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mardi 24 juillet 2007

Manuel Valls, Sous-marin de Sarko ou en route pour 2012 ?

Depuis les lendemains de la présidentielle, les manifestations intempestives de Manuel Valls me préocuppent, tout autant que son apparition tardive dans le camp de Ségolène Royal.

Ses déclaration "intempestives" vues avec un certain recul, m'effraient autant que ses dire sur son refus de participer à un gouvernement Sarkozy.

L'implosion du PS qu'il me préconise me fait peur. S'agit-il d'une implosion réformatrice, ou d'une implosion destructrice ?

Valls veut faire «imploser le PS»

Le député socialiste de l’Essonne Manuel Valls a estimé lundi sur RMC qu’il fallait «faire imploser» le PS et «changer en profondeur ses idées» et ses méthodes de travail. «Je suis d’abord ambitieux pour ma formation politique, pour qu’elle change en profondeur son logiciel, ses idées, ses propositions, pour qu’elle se rénove, change aussi ses méthodes de travail.

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lundi 23 juillet 2007

Sarkozy, tel que le voit Bernard Henry Levy

New-Look Bonaparte - The New-York Times

Perhaps I will say, more precisely, that to be a Frenchman in the 21st century means to make a choice about certain major and seminal events, like Vichy, colonialism or May 1968. And I will look at the positions he took on these three questions and conclude that when he said that the Vichy government was not an integral participant in genocide, when he thundered that France should not be embarrassed by its “civilizing” work in Algeria, and when he vowed that if elected he would “liquidate the heritage of May 1968,” which for 40 years has been a secret wound, a torment, sometimes the nightmare of the most radical reactionary right wing of this country, Nicolas Sarkozy cut himself off from men like me.
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There are also several pages dealing with the full-blown crisis in the Paris suburbs in the fall of 2005, when Sarkozy, then the minister of the interior, nearly set the country ablaze and came close to torching his own political future as well.
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And finally there is Sarkozy’s pragmatism, although perhaps we should say opportunism and cynicism, which we observed in the days after his victory, when he was like a voracious child placed in the middle of Hammacher Schlemmer or Toys ‘R’ Us and told: “Everything here is yours; it’s all free. Take what you want!” Which he did, on every floor of the store, snapping up the “best” merchandise, the iconic Bernard Kouchner, the sage Hubert Védrine, the great knights of the Mitterandian Holy Grail he mentions in the book, saying how much he admired them when he was a young minister. The totems of the left to whom he throws pieces of meat for the sheer pleasure of watching them fight over it. The legends of literature and the arts whose truth, or myth, he would gladly gobble up. Who’s the patron saint of the Socialists? Léon Blum? “O.K., get me Blum!” The “Christ” of the Communists? Guy Môquet? “Fine, bring me ... certainly not Guy Môquet” — a 17-year-old resistance fighter executed by the Nazis — “but his last letter to his parents, so beautiful, so moving.” And today’s queen of victims? Who gets the martyr’s crown of contemporary suffering? Ingrid Betancourt, you say? “Well, let’s hustle, let’s get the Betancourt family back together at the Elysée!”

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dimanche 22 juillet 2007

Projet de loi sur la récidive - Intervention de Robert Badinter au Sénat

Discours prononcé au Sénat le 4 juillet par Robert BADINTER en ouverture du débat sur la récidive.

"C'est la première fois que vous intervenez dans cet hémicycle, madame la Garde des Sceaux, et je considère avec sympathie votre accession à la Chancellerie. J'y vois un symbole extrêmement important de l'intégration républicaine à laquelle nous sommes tous très attachés.

Pourtant, j'aurais souhaité que vous fassiez vos débuts sur un autre texte. Il ne manque pas de sujets brûlants : ainsi en est-il de la réforme de la carte judiciaire, ou de la situation dans nos prisons pour laquelle nous souhaitons depuis très, trop longtemps une loi pénitentiaire. Vous auriez rencontré alors nos critiques, mais aussi notre volonté constructive.

Mais le texte que vous nous soumettez est inutile, implicitement vexant pour la magistrature et, ce qui est plus grave encore, potentiellement dangereux.

