement le terrain politique propre à la gauche, et donc de destruction de l'activité politique de gauche. Dans le cas de Kouchner, ses choix sont faits, ils correspondent à l'homme qui privilégie la fin sur les moyens (prise de position sur l'Irak de 2002), je ne partage pas ses options, mais il n'en reste pas moins de mon point de vue respectable. Je répète c'est son choix. Reste à savoir quelle sera sa liberté d'action ? Si comme tout le porte à croire, sa nomination s'inscrit dans une certaine destruction du quai d'Orsay au profit de Sarkozy, ne laissant aux affaires étrangères qu'une fonction de pure gestion alimentaire des affaires courantes, et de marketing, il sera responsable devant l'histoire d'y avoir participé. Dans quelle mesure, ne voit -on pas en fait une revanche de Monsieur l'avocat sur les diplomates, de Sarkozy sur de Villepin.

L'alternative pour la gauche est assez compliquée, dans la mesure où le compassionnel, le social, l'écologie sont récupérés par ce nouveau président et de fait par l'UMP, et les futures ailes politiques en gestation. Comment retrouver donc un certain protagonisme sans être relégué dans l'archaïsme par l'action de cette présidence ? La réponse nous ne l'avons pas évidemment, mais des pistes articulant une opposition gouvernementale solide, impliquant une image novatrice, non archaïque couplée à une force contestataire agile et créant un effet moteur de prise de conscience sur l'opinion peut s'imposer comme la seule solution à l'emprise sociétale de ce nouveau président.

Un pôle Besancenot-Bové-Autin permettrait un travail en profondeur avec les anti-libéraux sur des alternatives à la société libérale actuelle. Ce travail pourrait s'appliquer dans le cadre des régions française tenue par les socialistes, généralisant de fait une partie du programme de Ségolène Royal mis en pratique dans sa région de Poitoux-Charentes et permettant la mise au point de solutions alternatives et novatrices.

Quant au parti socialiste, que peut-il faire ? S’il veut être un parti de gouvernement, ce qu’il ne semble plus être, vu la perception qu’en ont les Français, il se doit de retrouver ce lien avec l’imagination, à la construction d’alternatives crédibles. Son premier travail serait d’effacer cette identification avec l’archaïsme que perçoivent les Français. Comment cela pourrait-il se traduire ?

· En premier lieu par la relégation du premier plan médiatique et de la direction du parti, des symboles qui aux yeux des Français font de lui un obstacle à la rénovation du Pays. Disparition de la sphère de visibilité des éléphants, et du premier secrétaire (pour son absence de prise de décisions)
· Changement de premier secrétaire choisi sur la base d’une coopération pratique avec les alter-mondialistes et les verts
· Transeversalité appliquée aux sociaux-libéraux. Appartenance à une économie de marché, mais définissant clairement les limites d’acceptation de la mondialisation et en particulier de la financiarisation de l’économie.
· Etre à gauche avec Sarkozy n’implique pas nécessairement une vision plus à gauche comme réponse (Fabiusienne), ou moins à gauche (DSK) mais plutôt différemment à gauche.
· Définir une politique d’action commune avec les pays européens quant à la défense de nos models sociaux, faces aux pays émergents, et à certains abus (la chine en particulier). Prévoir des alternatives rélles pour les pays émergents.
· Repenser l’aspect social de la société française, permettant de supprimer la notion d’aides automatiques qui sont très mal perçues, par un système disons plus donnant-donnant. Redéploiement des aides en tout genre, tant individuelles que pour les entreprises
· Constituer une alternative réelle au gouvernement et au model Sarkozy via l’émergence d’une réelle décision politique à la présidence des régions française. Non pas une politique d’obstruction sytèmatique, mais de contrôle d’une politique alternative à celle à priori négative du nouveau gouvernement. Restant donc lucide et constructive avec le gouvernement en place.
· Le premier secrétaire ne devrait pas être le prochain candidat à l’élection présidentielle, il doit être libre de pouvoir effectuer son travail d’opposition parlementaire, sans aucune arrière pensée. Il devra travailler bien sur de concert avec le candidat choisi ou élu.
· Le prochain candidat aux présidentielles doit obtenir une respectabilité institutionnelle, soit par le contrôle d’une région forte (Ile de France), soit par un travail politique coordonné et reconnu comme président de la présidence des régions.
· Comment se situe Ségolène Royal par rapport à tout cela ? Bien, mais peut mieux faire. Elle doit donner à partir de maintenant des réponses qu’elle n’a su, qu’elle n’a pu ou qu’on ne lui laissa pas consolider. Son apport fut primordial dans ces derniers mois, mais elle luis reste un travail de consolidation, de réflexion, de consistance pour qu’elle puisse prétendre à un deuxième mandat comme candidate. Le poste de premier secrétaire ne lui va pas me semble-t-il.

On a essayé de résumer une première approche, les apports sont les bien-venus.

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jeudi 10 mai 2007

Bolloré n'a jamais travaillé avec l'Etat" Sarkozy

Si Nicolas Sarkozy a accepté l'invitation de l'industriel et yachtman Vincent Bolloré, c'est parce que, dit-il, il n'a jamais travaillé avec l'Etat". Bolloré lui-même a déclaré que son groupe "n'a jamais eu aucune relation commerciale avec l'Etat Français".
Jamais, vraiment? Aucun marché, pas le moindre petit appel d'offre? Ce n'est pas ce qui ressort de ces extraits du BOAMP (Bulletin officiel
des annonces des marchés publics) que nous a adressés un passant de Rue89:

Annonce N°357, publiée le 15/01/2007 dans le BOAMP [Bulletin officiel
des annonces des marchés publics] 003 C, dépt. 38
Avis d attribution de l'annonce N°78, publiée le 22/02/2006
Nom et adresse officiels de l'organisme acheteur : ministère intérieur
et aménagement.
Correspondant : préfet délégué pour la sécurité et la défense, 20,
rue de l'Espérance, B.P. 3331, 69405 Lyon Cedex 03, tél. :
04-37-91-30-00, télécopieur : 04-37-91-30-06.
Référence de la publication au B.O.A.M.P. :
Parution n° 37 A, annonce n° 78 du 22 février 2006.
Objet du marché : mise en place de locaux de sûreté modulaires à
l'hôtel de police de Grenoble (38).
Type de marché de travaux : exécution.
Type de procédure : appel d'offres ouvert.
Nom du titulaire/organisme : BOLLORE S.A., parc d'activité du Ragon, 14,
avenue Louis-Pasteur, 44119 Treillieres.
Montant (H.T.) : 342 329,00 EUR (H.T.)
Date d'attribution du marché : 11 décembre 2006.
Autres informations : avis rectificatif du 21/03/2006 bulletin 56 A n°71

Date d'envoi du présent avis à la publication : 19 décembre 2006.
http://www.journal-officiel.gouv.fr/jahia/Jahia/marches-publics/pid/120?...

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mercredi 9 mai 2007

Le prix des vacances de Nicolas Sarkozy (Le nouvelObs)

Le prix des vacancesde Nicolas Sarkozy (Le nouvelObs)


Voici une évaluation des principales dépenses effectuées pour l'escapade de Nicolas Sarkozy, au large de Malte.

  • Le vol a été effectué à bord d'un jet privé, un Falcon 900EX de la société Unijet, qui se dit simple prestataire de service pour le groupe de Vincent Bolloré. Néanmoins, selon le registre de la Direction générale de l'aviation civile, l'appareil, immatriculé F-HBOL, a comme propriétaire "Bolloré SA", indique Libération dans son édition de mercredi 9 mai. Le quotidien précise qu' "un tel vol aller-retour coûte au total environ 50.000 euros. Il faut compter 6.000 euros de l'heure de vol, plus les frais d'immobilisation de l'appareil".

  • Le "Paloma", le yacht de luxe sur lequel Nicolas Sarkozy passe ses quelques jours de repos est un navire de 60 mètres disponible à la location pour 173.000 euros par semaine -en basse saison, selon deux sites de location de yachts de luxe. Selon le site en ligne du magazine Capital, ce yacht construit en 1965 par un chantier naval japonais appartient à l'homme d'affaires Vincent Bolloré, qui l'a racheté et rénové en 2003. Le bateau comprend sept cabines, et peut accueillir 12 personnes, en plus des 16 hommes d'équipage. Son pont supérieur possède un jacuzzi et le grand salon est équipé d'écrans plasma géants.

  • Selon Libération, au total, une virée de deux jours coûterait environ 100 000 euros pour le millionnaire moyen qui voudrait se l'offrir, sans les repas.
  •  
  • Par ailleurs, Le Canard enchaîné rapporte que le prix d'une chambre au Fouquet's, où ont dormi Nicolas Sarkozy, sa femme Cécilia et leur fils Louis dimanche soir, se situe entre 2.500 et 8.500 euros. (8.500 euros étant le prix de la suite présidentielle).

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Música en defensa del hospital Severo Ochoa

A toda la gente de bien, acudir.

El Severo me duele. 11 de mayo, 21.00. Cubierta de Leganés. Metrosur.
Casa del Reloj. Entradas 20 euros y a la venta en El Corte Inglé


Música en solidaridad con los trabajadores del hospital Severo Ochoa
de Leganés y en defensa de la sanidad pública. La Cubierta de Leganés
-con un aforo para 10.000 personas- acogerá el próximo 11 de mayo un
concierto en apoyo del centro hospitalario. En el acto participarán
cantautores como Joan Manuel Serrat, Ana Belén y Víctor Manuel, junto
a los nuevos aires de La Excepción. También se subirá al escenario
Sole Giménez (ex Presuntos Implicados), Miguel Ríos, Ismael Serrano,
Joaquín Sabina y El Gran Wyoming. El título del concierto: El Severo
me duele.


Habrá más actuaciones, pero aún "están por confirmar", según prometen
los organizadores. Éstos -la Plataforma Vecinal en Defensa de la
Sanidad Pública, entre otros- recuerdan que hace dos años empezó la
crisis del Severo Ochoa. El Gobierno regional destituyó al
coordinador de urgencias, al director médico y al gerente del
hospital por presuntas irregularidades en la sedación a pacientes
terminales señaladas por denunciantes anónimos.

"Desde el principio, las entidades vecinales han denunciado que esas
destituciones eran una cortina de humo para desviar la atención de
los verdaderos problemas del hospital Severo Ochoa: la ausencia de
medios, de personal y unos presupuestos raquíticos", denuncia la
Federación Regional de Asociaciones de Vecinos (FRAVM).

No está previsto que ninguno de los médicos afectados se suba al
escenario. "Van a intervenir los distintos artistas y ellos harán
alguna referencia a la defensa del hospital y de la sanidad pública",
explicó Juan Antonio Sánchez, portavoz de la plataforma vecinal.
"Nuestra intención es llenar La Cubierta de Leganés", agregó. El
dinero recaudado se destinará a "apoyar las acciones judiciales que
están teniendo los profesionales del Severo Ochoa", explicó el doctor
Frutos del Nogal. "Y si ganamos los juicios, el dinero lo
invertiremos en una ONG", señaló Del Nogal.

El concierto cuenta con el apoyo del Partido Socialista de Madrid
(PSM), IU y los sindicatos UGT y CC OO.

El Severo me duele. 11 de mayo, 21.00. Cubierta de Leganés. Metrosur.
Casa del Reloj. Entradas 20 euros y a la venta en El Corte Inglés.

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Hommage de Bernard-Henri Lévy à Ségolène


Hommage à Ségolène Royal

Eh bien oui.

Au risque de surprendre, je pense que Ségolène Royal a fait une bonne campagne.