Inutile ? C'est une évidence. Nous ne vivons pas dans un désert législatif. Tous les Gardes des Sceaux, tous les parlementaires, tous les citoyens souhaitent qu'on lutte contre la récidive. D'ailleurs, le législateur n'est pas resté inactif et il n'a pas pris conscience en mai de cet état de fait.

Durant les trois années écoulées, nous n'avons pas eu moins de trois textes à examiner concernant la lutte contre la récidive : il y a eu Perben II en mars 2004, il y a eu celui de votre prédécesseur, Pascal Clément, tout entier consacré au traitement de la récidive, en décembre 2005 et, il y a quelques mois, le ministre d'État, ministre de l'intérieur de l'époque, nous a présenté un texte sur la prévention de la délinquance dans lequel figurait nombre de dispositions sur la récidive. Tous vos prédécesseurs ont-ils cédé à une quelconque tentation laxiste ? Les commissions des lois du Parlement auraient-elles négligé des mesures importantes pour lutter contre la récidive ? Certainement pas !

La nécessité de ce texte n'apparaît donc pas, à moins que vous ne taxiez vos prédécesseurs d'incompétence, ce que je ne crois pas. Les effets de ces lois se sont-ils révélés décevants ? Nous n'en savons rien puisqu'il n'y a pas eu d'études ni de suivi de ces textes. Le Conseil d'État l'a, à juste titre, fait remarquer. Cette loi n'a pas non plus été précédée d'une étude d'impact, notamment sur la situation carcérale à venir.

Vous dites que ce texte est l'expression de l'engagement du Président de la République. Certes, il vient d'être élu, mais ce n'est pas pour autant qu'il a raison sur tous les points de son programme !

Revenons à l'essentiel. Un texte doit répondre à une finalité. D'ailleurs, l'article 8 de la Déclaration des droits de l'Homme ne dit pas autre chose : « La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires ». Dans le rapport de notre commission figure un tableau très intéressant relatif aux peines actuellement prononcées en cas de récidive. Les magistrats disposent-ils des moyens légaux pour prononcer les peines que le législateur souhaite qualifier de plancher ? Sans aucun doute. Ils peuvent d'ores et déjà prononcer les peines que vous souhaitez instaurer.

Alors, pourquoi ce texte alors que les moyens existent déjà ? La deuxième partie du tableau présenté par notre rapporteur retrace la pratique au regard des peines prévues. Pour les crimes, les magistrats et les jurys vont très au-delà des peines plancher. La qualité de récidiviste n'est apparemment pas la meilleure carte à jouer pour susciter l'indulgence d'une cour d'assises. Concernant les crimes, ce texte ne sert donc à rien. Reste la question des délits. Dans ce domaine, la moyenne des condamnations est effectivement très en-dessous des peines plancher que vous voulez instaurer. Si les magistrats ne les prononcent pas, c'est qu'ils jugent, en leur âme et conscience, en fonction des circonstances et de la diversité des êtres humains. N'oublions pas qu'ils engagent leur responsabilité morale.

C'est pourquoi, lors de nos auditions, pas une voix ne s'est élevée au sein des associations de magistrats pour réclamer l'instauration de ces planchers. Ils nous ont tous demandé instamment de ne pas les prévoir. Et cependant vous le faites. Pourquoi ? Parce que vous estimez que les décisions des magistrats ne satisfont pas aux attentes du gouvernement et du Président de la République.

Il veut donc adresser aux magistrats une sorte d'injonction, en fonction de ce qu'il estime nécessaire en matière de sanction. Lorsqu'il s'adressait à la Nation en tant que candidat, chacun comprenait que les peines plancher ne concerneraient que les délits les plus graves. Alors, certes, vous avez ouvert une fenêtre, que dis-je, un interstice afin de sauvegarder le principe constitutionnel de la liberté des magistrats. Mais soyons réaliste : lorsqu'une loi dit aux magistrats les peines qu'ils doivent prononcer, au minimum, pour les récidivistes, tout en leur donnant aussi la possibilité d'aller en-dessous si ils motivent leur décision, que croyez-vous qu'il va se passer ? Si le juge décide, en son âme et conscience, de ne pas appliquer la peine plancher, il prendra un risque. Si le récidiviste commet un nouveau crime ou délit, qui sera stigmatisé ? Qui verra sa responsabilité engagée devant l'opinion publique et le gouvernement ? Le magistrat ! Certes, il existe des âmes intrépides et des coeurs courageux, mais gageons que la plupart ne prendront pas le risque de subir des critiques stigmatisantes et s'aligneront.

C'est pourquoi j'ai parlé, dans mon propos introductif, du caractère inutilement blessant de ce texte à l'égard des magistrats, car il sous-entend qu'ils sont laxistes et qu'ils n'appliquent pas, ou mal, la loi. Certes, la magistrature française n'a pas que des vertus, mais elle a beaucoup plus de qualités que celles que l'on veut bien lui reconnaître et le laxisme ou la faiblesse à l'égard des récidivistes ne sont en rien ses caractéristiques.

Ce texte est inutile et vexatoire, je l'ai dit. Mais, ce qui est plus grave, il est dangereux. Car il va accroître la surpopulation carcérale. Or, vous connaissez la situation actuelle : plus 18 % de prisonniers au cours des cinq dernières années. Nous en sommes à 63 500 détenus et les prévisions font état de 20 % de plus dans les prochaines années. Les maisons d'arrêt et les centres de détention connaissent un taux de remplissage qui va de 120 à 200 %. Le rapport sur la récidive rédigé par la Commission d'analyse et de suivi de la récidive, présidée par le professeur Jacques-Henri Robert, rappelle que les peines plancher instaurées aux Etats-Unis et au Canada n'ont pas eu les effets escomptés.

Nous savons -le constat est ancien- que le premier foyer de récidive, c'est la prison ; que dans les maisons d'arrêt surpeuplées se côtoient dans la même cellule de vieux chevaux de retour et des primo-délinquants, des professionnels du crime et des jeunes qui sortent de prison avec des adresses et des leçons. Vous jouez avec ce texte au pompier pyromane ; on comprend pourquoi vos prédécesseurs n'avaient pas voulu de peines plancher.

Nous pensons, nous, que la vraie question est celle de la signification de la récidive. C'est évidemment une faute du récidiviste, mais c'est aussi un échec qui le dépasse, un échec familial et social, un échec de l'institution judiciaire elle-même. Comment y remédier, sinon en agissant pour une réinsertion réussie ? Les procédures qui la permettent ont été multipliées ces dernières décennies, libération conditionnelle, semi-liberté, placement à l'extérieur, mais elles sont insuffisamment mises en oeuvre, faute de moyens ; éducateurs, travailleurs sociaux, médecins psychiatres sont trop peu nombreux. Nous luttons avec des textes, nous produisons du papier là où il nous faudrait combattre avec des professionnels.

Avec ce projet de loi, madame la garde des Sceaux, vous vous fourvoyez si vous croyez ainsi réduire la récidive. Lutter contre ce phénomène est avant tout affaire de moyens, donc de volonté politique. Nous ne voterons pas ce mauvais texte."

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vendredi 20 juillet 2007

Quel est donc ce comité consutltatif constitutionnel ?

Lire ces posts bien développé de Julien Tolédano sur le "pseudo" comité consultatif constitutionnel et la "réforme constitutionnelle". Pour rappel, le rapport de Jean-Pierre BEL sur la réforme des institutions soumis pendant la campagne présidentielle à  Ségolène ROYAL.

Américanisation du pouvoir, dixit Bayrou

On va nécéssairement parler et reparler de la réforme institutionnelle que Sarkozy veut faire aboutir avant l'automne.

Je m'étonne de ne lire à peu près aucun blog qui lui accorde la primeur. Sans agressivité, le réflexe pavolvien des administrés que sont la plupart des blogueurs: "WAIT AND SEE" joue à plein.

C'est doublement honteux de ne pas se jeter dans la bataille (qui d'autres que les blogueurs le ferait ?) : toute réforme institutionnelle porte en soi une gravité, et des conséquences pour la vie démocratique qui s'inscrivent parfois sur plusieurs dizaines d'années. Elles sont là pour graver dans le marbre des états de faits, des coups de force, pour entériner des situations de pouvoir acquises...


Institutions Sarkozy: il y a péril en l'état !
Une réforme institutionnelle ne vient jamais par hasard: elle est l'aboutissement d'une réfléxion bien en amont.