Elle a perdu, c’est entendu.

Et perdu plus lourdement que ne le donnaient à penser, ces derniers mois, les prévisions.

Mais elle a perdu pour des raisons que l’on commence à bien cerner et dont je prétends, moi, qu’elles sont à son honneur.

Elle a été diabolisée, d’abord. On a beaucoup parlé - et on avait raison - de la tentative de diabolisation dont fut victime son adversaire. Mais autrement plus insidieuse, donc plus ruineuse, fut la diabolisation qui l’a poursuivie, elle, depuis ses premiers pas. Incompétente quand elle la fermait ; agressive quand elle l’ouvrait… N’ayant rien à dire quand elle prenait le temps d’écouter ses électeurs ; scandaleuse quand elle rompait le silence (les 35 heures) ou brisait les orthodoxies (ses prises de position, si courageuses, sur le nucléaire iranien ou le Darfour)… Bécassine, enfin, avant son débat avec Sarkozy ; Cruella après et, surtout, pendant - quand elle a commis le crime de lèse future majesté de l’interrompre, interpeller, ne rien laisser passer, le mettre dans les cordes… Ce n’est plus une femme, gronda la rumeur, c’est une sorcière. Ce n’était plus la douce, la maternelle Ségolène, c’était un bretteur, une tueuse - voyez ces yeux minces où passent des épées de feu ; entendez cette voix de mauvaise sirène, une octave trop haut, si dure… Ah l’increvable misogynie des Français et souvent, malheureusement, des Françaises ! J’ai aimé, moi, cette dernière image dans ce dernier débat. J’ai aimé la stature qu’elle a prise à cet instant - et la belle droiture qui émanait de son regard et de son port. Elle honorait la gauche, cette droiture. Et elle honorait la France.

Elle a livré bataille, deuxièmement, à un moment d’inflexion, mais encore, hélas, de suspens, où il devenait clair que la vieille stratégie d’union des gauches n’avait plus de chance de l’emporter mais où la nouvelle stratégie d’alliance avec le centre restait trop insolite, inédite, bref, révolutionnaire, pour passer le cap des hypothèses et retourner, réellement, les esprits. Madame Royal a dit les mots qu’il fallait dire. Elle a fait les gestes qu’il fallait faire. Peut-être, d’ailleurs, le grand débat de la campagne, celui qui restera, celui qui fit bouger les lignes en même temps que, au passage, les liturgies cathodiques, fut-il ce débat avec Bayrou dont elle a pris l’initiative et qui ouvrait, on le verra maintenant très vite, un vrai nouveau chapitre de l‘histoire politique française. Mais voilà… Il était trop tôt… On a dit, ici ou là, qu’il était trop tard, que c’est avant qu’il fallait le dire, avant qu’il fallait le faire, etc. Non, voyons. Le contraire. Il était trop tôt dans le siècle. Trop tôt dans l’histoire du pays. Sauf que c’est elle, Madame Royal, qui, trop tôt ou trop tard, l’aura fait. Sauf que, ce big bang rêvé par les uns, annoncé par les autres, c’est elle, et personne d’autre, qui l’aura osé et déclenché. Pour cela, elle restera. Pour cela, même si elle a perdu, elle a gagné.

Et puis il faut bien reconnaitre, enfin, que Nicolas Sarkozy a été bon. Vraiment bon. Je veux dire par là qu’il a su surfer, avec un mélange de talent et de cynisme non moins remarquables l’un que l’autre, sur une vague de fond dont il semble que tout le monde ait, à part lui, sous-estimé la terrible puissance. Qui, parmi les commentateurs, avait-il prévu que l’éloge d’une France qui n’a jamais commis, sic, de crime contre l’humanité puisse faire recette à ce point, douze ans après les paroles de Jacques Chirac reconnaissant, au Vel d’Hiv, notre participation au crime nazi ? Qui imaginait de tels hurlements de joie et, au fond, de soulagement, chaque fois que fut dit et redit, de meeting en meeting, que la France ex-coloniale n’était coupable de rien, qu’elle n’était en dette vis-à-vis de personne et qu’elle devait être fière, au contraire, de son œuvre civilisatrice ? Qui, encore, pouvait deviner que le traumatisme de Mai 68 fût resté si vif dans les esprits que l’appel répété à « liquider » - quel mot ! – l’héritage du « parti des voyous et des casseurs » puisse faire jaillir, lui aussi, de tels geysers de fiel, de joie triste et de ressentiment ? Madame Royal a résisté à ce discours. Fidèle à la ligne tenue, sur ces sujets, peu ou prou, par nos deux derniers Présidents, elle a tenté d’endiguer ce flot de haine et de rancune. Et, de cela aussi, je lui sais gré.

Je ne parle pas - car seul le mauvais esprit gaulois en a douté - du sang-froid dont elle a fait montre, d’un bout à l’autre de l’aventure.

Je n’insiste pas - encore que le fait fût unique dans notre histoire électorale - sur la double bataille qu’il lui a fallu mener : l’une, publique, contre son adversaire; l’autre, secrète, contre les siens.

Et je n’évoque que pour mémoire, enfin, le ton et, comme dit un poète qu’elle affectionne, le « frisson nouveau » qu’elle a fait passer dans cette vieille musique socialiste qui n’en finissait pas de mourir et qui n’attendait, peut-être, que ce salutaire coup de grâce.

Tout cela, elle l’a fait. Et il faut espérer que s’en souviennent ceux qui, à partir de ce lundi matin, vont être tentés de se livrer au petit jeu de la chasse à la sorcière ou de la production de la chèvre émissaire.

Ségolène Royal est loin d’avoir dit son dernier mot – et c’est tant mieux

Bernard-Henri Lévy

Vu sur le blog de poly-tics

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La refonte de la gauche - La possibilité pour les Français de l'étranger d'agir et de participer.

Quoique l'on faisait ces derniers jours, on se trouvait confronté partout, dans tous les médias à la refonte du parti socialiste, ou pire à son éclatement.

Mais soyons objectifs, quelle est la possibilité d'une refonte de la gauche passant par la constitution d'un parti Bayrouiste, où passant par un parti regroupant les anti-libéraux ? Bayrou, a actuellement un problème de structure, les anti-libéraux n'ont pas su se mettre d'accord pour un candidat unique aux présidentielles.

Maintenant commence les chose interressantes au PS, tout est prêt apparemment pour la confrontation d'idée cet été. La campagne ce n'était que travail et travail, maintenant direction la structuration des idées et le travail idéologique.

Ne rien faire est ce qu'il y a de plus frustrant, j'utilise mon droit de poster des articles sur ce blog et sans que me voient mes compagnons pour vous rappeler la chose suivante:

L'adhésion au PS est possible par Internet (20 €), l'attractif n'est pas vraiment le prix, mais le fait que c'est presque immédiat et que cela correspond à notre façon de vivre (Internet pour tout et pour tous).


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mardi 8 mai 2007

Europe - Le respect des peuples ne passe pas par un mini-traité.

Ce n'est pas parceque Nicolas Sarkozy a été élu, que nous ne défendrons pas certaines évidences. Le débloquage de l'europe ne peut passer par un vote en catimini au parlement, suite à un accord passé avec Merkel lors d'une première rencontre de prise de contact.

Les peuples qui se sont exprimés par la voie référendaire, qu'ils aient voté Non ou Oui, ne méritent pas ce manque de considération; d'autre voies doivent être explorées en particulier le plan A+ de Gérard Onesta.

Cette tentative boutiquière de passer outre les volontés populaires n'est comme nous l'avions dit durant la campagne le propre d'un politique. Le politique doit oeuvrer avec imagination, innover en politique, concilier l'inconciliable. Les grands desseins se forgent avec cet esprit, et le problème de l'europe de ces dernières années est de n'avoir pas su offrir une vision politique de son future.

Dire que l'on va débloquer l'europe grâce un mini-traité et en fermant définitivement la porte à la Turquie sur une base xénophobe, n'est pas seulement une imposture, mais est ce qui est plus grave faire sortir la France du cercle restreint des européistes de vocation pour la faire entrer dans le monde des européistes de marché.

Heureusement le parlement européen est là pour démontrer son utilité, et il ne manquera pas ce rendez-vous.




Le président de la Commission constitutionnelle au Parlement européen, le social-démocrate allemand Jo Leinen, a estimé que "le mini-traité européen proposé par Nicolas Sarkozy est inacceptable", lors d'une rencontre avec la présidence allemande de l'Union européenne, mardi 8 mai à Berlin. Le Parlement européen n'acceptera pas que le nouveau traité génère moins de démocratie, moins de transparence et moins d'efficacité que l'ancien, a-t-il souligné. Il n'acceptera pas non plus une restriction des droits civils et de la participation citoyenne

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lundi 7 mai 2007

Discours de Ségolène Royal au soir du second tour



Extraits du discours

"Le suffrage universel a parlé. Je souhaite au prochain président de la République d'accomplir sa mission au service de tous les Français".

"Je remercie du fond du coeur les près de 17 millions d'électeurs, de citoyens, de citoyennes, qui m'ont accordé leur confiance. Je mesure leur déception et leur peine. Mais je leur dis que quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas. J'ai donné toutes mes forces et je continue avec vous et près de vous".

"Je remercie tous les militants qui ont porté ce grand moment démocratique. Bien sûr les militants socialistes mais aussi tous les autres militants de la gauche et de l'écologie, ceux de Désirs d'avenir, et au-delà toutes celles et ceux qui se sont unis dans le mouvement".

"Gardons intactes l'énergie et la joie de l'immense rassemblement populaire vibrant de ferveur qui m'ont accompagnée tout au long de cette campagne, ici et dans les outre-mers".

"J'ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes et de la gauche. La forte participation traduit un renouveau de notre démocratie, et notamment pour les jeunes, partout dans le pays et en particulier dans les quartiers, qui se sont massivement inscrits pour voter. Bravo à tous ces jeunes pour cet engagement civique qui rappelle à la République le devoir de respect et d'égalité qu'elle a envers eux".

"Ce que nous avons commencé ensemble nous allons le continuer ensemble. Vous pouvez compter sur moi pour approfondir la rénovation de la gauche et la recherche de nouvelles convergences au-delà de ses frontières actuelles. C'est la condition de nos victoires futures".

"Je serai au rendez vous de ce travail indispensable et j'assumerai la responsabilité qui m'incombe désormais. Mon engagement et ma vigilance seront sans faille au service de l'idéal qui nous a rassemblé et nous rassemble et qui va, j'en suis sûre, nous rassembler demain pour d'autres victoires".

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Dur, dur avec Sarko. Le fouquet's et les snobs c'est trop.

Sarkozy, DSK, Fabius, Hollande

Il faut désormais espérer que Sarkozy respectera ses engagements. Plus il mettra en œuvre les inepties, parfois délirantes, qu’il a promis à tort et à travers au cours de cette campagne, plus il échouera. Je ne donne pas six mois avant que les Français n’ouvrent les yeux sur la réalité de ce pouvoir. Cette retraite en Corse pour se préparer à « habiter » la fonction, quelle farce… Et cette soirée au Fouquet’s, chez les nouveaux riches, alors que Paris compte tant de restaurants prestigieux et plus modestes, quelle comédie… Et ces « vedettes » venues saluer le nouveau maître de la France, ces Clavier, Steevy, Virenque, Hallyday, quel ballet… Avec mon successeur, nous étions dans le pittoresque, avec son successeur, nous serons dans le grotesque.