On peut opportunément rappeler que c'est l'Institut Montaigne qui a pensé dès 2002-2003, pour le compte de Sarkozy et de ses amis patrons de compagnies d'assurance, la réforme aujourd'hui annoncée, qui devrait être adoptée dès l'automne, qui vise à accentuer le caractère présidentialiste du régime, au détriment des pouvoirs du Parlement et de ceux du pouvoir judiciaire.

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Le geste vert - Chacun que peut-il faire ?

Lancement de planete terra, ou comment tous nous pouvons participer.


La rédaction invite donc les lecteurs à se saisir des grands enjeux du XXIe siècle, sociaux, environnementaux, de développement durable... "Durable ne veut pas dire que nous sommes un média purement écolo", se défend David Solon. Du monde entier, les "reporters de la planète" proposent des idées, des solutions concrètes pour inventer la planète du développement durable. Une simple adresse mail est nécessaire pour devenir rédacteur.

Visiter Planete Terra

Rappelle dans une certaine mesure la même chose outre-atlantique:

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mercredi 18 juillet 2007

L'europe, sens historique et anarchie du monde

Lire que cela en vaut la peine. Raisonnement prémonitoire ?

Cet Ouest-là qui est l’anarchie du monde n’est plus le nôtre (Dedefensa)

• Gordon Brown est pris dans une nécessité de changement de ses relations avec les USA, imposée par le maximalisme devenu insupportable du régime précédent (Blair). On doute que Brown agisse par un anti-américanisme qu’il ignore évidemment, même s’il paraît largement moins pro-américaniste que son prédécesseur. Il agit et évolue sous la contrainte d’une situation radicalisée, de deux façons : au Royaume-Uni, où sa base électorale et sa base de soutien dans le parti travailliste exigent effectivement un distanciement des USA pour mieux rencontrer les intérêts britanniques ; dans les relations transatlantiques et aux USA où le soupçon général que toute allégeance aux USA qui ne soit pas du type blairiste est une trahison conduit à une critique radicale de l’évolution la plus modérée. Ces pressions radicales pourraient conduire, par réaction antithétique, à une radicalisation du mouvement au départ modéré entrepris par Brown.

• Du côté de Sarkozy et de la France, les premières actions entreprises au niveau européen ont marqué une réaffirmation française, une réaffirmation de la nation et une affirmation hostile au modèle anglo-saxon libéral. Cette évolution implique une orientation anti-systémique (contre le système à dominance US) qui est pour l’instant complètement ignorée et écartée, et dans tous les cas dissimulée. Elle se manifestera à un moment ou l’autre, à l’occasion d’une crise ou l’autre. (Par exemple, lors d’une crise avec la Russie à propos de telle ou telle question, ou d’une crise à l’OTAN à propos de l’Afghanistan ; où leurs positions naturelles pourraient mettre la France et les USA dans les camps opposés.) C’est à ce moment qu’on verra l’importance de l’impulsion que Sarkozy est capable de donner à sa politique et surtout l’audace qu’il peut y mettre. En d’autres mots : le dynamisme de Sarkozy devrait le conduire à un moment ou l’autre en position de confrontation avec les USA. C’est là que devront être prises les décisions fondamentales d’affrontement avec les USA. Il n’est certainement pas évident que ces décisions seront prises mais il faut observer que la politique même de Sarkozy l’emprisonne de plus en plus dans une alternative redoutable, dont le deuxième terme serait celui-ci: s’il refusait l’affrontement, il serait obligé de céder (une transaction étant impensable avec les USA dans le climat actuel) ; une reculade se référerait à un choix systémique qui entraînerait l’effondrement de toute sa politique déjà faite et, sans doute, de lui avec. L’hypothèse optimiste est que Sarko est d’ores et déjà prisonnier de ses succès initiaux et qu’il ne pourra alors échapper à l’option de l’affrontement pour les protéger et se placer dans leur logique lorsqu’il se trouvera en opposition avec les USA.

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Rachida Dati, on peut ne pas l'aimer, elle, sa personalité et son programme mais ...

Pas mal cet article du Nouvelobs.

Rachida Dati ne me plait pas comme ne me plait pas Nicolas Sarkozy. Les idées de Rachida Dati ne me plaisent pas comme ne me plaisent pas celles de Nicolas Sarkozy. Son programme de réforme est en grande partie une errreur, ses formes de travail aussi.