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N. Sarkozy son devoir de réussite et de respect

Souvent durant cette campagne m'est venue à l'esprit le poids des responsabilités qu'impliquait le programme de la candidate socialiste. Il restait un poids tout compte fait qui pouvait être porté dans la mesure où il ne revendiquait pas la perfection d'une personne, d'un groupe, mais il revendiquait le recours à l'intelligence collective, au droit à l'imagination et à l'innovation, à la transversalité.

Nicolas Sarkozy, par la répugnance que provoquait certains de ses propos ne nous a jamais été sympathique. De par sa débauche de propositions, souvent contradictoires il ne nous a jamais inspiré confiance. De par sa comptabilité de boutiquier, il ne nous semble pas à la hauteur du poste qu'il va occuper.

Mais, le poste peut transcender la personne, et il serait bon qu 'il en soit ainsi car ses promesses l'ont mis dans la situation peu enviable de necessité absolue de réussite, celle où l'approximation ne lui sera pas permise; la machine le broiera s'il s'écarte un tant soi peu de ce que la société française considère comme admissible de par sa culture égalitaire.

Fasse que derrière tout ce cinéma apparent de retraite maltaise, il y ait réllement une recherche de vérité, car dans le cas contraire nous ne l'envions pas; et même si nous lui souhaitons la meilleure réussite, nous ne le laisserons pas nous tromper, nous avilir. 

Les quatre “mais” du candidat élu (Dedefensa)

Notre analyse reste plus “maistrienne” que jamais. Encore plus qu’un peuple, une nation a parlé. Compte tenu des circonstances et notamment par rapport au conformisme international qui nous étouffe, on peut dire qu’elle a parlé d’une façon révolutionnaire. On rejoint le schéma “maistrien”. Elu comme il a été, Sarko sait bien qu’il n’a pas intérêt à trop dévier de la ligne qu’il a annoncée, et dont on peut admettre aussi bien qu’elle lui a été imposée par la volonté nationale. (Mais qu’importe à Sarko puisque sa véritable allégeance, c’est le succès.) La gravité des vainqueurs hier soir avec leurs observations unanimes que cette victoire remarquable au terme d’une mobilisation non moins remarquable est une charge et un devoir bien plus qu’un triomphe, cette gravité speaks volumes comme disent les cousins.

D’où notre agaçante insistance à citer, une fois de plus, ce qui doit devenir l’appréciation fondamentale de notre époque de décadence et de révolution, et particulièrement de la France dans cette époque : «On a remarqué, avec grande raison, que la révolution française mène les hommes plus que les hommes la mènent. Cette observation est de la plus grande justesse... [...] Les scélérats mêmes qui paraissent conduire la révolution, n’y entrent que comme de simples instruments; et dès qu’ils ont la prétention de la dominer, ils tombent ignoblement.» (Joseph de Maistre, La Révolution française, 1796.)

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Ségolène Royal en tête en Espagne - Résultats du second tour des présidentielles.

Ségolène Royal devance N. Sarkozy en Espagne d'une courte tête.
Résultats du second tour pour l'Espagne (pdf).

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vendredi 4 mai 2007

Le 6 mai, la France Présidente !




  • Le 6 mai, vous refuserez la fatalité, les inégalités sans fin, les tensions sociales brutales, le cynisme en politique, les grandes puissances de l'argent qui oppressent la valeur travail et contrôlent l'information, la soumission à la mondialisation anglo-saxonne.
  • Le 6 mai, vous choisirez le changement dans la clarté et la détermination, la réconciliation dans une France apaisée, le progrès pour tous et le respect pour chacun, un Etat impartial et la rénovation de nos institutions et de notre modèle social.
  • Le 6 mai, VOTEZ SEGOLENE ROYAL !

Conformément au code électoral, aucun article ni commentaire ne pourra être posté sur le site à compter du vendredi 4 mai minuit. Reprise lundi 7 mai.

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Depuis Madrid nous vous le disons. Un vote peut tout changer, surtout un vote Ségolène Royal

Dimanche nous ferons aussi l'effort d'aller voter (même si nous devons faire 3 heures de queue), nous n'ecouterons pas les sondages. Nous nous dirigeons aux Français de Métropole car 90% de nos visiteurs viennent de là.

Nous ne vivons pas en France, certain d'entre nous n'y retournerons plus y vivre, mais tous avons connu comme nous l'avons dit dans d'autres articles un avant goût du Sarkozysme au pouvoir durant la prériode gouvernementale Aznar (son ami qui entraina les Espagnols dans l'aventure irakienne).

Cette époque nous donne le droit avec toutes les conscéquences qu'il y eut d'appeler les Français à voter et à voter en concience. Non pas un vote technocrate élaboré par une manipulation médiatique et une manipulation sondagière, mais un vote ambitieux, un vote de transversalité, un vote de future. Nous appelons à voter pour Ségolène Royal, parceque cette distance avec la métropole nous donne le recul nécessaire pour voir au-delà d'un mesquin calcul comptable, il nous permet de voir dans quoi se projette la France ou plutôt ne se projettera pas si l'on se laisse dicter sa conduite par un tir groupé de sondages et de journaux télévisés.

Les dernières rafales médiatiques m'ont surpris par la force, l'ampleur et la qualité de l'oeuvre de démolition qu'elles ont réalisé dans cette dernière ligne droite excepté certains heureux exemples:

Deux France, par Jean-Marie Colombani

La tentation peut être grande, de se projeter au-delà, de considérer que nous sommes déjà entrés dans l'ère Sarkozy. Au contraire, l'importance de l'enjeu – l'amorce d'une phase nouvelle de notre histoire politique, le choix d'un modèle de société – incite à réaffirmer que chaque voix compte.
Les sondages ne sont pas l'élection. Et celle-ci, quel qu'en soit le résultat, crée à son tour un rapport de forces dans le pays qui influencera l'attitude de l'heureux(se) élu(e) dans son mode de gouvernement comme dans son appréhension de la diversité des aspirations de la société française.

De ce point de vue – et même si le duel télévisé, beaucoup trop technique et manquant d'ampleur, ne l'a pas fait apparaître avec suffisamment de clarté et l'a même, à certains égards, masqué –, il y a bel et bien en présence deux France, deux visions de la société.
Elles étaient parfaitement visibles lors des deux grands meetings parisiens des candidats : le public de Bercy montrait une société homogène; celui de Charléty une société plus diverse, plus colorée. Dans le premier cas, beaucoup d'inclus; dans le second, beaucoup d'aspirants à l'intégration, de candidats à intégrer cette classe moyenne dont le sort reste une des clés de l'avenir.

La mondialisation, on le sait, si elle donne du travail à des centaines de millions d'êtres humains, comporte un risque : la distribution des bénéfices n'est pas égale. Entre les pays. Mais aussi au sein même de chaque pays, en brisant les équilibres sociaux, en remettant en route la machine à inégalités qu'un demi-siècle d'Etat-providence avait inversée.

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Aznar o la decadencia de un presidente.

El y sus amigos cada uno en su registro no se saben contener, que sea por el 11-m, por el problema vasco o por otras cosas como esta, palabras indignas de un antiguo jefe de gobierno de una derecha desacomplejada que llevo a España en Irak.

Y decir, que esta gente es amiga de Sarkozy....
Claro que tiene chofer, pero el bebe ?

Aznar al volante

“A mí no me gusta que me digan no puede ir usted a más de tanta velocidad, no puede usted comer hamburguesas de tanto, debe usted evitar esto y además a usted le prohíbo beber vino (…) Es como esos letreros por las autopistas que dicen 'No podemos conducir por ti'. Yo siempre pienso, ¿y quién te ha dicho a ti que quiero que conduzcas por mí? (…) Las copas de vino que yo tengo o no tengo que beber déjame que las beba tranquilamente; mientras no ponga en riesgo a nadie ni hago daño a los demás”

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Ariane Mnouchkine : Allez-vous vraiment faire ça ? Appel à ceux qui pensent aller voter blanc !

Alors, vous allez vraiment faire ça ?

Vous les plus purs que d’autres, les plus intelligents que d’autres, vous les plus subtils, vous les cohérents, vous les fins stratèges, vous allez faire ça ?

Vous, les à qui on ne la fait plus, les durs du cuir, vous allez vraiment, en ne votant pas pour
elle, voter pour lui ?

Vous allez vraiment faire ça ? Vous allez le faire ?

Vous, les vrais de vrais de la gauche vraie, vous allez faire ça ?

Pour cinq ans ! Pour cinq ans, peut-être dix, vous allez faire ça ?

Vous, les toujours déçus de tout, vous les amers, les indécis décidés, les laves plus blancs que blanc vous allez faire ça ?


Mais pourquoi ?

Parce que quoi ?

Parce que jupe ?

Parce que talons hauts ?

Parce que voix ?

Parce que sourire, cheveux, boucles d’oreilles?

Parce que vraie ?


Il n’y a rien qui vous aille dans son programme à elle, rien ?

Pas cinquante propositions sur les cents ?

Pas vingt ?

Pas dix ?

Pas une ?

Vraiment, rien du tout ?

Trop de quoi ? Pas assez de quoi?

Pas assez à gauche ? On voudrait, quitte à tout perdre, une campagne à gauche toute ?

Mais même l’extrême gauche, cette fois-ci, au deuxième tour ne joue plus à ce jeu-là. Peu importe, vous, vous allez y jouer ?

Le résultat du 21 avril 2002 ne suffit pas ?

Non. On le refait en 2007, mais en mieux.

Pas au premier tour, non, carrément au deuxième. C’est plus chic.

Que ceux qui ressemblent à Nicolas Sarkozy, ou qui croient qu’il leur ressemble, que ceux-là votent pour lui, quoi de plus normal.

Que ceux qui lui font sincèrement confiance pour améliorer leurs dures vies, que ceux-là l’acclament et votent pour lui, quoi de plus normal. C’est même estimable.

Que les grands patrons votent Nicolas Sarkozy, pas tous d’ailleurs, loin s’en faut, non, mais par exemple les grands patrons de presse, qu’on a vu se si nombreux, si heureux, à Bercy avant hier, qu’ils votent pour leur copain, qui va vraiment améliorer leurs belles vies,
c’est moins estimable, mais quoi de plus normal ?

Mais vous, une respiration possible, un air nouveau, un espace de travail politique, une chance espiègle, ça ne vous dit rien ?


Vraiment rien ? Mais qu’est-ce qui vous fait si peur ?


Les Italiens ont enfin chassé Berlusconi, les Espagnols, après une grande douleur révélatrice, se sont débarrassés d’Aznar, et voilà que nous, à quelques milliers de voix près, nous allons
repasser le plat de la droite dure ?


Il y a un pari à prendre contre une certitude sombre, et vous ne pariez pas ?

Quels désirs obscurs allez-vous satisfaire ?

De qui donc, de quoi êtes-vous secrètement solidaires. Ce ne peut-être du bien de ceux
qui ont besoin, vitalement, de mieux être. Vitalement. Maintenant.

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Sarkozy et le communautarisme. Tracts de l'UMP en arabe.

Je pourrai donc les lire puisque j'étudie l'arabe. envoyer en moi une copie.

Des tracts en arabe pour Sarkozy

Le candidat UMP aux législatives dans la 7e circonscription du Rhône (Rillieux-la-Pape, Bron et Vaulx-en-Velin), Jean-François Debiol, a fait imprimer 200 tracts en arabe pour présenter une image positive de Nicolas Sarkozy.

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Non à la société inuhmaine que les sondages ont choisie pour nous.

Pour me conforter dans ma décision de ne pas voter pour le candidat libéral comme je l'avais dit dans un post précédent.

Un suicide reconnu comme un accident du travail (NouvelObs)

La Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) a reconnu comme un accident du travail le premier de la série des trois suicides de salariés du Technocentre de Renault, celui d'Antonio B., un ingénieur surmené et mis sous pression par sa hiérarchie.

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La vision sarkozienne de la France a déjà été essayée dans l'Espagne de Aznar.

Certains jugent excessifs parfois nos prises de position sur Mr Sarkozy, mais l'article ci-dessous soulève un des aspects de la problématique que vivent ou ont vécu les français de Madrid de façon plus ou moins continuelle.

Nous voulons vous rappeler d'autres aspects qui nous ont obligés depuis plusieurs années à nous considérer comme étant d’une certaine façon à l’avant-garde de la critique du modèle libéral prôné par N. Sarkozy

  • Le jeunes en particulier sont hors course dans l’acquisition d’un logement (voir ci-dessous. Je le confirme étant tenu de recruter des nouveaux personnels dans le cadre de l’exercice de mon travail. Avant les nouveaux décrets socialistes, le nombre d’intérimaire oscillait entre 40 et 60% des travailleurs dans mon entreprise (multinationale espagnole), dans le cas des moins de 30 ans ce chiffre montaient à 90 %. Les salaires après 5 ans d’études supérieur s’étalaient entre 18.000 et 24.000 € annuel brut. Le prix en haute banlieue d’un petit 3 pièces n’est pas au-dessous de 380.000 €
  • Le comportement de la droite espagnole « décomplexée » s’est traduite lors de son dernier gouvernement avec majorité absolue par un contrôle presque absolu des médias, un autoritarisme revanchard, un mépris absolu des forces démocratiques présentes au parlement. Le résultat fut entre autre l’intervention d’Aznar en Irak aux côtés de Bush, la privatisation rampante du système de santé, le renforcement de l’éducation privé (collèges et universités), la paupérisation et donc la destruction partielle de l’éducation publique.
  • Le passage du PP dans l’opposition après 2004 s’est cristallisé dans une opposition systématique à un quelconque type de collaboration avec le gouvernement en place, à une présence lourde dans les rues de Madrid par le biais de manifestations aux relents catholiques conservateurs et anti- démocratiques, qui ont amené plus d’un à penser à un noyautage par l’extrême droite de ce parti. Madrid grâce à un maire et un gouvernement régional du PP permet à ces conservateurs néolibéraux de maintenir une stratégie de la tension contre un parlement légitimement élu. Les communautés autonomes aux mains de la droite néolibérale ont été jusqu’à freiner la loi sur les personnes dépendantes (qu’y a-t-il de politique en cela).
  • La stratégie de la tension de ces 7 dernières années s’est traduite par une baisse de la qualité relationnelle entre espagnols, par un affrontement rampant entre la droite et les forces de progrès, entre les jeunes et les moins jeunes, entre ceux qui ont un emploi normal et ceux qui n’ont n’en pas du tout ou qui ont un travail contractuellement dégradant, entre ceux qui ont un appartement et ceux qui n’ont n’en pas. Ils ne faut pas d’ailleurs oublier que Franco fut l’instaurateur de cette notion de propriété du logement, méthode pratique qu’il mit au point pour maintenir les gens dans un piège de dépendance mortel prémisse de notre société de consommation.
  • La destruction du relationnel s'est traduite aussi par un antagonisme chaque fois plus fort entre régions historiques (Catalogne - Pays basque) et le reste de l'Espagne. La stratégie de la tension, de la dépréciation s'est essayée dans un premier temps contre ces régions, favorisant un affrontement où les extrème ont gagné. Le nationalisme (régional) s'est renforcé comme unique solution à ce carcan qu'était devenu pour eux le grouvernement central contrôlé par la majorité absolue du PP.
En définitive le gouvernement de Jose Luis Zapatero essaie péniblement de restaurer un système dégradé dans un contexte qui rappelle la solitude du coureur de fond, contexte où évidemment les forces de l’argent et des médias ne sont pas là pour l’aider.



Présidentielles: les Français de Madrid ont l'esprit critique

Ainsi quand Nicolas Sarkozy fait l’éloge de l’économie espagnole, parvenue « dans une certaine mesure » au plein emploi, chacun sait qu’outre Pyrénées, où le taux de chômage est tout juste inférieur au niveau français, le salaire minimum n’atteint pas les 600 euros net. Quant aux « 80% d’Espagnols propriétaires » cités par le candidat de l’UMP, ils suscitent les réactions dubitatives d’un public qui sait qu’en Espagne les crédits immobiliers de plus de 40 ans sont une banalité.

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jeudi 3 mai 2007

Le débat Royal/Sarkozy. La dimension politique du poste de chef de l'état.

Sur la forme il n'y a plus grand chose à dire. Ségolène a démontré qu'elle n'était pas l'incompétente que les médias nous avaient présentée, il n'y a qu'à voir comment Arlette Chabot en est restée bouche bée, la "miss coupe la parole à Ségo" des entrevue précedentes n'a pas réussi à placer un mot.

Les politologues et autres intellectuels de la sphère parisienne ont contabilisé ce débat comme pour un match de basket, décortiquant de façon très technique la situation de l'une et de l'autre, et en arrivant au match nul. Mais il est certain que Monsieur Sarkozy en est arrivé à bafouiller à ne pas savoir comment répondre, à se trouver acculer contre les cordes, comme nous l'avons rappeler précédemment. De plus s'il y a match nul pour eux, c'est qu'elle a effectivement gagné.

Nous avons pu comprendre par la forme de ce débat, que l'incapacité de Sarkozy de gagner des luttes ouvertes, de résoudre des dossiers est réelle. Il n'a su à aucun moment imposer une vision politique à son projet autre que celle purement comptable d'un chef d'entreprise. Aucune dimension idéologique veritable n'a su émerger de son discours, et ne parlons pas de la personne elle-même qui se cachait derrière ses mains, ou qui cherchait l'intervention divine de PPDA ou de A. C. pour mettre un terme à son supplice. Le trois minutes finales n'étaient pas pas un cadeau à Ségolène Royal, mais bien plus la nécessité impérieuse de mettre un terme à son supplice, de mettre un terme à la démonstration de son inadéquation avec la fonction présidentielle.

Si ses manipulations, si sa statégie pour l'amener à la fonction présidentielle réussit, nous aurons mis la direction de la France entre les mains , non d'un politique, mais d'un comptable ou tout au plus d'un chef d'entreprise. Sans vouloir diminuer les qualités des chefs d'entreprise, je veux rappeler par cela que la France n'est pas une entreprise.

Le fond:

Repris du blog du PS d'Ermont





SÉCURITÉ :

Le vrai bilan de Nicolas Sarkozy, c’est :





  • 432 000 victimes officielles d’agressions en 2005.

  • + 30 % d’agressions depuis 2002.

  • + 26% pour le nombre de faits de violence à l’école.

  • Quand hier 20 000 voitures brûlaient par an, c’était pour Nicolas Sarkozy un échec de la gauche. Avec près de 45 000 voitures brûlées en moyenne chaque année depuis 2002, ce ne serait pas un échec de l’ancien ministre de l’intérieur, mais une réussite personnelle.

  • 12 000 policiers agressés en 2006.

  • 3 semaines d’émeutes dues à une très mauvaise gestion de la crise de l’automne 2005.




Le bilan de l’ancien ministre de l’Intérieur est particulièrement mauvais et prouve l’incapacité du candidat en matière de sécurité.




Lors du débat, il a ironisé sur le souhait de Ségolène Royal de faire accompagner les policières de nuît jusqu’à chez elles (suite aux viols dernièrement de deux d’entre elles). Pourtant, un dispositif ayant le même objectif pour les femmes travaillant le soir existe déjà à Montréal où les bus les raccompagnent aux pieds de leurs immeubles. En banlieues, les patrouilles du soir peuvent ramener les policières.





    NUCLÉAIRE :




    • Sur l’EPR, Nicolas Sarkozy n’a pas contesté la position de son gouvernement qui est celle de l’avoir imposé sans concertation pour ensuite assurer son lancement par un décret pris quelques jours seulement avant l’élection présidentielle. Ségolène Royal annulera le décret et remettra le dossier sur la table.

    • Nicolas Sarkozy, pourtant ancien ministre de l’Intérieur et ministre d’Etat, a été incapable de répondre à la question de Ségolène Royal et ignorait donc qu’il s’agissait de la troisième génération de réacteur.



    Ségolène Royal a raison de rappeler que la part du nucléaire représente 17% de l’énergie totale (électricité, gaz, charbon, pétrole, hydraulique, énergies renouvelables) consommée en France (même si elle a fait un lapsus).



    RETRAITES :




  • Nicolas Sarkozy a fait un mensonge plus gros que lui en prétendant que le financement des retraites était résolu par la Loi Fillon jusqu’en 2008. Le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) dit en réalité qu’il manque à peu près 50% du financement, et par ailleurs, qu’un rendez-vous en 2008 sera indispensable pour trouver une solution pour combler le « trou ».

  • Ainsi, Nicolas Sarkozy trompe les Français sur la loi Fillon : outre les injustices qu’elle crée, elle ne résoud rien sur le plan financier puisque le besoin de financement des régimes de retraite sera, au minimum, de 0,7% de PIB par an d’ici 2025 selon le COR.

  • Nicolas Sarkozy promet ce qu’il ne pourra pas tenir. Il a annoncé hier qu’il augmenterait les petites retraites de 25% en finançant cette mesure par la réforme des régimes spéciaux. Or, cette augmentation coûterait spontanément au moins 10 milliards d’euros. Or, le retour à l’équilibre des régimes spéciaux ne pourra se faire que dans la longue durée, par définition. En outre, le poids de ces régimes est surestimé : 7% des dépenses seulement.

  • Sur le Fonds de réserve des retraites, Nicolas Sarkozy ne pouvait pavoiser. Depuis 2002, sa dotation n’a quasiment pas augmenté, se situant à 30 milliards, alors que les Finlandais en sont à 200 milliards… Pour enfin aller de l’avant, Ségolène Royal propose d’abord de relancer la croissance et d’abonder le Fonds grâce aux ressources nouvelles qui en résulteront pour les finances publiques.




Dans ce cadre, prévoir que les profits contribuent davantage semble la moindre des choses (on peut évoquer, pour être plus précis, la contribution sociale sur les bénéfices, voire la taxe sur les contrats d’assurance, prélèvements qui existent aujourd’hui et dont le rendement pourrait être accru sans drame).




35 HEURES :




Nicolas Sarkozy n’a pas répondu : pourquoi ne les a-t-il pas supprimé ? Il a dû reconnaître devant Ségolène Royal, que cela était une formidable avancée sociale.




HEURES SUPPLÉMENTAIRES :





  • Les deux Lois Fillon permettent déjà largement le recours aux heures supplémentaires, avec un contingent de 220 heures possible. 37% des salariés à temps plein font des heures supplémentaires et ils font 55 heures par an en moyenne. Moins de 40% des salariés à temps plein ont fait une heure supplémentaire en 2006.

  • Effectuer des heures supplémentaires, c’est consacrer moins de temps à sa vie familiale et c’est plus de fatigue.

  • La mesure de Nicolas Sarkozy coûte au moins 5 milliards d’€ d’après l’étude de Pierre Cahuc et Patrick Artus pour le Conseil d’analyse économique.

  • Cette même étude montrait que cette mesure détruirait l’emploi. Une entreprise de 20 personnes détruirait 2 emplois pour faire faire 4 heures supplémentaires aux autres.