Mais à part ça, foutez lui la paix. Tous ces articles sur le web, racistes ou misogynes sont insupportables, cette façon de tirer à boulets rouges sur l'ambulance me rappelle l'époque Cresson, ou la montée de Ségolène au PS. La même puanteur d'égoût.

Rachida Dati : Icône et Dame de Fer (NouvelObs)

Nicolas Sarkozy voit en elle un double féminin: il sent que jamais cette fillelà ne courbera la tête. Comme lui, elle n'a pas froid aux yeux. Comme lui, elle avance et se moque de ce qu'en pensent les autres. Comme lui, elle a des comptes à régler avec ceux qui l'ont trouvée trop différente, trop culottée, trop d'ailleurs, trop tout.


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Et le pillage du tiers monde continue. Au tour des cerveaux !

A votre santé !

Tandis que les pays du Nord organisent la fuite des cerveaux, l’Afrique tente de retenir ses médecins !

L’Afrique ne possède que 3% des personnels de santé du monde alors que la population du continent représente 25% du taux de morbidité mondiale. S’il est un domaine dans lequel le concept de l’immigration choisie révèle toutes ses ambiguïtés, c’est bien celui de la santé. Alors que le continent africain fait face à une désastreuse situation sanitaire, les nations développées, parmi lesquelles la France, n’hésitent pas à le délester de ses médecins. Vingt mille professionnels de la santé (médecins, infirmiers, sages-femmes…) émigrent chaque année vers l’Europe ou l’Amérique du Nord. Les médecins béninois sont plus nombreux en France qu’au Bénin. On estime qu’il faudrait former d’ici à 2015 un million de soignants pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement.

Cette migration qualifiée constitue un énorme manque à gagner pour les pays d’origine. Depuis 1999 le Ghana aurait perdu 50 millions d’euros à former du personnel soignant qui a émigré aussitôt les études terminées. Ce personnel est une proie facile pour les agences privées de recrutement des économies du Nord. En effet, les systèmes de santé en Afrique se sont gravement dégradés depuis vingt-cinq ans : salaires faibles, conditions de travail précaires (bâtiments délabrés, manque de médicaments et d’équipement…), charge de travail croissante due au manque de personnel et au ravage du Sida, insécurité politique… Au Zimbabwe, il ne reste que 360 des 1200 médecins formés dans les années 1990. Entre 1993 et 2002, le Ghana en a perdu 600 sur 800. Les 2/3 des partants travaillent en Europe ou aux USA.

Louis Michel, Commissaire européen au développement et à l’aide humanitaire, a souligné la contradiction qui voit les pays membres prétendre augmenter les budgets pour le développement alors qu’ils drainent les compétences pour leurs propres besoins. Si aucune mesure d’envergure n’est prise dès maintenant pour renforcer les ressources en personnel soignant de l’Afrique subsaharienne, les futurs investissements en santé de la « communauté internationale » n’auront que des effets très limités sur la situation sanitaire des populations concernées. Selon la Commission pour l’Afrique, de 1 à 6 milliards de dollars par an à partir de 2010 seront nécessaires pour combler le manque de professionnels de santé sur ce continent.

(Edito écrit à partir d’un article paru dans le Monde diplomatique de décembre 2006, page 13)

Envoyé depuis Tananarive le 17/07/07 par J.C.

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Eclairage d'outre-rhin sur la France.

Contribution d'un ami de gauche:

Pas de faire une magistrale marche arrière, nous conduire vers les nombreux
exemples passés et actuels de républiques bananières. Car un territoire où on ne
voit que la trombine du timonier, où on entend que les propos de celui-ci, où la
presse est muselée, même si ce n'est pas par la peur des geôles (quoique) mais
la crainte d'être viré où ne pas progresser dans l'entreprise, où des éléments
de l'opposition sont courtisés puis recrutés afin de servir tout juste de "faire
valoir", où le denier public abandonne l'enseignement, la justice et la santé
pour rejoindre les budgets des forces de sécurité dont l'armée, c'est : une
république bananière!
Les français, endormis par les heures de boulot pour gagner plus, endormis par
les premières heures d'un été de vacances, endormis par toutes ces promesses
pour les plus riches alors qu'ils jonglent avec endettement et surendettement,
endormis par ce flot sans fin de mots assénés par les services de com' de la
présidence, pourraient bien sous peu rouvrir les yeux en se demandant si ils
n'ont pas tout simplement fait un mauvais rêve.
En tous cas, nos voisins européens, qui n'ont pas eu à subir cette intox, celle
de l'avant-pendant-après campagne électorale, semblent bien peu dispos à
accepter les forfanteries de notre premier élu, même si celui-ci au micro à
Bruxelles, condamnant sa propre ministre des finances au rôle de serpillère,
prend le ton hargneux d'un caporal sous les ordres de Bonaparte ou roule des
épaules comme il sait si piètrement le faire.

Amitiés.

E. P. de M.


"Source du DIE ZEIT ONLINE - article Euroministres :

Source: http://www.zeit.de/online/2007/28/sarkozy-europa (Traduction
approximative ...)

Titre :
Europa stoppt den Überpräsidenten (L'Europe stoppe le Super-Président)
par Karsten Polke-Majewski und Alain Wurst.


Sarkozy a effrayé les Européens en attaquant le pacte de stabilité et la Banque
Centrale Européenne. Bienvenue aux méthodes du Président français. Beaucoup de
vent, peu de résultat.

(Legende de la photo de Sarko : Grands gestes sans rien obtenir : Sarkozy,
Président de la France).

Beaucoup de bruit pour rien. Enfin, presque rien. Parce que lors de la réunion
bruxelloise des Ministres de Fiances européens l'Europe entier a pu faire
connaissance avec la méthode Sarkozy. Que l'on pourrait résumer ainsi : faire
comme si quelque chose de dramatique était en train de se passer, positionne-toi
comme l'homme de la situation pour la sauver ! A la fin de la réunion, au moment
où les caméras et micros sont désormais éteints, le public constate avec
étonnement : qu'il n'y avait rien à sauver ! C'est le contexte "dramatisant" de
cette réunion habituellement calme et posée de l'Eurogroupe qui a stimulé le
Président français. Comme la Commission Européenne, les Ministres des Finances
de l'Eurogroupe devaient craindre que la France ne voulait plus adhérer au tout
nouveau et fraichement reformé pacte de stabilité. Les dires récents de Sarkozy
à l'égard de la politique de la BCE n'ont fait que aller dans ce sens . le
Président français avait en effet accusé la BCE pêndant toute sa campagne d'être
responsable pour la mauvaise situation de l'économie française .. Arrivé à
Bruxelles, Sarkozy semblait avoir déjà oublié la BCE ... en tout cas, aucun mot
sortait de sa bouche à son égard ! Mais, ce tout puissant homme d'Etat français
s'est heurté à Bruxelles à ses limites. Parce que même si pour beaucoup de ses
concitoyens la souveraineté nationale compte au même titre que les actions de
l'état français en direction de la vie économique, l'union européenne les
ignorent ! Sarkozy était condamnés à échouer dés la construction de la BCE, elle
est une institution indépendante. La BCE ne peut recevoir des ordres «
politiques », les Allemands ont particulièrement insisté sur l'indépendance
institutionnelle au moment de la création de la BCE, comme le confirme le «
Votum berlinois » et qui ne peut être plus clair : « L'indépendance de la Banque
Centrale Européenne est non-négociable ». Sarkozy était alors bien plus mordant
dans son attaque du pacte de stabilité. Au sein de ce pacte, tous les membres de
l'Eurozone se sont fermement engagés à respecter le budget fixé et à réduire
leur nouveau endettement à zéro d'ici 2010.
"Sarkozy souhaitait prolonger jusqu'en 2012 le remboursement de la dette
française, afin de pouvoir financer ses baisses fiscales promises pendant sa
campagne électorale aux présidentielles. La dette française se situe cependant
déjà à 65 % de PIB, ce qui représente 5 % de plus de ce que le pacte de
stabilité autorise. Situation franchement pas idéale pour quelqu'un qui attaque
- et c'est justement ce que l'Eurogroupe de Bruxelles a bien fait comprendre à
Sarkozy ! Alors, qu'a obtenu réellement Sarkozy dans cette escapade bruxelloise
?? Quasiment rien. A la fin de la réunion Sarkozy a même été obligé de calmer,
de rassurer l'Eurogroupe. Il a promis de vouloir tout faire de maintenir le cap
fixé d'ici 2010 . Le comportement de Sarkozy a provoqué quand même quelques
irritations auprès de ses collègues européens. qui estimaient sa démarche
"particulière" pour quel qu'un qui dit de lui être celui qui fera avancer
l'Europe .. Ce tour de Belgique, va-t-il aider Sarkozy en France ? Il montre au
moins une chose : Le Président français reste fidèle à sa méthode, à son style.
Sans pitié il s'est accaparé l'ensemble de l'espace politique. A Bruxelles, par
exemple, la présence de Madame Lagarde a été presque oubliée .. . Sarkozy est
devenu Superprésident. On ne peut désormais plus évoquer avec sérieux un «
gouvernement français ». Ils 'agit plutôt de transformer et de dégrader les
Ministres au rang de conseillers . Quelqu'un qui connaît bien ce système le
résume ainsi : "Si vous voulez savoir ce que Sarkozy fera, invitez Guaino, son
conseiller directe ou Martinon, son porte parole. Et si vous voulez savoir quel
temps il fera en France à un moment précis, invitez Fillon."