  • Le « coup de pouce » de Ségolène Royal ne coûte que 180 euros par mois en plus de l’augmentation légale (l’augmentation légale sera au 1er juillet de 3%) pour une entreprise de 10 salariés. Quelle entreprise de 10 salariés ne peut pas payer cette somme ? De plus, cela redistribue le pouvoir d’achat et augmente la consommation.

  • Dans quel pays, dans quelle économie, Nicolas Sarkozy a vu que ce sont les salariés qui choisissent leurs horaires de travail ?




IRAN :





  • Nicolas Sarkozy n’a toujours pas saisi l’enjeu terrible pour la sécurité du monde. Il n’a pas compris que passer du nucléaire civile au nucléaire militaire est une simple question d’enrichissement d’uranium.

  • La position de Ségolène Royal qui est celle de l’AIEA, de l’UE et du Conseil de Sécurité des Nations Unies consiste à dire : pour l’Iran, pas de nucléaire civil tant que l’Etat ne se soumet pas aux contrôles de l’Agence.




Guy Melin




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Débat Royal Sarkozy. Elle lui a fait perdre le nord plus d'une fois

Un exemple de la capacité de Ségolène à contrôler les situations, et faire perdre le nord à Sarkozy.

Faible femme disaient les médias...., sans carrure de chef d'état disaient-ils.

En fin de compte elle a parfaitement démontré qu'elle était une fine politique et non pas une technocrate, et c'est cela qu'on demande à un président. Elle a démontré pleinement sa capacité à être un chef d'état.

La transcription exhaustive du débat(Libération)

Le débat (Video 1ère partie - NouvelObs)

Le débat (Video 2ème partie- NouvelObs)

Ségolène Royal : Ne croyez-vous pas qu'il faut tenir compte du patrimoine possédé ? Trouvez- vous normal que cette dame ait reçu un chèque...

Nicolas Sarkozy: Je ne connais pas cette dame…

Ségolène Royal : Cela a été publié aujourd’hui. C'est une riche héritière, le bouclier fiscal à 60 % est applicable à partir du 1er janvier…

Nicolas Sarkozy : Ne faisons pas de remarque... Je vais regarder ce cas...

Ségolène Royal : Ce n’est pas un cas, c’est la conséquence de ce que vous avez fait voter !

Nicolas Sarkozy : Non, ce que je propose, c’est pire. Je considère qu'un pays libre est un pays où chacun peut disposer librement de la moitié de ce qu'il a gagné. C'est une conception...

Ségolène Royal : C'est très injuste en fonction du patrimoine. Si ce sont des petits revenus...

Nicolas Sarkozy : Ce n'est pas du tout injuste.

Ségolène Royal : Cette dame qui a 400 millions de patrimoine et qui reçoit un chèque grâce à vous, grâce au bouclier fiscal va toucher un chèque de 7 millions d’euros…

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mercredi 2 mai 2007

Sarkozy et 1968. La contre manifestation du 30 mai et le "Cohn-Bendit à Dachau".

La dialectique de l'affrontement de Sarkozy dans son discours hyper-violent de Bercy nous pousse à répondre et en cela il est le principal responsable de la radicalisation de la société française. 
Mais tout a une limite et il est fort possible que nous entrons dans son jeu, mais se taire ne sert rien.
Rappelons donc ce qui fut crié dans la contre-manifestation du 30 mai 1968,manifestation à laquelle de fait il s'associe.

A Bercy, Sarkozy attaque les "héritiers de Mai 68"

"Les héritiers de ceux qui, en mai 68, criaient 'CRS = SS' prennent systématiquement le parti des voyous, des casseurs et des fraudeurs contre la police."


Marée bleu blanc rouge sur les Champs-Elysées
Aussi bien, dès le rassemblement à la Concorde commencèrent à fuser les slogans, établis, tant dans les termes que dans les cadences, pour être des répliques à ceux des manifestations qui depuis quinze jours se sont succédé à Paris. Parmi ceux les plus souvent repris et dont la foule finira par faire ses leitmotive : " De Gaulle n'est pas seul ! ", " Le communisme ne passera pas ! ", " Le drapeau, c'est bleu-blanc-rouge ! ", " La France aux Français ! ", " Les Français avec nous ! ", " Liberté du travail ! ". Et puis, aussi, sur notes de comptine ironique : " Mitterrand, c'est raté ! ", ou, sur l'air des stades : " Allez, de Gaulle ! ".

Il y eut pourtant plus vif, plus hargneux, sinon haineux : " Cohn-Bendit en Allemagne ! ", " Le rouquin à Pékin ! ", " Vidangez la Sorbonne ! ", " Cocos au poteau ! ", " Les cocos à Moscou ! ", et même un très choquant et inadmissible " Cohn-Bendit à Dachau !".

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DSK "se porte garant" de la politique économique de Royal

L'ancien ministre PS de l'Economie affirme que les propositions de la candidate socialiste sont "crédibles et solides".

A quelques heures du face-à-face entre les deux candidats à l'Elysée, Dominique Strauss-Kahn a assuré qu'il ne fallait pas avoir "de crainte à l'égard de la politique économique que présente Ségolène Royal".
"Elle est innovante, elle est adaptée à la mondialisation et elle préparera mieux la France à l'avenir que la politique de Nicolas Sarkozy", notamment parce que "Nicolas Sarkzoy, cela va être le conflit".
"Le sujet qui a été mis sur la table, c'est finalement (de savoir si) les propositions de Ségolène Royal sont solides, sont crédibles. Et moi je réponds 'oui' ", a-t-il dit.
"Je me porte garant de la façon dont la politique économique pourra être conduite si Ségolène Royal est élue", a-t-il assuré.

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Les jeunes ont un devoir d'explication à faire

Il est évident sur la base de ces chiffres que les jeunes doivent mettre en pratique le dialogue avec leurs ainés comme le recommande Ségolene, et autant commencer aujourd'hui avant qu'il ne soit trop tard ! Vivre ensemble c'est la tâche de tous !

Qui vote quoi ?
Détails du dernier sondage TNS pour le Figaro (www.figaro.fr)

DE 18 à 24 ANS: SR 57% NS 43%
DE 25 à 34 ANS: SR 53% NS 47%
DE 35 à 49 ANS: SR 54% NS 46%
DE 50 à 64 ANS: SR 46% NS: 54%
65 ANS ET PLUS: SR 34% NS: 66%

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La chronique du monde d'après

Allez visiter la chronique du monde d'après.
Sarkozy et Guaino, Chabot et débats

Ma position actuelle m’a permis d’assister hier en toute discrétion au meeting de Nicolas Sarkozy à Paris. Je ne vais pas revenir ici à nouveau sur la liste des soutiens nombreux qui rejoignent, jour après jour, le candidat de l’UMP, tout a déjà été dit à ce sujet. Tout cela a un furieux air de mai 58 et je plains les plus jeunes d’entre vous qui allez découvrir ce monde là, si par malheur ce candidat est élu.

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mardi 1 mai 2007

ENTREVISTA: Elecciones presidenciales en Francia SÉGOLÈNE ROYAL Candidata socialista



"Los franceses quieren que la vida política se renueve en profundidad"(El Pais)

Ségolène Royal, de 53 años, candidata socialista a la presidencia de Francia, explica en esta entrevista su "pacto presidencial" ante la segunda vuelta electoral del domingo, en la que se enfrentará al conservador Nicolas Sarkozy.

"Yo no quiero que el Estado siga estando dirigido por un solo partido, por un solo clan. La República no es eso"

"Dominique Strauss-Khan es un hombre con talento e imaginación. Podría ser un buen primer ministro si ésa fuera mi elección"

Pregunta. ¿Cree que ha salido beneficiada de su debate con François Bayrou?

Respuesta. La que ha salido beneficiada ha sido la democracia. Es un acontecimiento inédito en la historia política francesa que un candidato para la segunda vuelta de las presidenciales proponga un debate con un candidato que no ha sido elegido en la primera. Adopté esta iniciativa porque esto se corresponde con la idea que tengo de la política. Es coherente con lo que soy, con mi forma diferente de hacer política, con lo que he comprobado de la crisis democrática, con los resultados de Bayrou, con los mensajes que han enviado sus electores. La primera vuelta me ha confirmado lo que había oído en los debates participativos: los franceses quieren que la vida política se renueve en profundidad y que se superen los antagonismos entre bloques. El debate lo ha demostrado. François Bayrou estuvo de acuerdo una docena de veces con lo que yo decía. Sin renunciar al enfrentamiento principal entre la derecha y la izquierda, hay algo que inventar y tuve la sensación de que el momento ha llegado. La política necesita una renovación profunda. He dado un contenido a esta renovación y dado prueba de ello.

P. Antes de la primera vuelta, usted tenía otra actitud. ¿Cómo explica este cambio en relación con el partido centrista?

R. Es verdad, lo dije: la Unión para la Democracia Francesa [UDF] siempre ha gobernado con la derecha. La votación mayoritaria a dos vueltas favorece el enfrentamiento entre bloques. Por eso en la reforma de las instituciones habrá una cierta proporcionalidad. François Bayrou, que lo ha visto de cerca, ha comprobado cómo es un Estado con la Unión por un Movimiento Popular [UMP], el balance y las desviaciones ideológicas y lingüísticas de Nicolas Sarkozy. La creación de un Ministerio de Inmigración e Identidad Nacional, la teoría genética sobre los pedófilos, la forma en que se ha deshumanizado su campaña le han arrebatado una parte del electorado centrista.

P. ¿La comunidad de valores pasa del Partido Socialista (PS) a la UDF?

R. No hablo de recomposición política ni de aparatos políticos. De momento no me planteo la cuestión de las coaliciones. Si estamos en un enfrentamiento permanente al 50%, Francia no podrá volver a ponerse en marcha. Respecto a algunos temas fundamentales, conseguiré salir de este enfrentamiento entre bloques. En cuanto a la reforma de las instituciones, al Estado imparcial, tenemos un planteamiento común. Yo no quiero que el Estado siga estando dirigido por un solo partido, por un solo clan. La República no es eso. Soy la única que tiene una visión de la reforma institucional completa. No es el caso de la derecha. Jacques Chirac, elegido con el 82% de los votos, tuvo una oportunidad excepcional para desbloquear la vida política francesa. No lo hizo, todos los poderes siguen estando concentrados. Hoy, Nicolas Sarkozy sigue siendo presidente de la UMP, lo cual va en contra del espíritu de las instituciones.

P. ¿Qué señales le va a enviar a la izquierda, preocupada por su evolución hacia el centro?

R. La izquierda no está preocupada, porque yo me centro en el pacto presidencial. No olvido los valores y las ideas de los que me han apoyado. Me he reunido con todos o he mantenido contactos con ellos porque quiero que sus ideales y sus buenas ideas se incorporen al pacto. Teniendo en cuenta la situación en que se encuentra Francia, es absolutamente necesario evitarle cinco años de derecha dura. En cuanto al voto de Bayrou, es bastante variado y todos los motivos son respetables. He tomado nota de esta realidad sin despreciarla y he optado por salirme de los esquemas tradicionales. Además, ya estoy harta de este proceso permanente en el que cuando se habla o se dialoga, uno resulta sospechoso. Es hora de que nuestra democracia alcance la mayoría de edad.

P. [La trotskista] Arlette Laguiller se decide por primera vez desde 1981 por la candidata socialista. ¿Qué le diría?

R. La cuestión de la protección de la dignidad de los trabajadores es fundamental. Es una hermosa lucha que tiene el mérito de ser desinteresada. Quiero una Francia unida y no que los franceses estén enemistados unos con otros. Quiero ser presidenta de una Francia serena y enérgica.

P. Usted compitió en las primarias con Dominique Strauss-Kahn. Él estuvo muy ausente de su campaña durante la primera vuelta, y después ha estado muy presente en ella. La foto de su desayuno a solas, ¿es la misma que la de Mitterrand y Rocard en 1988?

R. Dominique es un hombre con talento e imaginación. Podría ser un buen primer ministro, si ésa fuera mi elección.

P. ¿Podría escoger a François Bayrou como primer ministro?

R. Ya lo he dicho: no rechazo nada por definición.

P. En cuanto a las jubilaciones y la jornada de 35 horas, ¿cómo podría conciliar su visión y la de los electores de François Bayrou?

R. Debemos continuar con la labor de explicación. Me enfrento a unos prejuicios muy fuertes, basados en el pretexto de que los socialistas son incompetentes en economía y prefieren lo social. Además, como soy mujer, hay, por definición, un prejuicio de incompetencia, aunque cuente con el apoyo de toda la nueva escuela de economistas. Mi pacto reconcilia la eficacia económica y el progreso social. Por otra parte, en el debate eliminamos algunas ambigüedades, puesto que François Bayrou veía en mi programa una estatalización de la economía. Es cualquier cosa menos eso. La economía de mercado es una realidad insoslayable, pero creo que necesita ser regulada para evitar sus desórdenes.

P. ¿Piensa que es necesario reducir el gasto público o no?

R. Sí, hay que luchar contra el despilfarro y el pluriempleo, y hacer que el gasto sea más eficaz.

P. Respecto a la jornada de 35 horas, usted la criticó y ahora dice que es necesario generalizarla. ¿No es una contradicción?

R. No, la segunda ley sobre la jornada de 35 horas era demasiado uniforme, pero la disminución del tiempo de trabajo sigue siendo un objetivo. En cambio, la forma en que se alcanzará tendrá que volver a ser debatida por los interlocutores sociales. Lo que ha faltado en la aplicación de la ley es el acompañamiento humano.

P. Habla de la deuda, pero no ha especificado la forma de aflojar esa presión.

R. El margen de maniobra pasa por la reforma del Estado y la clarificación de las competencias territoriales. Cuando pregunté a José Luis Zapatero o a Romano Prodi respecto a la forma en que habían reducido la deuda, me respondieron que mediante un mejor reparto de las responsabilidades y de las competencias.

Traducción de News Clips. © Le Monde / EL PAÍS

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Ségolène Royal - Ma lettre aux Français.

"Ma lettre aux Français"

Nous voici dans la dernière ligne droite d’un grand et beau combat démocratique qui va décider de l’avenir et des valeurs de la France pour cinq ans et en réalité plus longtemps encore. Aujourd’hui, le choix se clarifie et c’est très bien ainsi. C’est un choix entre deux conceptions différentes de l’exercice du pouvoir, deux conceptions du redressement économique, social et écologique du pays, deux approches de l’Europe et du rôle de la France dans le monde.

Le désir de changement est vif et très largement partagé. Face à un système dépassé, injuste et inefficace, inefficace parce qu’injuste, une majorité de Françaises et les Français n’en peuvent plus et n’en veulent plus. L’exaspération est là, palpable, mais l’espérance aussi. Je veux y répondre en réformant profondément le pays mais sans brutalité et en rassemblant largement, au-delà des partis et des blocs, tous ceux qui veulent une France plus fraternelle et en même temps en prise sur son époque, capable d’en relever les défis, forte d’une confiance retrouvée et qui réconcilie l’efficacité économique et sociale. Trop de temps a été perdu, trop de cartes gâchées, trop d’inégalités creusées, trop d’inefficacité économique, trop de dette : il y a urgence. A chacun de prendre ses responsabilités.

La France a choisi pour devise des valeurs universelles. La France n’est jamais aussi forte, aussi respectée, aussi aimée que quand elle porte haut et fort ce message de justice et quand elle en donne l’exemple chez elle. Quand ces valeurs sont malmenées, la France ne se reconnaît plus.

Je veux une France de liberté. Et la première des libertés, c’est celle de choisir et de conduire sa vie. Parce qu’on a un bon bagage éducatif de départ. Parce qu’on a un emploi qui permet de vivre dignement et de faire des projets. Parce qu’on conserve sa vie durant le goût d’apprendre et la possibilité de se former. Parce que les solidarités sont au service de cette liberté et de cette responsabilité individuelle. Je sais que nous sommes nombreux, très nombreux, à ne pas vouloir que notre pays soit transformé en laboratoire d’un berlusconisme tardif qui va s’aligner sur les postures de Georges Bush. Je sais que nous sommes nombreux, très nombreux à rejeter la confusion des pouvoirs, la mise au pas des contre-pouvoirs, la soumission au pouvoir de l’argent. Voilà pourquoi j’appelle au rassemblement de tous ceux qui ne veulent pas d’un Etat de droit au plus bas et d’un recul des libertés publiques.

Je veux une France de l’égalité des possibles, pas simplement formelle mais réelle. L’égalité républicaine, ce n’est pas tout le monde sous la toise, ce n’est pas l’uniformité. C’est le droit égal garanti à chacun qu’il pourra aller au bout de ses possibilités, grâce à la priorité donnée à l’Education, qu’il sera aidé quand il en aura besoin, qu’il lui faudra donner s’il a reçu car l’égalité des droits suppose l’égalité des devoirs. L’égalité républicaine, c’est l’assurance donnée à tous d’un traitement impartial, indifférent à la naissance, à l’origine, à la fortune, au carnet d’adresses. Ce n’est pas l’exonération des droits de succession pour les patrimoines les plus riches, cette restauration des privilèges héréditaires de la rente contre lesquels, jadis, le peuple français fit une Révolution. Ce n’est pas la promotion de quelques uns sous prétexte de discrimination positive, qui assigne à l’origine et masque mal l’abandon du plus grand nombre. Ce n’est pas la remise en cause de la loi de 1905 pour mettre les religions dans la politique et la politique dans les religions, ce n’est pas l’instrumentation des communautarismes et des clientélismes. Ce qui menace notre identité nationale, ce n’est pas l’immigration régulière, c’est la destruction de notre pacte républicain. Car il en va ainsi chez nous : quand la République s’affaisse, la France s’abaisse.

Je ne veux pas d’une France en proie au doute, tentée par le repli, s’abandonnant à la peur, affaiblie par ses divisions et impuissante à maîtriser son destin. Je veux une France de la fraternité, une France unie qui reprenne la main. Une France capable de changer sans se perdre. Une France capable de se réformer parce qu’au clair sur ses valeurs et forte de tous les siens. Sans la fraternité, la liberté et l’égalité se désaccordent. Voilà pourquoi j’appelle au rassemblement de tous les Républicains de progrès qui veulent, eux aussi, que la loi du plus juste l’emporte sur la loi du plus fort. Voilà pourquoi j’appelle au rassemblement de tous ceux qui ne veulent pas d’un pouvoir confisqué par un seul parti et soumis aux puissances de l’argent et aux injonctions du Medef et du CAC40.

L’Etat, spécialement en France où sa formation est ancienne, a préexisté à la démocratie. Il s’est construit dans des siècles où l’arbitraire était la règle et le droit l’exception. Depuis 1789, et malgré des retours en arrière, l’Etat a dû se plier au respect de la loi : le citoyen a peu à peu conquis des droits, l’anonymat et la brutalité de l’action publique ont dû laisser place à plus de transparence et de dialogue.

Mais notre Etat porte encore les stigmates des conditions de sa naissance et des habitudes d’un pouvoir sans frein. Qui ne voit que l’autorité judiciaire ne jouit pas encore de la pleine indépendance imaginée par Aristote et élaborée par Montesquieu ? Qui ne voit que les citoyens sont ravalés souvent encore à la condition subalterne d’administrés et ne parviennent ni à comprendre la logique des décisions qu’on leur impose, ni à faire valoir leur droit légitime dans les arcanes d’une administration qui les traite parfois en importuns ? Qui ne voit que la collusion des pouvoirs politiques et économiques bride l’indépendance de la presse et favorise les abus dans les nominations et les rémunérations comme on l’a vu à Airbus ? La droite porte la lourde responsabilité d’avoir aggravé la subordination de la justice, ignoré les citoyens et confondu l’intérêt public avec les intérêts privés.

Les Français veulent un Etat impartial et je veux le construire avec eux. Aujourd’hui, l’Etat n’est pas assez présent là où on a besoin de lui mais il est envahissant là où il multiplie sans raison les procédures et la bureaucratie, le maquis des aides et des démarches. Il est trop timide là où il devrait jouer son rôle d’entrainement et trop lointain là où il devrait être proche, à l’écoute, réactif. Il se trompe souvent quand il décide seul. Voilà pourquoi j’appelle au rassemblement de tous ceux qui veulent un Etat réformé avec des services publics efficaces, un Etat qui enraye la vertigineuse croissance d’une dette qui l’étouffe.

Je veux une France capable de vérité. Une France lucide sur ses points faibles, énergique sur ses points forts, capable d’anticiper les mutations nécessaires, de se mobiliser pour réinventer son avenir, d’investir dans l’éducation, la recherche et l’innovation, aujourd’hui paupérisées et sinistrées, dans la qualification et les emplois de qualité. Car c’est la seule réponse vraiment moderne aux transformations de l’économie mondialisée et de la compétition planétaire. Le projet coercitif de Nicolas Sarkozy se trompe d’époque et tire la France du mauvais côté de la nouvelle division internationale du travail. Il ne comprend pas l’efficacité économique du travail pour tous et du bien-être au travail. En disant aux uns de « travailler plus pour gagner plus » et en faisant peser sur les autres, ceux qui n’ont pas d’emploi, le soupçon de paresse et de fraude, il empêche la France de tirer parti de son principal atout, de son avantage concurrentiel le plus durable : son capital humain. Quel est ce projet de société où l’on ne pourrait pas s’en sortir dans le cadre de la durée légale du travail ? Ce qu’une vision archaïque ne cesse de disjoindre et d’opposer – la performance économique, la performance sociale, la performance écologique – je veux au contraire le lier solidement ensemble car c’est ainsi que la France se relèvera, misera sur les activités et les emplois de demain. L’économique d’un côté, le social de l’autre, l’écologique à part, cela ne marche pas, cela ne marche plus. Personne n’a jamais réussi à restaurer la compétitivité française, stimuler la créativité, l’inventivité, la réactivité économiques dont nous avons besoin en écrasant, en méprisant, en traitant mal les salariés producteurs de richesses. Ce modèle est inefficace, comme le prouve la situation actuelle, car l’avenir de la France, ce sont des productions à forte valeur ajoutée, des services de qualité donc des salariés qualifiés, motivés, engagés dans leur travail. Je veux, avec les PME construire une nouvelle donne qui leur permettra de réussir, de se développer, de conquérir les marchés. En un mot, de réconcilier la France avec les entreprises.

Il faut un regard neuf sur l’économie du XXIème siècle et, pour tirer parti de nos atouts, de nouvelles règles du jeu. Il nous faut inventer et mettre en place les nouvelles sécurités qui ne seront pas l’ennemie mais la condition de la prise de risque et de l’agilité nécessaire dans la « grande transformation » du temps qui est le nôtre. L’Etat sera garant de ce nouveau compromis social et du nouveau dialogue qui, arrachant la France à l’archaïsme de ses relations de travail, fondera enfin dans notre pays une démocratie sociale facteur de réussite économique.