Voila comment Die Zeit communique sur cette réunion !!!! D'autres médias
allemands confirment ! Chez nous en France, la Presse et les Médias ne sont plus
libres ! C'est pourquoi nous ne disposons plus d'informations objectives et
véridiques ! Sarko a raté son coup !"

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Recuperar la costa. De la intención a la practica.

En noviembre de 2005 Greenpeace realizó una acción de protesta pacífica contra un hotel ilegal que estaba siendo construido dentro de un espacio protegido, el Parque Natural Cabo de Gata-Níjar e invadiendo la franja de litoral que protege la Ley de Costas. Se trata del hotel de la playa de El Algarrobico construido por la empresa Azata del Sol.

Gracias a esta acción, el Ministerio de Medio Ambiente inició el proceso de expropiación de la finca y la Junta de Andalucía recurrió a una opción legal para recuperar los terrenos protegidos donde se asienta ilegalmente el hotel.
Sin embargo, transcurridos casi dos años, ninguno de estos procesos han concluido y el hotel de 22 plantas y 411 habitaciones sigue en pie. Además, a pesar de que existe una orden de paralización cautelar de las obras, éstas han continuado con total impunidad.

Pide a la Ministra de Medio Ambiente, Cristina Narbona, y a la Consejera de Medio Ambiente de la Junta de Andalucía, Fuensanta Coves, que actúen de forma urgente para que el hotel sea demolido. Entre todos podemos ¡Recuperemos el Mediterráneo!


Estimada Sra. Narbona,
Estimada Sra. Coves,

A día de hoy sigue en pie el hotel que la empresa Azata del Sol ha levantado en la playa de El Algarrobico en Carboneras (Almería), dentro del Parque Natural Cabo de Gata-Níjar, e invadiendo la servidumbre de protección del dominio público marítimo terrestre.

A finales de noviembre de 2005 el Ministerio de Medio Ambiente reconoció este hecho e inició los trámites de expropiación del hotel que todavía no han concluido. Por su parte, la Junta de Andalucía ejerció durante 2006 el derecho de retracto sobre los terrenos donde se asienta ilegalmente el hotel.

Mientras tanto, y a pesar de existir una paralización cautelar dictada por el Juzgado nº 2 de lo contencioso-administrativo de Almería, las obras del hotel han seguido avanzando sin que las administraciones implicadas, como la que Ud. dirige, las hayan detenido.

Considero que tanto el Ministerio de Medio Ambiente como la Consejería de Medio Ambiente de la Junta de Andalucía son los principales responsables de esta situación y que, como máximas responsables del cuidado de los espacios naturales y de la franja litoral, tienen la obligación de actuar con urgencia para demoler el hotel construido ilegalmente en la playa de El Algarrobico.

Atentamente,



No dejes de ciberactuar en:

http://actua.greenpeace.es/cyberaction/show/demolici-n-del-hotel-de-el


Sigue colaborando con el medio ambiente. Hazte socio de Greenpeace, entra en www.greenpeace.es o llama al 902 100 505. También puedes colaborar comprando nuestros artículos de tienda http://www.tienda.greenpeace.es/home.php

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Heureux qui comme Ulysse