Le pays a besoin d’oxygène. Voilà pourquoi la nouvelle République que je veux bâtir avec tous repose sur quatre piliers à mes yeux indissociables : une démocratie représentative rééquilibrée, une démocratie participative vivante, une démocratie sociale forte d’un syndicalisme de masse et une démocratie territoriale où chaque échelon de la puissance publique sait, sans doublons, ce qu’il a à faire.

La voix de la France dans le monde a faibli. Sa place en Europe, comme inspiratrice de sa construction et garante d’un juste équilibre entre développement économique et progrès social, est contestée. Avec moi, elle retrouvera son rang et son influence, elle défendra ses intérêts sans crispation ni arrogance, en recherchant toujours des compromis dynamiques et les solutions les meilleures pour elle comme pour nos partenaires.

L’Europe est en panne institutionnelle et en panne d’idéal, en mal de projet. Où va l’Europe ? A quoi sert la construction européenne ? C’est parce que depuis trop longtemps nous n’avons pas su répondre à ces questions, qu’une majorité de nos concitoyens ont dit non il y a deux ans. Je ramènerai la France à la table de l’Europe, parce que c’est ensemble, avec tous nos partenaires, anciens et récents, que nous préparerons le plus efficacement l’avenir. Je veux une Europe de la connaissance, où les étudiants et les chercheurs échangent, travaillent ensemble, voyagent, coopèrent. Je veux une Europe de l’excellence écologique. Je veux une Europe qui comprenne que l’efficacité économique et le respect des salariés ne vont pas l’une sans l’autre. Je veux une Europe qui protège ses emplois, non pas de façon conservatrice et statique, mais en innovant, en se projetant dans l’avenir, en construisant les industries et les services de demain. Je veux une Europe où les salariés seront sécurisés, mieux formés, mieux rémunérés. Je veux enfin une Europe qui pèse dans la mondialisation, une Europe qui porte par ses actes un message de développement économique et humain, d’égalité entre les hommes et de paix entre les peuples. L’Europe doit se tourner vers l’Afrique pour l’aider à s’arracher à la pauvreté, vers l’Amérique latine où elle est attendue, vers l’Asie où sont les nouvelles grandes puissances économiques et politiques. Elle doit trouver un juste équilibre dans ses relations avec les Etats-Unis, pays ami et allié, et l’amener à renoncer à l’unilatéralisme et à accepter la nécessité du développement durable.


Cette France neuve, ce vote d’audace pour un changement serein mais garanti, c’est celui d’une France Présidente qui avance parce que chacun et chacune est appelé à donner le meilleur de lui- même."


Ségolène Royal

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Rencontre des Français de Madrid avec Miguel Sebastián


MADRID, 1º de mayo 2007

Os invitamos a un encuentro en Madrid con:


Miguel Sebastián, Candidato del PSOE al Ayuntamiento de Madrid
El 2 de mayo (Día de la Comunidad de Madrid) a las 19 horas
En el Café MAHON - Plaza del 2 de Mayo, 4 – 28.004 MADRID




En el contexto del periodo de entre las dos vueltas de la elección presidencial francesa y en la fase de precampaña municipal de Miguel Sebastián, candidato del PSOE al Ayuntamiento de Madrid, se realiza este encuentro con el fin de resaltar, en una fecha tan simbólica, los lazos de amistad y de convivencia queriendo dar un paso adelante en el entendimiento de dos proyectos políticos de nuestros países vecinos.

El Pacto Presidencial de Ségolène Royal está basado en la escucha de cientos de miles de ciudadanos, francesas y franceses, que se reunieron en los Debates Participativos. Este pacto tiene por ambición poner en marcha la sociedad y hacer que Francia se recupere, que se vuelva a encontrar consigo misma y acometa el verdadero cambio que hoy es urgente realizar. Propone a cada ciudadano participar en este proyecto de futuro, y quiere dar a todos la oportunidad de tener una vida plena. Pretende volver a dar confianza involucrando a todos los ciudadanos para que contribuyan a esta revolución democrática, bajo el principio de que a cada derecho corresponde un deber. Miguel Sebastián y Ségolène Royal se distinguen por su manera distinta de hacer política, haciendo partícipes a los ciudadanos de su futuro y sus condiciones de vida.

Son la única defensa eficaz contra la derecha y la verdadera ruptura con la política llevada a cabo desde hace años. Por ello, queremos reunirnos con el y celebrar la unión de la comunidad francesa en su lugar de residencia.



INVITATION :


Nous vous invitons à une rencontre à Madrid avec :


Miguel Sebastián, Candidat du PSOE à la Mairie de Madrid,
Le 2 mai (jour de la Communauté de Madrid) à 19 heures.
Au Café MAHON - Plaza del Dos de Mayo, 4 – 28.004 MADRID



Dans le contexte de l’entre deux tours de l’élection présidentielle française et dans la période de précampagne municipale de Miguel Sebastián, candidat du PSOE à la Mairie de Madrid, nous organisons cette rencontre pour faire valoir, lors d’une date si symbolique, les liens d’amitié et de convivialité, en faisant un pas de plus vers l’entente de deux projets politiques de nos pays voisins.

Le Pacte présidentiel de Ségolène Royal est fondé sur l’écoute de centaines de milliers de Françaises et de Français lors des Débats Participatifs. Ce pacte a pour ambition de remettre la société en mouvement et faire que la France se redresse, que chacun l’aime, se retrouve en elle et accomplisse le vrai changement qu’il est aujourd’hui urgent de réaliser. Il propose à chacun de participer à cet avenir, et veut donner à chacun la chance de réussir dans sa vie. Il veut refonder la confiance en engageant chacun à contribuer à cette révolution démocratique, sur le principe qu’à chaque droit correspond un devoir. Miguel Sebastián et Ségolène Royal se caractérisent par leur manière différente de faire de la politique, en faisant participer les citoyens dans la prise de décisions quant à leur avenir et leurs conditions de vie.

Aujourd’hui, ils représentent le véritable rempart contre la droite et une vraie rupture avec la politique menée depuis des années. C’est pour cela que nous voulons nous réunir avec lui et fêter l’union de la communauté française dans notre lieu de résidence.

CONTACT :

Le comité local de campagne de Ségolène Royal

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N. Sarkozy et l'écologie - Ses engagements.



Engagements : Nicolas Sarkozy et l'écologie

Candidat : Nicolas Sarkozy - Note 8.5/20

La position de Nicolas Sarkozy sur la rénovation des logements anciens n’intègre pas d’objectif thermique ni de réelle précision sur les moyens envisagés (1)
Le candidat ne répond pas sur réglementation thermique les constructions neuves et sur l’augmentation d’énergies primaires (2 et 5)
Par contre sa position ses nouveaux engagements intègrent un réel chiffrage du financement des transports en commun (3)

Soutenant la construction de nouvelles autoroutes, il s’oppose à cet effort nécessaire de sobriété (4) ainsi qu’à tout moratoire sur l’EPR (6) sur la construction d’incinérateurs (9) et sur l’arrêt du financement public des énergies non renouvelables (7)

S’il existe dans sa position une volonté affichée de développer la collecte sélective et de limiter l’artificialisation des milieux naturels et ruraux, celle-ci ne s’accompagne d’aucun moyen (8 et 10) et les engagements sur la question des réseaux écologiques sont sans rapport avec la demande de l’Alliance (11).

Rien n’est dit sur les subventions aux activités polluantes (12). Une bonne volonté est engagée sur la responsabilité environnementale des entreprises (13) mais la loi NRE n’est pas évoquée, et aucune obligation d’information n’est affichée.

La réorientation fiscale est affichée avec de grands objectifs mais sans vision suffisamment précise (14).

Rien n’est avancé sur la question des pesticides (15), alors qu’un début de réponse est donné en termes de recherche sur la santé environnementale (mais pas épidémiologique, 16).

Concernant les cultures biologiques, un effort très minime a été annoncé (17), et surtout aucun moratoire n’est demandé sur la culture d’OGM (18).

Concernant les relations avec les pays du sud, quelques propositions sont faites, mais demeurent insuffisantes sur la question des transferts de technologies (19), même si les mesures en terme d’annulation de la dette sont un peu plus poussées (20). Enfin, aucune solution n’est envisagée concernant les subventions, la redéfinition annuelle des quotas ne pouvant suffire à atteindre les objectifs (21).

Concernant l’éducation à l’écologie, un effort de solutions a été ébauché (22), l’objectif est clair mais il manque de précision sur les moyens. Sur le comportement exemplaire de l’Etat, des éléments sont apportés mais demeurent insuffisants (24).

Enfin, rien n’est avancé sur la question du rôle de la publicité et de l’utilisation abusive des arguments écologiques (23).

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Ségolène Royal - Ses positions sur la sécurité et la délinquence

De poly-tics.

Ségolène a fait évoluer la doctrine des socialistes, elle a mis fin à l’angélisme de gauche. " Etre socialiste, c’est d’abord répondre aux problèmes des gens qui souffrent. Où sont les deux principales souffrances aujourd'hui ? C’est le chômage et la précarité et c’est la question de l’insécurité et des violences. " (France 2, Les 4 vérités, 2 juin 2006 ) Parler de sécurité c’est traiter ce problème pour ceux qui en ont le plus besoin car les riches sont à l’abri des effets de la délinquance. "Les sécurités quotidiennes sont le problème majeur des catégories populaires. " (Journal du dimanche, 12 novembre 2006)



" Il y a aujourd’hui des délinquants à la dérive qui ont un sentiment de toute puissance il faut une reprise en main lourde, avec une certaine discipline pour le recadrer fondé sur l’idée de précocité de la sanction et de la prévention c’est à dire intervenir en amont ou dès la première alerte. Avec Ségolène la violence sera éradiquée dès l’école et un plan d’action contre les violences conjugales sera établi ( Delphine Batho responsable de la sécurité du staff de Ségolène, le monde 6 juin 06). Il faut sanctionner le "premier acte de transgression de la loi " : " Lorsqu’un jeune commet ce premier acte de transgression à la loi, même s’il est petit, un petit vol par exemple, si la sanction est tout de suite donnée, y compris une sanction éducative de proximité, à ce moment là il n’y a pas 80 % de récidives. Donc je pense que c’est cet encadrement très précoce aujourd’hui qui est d’ailleurs demandé par tous les acteurs de terrain, qui sont en proximité, il faut le mettre en place de façon puissante. " (Ségolène France 2, Les 4 vérités, 31 octobre 2006) "je crois que le problème aujourd'hui, c'est que souvent la première infraction n'est pas sanctionnée. C'est-à-dire un jeune qui n'est pas connu des services de police ou qui est à sa première infraction n'est pas sanctionné. Or on sait que si un jeune est sanctionné à sa première infraction, dans 80 % des cas, il ne va pas recommencer. " ( Ségolène RMC INFO, le 8 novembre 2006 )


Il faut donc développer "tous les types d'encadrement qui peuvent permettre à des jeunes de se remettre debout"  


Plusieurs solutions sont envisagées "on les sort du collège parce qu’ils perturbent le collège et on les recadre dans des structures éducatives, dans un appartement de proximité parce qu’il ne faut pas disqualifier les parents. Les parents peuvent continuer à être associés aux encadrants qui vont reprendre les enfants, les lever à l’heure le matin, leur redonner des règles de vie en commun, leur faire faire leurs devoirs, faire en sorte qu’ils fassent du sport, des activités culturelles. (Ségolène France 2, Les 4 vérités, 2 juin 2006)

Ce peut être également un encadrement militaire. " Est-ce qu’il est préférable pour un jeune qui vient de commettre son premier acte de délinquance d’être en prison, dans cette école du crime d’où on ressort plus délinquant que lorsque l’on y est rentré ? (…) L’encadrement militaire, ce n’est pas l’encadrement d’un service militaire où on apprend à tirer, où on conduit un char. Il s’agit de redonner un certain nombre de repères, les remettre dans le droit chemin au bon moment avant qu’ils ne basculent dans la délinquance la plus dure. (Ségolène France 2, Les 4 vérités, 2 juin 2006) "ce que j'ai toujours dit, c'est que (…) toutes les solutions d'alternative à la prison étaient bonnes. Et que je préférais voir un mineur encadré par les militaires à faire des activités, bien évidemment. On ne va pas encadrer un mineur à ne rien faire de toute la journée. (…) L'encadrement militaire, ça a un sens, puisqu'on réapprend aux jeunes, un certain nombre de règles, de normes et deuxièmement, on leur fait faire une activité, parce que je crois que pour se remettre debout, il faut se sentir utile et prouver aux jeunes qu'ils sont capables de faire quelque chose. " (Ségolène RMC INFO, le 8 novembre 2006). " Nous devons être lucides et fermes contre toutes les délinquances et contre toutes les causes ". (" Ma démarche, c’est de regarder les réalités en face ", Ségolènel’Humanité, 17 octobre 2006.)
Sarkozy veut (re)mettre en place une "police de quartier" proche de l'ancienne "police de proximité". Un jour il défait ce qu’il a fait et vice versa. Sarkozy donne l’exemple lorsqu’il dit à Azouz Begag je vais te casser la gueule. Sarkozy adapte ses actions sécuritaires suivant les circonstances ou instrumentalise la police, notamment en la transformant en police politique. Il a été à l’initiative près d’une dizaine de loi concernant la sécurité et aucune ne prenant des mesures sérieuses à l’encontre des délits en col blancs. Ceci : Sarkozy entouré de délinquants en col blanc Explique-t-il cela ? Au sujet du proxénétisme Quand un officier fit part à Sarkozy du fait que Prokhorov "proposait des jeunes femmes à ses invités à Courchevel". Sarkozy commenta sur ces mots : "C’est un homme qui veut plaire". On comprend mieux pourquoi la loi antiracolage de sarkozy ne s’attaque pas aux proxénètes car " ce sont des hommes qui veulent plaire. "



La Ligue des droits de l'Homme a présenté jeudi l'édition 2007 de son "état des droits de l'Homme en France", déplorant une "régression continuelle des libertés" et condamnant particulièrement le bilan de Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la présidence et ex-ministre de l'Intérieur. Qualifiant la "vision du monde" de M. Sarkozy d'"absolument terrifiante","Il faut réagir avant qu'il ne soit trop tard", a-t-il martelé, parlant de "grave régression en matière de droits fondamentaux depuis cinq ans". La Ligue des droits de l'Homme constate en 2006 une "aggravation de la crise sociale", un "approfondissement de la crise institutionnelle" et une "extension de la crise éthique" qui "se répand au rythme de la contamination de l'ordre républicain par l'agenda lepéniste".


" Les libertés et l'égalité ont ainsi régressé de concert en 2006, au profit non d'une sécurité durable mais d'une idéologie sécuritaire qui augmente l'insécurité qu'elle prétend combattre " affirme la Ligue des droits de l'Homme, mais n’est-ce pas voulu par sarkozy car comme dit Sartre "le désordre est le meilleur serviteur de l’ordre établi "


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N. Sarkozy et le bilan des 5 années du gouvernement sortant.

Nicolas Sarkozy, le candidat sortant : un bonimenteur au bilan consternant

Nicolas Sarkozy gouverne le pays depuis 2002 en tant que « numéro 1 bis » de toutes les équipes gouvernementales de la Droite. Ministre de l’Intérieur et des Finances, il n’a jamais hésité à se mêler de tout, d’éducation et de justice notamment. Il préside le parti majoritaire au Parlement, le Conseil général le plus riche de France après avoir été maire de Neuilly, le ghetto des riches.

Détenteur de tous ces leviers d’action, en quoi son action, depuis cinq ans, a-t-elle permis d’améliorer la situation du pays ?

Au-delà de l’agitation médiatique du candidat, l’examen des faits montre qu’il a été l’un des dirigeants de Droite les plus inefficaces. Sarkozy ne peut pas échapper à son bilan.

Sécurité : un bilan accablant, loin des promesses et des annonces

« Je n’ai pas été nommé pour stabiliser mais pour faire reculer la délinquance. Je veux être jugé sur mes résultats et s’il n’y a pas de recul durable de la délinquance, j’en tirerai toutes les conséquences.» (Nicolas Sarkozy, 2003)
(Nicolas Sarkozy, 2003)

- Le démantèlement de la police de proximité ;

- Plusieurs semaines d’émeutes dans les banlieues menant à l’instauration de l’Etat d’urgence en novembre 2005, à cause de ses discours provocateurs ;
(Nicolas Sarkozy, 2003)

- Les violences faites aux personnes en augmentation sur la période, selon les chiffres du Ministère de l’Intérieur (+14% depuis 2002).

- Des statistiques « arrangées » sur instructions.

- Un sentiment d’insécurité qui ne faiblit pas dans les banlieues

- La violence politique n’a pas diminué en Corse malgré 22 visites médiatiques sur place.

- Une volonté de mettre au pas la justice, privée de moyens mais sans cesse montrée du doigt.

- Une attitude de défausse permanente sur les juges, les travailleurs sociaux, les enseignants... pour justifier les insuffisances de son action.

Finances et économie : déficits et préservation des intérêts des plus favorisés

Comme lors de son passage au Ministère du Budget, sous Balladur, Nicolas Sarkozy a été le champion de la dette et de la baisse du pouvoir d’achat.

- En 2004, le budget préparé par Nicolas Sarkozy multiplie les cadeaux fiscaux aux plus riches (ISF, héritage) mais constate une hausse globale des prélèvements obligatoires. La baisse de 5 % des prix de la grande distribution promise n’a jamais eu lieu.

- La France ne parvient plus à réduire les déficits publics.

- Le déficit commercial atteint un record en raison de la baisse de compétitivité de nos entreprises.

- La croissance la plus faible de la zone Euro.

- Le déficit de la Sécurité sociale explose, la dette s’accumule pour les générations futures et l’accès aux soins se dégrade.

Le candidat-sortant, ne peut pas compter sur sa gestion dans les Hauts-de-Seine pour rattraper son bilan gouvernemental :

- La précarité y a explosé, avec une augmentation des RMIstes de 50% depuis 2002.

- La moitié des villes du département n’applique pas la loi fixant à 20 % la part des logements sociaux dans les communes ; Neuilly-sur-Seine, dont il est vice-maire, en compte péniblement 3%.

Nicolas Sarkozy : un projet politique dangereux pour la France

Si Nicolas Sarkozy n’a pas de programme précis et s’il multiplie les propos contradictoires (sur les baisses d’impôt, l’euthanasie...), il dévoile pourtant, au fur et à mesure de sa campagne et malgré ses propos racoleurs, sa vraie nature.

Son projet politique est profondément libéral et fortement autoritaire.

Appliqué, il provoquerait un conflit permanent dans la société française : entre les générations, dans le monde du travail, sur les territoires et dans la vie politique.

Ce n’est pas ce que veulent les Français.

Nicolas Sarkozy veut précariser le travail

Travailler plus pour gagner plus ? Fausse liberté, vrai frein à l’emploi

C’est l’employeur et non le salarié qui décide des heures supplémentaires, qu’il peut même imposer. « Travailler plus » est donc une fausse liberté pour le travailleur mais peut en revanche devenir une vraie contrainte.

Les entreprises auront intérêt à charger leurs salariés les plus productifs d’heures supplémentaires exonérées plutôt que d’embaucher. Cette mesure empêchera la création d’emplois stables et pénalisera les comptes de la Sécurité sociale.

Un CPE pour tous ? Le rêve de la fin du droit du travail

Nicolas Sarkozy souhaite un contrat avec une séparation sans motivation. Il parle d’un divorce à l’amiable, mais c’est le patron qui emporte les meubles. Derrière ses nombreux revirements sur le sujet, une chose est sûre : ce sera finalement la séparabilité imaginée par le MEDEF...

Nicolas Sarkozy : le renoncement et l’affrontement

Les peines planchers : après le tout répressif, le tout carcéral

Nicolas Sarkozy propose des peines automatiques. Il nie ainsi la capacité des juges de comprendre et sanctionner avec justesse. L’automatisation des peines multiplierait par trois le nombre de détenus dans des prisons déjà saturées. Elle empêcherait tout accompagnement et augmenterait ainsi le nombre de récidivistes. L’admiration de Nicolas Sarkozy pour le « tout carcéral » à l’américaine est mauvaise conseillère.

Après le démantèlement de la police de proximité, Nicolas Sarkozy prône une police des quartiers ?

Ce revirement cache mal son mauvais bilan sur la sécurité et le fait que les méthodes qu’il a imposées à la police (tout répressif, quotas d’interpellations et de gardes-à-vue...) se révèlent inefficaces.

Nicolas Sarkozy : le candidat qui protège les très grandes fortunes, pénalise les plus pauvres et affaiblit les services publics

En multipliant les promesses électorales coûteuses il veut supprimer en même temps 68 milliards de recettes publiques

Nicolas Sarkozy a promis d’alléger les impôts quatre fois plus que Margaret Tatcher : promesse démagogique et irresponsable qui aggraverait les déficits publics et la dette... Proposition injuste : baisse d’impôts en faveur des mieux lotis (suppression des droits de succession, bouclier fiscal, réforme de l’ISF), augmentation des prélèvements pour le plus grand nombre (franchise de soin pour tous par exemple). À défaut de diminuer les prélèvements obligatoires pour tous, il le fera uniquement pour les plus riches.

Non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite :

Ce qu’il ne dit pas : cela signifierait concrètement une baisse massive du nombre de professeurs dans les écoles ou d’infirmières dans les hôpitaux, de policiers dans les quartiers...alors même que cela ne rapportera que peu de chose au budget de l’Etat (moins de 5 Mds € en 5 ans).

Nicolas Sarkozy sous influence américaine

Au moment où notre pays est confronté à la mondialisation, Nicolas Sarkozy s’affirme comme le candidat du renoncement par un triple alignement :

1. L’alignement sur la politique étrangère des Etats-Unis, comme l’a si bien signifié sa visite à George W. Bush et, à cette occasion, ses propos dénonçant l’attitude arrogante de la France.

2. L’alignement de son projet au modèle économique et social anglo-saxon qui prône le chacun pour soi, comme en témoigne son dénigrement permanent du modèle français.

3. L’alignement sur le modèle sécuritaire et communautariste.

Nicolas Sarkozy : la rupture... avec la droite républicaine ?

Nicolas Sarkozy qui essaye aujourd’hui piteusement de se présenter comme l’héritier de Jacques Chirac, n’a retenu de celui-ci que l’écart entre les discours et les actes, oubliant les valeurs essentielles de la République.

Dès que la compétition à Droite se fait plus dure et que le FN commence à exercer une pression, Nicolas Sarkozy court derrière Jean-Marie Le Pen. De l’appel à donner des signatures à Jean-Marie Le Pen en passant par la création d’un ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration, Nicolas Sarkozy s’éloigne de la règle d’isolement du FN qu’avait fixée Jacques Chirac. À l’évidence pour le 2ème tour, Nicolas Sarkozy sait qu’il devra d’abord compter pour son élection sur le bon vouloir du FN.

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Heureux qui comme Ulysse